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Angola

12° 21′ S, 17° 21′ E
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirAngola (homonymie).

République d'Angola

(pt) República de Angola

Drapeau
Drapeau de l'Angola
Blason
Emblème de l'Angola
Deviseenlatin : Virtus Unita Fortior (« L'union fait la force »)
Hymneenportugais : Angola Avante (« En avant, Angola »)
Fête nationale
· Événement commémoré
Indépendance vis-à-vis duPortugal ()
Description de l'image Angola (orthographic projection).svg.
Description de l'image Angola carte.png.
Administration
Forme de l'ÉtatRépubliqueunitaire àrégime présidentiel
Président de la RépubliqueJoão Lourenço
Vice-présidente de la RépubliqueEsperança da Costa[1]
ParlementAssemblée nationale
CapitaleLuanda

8° 50′ 18″ S, 13° 14′ 04″ E

Géographie
Plus grande villeLuanda
Superficie totale1 246 700 km2
(classé23e)
Superficie en eaunégligeable
Fuseau horaireUTC + 1
Histoire
Entité précédente
IndépendanceDrapeau du PortugalPortugal[2]
date[3]
Démographie
GentiléAngolais, Angolaise
Population totale(2025[4])en augmentation39 040 039 hab.
(
classé39e)
Densitéen augmentation31 hab./km2
Économie
PIB nominal(2023)en augmentation 93,796 milliards de$[5]
PIB nominalpar hab.en augmentation 2 308,2$[réf. nécessaire](2023)
Taux de chômage(2023)en diminution 14,5 % de la pop. active[réf. nécessaire]
Monnaiekwanza (AOA)
Développement
IDH(2023)en augmentation 0,616[6] (moyen ;148e/193)
IDHI(2023)en augmentation 0,360[6]
Coefficient de Gini(2018)en augmentation 51,3 %[7]
Indice d'inégalité de genre(2021)en stagnation 0,537[8] (136e)
Indice de performanceenvironnementale(2022)en augmentation 30,5[9] (151e)
Divers
Code ISO 3166-1AGO, AO
Domaine Internet.ao
Indicatif téléphonique+244
Organisations internationales

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L’Angola (en forme longue : larépublique d'Angola ; enportugais :República de Angola) est unÉtat dusud-ouest de l'Afrique, limitrophe de larépublique démocratique du Congo au nord et au nord-est, de larépublique du Congo aunord-ouest (par l'enclave duCabinda), de laZambie à l'est-sud-est et de laNamibie au sud.

Le territoire estcolonisé par lePortugal en 1575 et gouverné alternativement, au cours de quatre siècles, comme colonie, province ultramarine et État de l'Empire colonial portugais. En 1961 éclate uneguerre d'indépendance, qui oppose la puissance coloniale à plusieurs groupes armés anticolonialistes. Le pays obtient son indépendance en 1975, en tant querépublique communiste àparti unique sous l'égide duMouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). Uneguerre civile éclate immédiatement après, comme partie de laguerre froide, entre le gouvernement du MPLA et les autres groupes armés rivaux de la guerre d'indépendance, notamment l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA). Bien que le multipartisme ait été instauré en 1992 et que la guerre civile se soit terminée en 2002, le MPLA reste toujours le parti dominant, malgré le changement de son idéologie du communisme ausocialisme démocratique.

Le pays est un quadrilatère situé entre l’Afrique centralefrancophone et l’Afrique australeanglophone. Il est le deuxième payslusophone par son étendue et le deuxième par sa population. En tant qu'ancienne colonie portugaise, il est membre de laCommunauté des pays de langue portugaise.

Toponymie et anciens noms

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Le nom Angola vient duportugaisAngola, lui-même emprunt du motkimbundungola, titre porté dès leXIVe siècle par le souverain du royaume Ndongo. Lescolons portugais, alliés du Ngola dans la lutte contre des seigneurs locaux, nommèrent ce pays ainsi en son honneur[10].

Avant l'arrivée des Portugais en 1480, la contrée était appeléeNdongo. Elle avait porté auparavant le nomAmbonde, et ses habitants étaient appelésAmbonds (on trouve également les graphiesAbondos ouAbundos)[10].

Histoire

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Articles détaillés :Histoire de l'Angola,Royaume Lunda etAngola portugais.

LaCôte d'Angole a été, avec laCôte de Guinée et leMozambique, une des trois principales régions de départ ducommerce triangulaire, qui emmenait des esclaves vers l'Amérique. Après des années deguérilla contre lamétropole coloniale, l’Angola est devenu indépendant en 1975, commeÉtat communiste appelérépublique populaire d'Angola. Le, jour de l'indépendance,Agostinho Neto devient le premier chef de l'État. À sa mort en 1979,José Eduardo dos Santos prend le pouvoir, même si une guerre civile limite de fait son contrôle sur le pays.

Cetteguerre civile va durer vingt-cinq ans. Les forces de l'UNITA — appuyée par l’Afrique du Sud (qui a tenu laNamibie jusqu'en 1989) et leZaïre — et duFNLA (Front national de libération de l'Angola) affrontent le MPLA d'Agostinho Neto, soutenu par Cuba. Cette guerre, attisée par le contexte de laguerre froide et par les rivalités autour desressources minières du pays, fait environ1 million de morts et laisse des millions demines anti-personnels, qui tuent encore[11].

Défilé militaire de l'armée portugaise à Luanda, durant la guerre d'indépendance de l'Angola.

Après le cessez-le-feu de 1992, le MPLA remporte toutes les élections ; Dos Santos reste ainsi président de l'Angola sans discontinuer pendant38 ans. Les identités socialesethniques se maintiennent, mais, depuis la paix, un sentiment national s'est développé.

Desélections générales se tiennent le. Ces élections se déroulent dans le contexte de l'annonce par le président lui-même de sa renonciation au pouvoir. La victoire du MPLA lors de ces élections amène à la présidence son successeur désigné,João Lourenço, en septembre de la même année[12],[13].

En, leprésident de la République João Lourenço est élu chef du parti MPLA, à la suite de la décision de José Eduardo dos Santos de prendre sa retraite[14].

Politique

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Articles détaillés :Politique en Angola,Liste des présidents de la république d'Angola etListe des chefs de gouvernement de l'Angola.

Depuis l'indépendance, c'est leMouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) qui est au pouvoir. Les années de guerre civile, jusqu'au cessez-le-feu de 1992, n'ont pas été favorables à une ouverture du régime, appuyé parCuba et par l'Union soviétique. Après la fin de cette guerre civile, mais aussi après l’effondrement duBloc de l'Est (fin des années 1980 et début des années 1990) et celui, en 1991, du régime d’apartheid enAfrique du Sud (qui soutenait les opposants au MPLA[15]), une évolution vers un régime un peu plus démocratique s'est amorcée. Les premières élections générales démocratiques et pluripartites ont eu lieu en Angola les 29 et.José Eduardo dos Santos et leMPLA, de même qu'Isaías Samakuva, successeur deJonas Savimbi à la tête de l’UNITA, ont renoncé à la lutte armée et se montrent désormais favorables à un processus démocratique. Aux élections de 2017, les deux principaux partis dans l'opposition, l’Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita) et laCASA-CE, ont obtenu respectivement 24,04 % et 8,56 % des voix exprimées. Le MPLA a récolté plus de 64 % des suffrages exprimés[13].

Pour autant, le maintien au pouvoir depuis 1975 de ce parti, la mainmise de son dirigeant sur le pays, son contrôle de la magistrature et de la presse, et les intimidations en direction des opposants limitent le fonctionnement démocratique[16]. Les équipes dirigeantes contrôlent également les ressources naturelles du pays, notamment le pétrole, et les principales entreprises. Cette mainmise était le fait de José Eduardo dos Santos et de sa famille, notamment de sa filleIsabel dos Santos et de son frère José Filomena dos Santos. José Eduardo dos Santos« a franchi une ligne rouge au milieu des années 2000 lorsqu’il a substitué son clan« biologique », sa famille directe, au clan politique au sein duquel s’étaient jusque-là répartis des postes-clés de l’État et de l’économie »[17].

Depuis l'avènement de João Lourenço, le pouvoir du clan familial dos Santos est remis en cause. Un effort anti-corruption doit être mené, mais des caciques du parti MPLA tiennent encore l'essentiel des manettes[18],[17].

Géographie

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Articles détaillés :Géographie de l'Angola etListe de villes d'Angola.
L'Angola avait un score moyen de l'Indice d'intégrité du paysage forestier 2019 de 8.35, le classant23e sur172 pays[19].

La superficie de l'Angola est de 1 246 700 km2. Sa densité de population est de 29 hab./km2. Ses frontières terrestres mesurent 5 198 km (celle avec larépublique démocratique du Congo mesure 2 511 km ; avec laNamibie, 1 376 km ; avec laZambie, 1 110 km ; avec larépublique du Congo, 201 km – cette dernière borde l'enclave de Cabinda, séparée du reste du pays par le couloir deMoanda, à l'embouchure du fleuve Congo, où la république démocratique du Congo possède un accès maritime). Le littoral de l'Angola s'étend sur 1 600 km.

Relief

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Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élève en gradins (revers deplateau) depuis la plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant, à 2 620 mètres, est leMôco[20]. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est de 1 000 m. À l’est se trouve le bassin de très grands fleuves tributaires de l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur lebouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

Climat

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Situé entre letropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays africain le plus étendu au sud duSahara après laRépublique démocratique du Congo. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le nord, plus les précipitations sont importantes. Au nord, le climat est tropical humide, avec une saison sèche qui s'étend de juin à septembre et au cours de laquelle le ciel est très voilé ; les Angolais parlent « d’hivernage ». Avec l'altitude, dans l'intérieur des terres, les températures sont différentes de celles de la côte, et sont différentes d'une région à une autre.

Plus on avance vers leTropique du Capricorne, plus le climat est désertique ; le désert de Namibie est l’un des plus anciens et des plus secs au monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’ergs. L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données[21]. Le long de la côte passe lecourant de Benguela. Depuis la côte Angola-Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au sud, dans la région deHuambo. Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitations. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale deCabinda. Les plateaux reçoivent 1 000 à 1 800 millimètres par an[22].

Subdivisions

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Article détaillé :Subdivisions de l'Angola.
Carte des subdivisions numérotées de l'Angola.

Depuis 2024, le pays est divisé en vingt-et-une provinces.

  1. Cabinda
  2. Zaire
  3. Uíge
  4. Luanda
  5. Bengo
  6. Ícolo e Bengo (en)
  7. Cuanza-Nord
  8. Malanje
  9. Lunda-Nord
  10. Lunda-Sud
  11. Cuanza-Sud
  12. Benguela
  13. Huambo
  14. Bié
  15. Moxico
  16. Moxico-Est
  17. Namibe
  18. Huila
  19. Cunene
  20. Cubango (en)
  21. Cuando (en)

Économie

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Articles détaillés :Économie de l'Angola etAgriculture en Angola.

Son PIB par habitant était de 3 514 dollars en 2016 selon leFMI[23]. En 2025, l'Angola est classé en138e position pour l'indice mondial de l'innovation[24].

L'Angola est traversé par deux routes transafricaines :

La république d'Angola est un producteur de matières premières, notamment des hydrocarbures et des pierres précieuses. L'Angola est à la huitième place aupalmarès des producteurs OPEP pendant la décennie 2010, derrière l'Arabie saoudite et l'Irak, l'Iran et lesÉmirats, mais aussi leKoweït, leNigeria et leVenezuela. Il est le deuxième producteur africain après le Nigeria. Le pétrole fournit à l'État angolais 70 % de ses revenus[25].

Comme le reste de l’Afrique australe, le pays est exposé depuis plusieurs années à des épisodes de sécheresse qui affectent la production agricole et menacent la sécurité alimentaire des populations. Les petits éleveurs sont en outre chassés de leurs terres par les grands propriétaires et se retrouvent dans une situation de grande pauvreté, exposés à la faim et aux maladies (en étant souvent contraints de se nourrir de plantes sauvages)[26].

Le marché noir est important et, en 2018, pourrait représenter 90 % de l’activité économique du pays[25].

Les années de fortes croissances économiques se sont aussi accompagnées d'un élargissement de la fracture sociale : « Entre 2003 et 2008, lorsque le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 17 % en moyenne, les inégalités dans la distribution du revenu se sont accentuées avec l’accumulation de très grandes fortunes appartenant à une petite élite politique et entrepreneuriale. Il y a donc eu croissance sans développement », selon Alves Rocha, directeur du Centre d’études et investigation scientifique de l’université catholique de Luanda[27].

Démographie

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Article détaillé :Démographie de l'Angola.
Centre de formation dans la province de Moxico[28].

Le dernier recensement du pays a eu lieu en (il n'y en avait pas eu depuis 1970). Les résultats définitifs ont été publiés en. Selon ces données, la population de l'Angola est de 25 789 024 habitants, dont 12 499 041 hommes et 13 289 983 femmes, soit 100 femmes pour 94 hommes. Avec 6 945 386 habitants, on compte 26,9 % de la population du pays résidant dans la province deLuanda[29]. En 2025, l’Angola a environ 39 millions d’habitants.

En 2014, toujours selon les résultats du recensement de, la pyramide des âges comprend 47,2 % de 0–14 ans ; 50,3 % de 15–64 ans et 2,3 % de plus de 65 ans. 65 % de la population a moins de 24 ans[29].

Les groupes ethniques les plus importants sont lesOvimbundu (37 % de la population), lesAmbundu (25 %) et lesBakongo (13 %). On compte également 2 % demétis, 258 920 Chinois (2012)[30], et environ 200 000 Portugais (2013)[31].

Éducation

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Une minorité importante de la population adulte est touchée par l'analphabétisme[32]. Le recensement de annonce que 66 % des plus de15 ans sait lire et écrire et que 48 % de la population de plus de18 ans n'a aucun diplôme[29]. 15 % du budget national, durant la période 1998-2007, est consacré à au secteur de l'Éducation[32]. Le pays est confronté au défi de l'enseignement supérieur[33].

Langues

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Article détaillé :Langues en Angola.

La Constitution du a été révisée le, le, le (loi de, pluralisme), le en ainsi que le. Jusqu'à la dernière version, les constitutions ne contenaient pas de disposition à caractère linguistique. Leportugais était la langue officiellede facto, puisqu’il n’était proclamé dans aucun texte juridique. Dans les lois ordinaires, quelques-unes contiennent une ou quelques rares dispositions d'ordre linguistique, que ce soit au sujet du portugais ou des langues nationales[34].

Dès la proclamation de l’indépendance, les dirigeants politiques angolais ont privilégié la langue qui leur paraissait la seule immédiatement disponible et opérationnelle : la langue du colonisateur, le portugais. Ce n'est qu'en 2010 que la Constitution du a inclus des dispositions d'ordre linguistique. En effet, l'article 19 de la Constitution proclame pour la première fois que le portugais est la langue officielle de la république d'Angola.

Selon les données du recensement de, 71 % des Angolais utilisent leportugais comme première ou deuxième langue[29]. Le portugais d'Angola est proche du portugais du Portugal, mais présente des caractéristiques propres aussi bien dans le vocabulaire et la syntaxe que dans la prononciation.

L'Assemblée nationale de l'Angola.

Sixlangues bantoues ont le statut de langue nationale[35] :umbundu (23 %),kikongo (8 %),kimbundu (8 %),tchokwé (7 %),nganguela (3 %) etkwanyama (2 %)[29],[35],[2]. Au total,38 langues bantoues sont parlées comme langue maternelle ou seconde langue par les Angolais[36],[35]. Lelingala est aussi présent depuis les années 1970 avec les quelque 400 000 Angolais de l'ethniekongo qui ont fui du nord-ouest de l'Angola à la suite de la répression coloniale, réponse à l'insurrection anti-coloniale de l'UPA, en 1961, et qui se sont installés enrépublique démocratique du Congo (ancien Zaïre). Surtout dans la région deKinshasa, ces Angolais ont très souvent abandonné leur langue d'origine, le kikongo, pour passer aulingala, et en retournant en Angola ils ont « importé » cette langue. Il y a déjà une génération d'enfants, et de jeunes de plus de25 ans, qui sont nés lingalophones en Angola sans avoir jamais été au Zaïre ou au Congo[37].Dans le souci de pérenniser le patrimoine culturel et suivant les recommandations de l'UNESCO, le gouvernement angolais annonce l'insertion des langues nationales dans le système éducatif[38].

Religions

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Article détaillé :Religion en Angola.

La religion principale en Angola est lechristianisme[39], dont près des trois-quarts de la population du pays sont adeptes[40]. On dénombre environ 1 000 églises ou organisations / institutions religieuses officiellement reconnues[40]. 41,1 %[41] à 60 %[42] de la population angolaise est constituée par les membres de l'Église catholique introduite par les Portugais dès leXVe siècle. Environ un quart appartient aux Églises protestantes fondées pendant la période coloniale, auxXIXe et XXe siècles, surtout à l'Église évangélique congrégationnelle, concentrée dans le Plateau Central et les villes côtières avoisinantes, à l'Église méthodiste dont le fief est une région allant de Luanda jusqu'à Malange, ainsi que l'Église baptiste au Nord-Ouest, mais aussi les Églises luthériennes et reformées[43],[44]. À ces Églises chrétiennes « traditionnelles » s'ajoutent les adventistes, les néo-apostoliques mais à partir de l'indépendance, souvent sous influence brésilienne, surtout de nombreuses communautés pentecôtistes ou semblables (y compris les Témoins de Jéhovah), qui surgissent en général dans les grandes villes. Il y a encore deux Églises chrétiennes-syncrétiques, l'Église kimbanguiste dont le centre se trouve en république démocratique du Congo, et l'Église tocoïste que s'est formée en Angola, toutes les deux des créations datant du temps colonial. Une proportion faible de la population, certainement inférieure à 5 %, se dit croyante d'une religion « animiste », mais un certain nombre de chrétiens, plus spécialement en milieu rural, maintient des croyances et pratiques « traditionnelles ». La proportion desmusulmans, toussunnites, est inférieure à 1 %. Il s'agit principalement d'immigrés de l'Afrique de l'Ouest.

Culture

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Article détaillé :Culture de l'Angola.
Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
Nouvel AnAno Novo
Jours des martyrs de la répression colonialeDia dos mártires da repressão colonial
Jour de LuandaDia de LuandaSeulement àLuanda
Début de la lutte arméeInício da luta armada
Jour de la Femme africaineDia da Mulher africana
Fête de la VictoireFesta da Vitória
Jour de la paix et de la réconciliation nationaleDia da Paz e da Reconciliação Nacional
Vendredi saintSexta-feira Santa
Fête du TravailDia do Trabalho
Fête de l'AfriqueDia de ÁfricaLe jour de la fondation en1963 de l'Organisation de l'unité africaine
Fête des EnfantsDia das Crianças
Anniversaire du Président NetoAniversário do nascimento do Presidente NetoAgostinho Neto est le fondateur de la république d'Angola
Jour des MortsFesta de Finados
Fête de l'IndépendanceDia da IndependênciaFête nationale
NoëlNatal

Lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant est chômé.

Sport

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Football

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L'équipe d'Angola de football (EAF) se qualifie pour la première fois de son histoire pour les phases finales de laCoupe du monde en2006 enAllemagne.Elle est éliminée dès lepremier tour, après unmatch serré contre lePortugal (défaite 0-1) et deux matchs nuls contre leMexique (0-0) et l'Iran (1-1). Le lundi, l'Angola est désigné pour organiser laCoupe d'Afrique des nations de football en2010.

Basketball

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Le basket-ball est un sport très pratiqué en Angola. L'équipe nationale masculine est la plus titrée de toutes les équipes africaines, ayant remporté à 11 reprises leChampionnat d'Afrique et s'étant retrouvée sur le podium de 1983 à 2015 sans discontinuer. Du côté féminin, l'équipe nationale a remporté deux titres continentaux et 5 médailles de bronze.

Hockey

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Du 20 au, l'Angola organisela41e édition du championnat du monde de rink hockey àLuanda etNamibe.

Handball

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Du au, l'Angola organise laCAN 2016 dehandball féminin à Luanda où l'équipe d'Angola, onze fois vainqueur de l'épreuve et organisateur, est l'un des pays favoris à la victoire finale.

Notes et références

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  2. a etb(en) « Info-Angola », surwww.info-angola.ao(consulté le).
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Voir aussi

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Bibliographie

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Filmographie

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