Carte de la commune avec localisation de la mairie.
Anglet occupe un vaste territoire d'environ 26,93 km2[1]. Géographiquement, la commune fait le lien entre lesLandes au nord et le Pays basque dit de l'intérieur au sud. On mesure environ neuf kilomètres dunord ausud de la commune. Au nord se situe l'embouchure de l’Adour, avec l'espace de loisirs de la Barre, en face des communes de Boucau et Tarnos (où se situent les principales industries portuaires qui font face à Anglet).
Au sud, on trouve les plateaux de Sutar/Hondritz et le ruisseau de Petaboure ou Petdeboure[2] qui sépare la commune deBassussarry.
D'ouest en est, on ne mesure qu'un peu moins de 5 kilomètres entre legolf de Biarritz Le Phare et l'Adour. Au nord/ouest se trouve un long profil de plage (environ 4,5 kilomètres) donnant sur l’océan. C'est la partie touristique d'Anglet.
Sur ce secteur, on dénombre11 dénommées du nord vers le sud : plage de la Barre, plage des Cavaliers, plage des Dunes, plage de l'Océan, plage de la Madrague, plage de la Petite Madrague, plage des Corsaires, plage de Marinella, plage des Sables d'Or, plage du Club et plage de la Chambre d'Amour. Au sud/ouest, Anglet est limitrophe avecBiarritz, des falaises de la Pointe Saint Martin (phare deBiarritz) auquartier de La Négresse.
Tout au sud/Ouest, le quartier Brindos est en limite avec la commune d'Arcangues et le quartier Chapelet.
La ville est à10 % recouverte de forêts depins, notamment celles de Pignada, du Lazaret et de Chiberta. La côte sablonneuse et dunaire débutée à 234 km au nord à lapointe de Grave, à l'extrémité de l'estuaire de laGironde, s'achève à Anglet, et y est ponctuée de nombreuses digues découpant le rivage.
À Anglet, où le tracé dudomaine public maritime vient d'être mis à jour, on observe un recul de la côte de quarante mètres depuis 1978. Avec ses multiples baies et anses, ce territoire constitue un laboratoire des techniques de surveillance de l'érosion du littoral.
Lacôte basque française désigne la partie du littoral aquitain comprise entre la grotte de lachambre d'Amour à Anglet et la frontière espagnole.
Anglet est constitué de plusieurs types de reliefs, souvent différenciés en deux espaces géographiques, alors que géologiquement, le territoire est partagé en trois entités.
D’un point de vue morphologique, on peut séparer les parties basses (dunes littorales et lesbarthes fluviales) et de l’autre, les parties hautes (plateaux). C’est sur les hauteurs que les premiers peuplements se sont développés (Brindos et Sutar), les parties basses étant dévolues à l’agriculture et aux pâturages. Hors Brindos et Sutar, on a longtemps utilisé la dénomination d’Anglet Haut, allant des Falaises de la chambre d’Amour à la Résidence les Jardins d’Arcadie (inclus les cinq Cantons, le Refuge et Chassin), et d'Anglet Bas, pour les quartiers situés à l’est en dessous de la ligne altimétrique des 35/40 mètres d'altitude environ. Le peuplement des parties basses a pu se faire à partir duXVIe siècle, par assèchement des barthes. Le peuplement du centre-ville actuel (quartier Saint-Jean) à partir duXVIe siècle en est un bon exemple. La mairie d'Anglet se situe à environ 20 mètres d'altitudeNGF.
Concernant les aspects géologiques, d’après la carte de Bayonne au 1/50 000 (BRGM) et à sa légende[4], Anglet est séparée en trois entités :
Des dépôts littoraux sableux (M) pour la partie correspondant au littoral. Il s’agit de dépôts littoraux sableux dus aux apports et aux remaniements de la mer. Le sable est constitué en grande partie dequartz plus ou moins patiné de fer. On trouve également en retrait du littoral (au nord de la Chambre d’Amour, Chiberta, Blancpignon, Lazaret) un sol de sables marins et de dunes (M-D). Il forme la continuité de la plaine côtière alluviale des Landes : terrain plat et marécageux dont n'émergent que quelques buttes (nomméestuc dans les Landes) correspondant à d'anciennes dunes fixées et boisées ne dépassant pas quelques dizaines de mètres. Cet espace est un rappel topographique et paysager desLandes, situé néanmoins au sud de l’Adour.
Desalluvions récents (Fz) et des terrasses alluviales (Fx) pour la majorité de la commune, qui est située dans laplaine alluviale de l’Adour et de laNive. Le remplissage de sesalluvions est, en moyenne, formé par une vingtaine de mètres desédiments avec une partie inférieure grossière (galets, graviers, sables) et une partie supérieure (quelques mètres d’épaisseur)argileuse et parfoistourbeuse. Les zones d’alluvions récentes constituent ce qu'on appelle des « Barthes » (Pontots, Balichon) issues principalement duQuaternaire (500 ans) : plaines basses, en partie inondées, faites de gros cailloutis et delimons. Ces Barthes sont sillonnées de ruisselets et de petits canaux dedrainage, formant un réseau très dense.
En profondeur (au-delà de 10 à 20 mètres de profondeur environ selon les zones), on trouve le substratum rocheux. Ce substratum alterne des zonesschisteuse,gréseuse et des bancs de calcaire, que l’on retrouve dans lazone 3, décrite ci-dessous.
Par exemple, sur la zone du Maharin, on trouve en profondeur, une couche constituée de grès de l’Oligocène, à priori similaires à ceux du Rocher de la Vierge[5].
Autour de Sutar et d’Hondritz, on trouve un sol caractéristique du Crétacé inférieur (C1-n5 et C7). Il s’agit d’un sol qui constitue la partie nord d'une formation qui se retrouve le long d’une ligne Bidart-Bassussary-Villefranque où démarre en direction du sud, le bassin duflysch. Ce sol est caractéristique d’une zone de plateaux un peu plus élevés que dans leSeignanx et qui, s'ils portent toujours un revêtement détritique épais, montrent sur leurs pentes des affleurements aussi nombreux que variés :Trias,Crétacé inférieur et horizons divers duNummulitique. Il s’agit de diverses formationsalbiennes plus ou moins fossilifères. Sur ces zones, on peut trouver desmarnes grises ou brunâtres (présence possibles deNucules et d’Ammonites de l'Albien supérieur) et en crête de colline, des grès gris, ou jaunis par altération. Ces grès renferment surtout desPolypiers et desOrbitolines. Il est possible de trouver également un complexe calcaréoschisteux et marno-gréseux, constituant la base de l'Albien, riche en Orbitolines et diversLamellibranches[6],[7].
Réseaux hydrographique et routier d'Anglet.Parc du Vallon de Latchague.
Le principal fleuve d'Anglet est l'Adour qui ne traverse pas à proprement parler la ville mais lui sert de frontière avec les communes voisines de la rive droite du fleuve.
C'est entre Anglet (rive gauche) et Boucau (rive droite) que l'Adour se jette dans l'océan Atlantique (golfe de Gascogne). Cependant, il n'en a pas toujours été ainsi. L'Adour a souvent changé de lieu d'embouchure. Durant le Moyen Âge et vraisemblablement bien avant, il se jetait dans legouf de Capbreton où les fonds sont très profonds, ce qui est une situation très favorable pour les bateaux qui veulent entrer et sortir en mer. Durant leXIVe siècle[8], à la faveur d'une tempête, l'Adour prend la direction dePort d'Albret[9] (actuelVieux-Boucau-les-Bains)[10] ce qui met en péril l'activité économique du port de Bayonne.
Ainsi, auXVIe siècle, des travaux importants sont entamés et c'est en 1578 que le chantier piloté par l'ingénieurLouis de Foix réussit à modifier artificiellement le débouché de l'Adour au lieu actuel, dénommé la Barre[11]. Cependant, dans les années qui suivent, lors de fortes marées, l'Adour a parfois retrouvé sont ancien lit vers Capbreton ou bien s'est créé une nouvelle embouchure plus au sud vers la pointe Saint-Martin. On peut citer« en 1684, l'embouchure dévie fortement au Sud, vers la Chambre d'Amour, à Biarritz et semble menacée d'obstruction. Malgré les efforts tentés pour la ramener au Nord, en 1722, elle reprend la direction des dunes d'Anglet »[12]. Les lacs du parc Izadia et de Chiberta sont les restes des anciens égarements du fleuve.
En 1727, des digues en maçonnerie sont réalisés pour tenter de maintenir le fleuve[13] mais avec encore quelques difficultés[14], le chantier reste permanent, les sables ayant tendance à refermer la nouvelle ouverture.
Le nom de la Barre vient d'ailleurs de ce phénomène, les courants marins ramènent en permanence une masse importante de sable devant cette embouchure. Ce sable est un« bourrelet de dépôts marins ou fluviatiles dont l'amas relève subitement les fonds à quelque distance du rivage sinon dans le lit même du fleuve »[11]. Cette barre de sable gêne l'entrée du port pour les bateaux (entre 1857 et 1905, 33 voiliers et 6 bateaux à vapeur périssent à La Barre, faisant 17 morts par naufrage[15]).
La barre de l'Adour n'est pas formée des alluvions de l'Adour, mais des sables et des graviers qui sont déportés par les courants le long du littoral gascon. Elle est la résultante du combat que se livre deux forces contraires, le flux des vagues et des marées d'un sens, lejusant de l'autre. Sous les effets de l'océan, la barre de sable se reforme en permanence sans l'action d'undragage puissant. Ainsi à partir de 1896, des travaux de dragage (aspiration du sable) sont mis en place pour faciliter l'accès du port de Bayonne. Ces travaux seront complétés par la construction de la digue nord à Tarnos (1962-1966)[16]. Cependant, la digue nord et des années d'opération de dragage et de clapage (rejet du sable) au large auront des conséquences directes sur le désensablement des plages d'Anglet[17].
Dans une étude de l'observatoire de la côte aquitaine datée de 2016[18], il est indiqué que le recul chronique de la côte basque est actuellement le plus intense à Anglet (0,25 m/an). Depuis 2016, la CCI de Bayonne Pays basque réalise les dragages avec une drague à demeure, propriété du port depuis 2015 (nommé Hondarra[19]). Si l'un des objectifs est de désensabler le chenal de l'embouchure et de recevoir des navires de plus de 20 000 tonnes, l'autre objectif est de permettre de renvoyer du sable vers les plages d'Anglet (opération de clapage désormais ciblée sur les plages angloys) dans le but affirmé de participer au maintien du trait de côte.
Selon les éléments de la CCI et de la Mairie de Bayonne, en 2017, les résultats sur l'érosion sont positifs[20],[21].
Le plus grand bassin versant communal est celui du ruisseau d'Aritxague (huit kilomètres de long)[22] qui prend sa source dans le quartier de la Négresse à Biarritz, (au sud de l'aéroport) et qui va désormais se jeter dans l'Adour à l'est, en passant par le lac Brindos (lac naturel), longeant le quartier Maignon, se découpant un passage entre les deux plateaux des deux anciens peuplements de la commune (Brindos, au nord de la rivière et Sutar/Hondritz, au sud), obliquant au nord par le canal d'Atchinetche, qui traverse la zone BAB2 et du Forum, et va se jeter dans l'Adour, au niveau du Pont de l'Aveugle. Exclusivement urbain, son état écologique est indiqué comme mauvais en 2015[23]. Des moulins étaient positionnés le long de ce ruisseau tel que le moulin de Brindos ou moulin d’Aritxague, (propriété des seigneurs de Saint Pée dès les années 1390 durant quatre siècles). Son nom, du basquearitz - aga, le lieu du chêne, indique la présence d’une chênaie[24].
Le canal d'Atchinetche capte des ruisseaux issus des hauteurs de Parme qui viennent le rejoindre au niveau de lazone d'activité des Pontots qui était encore dans les années 50 unebarthe humide. En amont, on peut citer le ruisseau du moulin de Sault (ancien moulin près de la résidence du même nom) qui prend sa source au nord de l'aéroport, alimenté par d'autres cours d'eau venus de Parme, tels que le ruisseau de Bessouye (un lavoir du même nom se trouve encore en amont du ruisseau), le ruisseau de Polive (où en amont on trouve le lavoir d’Houndaro - près de la résidence du même nom - ou lavoir desTres houns, alimentée par les eaux de trois sources, et qui fut « un haut lieu de bugade (lessive) et de blanchissage à Brindos »), le ruisseau de Mauléon qui longe laroute nationale 10. Il en est de même pour les ruisseaux de Juzan et de Bellevue qui prennent naissance autour de la Tour de Lannes et rejoignent le canal d'Atchinetche à travers la zone des Pontots.
Pour comprendre le climat d'Anglet, il faut se référer aux relevés Météo-France de la station de Biarritz qui est d'ailleurs dénommée parfois de son nom complet : station Biarritz/Anglet. En effet, cette station est située sur l'aéroport de Biarritz dont plus des 3/4 des pistes sont situées dans la commune d'Anglet.
Fortement influencé par l’océan Atlantique et le Gulf Stream, le climat d'Anglet est de type océanique aquitain tempéré[26]. Le climat d'Anglet possède certaines spécificités en raison, de sa position centrale dans legolfe de Gascogne (qui s'étire de laGalice à laBretagne et dont la charnière est le Pays basque) qui a tendance à permettre à l'eau de l'océan Atlantique de se réchauffer (en comparaison deBrest ou deLa Corogne), de sa position en fin occidentale des Pyrénées (proximité de la montagne) l'exposant auxeffets de foehn, de sa position rapprochée avec l'Espagne exposée à des remontées importantes de chaleur.
Bien souvent, la température ressentie est augmentée en raison du fort taux d'humidité et si les températures oscillent entre 25 et 30 degrés l'été, leur ressentie est souvent accentuée par l'humidex (sensation de chaleur accentuée par l'humidité de l'air, classique des villes littorales comme Anglet) et le soleil, plus haut à la latitude méridionale d'Anglet (même Latitude que Montpellier ou Fréjus/Cannes).
La pluie est importante toute l'année avec un cumul de précipitations de 1 450,9 mm[28] et 140,5 jours annuel avec pluie. L'association de l'Atlantique et de la montagne favorisent les précipitations fortes et récurrentes, entraînant un cumul qui est un des plus importants de France (plus qu'en Bretagne ou dans le Massif central). Cependant, il faut noter que le nombre de jours avec pluie est inférieur à la Bretagne. Le volume est plus important en Pays basque mais la récurrence plus forte en Bretagne. Les mois les plus pluvieux sont octobre/novembre/décembre (cumul de plus de 150 mm mensuel).
Si l'ensoleillement (1 887 heures annuel[29]) est plus important qu'àBrest (1 529 h/an),Paris (1 661,6 h/an) ou de la moitié nord de la France (au-dessus d'une ligne deRennes àDijon), il reste inférieur à des villes atlantique plus au nord,Nantes (1 973 h/an),Bordeaux (2 035 h/an) ouLa Rochelle (plus de 2 250 h/an) par exemple.
Les vents marins, chargés d’humidité, dominent largement sur les vents continentaux. Les mois d’été sont chauds et humides, caractérisés par des orages assez fréquents apportant des pluies intenses et brèves.
Le climat est donc caractérisé par une douceur annuelle, enclin à des changements rapides et puissants, notamment des pluies intenses pouvant provoquer des inondations ou des remontées soudaine de températures.
Lastation météorologique deMétéo-France installée dans la commune et mise en service en 1956 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[30]. Le tableau détaillé pour la période 1991-2020 est présenté ci-après.
Le réseau de transport a été modifié en 2019 à la suite de l'arrivée du bus tout électrique dénommétram'bus qui roule sur un itinéraire en partie en site propre. Dans la commune d'Anglet, il s'agit de la ligne T1 qui propose en 2020 un bus toutes les 11/12 minutes environ[32]. La ligne T1 est la plus structurante du réseau actuel car elle relie les centres-villes des trois principales communes du périmètre de Chronoplus (Bayonne, Anglet, Biarritz) et dessert d’importantes zones commerciales. Elle est complétée depuis 2021 par la ligne T2 (Tarnos, Bayonne Marracq) qui sera prolongée dans les prochaines années (prévisionnel 2023) jusqu'à Anglet Sutar[33].
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du, diteloi littoral[38]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique dulittoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si leplan local d’urbanisme le prévoit[39].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (54,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (18,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,9 %), eaux maritimes (3,8 %), forêts (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,4 %),terres arables (2,3 %), zones humides côtières (1,6 %), prairies (1,3 %)[40]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Construction néobasque : villa Irrintzina de l'architecteHenri Godbarge.
Située entre deux villes attractives, Anglet représentaitil y a encore un siècle[Quand ?] la campagne et le monderural en opposition avec Biarritz, petit port de pêche devenue station touristique à la renommée internationale et Bayonne, très ancienne ville dense, marchande et bourgeoise représentant localement le monde urbain. Le site internet de l'IGN permet de nous donner un aperçu de cette ruralité avec des photos aériennes comparatives entre aujourd'hui et la fin de la Seconde Guerre mondiale (voir le lien suivant).
Anglet est devenue une ville, la seconde duPays Basque nord, située au centre d'une vaste agglomération mais comme le souligne notamment l'universitaire Jean-Daniel Chaussier[41], Anglet n'a pas de gare tandis que l'aéroport porte le nom deBiarritz-Pays Basque alors que les 2/3 des installations se trouvent dans la commune. Anglet a dû mal à s'imposer comme destination et comme le démontre cet auteur, Anglet est une ville qui déroute le visiteur, à la recherche d'un centre-ville clairement établi avec des monuments emblématiques.
Maison Le Rouge (photo 2014) dans la rue du même nom. Mentionnée déjà sur la carte napoléonienne de 1831. Elle est décrite et photographiée dans l'ouvrage '"Histoire d'Anglet : des origines à nos jours de Manex Goyhenetche" comme étant une maison de bordier. On voit l'évolution de la maison par ajout sur les côtés (par élargissement) car l'extension en hauteur n'était pas possible pour cette modeste maison. Cet ensemble a été réhabilité récemment et a modifié l'apparence des façades. Cette photo donne à voir le caractère rural des maisons anciennes à Anglet.
Anglet était un territoire à dominante rurale où travaillait encore une centaine de maraichers voilà 60 ans[42]. Sa terre était de très bonne qualité et notamment sur le plateau de Parme où les dernières serres de cultures ont été démolis par l'extension des parkings de l'aéroport dans la décennie 2000/2010 (voir l'évolution en photos aériennes depuis la seconde guerre mondiale surhttps://remonterletemps.ign.fr/). Depuis, la ville s'est urbanisée sans règle d'urbanisme d'ensemble, au rythme des créations de lotissements, reprenant la suite de l'urbanisation de la « Belle Époque » et où on venait fuir la pression foncière de Biarritz (quartier Chassin ou suite du lotissement impérial de Biarritz). « On venait y chercher un air de campagne »[43].
Les zones marécageuses sont asséchées et drainées (Pontots, Beyries) pour en faire des zones pour supermarchés et locaux d'entreprises. Les chemins de fer inter-urbains (tramways) sont remplacés par des routes. C'est l'époque des trente glorieuses et de la révolution automobile. Sans réel centre urbain, on retrouve en divers endroits de la commune, des lotissements et des ensembles d'habitat collectif, dispersés souvent dans des parcelles importantes avec espaces-verts mais en retrait des routes ou des rues. Anglet a répondu à l'urbanisme fonctionnaliste français d'après-guerre, sans jamais succomber à la réalisation de trèsgrands ensembles. Ici le modèle est l'habitat en maison individuelle avec jardin ou la résidence collective avec parc arborée.
L'ensemble de cet agglomérat donne à voir une ville en totale opposition avec des villes plus anciennes qui se sont urbanisées selon le modèle de ville radioconcentrique, c'est-à-dire des villes qui reposent autour d'un centre urbain dense, animées par des rues commerçantes, bien souvent offertes aujourd'hui aux piétons tel qu'il s'observe dans le centre de Bayonne, Saint-Sébastien ou Bilbao(casco viejo), pour citer les villes proches.
La morphologie urbaine d'Anglet est le reflet d'une nouvelle tendance, la résidentialisation autour de la voiture, tournée vers les grandes surfaces telles que le centre commercial BAB2. La voiture a permis l'urbanisation de la ville sur une surface très vaste, où le relief est bien différent et où chaque zone a elle-même une zone d'influence, soitBayonne (Blancpignon),Biarritz (Chassin, Larochefoucauld),Bassussarry (Sutar). L'absence de schéma directeur et de planification urbaine, sur un territoire anciennement rural a donné la ville actuelle, une « ville jardin » à certain endroit, une ville aux plusieurs villages (mini-centralité autour de quelques commerces), une ville peu dense, dotée de plusieurs dizaines de kilomètres de trottoirs, de réseaux, de route publics qui est un vrai défi à entretenir.
Quartier Saint-Jean/Quintaou, le centre administratif et culturel d'Anglet
Si Anglet n'a pas un centre-ville de taille dense et caractéristique comme Bayonne, le quartier Saint-Jean/Quintaou est désigné comme le centre de la ville et y réunit les institutions culturelles et administratives. Longtemps, l'église Saint-Léon a représenté la centralité d'Anglet car c'était la seule d'Anglet. Dans les anciennes cartes des environs de Bayonne, on retrouve toujours Anglet représentée avec son église, son cimetière et quelques maisons autour (carte du début duXVIIe siècle présente aux archives communales de Bayonne).
Au premier plan, la maison "Source Minerva" datant du début XXe et en fond, des constructions récentes du centre d'Anglet
Ce quartier alterne de l'habitat dense le long des axes Avenue de Bayonne, Avenue de Biarritz et Avenue d'Espagne mais dès qu'on s'écarte de ces voies importantes, on retrouve un paysage urbain de petits immeubles et de villas, construits sur d'anciens grands domaines, Villa Beatrix Enea (construit par Paul et Julienne Campagne), Villa du Quintaou appartenant àEugène Bernain, entourés de parcs et de domaines, Villa Baroja et ses écuries. Dans les années 1920, le quartier est une campagne qui s'urbanise de prestigieuses villas de villégiatures. Après la Seconde Guerre mondiale, les propriétés sont divisées pour laisser la place à des rues plus directes, des maisons de taille plus modestes et à des petits immeubles collectifs.
Le projet «cœur de ville» initié par la mandature de Jean Espilondo au début des années 2010[49] a profondément remodelé l'axe de l'ancienne RN10. L'Avenue s'est ouverte au piéton avec le réaménagement urbain lié aux travaux du tram'bus qui a libéré de larges trottoirs. Depuis, des grands ensembles immobiliers se sont construits (Montaury, Bovero, Carré St-jean) avec des centaines de logements mais aussi des bureaux et des commerces en RDC, notamment de proximité (boulangerie, coiffeur, restaurants, pub ousuperette de ville) renouvelant l'image d'un quartier périphérique, doté anciennement de commerces dit "d'entrée d'agglomération" (concession ou garage automobile, ameublement). Plus récemment, des espaces-verts ont été aménagés le long de cet axe pour donner des espaces de respiration.
La place des 5-Cantons, l'autre centre-ville d'Anglet
D'autres polarités s'expriment dans la commune, notamment autour de la place des Cinq Cantons, qui est désormais aménagée en lieu de centralité et qui porte le nom officiel de « place du Général-Leclerc ».
À proximité, on trouve également le domaine Notre-Dame-du-Refuge (couvent) où les religieuses disposent de15 hectares de pinède et de champs de maïs, (héritage de l'abbé Cestac qui avait acheté le domaine en 1838), donnant désormais à ce site une image d'enclave rurale au sein de l'agglomération, dernier témoignage du passé agricole d'Anglet. Néanmoins, autour de ce quartier et le long du BAB, de nombreux programmes immobiliers (immeubles collectifs de quelques étages) sont en cours de construction (rue des Pontrits).
Le Presbytère de l'église Saint-Joseph - Quartier Blancpignon.
Dans la liste des autres quartiers d'Anglet, on peut citer Blancpignon, ancien quartier industriel (tannerie, savonnerie, corderie, poudrerie, fabrique de caoutchouc, detérébenthine, de cire, en lien avec la récolte de résine dans les pignadas) situé le long de l'Adour entre la pinède du Lazaret et la forêt du Pignada-Chiberta), qui centralise autour du récent réaménagement de la place de la Bécasse, qui rassemble une fois par semaine, le marché « Biocéan » (producteurs bio). Autour de la nouvelle place, il a été réalisé un bâtiment : « Le Sémaphore », abritant commerces et associations, entouré de petits immeubles de logements. Tout autour de cette place, on observe un quartier à la morphologie urbaine de type pavillonnaire, aux maisons de styles différents mais toujours avec une présence importante du végétal, mise en scène dans les nombreux jardins entourant les maisons, avec une prédominance d'arbustes persistants (pins, chênes verts, eucalyptus, palmiers, yuccas, oliviers, etc.) donnant une impression de « ville jardin ». On observe également la présence de maisons accolées, témoignages des logements ouvriers de l'époque (allée de l'Empereur, rue Rénéric). Dans le quartier, on observe une chapelle dès les années 1920 qui porte le nom de Saint-Joseph, patron des ouvriers, en lien avec la paroisse ouvrière de Blancpignon. La nouvelle église actuelle est inaugurée à la fin des années 1960[51].
Dans la suite de ce vaste quartier Blancpignon, on peut également voir un autre lieu de vie - quartier Montrbrun - autour de l'intersection de l'avenue du même nom que ce quartier avec la rue de Hausquette et la rue Henri-Reneric.
Le quartier est parsemé de certaines maisons aux gabarits très importants et dont l'architecture dominante oscille entre le stylenéo-basque, l'art-déco (villa Souzanna,villa Prinkipo, villa Argia) et l'architecture plus contemporaine (maison au style épuré en toiture terrasse). Un professionnel de l’immobilier indiquait déjà dans le journal L'Express en 2009 : « Ici, les prix sont comparables à ceux du haut de gamme biarrot », « La plupart des annonces se chiffrent en millions d'euros.». En 2021, le prix de l'immobilier se situait au-dessus des 7000 € le m²[9]. On trouve donc une morphologie urbaine très clairsemée, où domine la végétation et où émergent des villas haut de gamme sur des terrains considérables. À noter que s'y trouvent également des maisons de taille moyenne construites entre les années 1960 et années 1990 et qui ont désormais pris énormément de valeur immobilière.
Au sud de la ville, ce quartier très ancien d'Anglet est peut-être le plus vieux peuplement de la ville (voir les fouilles préhistoriques de La Ballastière de Micoteau dans les années 1920[52]). Il est désormais isolé du reste de la commune car séparé par l'autoroute A63 et une ligne de chemin de fer. Les communes deBassussarry voir d'Arcangues sont plus proches et accessibles depuis Sutar que le centre-ville et le reste d'Anglet.
Ce quartier d'exploitation agricole et d'anciens vergers, mentionné dès 1083 dans le Livre d'Or de Bayonne (orthographié Huzater) est un quartier périphérique dominé par la maison individuelle et par d'anciennes propriétés rurales. Ce quartier désormais pavillonnaire a pour projet son désenclavement porté par la mandature de Claude Olive avec le projet "Cœur deSutar (commerces de proximité, logements portés par opérateurs sociaux, équipements publics). La question d'un accès sécurisé du quartier vers le reste de la ville, notamment à travers des « modes de déplacement doux » (piéton, vélo) resteentière.
Le résultat est qu'Anglet, malgré une superficie communale très importante, a «grignoté» tout son espace naturel en l'espace d'un siècle et principalement à la sortie de la Seconde Guerre mondiale (voir chapitre démographie), pour devenir cet agglomérat urbain, cette ville faite de plusieurs villages (ou plusieurs clochers comme le disent certains) parsemés d'espaces verts et de forêt (Le Pignada, le Lazaret), de jardins privés plantés de magnolias, de palmiers ou encore de mimosas, de promenades de plages aérées mais menacées d'érosion, de maisons à l'architecture Belle Époque,Art déco,néo-basque, aux influences navarraises voire pour certaines méditerranéennes. Il est souvent dit qu'Anglet n'a pas de centre-ville, qu'elle cherche son identité comme le souligne un article du journal sud-ouest en 2013[53]. Anglet est une commune étendue, écartelée par des axes routiers qui la traversent, et qui jusqu'à maintenant ne donnaient pas le meilleur visage de la commune et qui souvent ne reflètent pas la réalité d'Anglet, seconde ville duPays-Basque Nord et ville centrale de la côte basque. Cependant, en s'échappant de ses axes, on constate qu'Anglet a aussi réussi à valoriser ses petites centralités (halle des 5 cantons, Sémaphore de la Bécasse, renouveau de l'avenue de Bayonne avec le tram-bus et de la zone en retrait Place Lamothe/Quintaou, bientôt Larochefoucauld, Sutar) et peut s'appuyer sur l'intérêt du public et des familles pour la zone des plages avec en premier lieu, la chambre d'amour avec sa promenade et ses nombreux bars et restaurants qui débordent sur la plage des Sables d'or, la Barre avec le parc Izadia, ses jeux pour enfants, skate park et patinoire qui est limitrophe avec la vaste prairie de la plage des Cavaliers dont l'aire de jeux ne désemplit pas par beau temps[54], le parc du Maharin et la forêt du Pignada.
En 2011, l'INSEE dénombrait 23 163 logements dans la commune. On y dénombrait 83,2 % de résidences principale, 15 % de résidences secondaires et également 1,8 % de logements vacants. Un peu moins de 59 % des ménages d'Anglet sont propriétaires. 57 % des logements sont des appartements et 43 % des maisons (INSEE 2009). L'importance des programmes immobiliers à Anglet[57] traduit la pression foncière importante avec un prix de l'immobilier en hausse, 4500 € en moyenne pour un appartement en 2021. Ces valeurs sont comparables à ceux de villes comme Bordeaux ou Cannes sur la côte d'Azur. Cette pression foncière impose aux populations modestes de quitter la côte basque pour aller acheter dans le sud des Landes ou dans le Pays basque intérieur. Un numéro spécial immobilier du journalLe Monde retraçait ce scénario et titrait en « Devenir propriétaire au Pays basque reste un rêve inaccessible pour beaucoup »[58]. La hausse s'est encore renforcée avec la crise du COVID et l'arrivée de nouveaux propriétaires qui ont acheté au prix fort, renforçant l'augmentation des prix mais aussi les tensions avec la population locale[59] qui n'arrive plus à se loger et qui commence à manifester cet agacement[60]. Le 13 mai 2021, une banderole a été dépliée sur la falaise du phare de Biarritz afin d'être visible depuis la plage de la chambre d'amour à Anglet. Il y est indiqué "Ez da salgai" ("Le Pays-Basque n'est pas à vendre" en basque)[61].
Le PLH (Plan Local de l'Habitat), pour les années 2021-2026 et déployée à l'échelle de l'agglomération Pays Basque, souhaite répondre à la problématique des prix immobiliers déconnectés des salaires des actifs de l'agglomération et de la hausse constante du pourcentage de résidence secondaire[62].
Le grand projet des vingt dernières années a été de transformer l'ex RN10 en boulevard urbain ouvert au piéton et de renforcer le rôle de centralité du quartier Mairie/Quintaou pour envisager la création d'un centre-ville adapté à la taille d'une cité avoisinant les 40 000 habitants.
De la même manière, l'axe routier du BAB pourrait connaitre le même sort. La vitesse de cette voie a été abaissée en 2018 à 50 km/h[63]. Des travaux autour du carrefour de l'Avenue de Larochefoucauld et du BAB sont les prémices de cette vaste réorientation urbaine. Le projet sur cette portion de quartier est de "transformer le boulevard du BAB en artère apaisée et partagée entre piétons, véhicules, transports en commun et mobilités douces[64]".
Dans les projets d'urbanisme, il y a eu l'éco-quartier du Maharin qui était porté par la municipalité Espilondo et qui avait l'ambition de créer plus de 250 logements et qui a été annulé par la municipalité portée par Claude Olive. Le terrain est devenu un espace vert, sur le modèle du parc en amont du vallon Latxague mais agrémenté de jeux pour enfants, d'espace de promenade et de détente et est désormais un succès plébiscité par les familles[65] et les locataires des jardins familiaux[66]. La ville a d'ailleurs reçu un trophée régional en 2018 dans la catégorie "Aménagement et Espaces Publics" pour la réalisation de ce parc[67]. Le projet abandonné de logement au Maharin a mis en lumière la question de la construction de petits immeubles (R+3) à proximité de quartier à dominante pavillonnaire. Cette question des hauteurs ayant été redéfinie depuis dans la modification du PLU validée en.
Anglet tente de pallier les quelques projets majeurs (Bovero, Larochefoucauld, bientôt les 4 Cantons) à l'absence de cohérence urbaine des dernières décennies mais certains axes semblent encore en proie à la densification désorganisée (le long du Boulevard du BAB et le long de l'axe de l'Avenue d'Espagne en direction de l'aéroport) voir les récents CR des conseils de quartiers[68].
Autour des quartiers Saint-Jean et Bernain, les différentes municipalités ont intégré des nouveaux équipements : l'implantation en 2005 d'un cinéma devenu désormais très attractif à l'échelle de l'agglomération (Monciné)[69], la création du campus d'Anglet Montaury en2007, la salle de spectacle dénommée "Théâtre Quintaou" ouverte en 2014 et enfin le réaménagement urbain de l'Avenue de Bayonne avec de larges trottoirs pour l'arrivée du tram'bus dit BHNS (bus à haut niveau de service) en 2019. Le long de l'avenue, de nombreux projets immobiliers se sont constituées pour plusieurs centaines de logements (Esplanade Montaury, Terrasses de l'Avenue, Bovero, etc..) mais aussi des commerces de proximité en RDC dont des restaurants. Des parcs ont aussi été réalisés comme le parc de la villa Minerva où a été mis en valeur l'ancien lavoir.
Avenue de Bayonne, réaménagement paysager lié aux travaux du tram'bus
Avant ces aménagements, l'Avenue de Bayonne était un axe routier banal, typique des entrées ou sorties d'agglomération, parsemé de grandes enseignes, de concessions automobiles et de commerces de types grandes surfaces. On trouve désormais une mixité de logements privés, sociaux (accession sociale et locatif social), des résidences pour personnes âgées (esplanade Montaury, Petit Désir) et pour étudiants (îlot Bovero), des nombreux commerces en rez-de-chaussée, sur des bâtiments denses, allant jusqu'à neuf étages. Cette hauteur ayant fait débat, la municipalité de Claude Olive a décidé de la réglementer dans une modification du PLU approuvée le.
À l'été 2015, la ville a proposé un guide du projet cœur de ville afin de « disposer d’une vision d’ensemble et prospective du projet et d’établir des critères de qualité urbaine à respecter pour les futures opérations de construction »[70] En 2017, la ville a proposé une vidéo permettant de visualiser les axes de requalification du quartier qui se précise autour de l'urbanisation du terrain municipal de Bovero (Commerces, résidence intergénérationnelle et 150 logements[71]) de la requalification du carrefour[72] Saint-Jean[73] et de traversée piétonne en lien avec l'Église et la Mairie. En revanche, les nouvelles constructions de l'ilot Bernain (Esplanade Montaury[74], les Terrasses de l'Avenue[75]) et du quartier du Cadran[76] sortent de l'étude urbaine de la nouvelle municipalité qui n'englobe pas cette partie de l'Avenue de Bayonne, pourtant objet d'une densification massive depuis 2014. En 2021, la Mairie souhaite continuer à renforcer l'attractivité du quartier St-Jean et pose l'ambition d "affirmer l'identité d'un centre-ville". Le carrefour St-Jean sera réaménagé et un parc sera créé à la suite du départ récent d'une banque sur une parcelle qui devait faire l'objet d'un programme immobilier, désormais abandonné. L'objectif est de contribuer à la constitution d'un quartier de " centre-ville "[77]. Proche de Quintaou, la Mairie souhaite également agrandir la médiathèque (horizon 2024), créer une galerie d'exposition culturelle face à la villa Beatrix Enea et réfléchir à la cohérence urbaine entre le quartier Saint-jean, la Place et le marché Quintaou et la place Lamothe[78].
Le projet de création d'une nouvelle centralité autour du quartier Larochefoucauld a été présenté lors de l'installation de la maison des projets à la Mairie en[79]. La proposition vise à réduire la coupure urbaine que crée cette rocade dans le tissu urbain de l'agglomération, faisant dire au maire d'Anglet que le BAB était « une cicatrice (..) qui mérite d'être traitée »[80]. L'Esplanade "Jacques-Faizant" a été inauguré en 2020 avec le premier ensemble immobilier, symbole du renouveau de ce carrefour au profil jusqu'à présent très routier. Trois autres immeubles ne dépassant pas R+3 vont venir compléter ce premier programme avec du logement libre, social et des commerces en RDC.
Le projet se terminera vers les années 2022-2023 et vise à terme à créer "un centre de vie dynamique et attractif de part et d’autre du boulevard du BAB" avec "une esplanade conviviale" de part et d'autre du boulevard. Le boulevard du BAB sera transformée sur cette portion en "artère apaisée et partagée entre piétons, véhicules, transports en commun et mobilités douces"[81].
Afin de pallier le désenclavement du quartier et le constat d'un niveau d'équipement insuffisant, la ville projette d'aménager une centralité sur un des plus anciens quartiers de la ville. Une vidéo est proposée en[82]. Le projet se concrétise sous le nom "cœur de Sutar" et comprendra 71 logements sociaux dont 35 en accession, 3 bâtiments à vocation commerciale/service (commerce de proximité souhaitée) et un bâtiment multi-services (avec maison d'assistantes maternelles, une salle de quartier, un espace communal, un local associatif). Un fronton de rebot, doté d'une aire de jeux de grande dimension (une longueur de 100 mètres) sera également réalisé pour permettre des compétitions et l'utilisation par le club de pelote basque Hardoytarrak. Le quartier devrait être terminé à l'horizon fin 2022[83].
La ville souhaite entamer une démarche de dialogue et de concertation pour envisager un "aménagement novateur et exemplaire" sur les 2 hectares" des Quatre-Cantons utilisé jusqu'à alors par le centre technique municipal qui à la fin de l'année 2021 emménagera dans ses nouveaux locaux de la zone d'activité de la ZAC Melville-Lynch. L'ambition sera de travailler "la sobriété énergétique, l'utilisation de matériaux de construction respectueux et innovants et la qualité des espaces publics et verts". L'horizon de 2024 est indiqué pour l'arrivée des premiers habitants de quartier.
Ce projet a été présenté par la municipale de Claude Olive, réélu en 2020 et a été réaffirmé en 2021. Le projet est estimé entre 15 et 20 millions d'euros et pourrait être livré en 2025[84] à proximité du site de La Barre. Il s'agit de pallier les dimensions réduites de la piscine actuelle située à El Hogar et qui ne permet pas de faire face aux besoins de la population. Le Maire indiquait dans les journaux en février 2021 :« Je suis à la tête d'une ville de près de 40 000 habitants, avec plus de 2 800 enfants scolarisés à Anglet j'ai une piscine de 25 mètres avec quatre lignes d'eau. C'est insuffisant ! »[85]. Des questions restent à préciser sur l'ambition de ce projet, à savoir notamment s'il sera porté par la ville ou par l'agglomération. Le site souhaité de La Barre soulève également des interrogations par l'opposition municipale et certaines associations (voir site internet SOS littoral Angloy) car le terrain du projet se trouve proche des plages (un peu moins de 500 mètres) et donc de l'érosion marine, d'un site pouvant avoir un potentiel écologique (le long de l'Adour et à proximité du parc Izadia et de la forêt de Chiberta) et dans un lieu à l'écart des quartiers denses de la ville mais déjà très encombré en circulation automobile de part l'attrait des plages et du site actuel de La Barre, demandant donc aux angloys plus de temps de déplacement que pour l'actuelle piscine à El hogar[86].
Panorama des plages d'Anglet, depuis la Barre (à gauche) jusqu'aux falaises de la Pointe Saint-Martin (à droite).
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) Côtier basque, regroupant12 communes dans lesPyrénées-Atlantiques et une dans lesLandes concernées par un risque de phénomènes fluvio-maritimes pouvant s’avérer dangereux (estuaireAdour etNive) sur le territoire de Bayonne et de crues rapides dévastatrices de laNivelle dans sa partie sud (Ciboure, Saint-Jean-de-Luz), un des18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Adour-Garonne[89]. La plus forte crue connue est celle de 1952, suivie de celle de 1981. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[90]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1988, 1991, 1993, 1995, 2005, 2009, 2013, 2018 et 2021 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2009[91],[87].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire dans la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile et des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[92]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines dans la commune[93].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Anglet.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[94]. 49,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[95].
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Anglet est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[97].
PourAlbert Dauzat etCharles Rostaing, l'origine est le latinangulus, « terre en forme de coin », avec suffixe diminutif-ittum[107], interprétation suivie par Jacques Astor[108], qui estime qu'il s'agit d'un diminutif deangle, au sens de « coin de terre ».
Ernest Nègre y voit un adjectif gascon masculinanglès, « qui est de l’angle, d’un angle », pour un « (village) en forme d’angle, de triangle », avec une attraction des finales-et[109].
SelonManex Goyhenetche, son origine n'est pas liée au latinangulus, « terre en forme de coin », car en gascon un tel angle se nomme « Lo Punte » (vers le nord) ou « Gauserans » (vers le sud)[110]; la théorie supposerait évidemment que le gascon de l'époque soit le même que celui d'aujourd'hui. Le terme latin d'origine seraitangellu(m) qui correspond à « terrain bas, enfoncement »[101]. Cette dernière hypothèse est confirmée parJean-Baptiste Orpustan[103] qui indique que le nom officiel et le nom basque sont deux dérivés distincts de la même souche,angellu, diminutif d'angulu, et citant L. Michelena, affirme que « terrain bas » doit s'appliquer à « tout l'espace sableux en bord de mer qu'occupe (la) commune ».
Bénédicte Boyrie-Fénié ne se prononce pas sur le sens, mais confirme qu'il s'agit bien d'un étymon roman et donc d'origine latine. Elle précise que la forme basque adaptée du latinangellu(m) existe ailleurs[111].
Pour Michel Morvan, « la forme du terrain a aussi son importance et on peut le constater avec les nombreux toponymes du typeLes Angles (Hautes-Pyrénées),Arrodets-ez-Angles (Hautes-Pyrénées),Les Angles dans la commune deMonléon-Magnoac (Hautes-Pyrénées),Anglade (Gironde),Anglet (Pyrénées-Atlantiques),Les Anglets àSaint-Martin de Seignanx (Landes) qui désignent tous un terrain en angle »[112].
En résumé, les attestations anciennes sont issues duCartulaire de Bayonne, appelé aussi « Livre d’Or », et sont en occitan ou en gascon latinisé. La plus ancienne,Angles, appartient à une riche famille de toponymes correspondant àangles, substantif masculin pluriel en occitan (mais aussi en catalan et en français), pour lequelFrédéric Mistral donne le sens de « angle, coin, recoin »[113]. Fort logiquement, ces noms ont été latinisée enangulus.
La particularité des sites dénommésAngles, avec ou sans article, en occitan et en catalan, certains d’entre eux en français, est d’être à la limite du territoire d’un évêché, ou d’une cité romaine dont il a repris les contours. Il s’agit bien d’une limite de cité romaine dans le cas d’Angulus, « une cité desVestini mentionnée à la fois parPline [avec l’adjectif ethniqueAngulanus[114]] etPtolémée [Ἀγγουλός[115]]ainsi que dans l’Itinéraire d’Antonin (p. 313) où le nom est écritAngelum, une cacographie qui semble être très tôt devenue d’usage courant, et se trouve à l’origine de curieuses métamorphoses, la ville moderne rappelant son ancien nom comme celui de son saint patron : elle s’appelle maintenantCivita Sant Angelo. Elle est située sur une colline à environ 4 miles de l’Adriatique, et au S. de la rivèreMatrinus (laPiomba) qui sépare lesVestini du territoire d’Adria et dePicenum. L’Itinéraire la place par erreur au S. de l’Aternus, auquel cas elle aurait appartenu auxFrentani[116]. »[117]
PourAnglet, il s’agit de la limite dudiocèse de Bayonne, avec celui deDax, dont il est une partition, d’abord provisoire, puis définitive auXIIe siècle. L’appellationAnglet, plus tardive, paraît formée sur le modèle du diminutif du mot latincastrum, « fort »[118]:castellum (bas-latin) >castet (gascon), « château », et nous ramène au mot latinangellus, diminutif deangulus, dont le premier sens dans leGaffiot est « angle, coin », mais qui signifie aussi « lieu écarté, retiré »[118]. C’est à ce dernier sens qu’on peut rattacher les toponymes de la famille d’Anglet, « lieu à l’écart en bordure du domaine ».Angelu est le nom donné àAnglet par les Basques sur le modèleangellum > anglet 󠅳= angelu, comme pourcastellum > castet = gaztelu.
Ce dernier toponyme est mentionné sous la graphiele Pinada en 1863[56] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
Aritxague, quant à lui, désignait un moulin et apparaît sous les formesUrruzaga,Urrucega etUrrusague (respectivement vers 1140[56], 1149[56] etXIIe siècle[56], cartulaire de Bayonne[102]),Aritzague (finXVIIIe siècle[56],carte de Cassini) etRitzague (1863[56], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Lachambre d'Amour était un hameau d'Anglet.Paul Raymond[56] indique que le nom « vient d'une grotte située au niveau de la mer ». Elle est mentionnée sous les graphiesYgasc (1198[56]) etHigas (XIIe siècle[56], cartulaire de Bayonne[102]).
Paul Raymond cite un hameau du nom d'Audios, mentionné sous la graphieAudoz en 1198[56] (cartulaire de Bayonne[102]). En 1863[56],Blancpignon, écart d'Anglet, était notéBlanpignon.
Brindos est un ancien hameau d'Anglet, qui apparaît sous les formesVilla que dicitur Berindos (XIIe siècle[56], cartulaire de Bayonne[102]),Beryndos etBeryndes (respectivement 1331[56] et 1334[56], rôles gascons).
Lelac de Chiberta est mentionné en 1863[56] dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque. Il en est de même desCinq Cantons (sous la formeCinq-Cantons).Courbois était également un hameau de la commune. Il est mentionné sous la graphieFausegui en 1198[56] (cartulaire de Bayonne[102]).
Le moulin d'Hausquette, mentionné en 1863[56] dans leDictionnaire topographique Béarn-Pays basque, apparaît sous les formesmolin de Fausquete (1259[56], cartulaire de Bayonne[102]) etmoulin de Hausquete (1556[56], titres de l'abbaye Sainte-Claire deBayonne[120]).
Hondritz, hameau d'Anglet, apparaît sous les formesUnderitz,Honderiz etOnderidz (respectivement 1149[56], 1198[56] et 1255[56], cartulaire de Bayonne[102]).
Irumendy désigne un hameau détruit, mentionné sous les graphiesYrumendie etIrumendie (respectivementXIIe et XIIIe siècles[56]) dans le cartulaire de Bayonne[102].
Lamothe était un fief d'Anglet, cité par le dictionnaire de 1863[56].
Mauléon est signalé comme étant un château dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[56] etMontori etPontots comme des hameaux d'Anglet. L'écart de Montori abritait une fontaine, ditede Navariz, mentionnée en 1198[56] par le cartulaire de Bayonne[102].
Le même dictionnaire cite leRefuge Notre-Dame sous la formeLe Refuge. Le même indique queSaint-Bernard était une école.
Il y avait à Anglet, un hameau du nom deSincos, déjà détruit en 1863[56], et mentionné en 1149[56] (cartulaire de Bayonne[102]).
Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque orthographie le toponymeSutarre en 1863[56].Troissonat était le nom de l'endroit où fut ouverte la nouvelle embouchure de l'Adour, dite le Boucau, le[56] comme le mentionnent les titres du chapitre deBayonne[119].
D'après les fouilles réalisées à Sutar, à la station nommée « Ballastière de Micoteau » (découverte avant la réalisation de l'autoroute entre l'école de Sutar et la voie ferrée[121]), on sait désormais que l'occupation la plus ancienne des sols d'Anglet remonte à la préhistoire (Paléolithique moyen) et à la culture duMoustérien (- 100 000 à - 35 000 av J.-C.)[122]. On a découvert divers outillages en silex caractéristiques de cette époque[123].
L'utilisation des éclats et des bifaces constituées en pointes tranchantes (grattoirs, racloirs) permettait de travailler les peaux et de fabriquer des haches à partir de manche en bois[124]. À Anglet, les sites paléolithiques sont situés à la tour de Lannes, à Brindos, à Sutar[125] et à Hondritz (selon laDRAC[126]). Il s'agit d'occupation en plein air, située en hauteur vis-à-vis des parties basses marécageuses, comme en d'autres endroits du Pays basque (Saint-Pierre-d'Irube avec les importantes découvertes du site « Le Basté »[127]), Ilbarritz àBidart, Duboscoa àVillefranque,Lahonce,Urt,Bidache[128]).
À ce titre, à quelques centaines de mètres de Sutar, on trouve le site de la station de « Lestaulan » (exactement au niveau du rond-point de Maignon) dans la commune de Bayonne, à la limite toute proche avec Anglet. On y a trouvé un nombre considérable de pièces, soit plus de 3 300 objets dont 1800pièces font partie du registre de l'outillage, majoritairement en silex. Il s'agit deracloirs,grattoirs,heurtoirs, couteaux, raclettes,denticulés[129].
Il y a donc eu sur le site dit de Maignon/Sutar, s'étendant jusqu'aux stations de fouilles de Hondritz et Roquemarne unsite préhistorique d'importance qui bénéficiait d'une très bonne vue sur le vallon de l'Aritxague, ainsi que sur la vallée proche de la Nive, qui subit à cet endroit un étranglement.
À noter que la DRAC intègre également les sites de la Rue du Colombier commesite préhistorique tout comme le site du Refuge, qui a également une référence d'occupation à l'époque protohistorique (âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer).
Durant l'époque romaine — vers l'an 400 — Bayonne servit decastrum pour une cohorte (deNovempopulanie) assez importante pour que fût réalisé un rempart (encore visible aujourd'hui en certains endroits) entourant une superficie jugée presque démesurée pour une armée (soit sept hectares), mais aucun vestige ne justifie qu'il y ait eu une ville (pas de théâtre, pas de ruines de villas ou de thermes, etc.). À cette époque, la capitale romaine régionale était « Aquae Augustae » (Dax) et les habitants qui vivaient sur l'ensemble géographique situé entre Dax etOhiartzun (comprenant la commune d'Anglet) se nommaient lesTarbeli. Par ailleurs, il est avéré qu'en dehors de ces remparts, il existait de nombreux potiers qui travaillaient pour la cohorte romaine. Certains historiens[Qui ?] s'interrogent quant à savoir si la route entre Lapurdum (faisant référence àBayonne) et la cité commerçante d'Oeasso (Irun) traversait Anglet.Sur le territoire d'Anglet, combien d'ateliers ont approvisionné le millier de soldats qui vivait dans le castrum de la future Bayonne[130] ?
Ancienne maison d'Anglet - témoin du passé rural et répertorié à l'inventaire du patrimoine de la ville d'Anglet (annexe PLU).
L'histoire d'Anglet nous apparaît réellement à partir du Moyen Âge où on découvre que son noyau de peuplement le plus ancien se situe sur un domaine rural nommé « Berindos »[131] soit Brindos (mentionné en 1083)[132]. On trouve quelques vestiges du moulin, daté duXIIe siècle, qui servait à moudre le maïs (moulin de Brindos). Deux meules de blé ainsi que l'étable à mules y sont encore présentes[133]. Il est également avéré que ce lieu (Berindos) est une paroisse ou tout du moins, comprend une église dès leXIIe siècle[134]. Cette zone est située aujourd'hui au sud de l'aéroport, son passé agricole a complètement disparu sous une urbanisation pavillonnaire et un développement en zone d'activité quelconque, typique des quartiers périphériques d'entrée d'agglomération.
À ce titre, le moulin est aujourd'hui une ruine, sauvée de la démolition en 2000 par une association locale (Ardatza-Arroudet, Amis des moulins du Pays basque et du Béarn). Un promoteur envisageait de le remplacer par un parking, au sein d'une zone commerciale. Les autorisations lui avaient été accordées à cette époque[135]. Néanmoins, ce qui est sûrement un des vestiges patrimoniaux les plus vieux de la ville (XIIe siècle) est aujourd'hui coincé entre un supermarché, la voie ferrée Bayonne/Irun, des immeubles cubiques d'activités et des parkings[136] Enfin, des travaux malencontreux ont asséché le canal d'amenée d'eau qui faisait fonctionner encore le moulin jusqu'en 1978, la maison, aussi vieille que le moulin a été détruite. Un incendie ravagea certaine partie en 2011, ce qui obligea une sécurisation du moulin en 2013[137].
Ferme Mimiague, de style labourdin à colombage. Le rez-de-chaussée était destiné au logement et à l'écurie, le premier étage au foin et le dernier au séchage des jambons - rue de Bahinos Anglet[138].
Dans cette paroisse de Brindos, on trouve d'anciennes seigneuries ou maisons nobles, domaine d'Urcos (1149) ou encore la « terra de Sincos » (1141)[139].
Les anthroponymes Berindos, Sincos, Urcos, avec les terminaisons en « os » sont considérés parmi les plus archaïques et correspondent à un substrat préroman, protobasque[140].
D'autres noyaux de peuplements apparaissent également dans leLivre d'or de la ville de Bayonne, à savoir une exploitation agricole à Sutar (écrit en 1083 Huzater, 1149 Utsaturren, 1198 Ucetarren, 1199 Hucetarren), des lieux-dits à Irandatz et Andotz (1149), Naubeis/Nalbais (1083/1149), Hondritz 1149 (écrit Onderitz en 1198 ou Honderiz). Urrecega (1149, écrit Urruzaga en 1150-1198) qui est peut-être à rapprocher de Urrusague en 1226, Arutsague en 1482 et de l'actuel Aritxague/Aritxague et Fausegi (1198), Fondarraga[141].
Le moulin d'Aritxague, plusieurs fois remanié architecturalement.
Anglet est parsemé de moulins. Quartier Brindos, on trouve notamment le moulin du même nom, Brindos, Bergouey, Moulinau, Moulinaben, Beaulieu et Aritxague. Le moulin d'Aritxague dont la majorité des sources laissent supposer sa disparition apparaît sur une photo dans le livreHistoire d'Anglet de Manex Goyhenetche[144]. En reprenant cette image, on retrouve encore aujourd'hui le bâtiment 46 Route d'Aritxague. Si le bâtiment a été réhabilité, l'ossature principale subsiste toujours, masquée par les travaux successifs. On observe toujours les deux murs porteurs en belle pierre de taille. Au rez-de-chaussée, des portes donnaient accès à la pièce où était déchargée les sacs de céréales. Quartier Bas, on trouve le moulin de Saut, Valentin, Hausquette et Moulin Neuf. Quartier haut, on ne signale que le moulin Barbot.
Une des plus anciennes fermes d'Anglet, la ferme Camiade (rue de la Hausquette). La date de 1669 est gravée sur son fronton de pierre. Son architecture emprunte autant à la ferme landaise du bas-Adour ou de la chalosse, qu'à la ferme labourdine. Elle comporte un linteau de porte sculpté et une façade à pignon, avec un toit à deux versants[145],[146].
Le territoire d'Anglet était bien plus grand que celui d'aujourd'hui. Il comprenait les quartiers actuels de Saint-Léon, Marracq, Lachepaillet et Beyris, actuellement situé à Bayonne[147].
Autre quartier, le quartier « de Beyries » comprenait un bois entouré de vergers, d'habitations et de vignes. Celui-ci avait mauvaise réputation (les habitants de Bayonne craignaient que le bois servît de cachette à des groupes qui auraient pu lancer des attaques contre leur ville). Les barthes[148] de Beyries s'étendaient sur l'espace aujourd'hui occupé par la zone d'activité et de commerces qui va de l'Adour jusqu'aux centres commerciaux (ancienneRN10). Cette zone permettait autrefois l'écoulement de nombreux cours d'eau marécageux. Il s'agit également de la zone proche de la Barthe de Balichon. Il faut imaginer qu'il y a plusieurs siècles en arrière, ces terres basses étaient recouvertes durant les grandes marées d'équinoxe. Elles étaient donc l'objet de rivalité entre Bayonne et Anglet pour le pacage de leurs bestiaux et pour la coupe du jonc, servant de litière aux animaux.
Autre zone malfamée où les Bayonnais craignaient le maraudage : le bois d'Artizague (ou Arrutsague) (actuel quartier Aritxague) où venaient les bouchers de Bayonne pour faire paitre leurs vaches et leurs bœufs.
Anglet avait également une zone portuaire, Fausquette/Hausquette où on chargeait de la résine, du vin, du cidre (nommé alors « pomade ») et du blé (nommé alors blat)[149],[150]. Le moulin de Hausquette citée en 1256 dans leLivre d'or de Bayonne est situé sur le ruisseau du Maharin à proximité de ce port. L'édifice est aujourd'hui une maison privée située au 181 rue de Hausquette, encore visible et mentionnée par la ville dans son dépliantParcours à pied et à vélo — Ruisseaux et fontaines — Découvrez le patrimoine historique et naturel d'Anglet[151].
Habitation Bascot – typique de l'ancienne maison de la lande, trapue, sur une base rectangulaire, sans ou avec un étage servant à entreposer le foin.
Cité à diverses reprises, le port situé sur les bords d'Adour permettait le chargement et le déchargement de diverses marchandises dont, pour citer un exemple, le, 26 barriques de baleines venant de Biarritz. En période d'épidémies, certains navires y étaient mis en quarantaine. Le Maharin, qui prend sa source dans le domaine de Notre-Dame-du-Refuge et qui traverse la propriété Latchague avait alors une grande importance, il était utilisé comme voie de commerce fluvial pour acheminer les marchandises depuis l'Adour (port de Fausquette) jusqu'au port de Gala (actuel contrebas de la rue du même nom et de la rue de Bahinos) qui était accessible grâce à un chemin pavé de galets (expliquant le nom de gala). Les marchandises venant de l'Adour partaient ensuite vers le plateau du refuge et des cinq cantons et vers Biarritz. Il s'agissait d'un axe commercial vital entre l'Adour et l'Océan, expliquant la volonté des habitants d'Anglet de garder la rive gauche de l'Adour face aux extensions souhaitées de la ville de Bayonne. Ainsi, ce n'est donc pas un hasard si on trouve encore actuellement de nombreuses anciennes maisons autour de ces rues, tels que rue de Bahinos, maisons Bergary, Bignao (Vignau) en références à la vigne, la ferme Au Bloun, la ferme Mimiague de style labourdin, encore visible aujourd'hui (voir photo ci-dessus). La ferme Dubroc et un peu plus loin, le petit Dubroc, rue du port de Gala.
En 1520 et en 1524, furent cités Peyrot et Barthélemy de Hausquette. En 1591, Claude de Blampignon vint s'établir médecin de la ville de Bayonne. Il acquit une vigne et une terre de Hausquette où il fit construire son habitation. Vers 1638-1640, fut projeté l'établissement d'un hôpital militaire dans la maison de ce médecin dont le nom fut, au fil des années, retenu pour désigner tout le quartier, au détriment de celui de Hausquette. Toutefois, l'orthographe de ce nom fut modifiée en Blancpignon.
En 1557, l'église Saint Léon, aux portes de Bayonne, est démolie et est transférée à son emplacement actuel, en 1564, en face de l'actuelle mairie d'Anglet. Les habitants d'Anglet délaissèrent alors les hauteurs de Saint-Léon, Marracq, Beyris et se recentrèrent autour du cadre constitué par la nouvelle église. Il est intéressant de noter que certaines familles d'Anglet ont encore leur cimetière à Bayonne Saint-Léon[154].
Comme le souligneManex Goyhenetche dans son ouvrage sur Anglet, la ville était alors « la campagne avoisinante de Bayonne », « la proche banlieue rurale peuplée de paysans ». Il s'agissait, plus que d'une seule entité, d'un ensemble de différents quartiers, comprenant des édifices religieux (chapelles) aujourd'hui disparus. Il s'agissait donc d'un vaste territoire rural dominé par une topographie faite de reliefs (plateaux et terrasses) et de parties basses (barthes et cours d'eau) couverts d'exploitation agricoles diverses, de bois, de vergers, de vignes et de moulins et qui vivait de l'agriculture et de l'élevage bovin[155].
L'événement majeur de cette époque est le détournement de l'Adour. En effet, le commerce à Bayonne déclina en raison de l'éloignement de l'embouchure et surtout de l'ensablement de l'Adour qui empêchait les gros navires de rentrer dans l'estuaire.Louis de Foix, ingénieur envoyé par le roi, parvint donc, après de nombreux efforts demandés à la main-d'œuvre locale, à détourner le fleuve pour permettre une sortie de l'Adour à seulement 5 ou 6 kilomètres de Bayonne.
Les rivalités et conflits entre Anglet et Bayonne continuèrent pour la juridiction et les droits de cette bande de terre sableuse qui était désormais coupée en deux, avec une partie au nord de l'Adour et non plus uniquement sur la rive gauche du fleuve, ce qui compliqua encore un peu plus la situation.
Une guerre de justification de bornage et de droits s'intensifia donc entre les deux villes pour savoir qui pouvait jouir des sables de Gauseirans, où étaient déjà identifiées « les pignadas ». Le toponyme de Gauseirans/Betenave, sera repris ensuite en Gibraltar puis basquisé Chimberta et Chiberta[156].
Dans les textes de la ville de Bayonne, celle-ci dit maintenir les droits sur cette terre et en revendique le sable. Inversement, Anglet de son côté tente de justifier le bornage, notamment ceux « au nord de la rivière » et démontre des accords de pacage en 1395 et 1525 avant le détournement (« à Betenave, situé dans l'espace immense de Gauseirans, contenant le sable et les pignadas rattachés « aux terres fermes » d'Anglet »). Cela ne freina pas les rivalités qui continuèrent tout au long duXVIIe et XVIIIe siècles et qui durent finir dans des accords à l'amiable.
Outre la question des limites communales, la rivalité est exacerbée par l'antagonisme des comportements, entre la bourgeoisie bayonnaise et la paysannerie d'Anglet. À cette époque, les seigneurs, nobles ou bourgeois de Bayonne achètent des terres à Anglet mais tentent d'échapper aux mesures et obligations communautaires (notamment en termes d'imposition). Malgré le contrôle scrupuleux des habitants et l'opiniâtreté des paysans, certains aristocrates bayonnais gagnent un combat où la bataille ne se joue pas à armes égales.
Tour de Lannes - ancien moulin à vent présent dans la métairie de Bergouey, sur les hauteurs du plateau de Parme.
À cette époque, beaucoup des habitants d'Anglet sont desbouviers allant chercher à l'aide de bœufs à charrette l'engrais utile à leurs terres, dans les écuries de Bayonne. Ces bœufs leur servent pour transporter les marchandises entre Bayonne,Saint-Jean-de-Luz et l'Espagne, tout comme à entretenir leurs champs de vignes, de maïs ou de blé. Dans les pignadas, on récolte la résine ou lagemme issue des pins pour produire des chandelles ou pour permettre lecalfatage des navires mais également pour réaliser des savons, parfums ou encore de nombreux articles domestiques. Les produits plastiques ou synthétiques feront disparaitre son emploi et donc sa récolte. La ville disposait de plantations dechêne-liège qui servent à de nombreux usages (bouchons mais aussi des sols très à la mode auXIXe siècle)[157].
Dans son livre,Anglet - La ville aux six clochers, madame Dufetel indique qu'à Anglet, il y avait depuis des temps anciens, deux manières de vivre, ceux qui travaillaient la terre et habitaient les hauteurs et qu'on appelait « les Maillouns » (Les Mouettes) et les habitants des quartiers bas, « les Graouillès/graouillat » (Les grenouilles), liés à la mer et au littoral et dont certains étaient surtout spécialisés dans le pillage des épaves que l'on retrouvait sur les plages de la chambre d'amour ou à l'embouchure de l'Adour.
Néanmoins, contrairement à l'idée défendue par Mademe Dufetel dans son ouvrage,Manex Goyhenetche, historien rigoureux, prouve par des investigations approfondies qu'aucune activité maritime importante n'est répertoriée à Anglet, que ce soit dans la pêche hauturière ou dans la chasse à la baleine. Cela ne veut pas dire que les habitants des quartiers bas ne pratiquaient pas la pêche au moyen de traînes ou de seines sur les fonds plats du littoral. Anglet fournit très peu de matelots comme le démontrent les registres des classes du Labourd en 1776, Anglet compte 2 matelots contre 182 à Ciboure, 101 à Urrugne et 94 à Saint-Jean-de-Luz. La majorité des habitants d'Anglet sont laboureurs et quelques-uns, tailleurs, forgerons ou meuniers[158].
Sous la Révolution et l'Empire se mit en place « un mouvement double d'accaparement des terres et de dilapidation du patrimoine » pour transformer les terres en surfaces cultivées, au détriment des anciennes maisons d'Anglet qui utilisaient les terres communes pour leurs troupeaux. En 1812, une image de la commune nous est donné par le maire de l'époque « la population s'élève à 1 965 âmes (…) les maisons sont éloignées les unes des autres sans autre point de ralliement que l'église (Saint-Léon)»[162]. À Anglet, la majorité des habitants sont alors des paysans modestes même si quelques fortunes bayonnaises s'installent dans la commune comme le relieur et lithographeJean Bernain qui acquit « Quintau » en 1787.
Une verrerie est présente sur le quartier actuel de Blancpignon. Elle apparaît déjà sur un plan de 1727 (archives de la CCI) et on apprend dans un Dictionnaire universel et géographique de 1804 que cet établissement produit 400 000 bouteilles par an, approvisionnant les départements des Hautes et Basses Pyrénées et fournit la totalité des bouteilles nécessaires à l'exportation des vins et eaux-de-vie en partance du port de Bayonne[163].
Les difficultés sont aggravées par les guerres de la Révolution et le logement des troupes, « à la dépense extraordinaire et indispensable qu'a occasionné la cavalerie (napoléonienne), train d'artillerie et troupe de ligne » qui séjournèrent durant leur passage pour l'Espagne, puis de même en 1814, par les troupes anglaises deWellington qui durant les combats dévastèrent la forêt de Blancpignon, en remontant d'Espagne pour affronter l'armée napoléonienne en déroute (réfugiée dans les murs de Bayonne). Une partie de la population abandonna même Anglet en 1813 et 1814 pour fuir au nord ou au sud. En 1822, c'est lecholéra qui frappe Anglet[164].
En effet, en, au milieu des désordres provoqués par lesCent-Jours, et après le désastre deWaterloo, une armée espagnole commandée par le comte de Labisbal fit une brève incursion au-delà de laBidassoa jusqu'à Anglet etUstaritz. Ces troupes battent retraite après une intervention deLouis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, auprès du monarque espagnol,Ferdinand VII[165].
Chapelle deNotre-Dame-du-Refuge.Écuries de la villa Baroja. Construite en 1876 par une famille d'origine mexicaine, les Santo Suarez, la villa de Barroja est racheté en 1899 par Joaquim de la Gandara y Navarro, marquis de Baroja.
En 1838-1839, l'abbé Cestac acquiert la propriété Châteauneuf pour installer l'institution Notre-Dame-du-Refuge et fonder la communauté desServantes de Marie, à l'écart de la ville et des critiques (elle recueille de jeunes prostituées désireuses de s'en sortir). Cette propriété garde aujourd'hui les dernières terres agricoles situées entre la forêt de Chiberta et leboulevard du BAB. L'abbé Cestac n'a pas beaucoup d'argent, ce qui l'oblige à travailler les terres avec sa communauté, peu habituée à travailler la terre[166].
Les religieuses fondent une école, cultivent et défrichent la plupart des terrains qui entourent le Refuge, qui s'agrandit considérablement. Au-delà des champs demaïs, vers la forêt, on trouve desserres où elles entretiennent encore aujourd'hui des fleurs décoratives et des potagers (de l'autre côté de l'avenue de Montbrun). Certaines d'entre elles souhaitent aller plus loin dans leur travail de prière et de recueillement, à savoir un silence absolu. Il s'agit desBernardines qui s'installent à un kilomètre environ du domaine du Refuge, à proximité des serres. À côté du couvent des Bernardines, se trouve le cimetière des Bernardines et des Servantes de Marie, avec plus de trois cents tombes en sable, toute alignées symétriquement et ornées d'une croix de coquillage. Ce site est unique en France. Chaque année, elles sont recomposées durant la période ducarême (avantPâques) car les intempéries les érodent[167]. À proximité on trouve également une chapelle en paille de jonc[168] avec un sol en sable (Notre-Dame-de-la-Solitude), symbole du plus fort dépouillement de ses religieuses face à leur foi[169].
C'est à partir de la seconde période duXIXe siècle que la ville va connaître un éveil nouveau avec l'arrivée du chemin de fer à Bayonne en 1852-1854 (prolongé en 1964 jusqu'àHendaye mais sans halte à Anglet) et l'essor touristique de Biarritz. On est alors en pleine époque romantique et les bains de mer sont à la mode à Biarritz grâce au séjour du couple impérial (Napoléon III etEugénie de Montijo) qui les démocratise auprès d'une population aisée. Ces derniers aiment se promener à la Chambre d'Amour, entraînant le succès pour cette plage. Cependant, une légende relayée dans quelques journaux de l'époque va aider également à propulser cette plage, et par la même, la commune, dans le mouvement romantique et la vogue des bains de mer.En contrebas des falaises d'Aintzarte (plateau - Saint-Martin - duphare de Biarritz) se trouve la fameuseChambre d'Amour. Cette grotte fit couler beaucoup d'encre pour évoquer une histoire mythique et ô combien romantique. Il s'agit d'un récit poétique difficile à vérifier, celle d'un couple composé de la jeune fille d'un riche berger ou cultivateur du Labourd et d'un jeune pêcheur, pauvre et orphelin. L'histoire dit que, fuyant l'opposition familiale, ils se retrouvèrent dans une grotte, « face à l'immensité des vagues. Là, ils firent le serment de s'aimer jusqu'à la mort. Un beau jour, l'orage gronda dans legolfe de Gascogne, et la mer, poussée par le vent du large, monta plus rapidement qu'à l'habitude, emportant les amants. »[170] En 1865, l'Empereur fait don de 90 000 francs d'or afin de créer la forêt de Chiberta, grâce à la plantation de300 hectares de pins. En 1867, à l'incitation deNapoléon III, une chapelle est construite à la Chambre d'Amour. « Une foule d'étrangers » est attirée pendant l'été et a entraîné l'édification de baraques le long du rivage de la plage de la Chambre d'Amour.
Un peu avant, en 1870, il est décidé l'édification d'unhippodrome sur les sables de Chiberta afin de développer une nouvelle zone de loisirs et de tourisme sur le site actuel de La Barre, à l'instar de sa voisine biarrote. Cet hippodrome comprendra une cinquantaine d'hectares utilisés jusqu'alors pour la culture de la vigne et pour quelques maraîchages, cristallisant la fracture entre le développement touristique réservé alors à une élite et les paysans, encore ancrés dans le monde rural. Il faut imaginer que les courses de l'hippodrome passaient autour des deux lacs, aujourd'hui intégrés dans le parc écologique Izadia et suivaient un tracé qui passait le long du boulevard des Plages, tournait au niveau de l'actuel établissement de thalassothérapie Atlanthal, pour reprendre vers le skate park et tournait au niveau du parking actuel de La Barre.
Sa création est due à un cousin du maire de Bayonne, Félix Labat, soutenu par un Anglais, Lord Howden, ancien ambassadeur d'Espagne et propriétaire duchâteau de Caradoc à Bayonne. L'hippodrome et ses courses devient un des endroits de distractions les plus en vogue sur la côte basque. C'est le rendez-vous de tout le « gotha » de l'époque qui vient pour se montrer dans les élégantes tribunes[157].
En 1877,la ligne du BAB (Bayonne Anglet Biarritz) de type « chemin de fer américain » (tramway à vapeur), est inaugurée. Elle dessert Anglet grâce à la halte des cinq cantons, près de la villa Marie-Antoinette. Cependant, il est critiqué que le nouveau transport coupe les chemins ruraux de la commune par des passages à niveau non gardés (créant de nombreux accidents) tout en évitant le centre administratif, Saint-Jean. À vrai dire, la préoccupation n'était pas de desservir les habitants d'Anglet, mais bien de relier Bayonne à Biarritz[171].
Il faut attendre 1888 pour qu'une nouvelle ligne (BLB) reliant Bayonne à Biarritz en suivant la nationale 10 et renforce le carrefour situé au niveau du quartier Saint-Jean. Le BLB devient vite plus attractif que le BAB, notamment en raison de sa desserte de Saint-Jean -quartier administratif- et de l'arrêtLycée Marracq à Bayonne où sont scolarisés de nombreux écoliers d'Anglet[172].
En 1884-1885, le premier établissement des bains ouvre ses portes sur la plage de la Chambre d'Amour, souhaitant concurrencer les bains de Biarritz. Les baigneurs ont à leur disposition soixante-quinze cabines, un large assortiment de costumes de bain et unguide-baigneur qui veille sur eux personnellement. Il est géré par la veuve Michal qui applique des tarifs très agressifs.
En 1888, legolf de Biarritz est créé sur des terrains situés en grande partie dans la commune d'Anglet. Dans le quartier de la Chambre d'Amour, on voit s'édifier les premières maisons de villégiature, dans le prolongement du lotissement impérial de Biarritz. La forêt de Chiberta sert pour lachasse à courre. Néanmoins, si la ville est dotée de nombreux équipements de loisirs, Anglet n'a pas d'hôtel de type palace, ce qui la pénalise vis-à-vis d'autres villes de laCôte basque.
En 1906, Anglet comprend une population de 5 694 habitants dont la majorité était composée de laboureurs, de cultivateurs, de jardiniers, d'horticulteurs et de blanchisseurs (ses)[173].
Dès le début duXXe siècle et afin de pallier ce manque, la ville est favorable à la construction d'uncasino, voire d'hôtels (« family house », restaurant champêtre, etc.) et d'un lotissement de luxe (entre La Barre et la Chambre d'Amour) mais laPremière Guerre mondiale freinera les discussions. Le projet de casino était porté par la Société des terrains du Golf d'Anglet et de Biarritz (1905), tandis que le projet de lotissement de luxe, d’hôtels et d'établissement de bains par la Société Centrale des Stations Thermales et Balnéaires de France (1909). Le conseil municipal attire l'attention sur l'aliénation de l'un des plus beaux sites du quartier (séance du conseil municipal -) et imposera par la suite, des restrictions (limitation des constructions, interdiction du tout-à-l'égout se jetant dans le lac de Chiberta).
Villa El Hogar - réalisée par William Marcel en 1924.
Le, la ville est frappée par un « raz-de-marée » qui détruit l'hippodrome (il ne réussira jamais à se remettre de cette catastrophe). L'établissement des bains, également durement touché, est reconstruit 30 mètres plus loin.
L'intérieur de l'église Sainte-Marie dans le quartier des 5 cantons édifiée en 1933.
Il faudra attendre le pour que la Société Centrale des Stations Thermales et Balnéaires de France, devenue BALF (Biarritz-Anglet-la-Forêt) acquiert 150 premiers hectares. Plus de211 hectares sont mis en attente d'aménagement. En 1927, le golf de Chiberta, conçu par l'architecte britannique Tom Simpson[174] (sept hectares de links et un club house de luxe), est inauguré en présence des représentants de la haute société européenne. De luxueuses villas (comme lavilla Prinkipo ou la villa Bagheera) sont bâties en bordure.
En 1928, un second établissement de bains, géré par la Société Immobilière de Biarritz, est créé à la Chambre d'Amour, avec piscine d'eau de mer, une dizaine de « cabanas » (cabines de bains privées) et une vaste salle des fêtes (l'ensemble occupe 15 000 m2). Son styleArt déco est signé Anatole Durruty. Cet établissement attirera les plus grands noms de la société mondaine de l'époque (la baronne deRothschild, le maharadjah de Jasdan, legrand-duc Dimitri, le grand-duc et la grande-duchesseBoris de Russie, leroi et la reine d'Espagne, leprince de Galles,Buster Keaton, etc.) et entraînera une véritable effervescence autour de ses spectacles, concours sportifs et d'élégances, récitals de piano, galas et exhibitions mondaines. C'est l'âge d'or d'Anglet[175].
En 1929, la ville est classée en « station climatique ». Les trois villes, Bayonne, Anglet et Biarritz se mettent d'accord pour la création d'un aéroport à vocation internationale, mais Anglet y laisse une part très importante de ses terres agricoles les plus fertiles (situées sur le plateau de Parme, au-dessus de son foyer ancien de peuplement, Brindos). L'aéroport se situe aux deux tiers dans la commune d'Anglet.
Les lotissements se succèdent, répondant à l'attraction de la côte basque et à l'extension de Biarritz et de Bayonne pour les réserves foncières encore présentes dans la commune.
École Jules-Ferry à Anglet. En premier plan, on peut apprécier l'école réalisée en style néo-basque, tout en notant des ajouts sur les deux flancs de façade avec des ouvertures qui trahissent une architecture plus contemporaine. À l’extrême droite sur la photo, on peut distinguer le côté arrière du fronton, aujourd'hui situé dans la cour de l'école. Réalisé en pierre de Bidache, il date de 1899 etChiquito de Cambo y a joué.
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Hôtel de ville (1935) réalisé par William Marcel.
Le passé agricole d’Anglet va bientôt être un souvenir. Pourtant comme le soulignait un article dans le journal municipal consacré à l’agriculture[176], Anglet était un territoire de polyculture, rendue possible par la diversité et la qualité des terres. L’actuel aéroport était parsemé de champs à perte de vue, comme indiqué plus haut.« La terre y était noire et riche, propice à faire pousser la carotte de Brindos mais aussi pommes de terre, radis, salades et autres denrées agricoles peu gourmandes en eau. À proximité du littoral, dans les quartiers dits de Blancpignon ou de Montbrun, on cultivait plutôt, dans cette terre sablonneuse largement irriguée, des asperges ou des piments doux (importés d’Amérique du Sud dans le milieu duXIXe siècle). Partout ailleurs, le paysage angloy était orné de cressonnières » (on en voit encore Avenue de Brindos). Outre les productions telles que le piment doux ou le cresson, il faut souligner le fameux vin des sables. Le journal municipal le confirme,« ce n’est pas une légende, il y avait bien des vignes sur le bord de mer angloy, y compris à la Chambre d’Amour. Cette culture singulière, recensée depuis leXVIIe siècle s’étalait sur le revers des dunes. Là, s’étiraient d’étroites parcelles orientées nord-sud, cernées d’une palissade de brandes et de genêts pour servir de rempart à la vigne ».
En dehors donc de ce passé rural, de ce qui était jadis les sables de Gibraltar, la nouvelle zone touristique et résidentielle de Chiberta fut rapidement en opposition avec les implantations industrielles du quartier voisin de Blancpignon. Cette partie de la ville s'est développée autour de l'implantation d'une importante poudrerie, entraînant avec elle un fort développement ouvrier.
Autour les usines se développent,Latécoère, savonneries, industries des produits chimiques de l'Adour, Compagnie des Phosphates de Constantine, et. Bayonne cherchera même à annexer dans les années 1920 ce quartier pour y créer des logements ouvriers, ce qui ne manquera pas de raviver les tensions du passé et finira bien sûr, en fin de non-recevoir.
Anglet se préoccupe néanmoins de l'implantation des usines et refuse certains établissements afin de ne pas nuire à sa politique touristique et à la dépréciation des propriétés voisines, avec l'exemple du projet de fonderie de zinc deLa Peñarroya dans les années 1920[177].
Aujourd'hui, encore, si le quartier est désormais résidentiel, on y trouve encore des activités, notamment l'équipement de la Société béarnaise de gestion industrielle (Sobegi), filiale du groupe Total, qui a implanté un fondoir à soufre sur le site Total de la zone portuaire, face au quai Castel, dans la zone du port de Bayonne.
La ligne desVFDM (Voies ferrées départementales du Midi) qui va de Bayonne àHendaye par la Barre est construite de 1913 à 1927[178]. En traversant les bois et la campagne de Chiberta, surplombant les plages de la Chambre d'Amour, le « tram de la côte » devient très vite une ligne touristique, qui est également apprécié des familles et d'un public local. La ligne fermera en 1948, à la suite d'une désaffection croissante liée à la crise des années 1930[179]. En effet, la France connaît la crise économique qui frappe le monde entier (en provenance des États-Unis) et plus particulièrement Anglet, alors en plein décollage économique et urbain.
La chapelle de la Chambre d'Amour, financée parNapoléon III, est devenue obsolète. L'abbé Sabes réussit à mobiliser des fonds auprès de ses paroissiens dont la haute société, ce qui lui permet de bâtir une nouvelle église en 1932, l'église Sainte-Marie, qui est inscrite en 2014, en tant que premier monument historique de la ville d'Anglet[180].
Plaque commémorative sur la Villa Voisin (démolie en 2015 et reconstruite).
Lors de laSeconde Guerre mondiale, une famille belge, lesDe Greef, fuyant lors de l'exode de 1940 s'installe à Anglet dans la Villa Voisin. Cette maison (aujourd'hui détruite et reconstruite) fut le centre névralgique de coordination du secteur sud duRéseau Comète. De à,Elvire De Greef dirige les opérations et accueille les aviateurs alliés en attente du passage de la frontière vers l'Espagne au travers desPyrénées avec des passeursbasques. Arrivés au consulat britannique àBilbao, ils étaient rapatriés enAngleterre viaGibraltar. Près de 800 aviateurs empruntèrent cette filière d'évasion[181],[182].
La nouvelle salle culturelle d'Anglet – quartier Quintaou – inaugurée en 2013.
Après-guerre, l'urbanisation continue en raison de l'espace disponible et de prix attractifs, contrairement à Bayonne ou encore Biarritz. De 1970 à 1980, Anglet absorbe 70 % des projets de lotissement sur l'agglomération contre moins de 10 % pour Biarritz. Les « trente glorieuses » n'épargnent aucun quartier de la commune, qui en quelques années seulement, cèdent ses dernières terres agricoles, ses parcs, ses anciens marécages (objet de tant de ferveur quelques siècles plus tôt) aux programmes immobiliers de toutes sortes (lotissements, copropriété d'immeubles, supermarché, industries, zone d'activités, autoroutes, 2×2 voies, etc.). Même les quartiers réservés à la haute société changent sous la démocratisation des vacances et du tourisme de masse. Le passé rural de la ville est relégué au rang de souvenir.
Durant les années 1960 et 1970, la piscine du prestigieux établissement des bains subit de violentes tempêtes qui l'endommagent et finissent par conduire à sa démolition en 1977. La jetée est consolidée et l'édifice devient une salle communale. Aujourd'hui, les bâtiments ont été rénovés et renommés Espace de l'Océan.
L'aménagement urbain se réalise sans plan d'organisation à grande échelle, tiraillée entre ses deux communes voisines. Il faut attendre 1972 pour que l'agglomération créée une première instance de concertation intercommunale, devenue lacommunauté d'agglomération Côte Basque-Adour (ACBA), qui disparaît en 2017 au profit de lacommunauté d'agglomération du Pays Basque.
Le, un importantincendie se déclare près du stade Orok Bat dans la forêt de Chiberta. Poussé par un fort vent et un sol très sec, il ravage 165 hectares de végétation, dont 100 hectares depinède, détruit leparc écologique d'Izadia, touche 11 habitations, dont 5 détruites totalement, et fait 20 blessés légers. Une centaine de personnes sont évacuées dans la nuit. L'intervention des secours mobilise 150 pompiers, 60 policiers, 4canadairs et du personnel duSAMU et de laprotection civile[183],[184],[185].
Appui au développement local par la mise en place d'actions de valorisation culturelle à Konna, Cercle de Mopti, région de Mopti dans le cadre d'une coopération décentralisée Anglet-Konna
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[197],[Note 5].
On peut rajouter que selon un article de l'INSEE intitulé :130 ans de population : du petit village à la grande ville[200] la commune d'Anglet est identifiée parmi différentes communes d'Aquitaine pour le bouleversement démographique enregistré en l'espace de 130 ans. En effet, la population d'Anglet a été multipliée par 9, passant de 4116 en 1876 à 37 646 habitants en 2006.
On peut également identifier Anglet comme la seconde commune la plus peuplée du Pays basque français, après Bayonne[201].
La commune dispose de dix-neuf écoles : huit écoles maternelles publiques (Aristide Briand, Camiade,Édouard Herriot,Évariste Galois,Jean Jaurès,Jules Ferry,Justin Larrebat, Tivoli), six écoles élémentaires publiques (Aristide Briand, Édouard Herriot, Évariste Galois, Jean Jaurès, Jules Ferry,Justin Larrebat), quatre écoles primaires privées (Angeluko Ikastola, Notre-Dame, Sainte-Bernadette, Stella Maris) et une école primaire publique (Sutar)[202].
L'école privée Angeluko Ikastola propose un enseignement basque par immersion. L'école privée Stella Maris ainsi que trois écoles publiques (Évariste Galois, Édouard Herriot et Jean Jaurès) proposent quant à elles un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[203].
La commune dispose également de deux collèges (collège Endarra et collège privé Stella-Maris) et de deux lycées (lycée polyvalent Cantau et lycée Sainte-Anne). En outre un institut duBTP, une école d'art et une unité duconservatoire national des arts et métiers sont installés dans la commune.
Le parc Montaury accueille des disciplines de l'université de Pau et des pays de l'Adour telles que celles traitant de biologie, de physique, de chimie, de logistique, et du bâtiment et des travaux publics[204].
Golf : la commune possède deux golfs, d'une part le parcours de Chiberta, un links par 71, qui a accueilli une épreuve de qualifications à l'Open de France en 2005, et d'autre part, legolf du Phare, créé en 1888, et situé sur les communes d'Anglet et de Biarritz ;
Pelote basque : la commune accueille le club Hardoytarrak, créé par Gilen Zaldunbide ; installations : trois murs à gauche (El Hogar, Les Cigales et Orok Bat), un mur à gauche à ciel ouvert (dans la forêt du Lazaret), trois places libres (Haitz Péan, Hardoytarrak et Orok Bat), trois trinquets (El Hogar, Haitz Péan (trinquet et trinquet de verre), Oroc Bat) ;
Surf et sports de glisse : les différentes plages accueillent de nombreuses compétitions internationales masculines et féminines. Anglet est unspot reconnu dans le monde entier (la ville a accueilli pendant l'été 2005 le championnat de France des sports de glisse, le Quiksilver Air Show, l'O'Neill Pro, l'O'Neil Angel's Challenge, la KanaMissCup, la coupe de France Open Bodyboard, le Wake n'Ski Tour et l'OP Royal Single Trophée. L'Anglet Surf Club[210] est le plus gros club de France avec plus de 1 200 licenciés, il compte aussi de nombreux champions dans ses rangs comme Thomas Bady, Romain Laulhé, Tim Boal, Caroline Sarran.
Il y a également dans la ville, une salle de culte pour lesmormons, allée de la Bonne Fontaine, une salle du Royaume desTémoins de Jéhovah, avenue de l'Adour, et un centre biblique évangélique, route d'Aritxage.
Vue depuis la forêt du Lazaret avec en premier plan, les stocks de soufre de la Sobegi, depuis le terminal du port de Bayonne mais situé dans la commune d'Anglet.
Autrefois orientée vers l'agriculture (la commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty), et en particulier les cultures maraichères, Anglet dispose à présent, grâce à sa situation au sein de l'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz, d'un riche tissu économique[212].
Anglet est englobée dans l'emprise duport de Bayonne qui concerne également les communes de Bayonne etBoucau dans les Pyrénées-Atlantiques etTarnos dans lesLandes.
Parmi les activités économiques locales, il faut compter le tourisme balnéaire, la thalassothérapie, le sport (industrie du surf et de laglisse) et l'aéronautique (Dassault Aviation).
Plus précisément, Anglet propose plusieurs parcs d'entreprises et d'activités.
Troisième « Technopole de la Côte basque », après La technopole Izarbel à Bidart et la Techno-cité à Bayonne. Ce site technopolitain est implanté à proximité du lycée Cantau et de l'université de Montaury. Le campus technopolitain des Landes de Juzan est donc situé au sud du centre-ville Saint-Jean et est consacré à l'écoconstruction et à l'aménagement durable. Au sein de ce parc, on trouve aujourd'hui la société Nobatek (société proposant des activités dans les domaines de l'aménagement et de la construction durable) et le centre de formation (CFA) de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment (compagnons de France). 500 à 650 stagiaires compagnons, apprentis ou en formation continue, sont accueillis au sein de cette structure.
À l'horizon 2015, il est prévu la réalisation d'une pépinière d'entreprises (générateur destiné à l'éco-construction) afin d'accueillir des porteurs de projets et des jeunes entreprises, des équipes issues d'entreprises expérimentée dans le domaine de la construction et qui mettraient en œuvre des programmes de Recherche et Développement, des architectes et des ingénieurs travaillant sur un projet collaboratif et des entreprises spécialisées dans l'éco-construction[213].
À proximité immédiate des landes de Juzan se trouvent le lycée régional du bâtiment CANTAU, l'université avec son campus de Montaury et ses laboratoires de recherche, l'ISA-BTP, Institut supérieur aquitain du bâtiment et des travaux publics, école formant des ingénieurs du BP.
Il s'agit d'une nouvelle zone d'activités économiques de type généralistes, située en cœur d'agglomération et qui sera aménagée sur les communes d'Anglet et de Bayonne par l'agglomération Côte Basque - Adour (ACBA), propriétaire des terrains (13 hectares). Il s'agit d'une des dernières zones de foncier disponible au cœur de l'agglomération (situé le long de l'autoroute, à proximité de l'aéroport et des villes principales de l'agglomération)[217]. Une réflexion est donc portée pour concilier une certaine densité d'activités sans dénaturer l'intégration dans le site.
La commune accueille également des entreprises du secteur agro-alimentaire qui figurent parmi les cinquante premières du département :
la Société bayonnaise des viandes (production de viandes de boucherie) ;
la SAS TDA (production de viandes de boucherie) ;
Mandion SA (fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraiche) ;
la Société d'abattage du Pays basque (production de viandes de boucherie) ;
la SARL Sonath (cuisson de produits de boulangerie).
BAB2 est un centre commercial, situé à Anglet, regroupant unhypermarchéCarrefour de 13 000 m2[218] entouré de quelque 120 boutiques.
L'hypermarché Carrefour est le premier hypermarché desPyrénées-Atlantiques et le troisième enAquitaine en matière de chiffre d'affaires[219]. Le magazineSurf Session a son siège social à Anglet.
Carte des sept provinces basques (1), 1863.Carte des sept provinces basques (2), 1863.
Anglet et les communes voisines deBayonne,Biarritz et duBoucau peuvent être considérées selon les époques et les points de vue, commegasconnes oubasques.
Comme le souligne certains artistes, on retrouve aujourd'hui à Anglet le double héritage de la culture gasconne et basque[220].
Les deux versions de laCarte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le princeLouis-Lucien Bonaparte placent Anglet en dehors de l'airebascophone.
LaCarte du pays basque du linguisteJulien Vinson publiée en 1882 dans le livreLes Basques et le pays basque dressant les "limites extrêmes de la langue basque" place Anglet en dehors de l'airebascophone.
LeRecueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 parJulien Sacaze nous livre pour Anglet une version engascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des micro-toponymes de la commune.
La carte duPays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans", incluant la commune d'Anglet dans l'airegasconophone.
Anglet constitue un des points d'enquêtes établi pour l'élaboration de l'Atlas linguistique de la Gascogne dressé en 1957 parJean Séguy, professeur d'université et linguiste spécialiste dugascon. Une version orale de laparabole de l'enfant prodigue fût de plus enregistrée en gascon en 1963 par l'anglòja Marthe Lamarque.
D'après laMorfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Anglet n'est pas située dans l'airebascophone.
Selon Jacques Allières qui dresse en 1977 la frontière linguistique de la languebasque, Anglet est située en dehors de la zonebascophone[221].
La mairie possède deux meubles remarquables : un buffet[222] de Christian Ortet et une table[223] de Christian Ortet etJean Lesquibe. Ces deux meubles sont classés au titre d'objets par lesmonuments historiques depuis 2007.
La villa Gomez, ancien immeuble des services des ponts et chaussées, possède une table-bureau et un fauteuil[224] classés depuis 2004. Paul Campagne (1870-1941) et son épouse Julienne Moussempès (1879-1956) propriétaires du célèbre hôtel d'Angleterre à Biarritz firent construire, en 1900, une résidence secondaire dite « Marnoger », dont le nom est issu des prénoms de leurs trois enfants Marcel (1901-1918), Nora (1902-1956) et Roger (1905-1945), sur les plans de l'architecte Raymond Larrebat-Tudor (1859-1943). Cette somptueuse demeure et son parc rebaptisésBeatrix Enea font partie du patrimoine municipal d'Anglet qui les a acquis en 1985 ; les services municipaux de la ville y sont regroupés.
La villa Béatrix Enea, siège des affaires culturelles, et du comité de jumelage.
Sculpture dans le jardin public, devant la villa Béatrix Enea.
L’Éclectisme des maisons de villégiature s'observe le long du littoral, entre le golf de Biarritz et celui d'Anglet, tout comme dans le quartier de Chiberta. Ces maisons de villégiature répondent à un style d'architecture que l'on nomme l'éclectisme. Il n'y a pas de modèle en soi, chaque maison répond à une influence ou mélange divers emprunts. Certaines maisons sont de style mauresque, certaines sont méditerranéennes, d'autres de style normand-anglais, certains mélanges sont inclassables. Le néo-basque viendra remettre en question ce style d'architecture.
Ce mouvement est très présent au début duXXe siècle. Ce style est théorisé parHenri Godbarge qui remet en cause radicalement l'éclectisme en vogue depuis plusieurs décennies dans les villes balnéaires, telles que Biarritz. Au départ, le traitement des toits est asymétrique, la maison composée de plusieurs étages avec façades en pans de bois (remplacée par la suite par un décor en ciment). Les balcons sont omniprésents et nombreux. La porte d'entrée est mise en valeur afin de rappeler le « lorio » de l'Etxe. Bien souvent, il est sculpté un linteau ou une pierre intégrée en façade, portant inscription en français, basque voir latin et donnant un nom à la demeure. La couleur prédominante est un rouge qui deviendra le rouge basque, bien que la teinte soit à l'origine plus foncée que ce qui est parfois utilisée, car en Labourd, la couleur était obtenue avec le sang de bœuf.
Le Néo-Basque est donc une interprétation contemporaine de l'Etxe du Labourd pour permettre de séduire la nouvelle clientèle aisée, étrangère et séduite par l'histoire proposée par cette architecture, qui rappelant une maison dont les fondements et les traits de caractères semblent anciens, donne une certaine noblesse et une certaine histoire à ces maisons qui seront néanmoins intégrés tout le confort et tout le luxe exigés par cette population.
Autre type d'architecture, le « chalet », destiné à l'habitat permanent et populaire dans une commune où la population augmentait fortement et perdait donc son caractère rural originel. Sa vocation était résidentielle et n'avait aucun lien avec ce que l'on nommera plus tard, la maison de villégiature.
Vers 1930, sous les œuvres des frères Gomez ou de l'architecte William Marcel (voir les œuvres sur les Allées Paulmy à Bayonne), le modèle évolue vers la « casa torre », typique des provinces voisines de Navarre et de Guipúzcoa. Pour comprendre ce style, il faut observer la maison El Hogar et voir que cette œuvre est un tournant dans l'architecture de l'époque. La maison a été réalisée pour un ancien béarnais ayant fait fortune au Chili, avec une sensibilité forte à l'architecture hispanique, ce qui inspirera son architecte. William Marcel réalisera également la nouvelle mairie d'Anglet dans un style « néo-espagnol » clairement affiché (1935). En 1950, la maison labourdine de type néo-basque semble néanmoins rester comme le modèle prédominant et de référence pour apprécier une construction bien intégrée à son environnement[225].
Très ancienne maison d'Anglet, dénommée Maison Bearnes, citée dans d'anciens écrits (1600)[226].
VillaLe Nid basque - exemple parfait de style néo-basque (1930).
Exemple d'architecture ditechalet en pierre de bidache.
Exemple d'architecture dite de villégiature dans le style éclectique d'orientation mauresque.
Exemple d'architecture hispano-navaraise réalisé par William Marcel, même architecte ayant réalisé la nouvelle mairie d'Anglet.
Villa Arghitzea - architecture ayant repris le style de William Marcel dans un style néo-espagnol (1930).
Espace de l'Océan - plage de la chambre d'amour - Il s'agit d'un édifice Art déco, le célèbre établissement des bains édifié en 1928 et restauré au début des années 2000 après divers démolitions dues à divers tempêtes entre 1963 et 1975.
Place du quartier 5 cantons-immeuble début duXXe siècle.
Quartier Blanc-Pignon, exemple d'une architecture populaire à Anglet.
Autre exemple d'architecture pour des maisons de bord de mer.
Chapelle en paille du couvent Saint-Bernard d'Anglet.
L'un des murs de l'ancien cloître des Dominicains[229] a été classé auxmonuments historiques en 1928. Le domaine deNotre-Dame du Refuge de la congrégation des Servantes de Marie renferme une église qui possède un tableau représentantLouis-Édouard Cestac[230]. Ce tableau est classé à titre d'objet depuis 1997.
Ancienne chapelle du château de Brindos devenu Hôtel-restaurant
La chapelle des Bernardines des Cinq Cantons
La chapelle du Nid Basque de la Chambre d'Amour
L'église Notre-Dame-du-Refuge de Cinq Cantons
L'intérieur de l'église Notre-Dame-du-Refuge
La chapelle en paille du couvent Saint-Bernard d'Anglet
Le Pignada est une forêt représentant 10 % de la surface de la ville soit220 hectares. C'est donc le plus grand espace vert de l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz. Le domaine forestier d'Anglet se répartit entre les différentes pinèdes, Pignada (la plus vaste avec plus de200 hectares), Chiberta (pinède côtière aujourd'hui urbanisée en lotissement huppé entre la Barre et la Chambre d'Amour) et le Lazaret (pinède situé entre Blancpignon et l'Adour). D'une manière générale et populaire, la forêt du Pignada est appelée par raccourci, forêt de Chiberta.
Il s'agit d'une forêt urbaine car elle est entourée de toutes parts par différents quartiers pavillonnaires. Il s'agit d'une forêt de pins maritimes, enchevêtrée entre chêne-liège, fougères et autres genêts. Jusqu'au début du Moyen Âge, le littoral angloy ressemblait à une sorte de « no man's land », un espace sablé de dunes et de landes et qui va donc faire l'objet de semis de pins maritimes pour freiner la progression du sable vers l'intérieur (plantés de 1630 à 1640). Sur ces sables, on vit pousser un temps de la vigne.
Le 30 juillet 2020, un incendie ravage 100 hectares de la forêt de Chiberta[234].
Le parc Montaury situé au sud de la RN10 et du projet cœur de ville est un parc urbain voisin du campus scientifique de l'université de Pau et des Pays de l'Adour. On y trouve une végétation exotique, des rosiers, hortensias, des palmiers et des fougères exotiques se mélangent à la végétation existante du parc. L'eau y est traitée sous forme de bassins avec des jets intermittents. On y trouve des jeux d'enfants et des promenades.
Vallon de Latchague à Anglet. Des bassins de rétention paysagers ont été réalisés afin de stocker les eaux pluviales issues d'évènements pluvieux exceptionnels — d'occurrence mensuelle, décennale ou trentenale — et de les réguler. Ce parc a été réalisé à la suite des inondations du site en 2005. Sur un peu plus de3 hectares, on trouve un sentier paysager autour du chemin de l'eau, depuis la rue de Latchague jusqu'à la rue de Bahinos. La suite de ce vallon devrait se poursuivre sur le site du futur éco-quartier du Maharin.
L'origine du soutien à la création contemporaine par la ville d'Anglet peut trouver sa source en 1938 avec la construction de la nouvelle mairie. La ville décide d'y intégrer des œuvres d'artistes contemporains :Jean Lesquibe (maître verrier),Édouard et Armand Cazaux (céramistes) etJosé González de la Peña (peintre)[236]. C'est en 1983 que débutent les expositions d'Art contemporain. Elles ont alors lieu sur le Patio de l'Hôtel de Ville[236], ainsi qu'à la salle des fêtes. Puis la municipalité adopte le projet de créer une bibliothèque et une« galerie dédiée à l'art contemporain ». Un bâtiment permettant les deux activités, construit sur la parcelle de l'ancienne propriété Quintaou, est inauguré le. La galerie est nomméeGeorges Pompidou, en hommage à sa politique culturelle[237].
En 1993, la Villa Beatrix Enea achetée, en viager en 1981, est intégrée dans le projet centre d'art contemporain. La bibliothèque se développe et en 1999, elle récupère l'espace de la galerie qui est réinstallée dans une nouvelle extension d'architecture identique. Uncabinet de dessin est créé en 2002 dans un espace qui servait de réserve[237].
En 2018, après trente années d'utilisation au service de la création contemporaine le lieu est remis en question du fait de la nécessité d'agrandir de nouveau la bibliothèque. Le choix est fait de créer une nouvelle galerie à proximité de la Villa Beatrix Enea en utilisant une parcelle située en limite (anciennemaison Petit Bois), qui comprend un espace bâti et un jardin arboré, devenue une propriété de la commune en 2010. Le projet proposé par l'architecte local Philippe Rabier est validé. Il comprend :« un accueil public, une salle d’exposition de300 m2 de grande hauteur sous plafond dotée d'un espace contigüe de monstration numérique et vidéo de 50 m2 , un espace de stockage avec un accès adapté, une petiterésidence artistique au fonctionnement indépendant et des espaces techniques divers ». L'aspect visuel extérieur est résolument contemporain mais néanmoins en lien avec l'architecture de la Villa Beatrix Enea[237]. La nouvelle galerie, évaluée à2 millions d'Euros, est mise en chantier en 2022 et inaugurée en mai 2023 en présence deDaniel Buren qui y expose« lumière naturelle versus lumière électrique, travaux insitu versus travaux situés »[238]. Elle a conservé l'ancien jardin de la villa ou est construit le lieu deRésidence artistique[239],[240].
La collection municipale débute avec la donnation par le peintre José González de la Peña de plusieurs de ses œuvres. C'est en 1981 que le choix est fait, de créer une véritable collection d'art contemporain, avec l'ouverture d'une ligne budgéaire : « acquisition d'œuvres d'art »[236]. En 2021, le fond comprend 1 300 œuvres utilisées dans les expositions de sa programation.
Le la municipalité accepte provisoirement (avant expertise) ladonation proposée parJean-Claude Marcadé,docteur ès lettres,historien et traducteur, spécialiste de l'avant-garde russe, directeur émérite duCNRS. Il s'agit d'unecollection qu'il a constitué avec sa femmeValentine Marcadé, décédée en 1994,docteur ès lettres, historienne et traductrice, spécialiste desavant-gardes enRussie et enUkraine. Il a proposé cette collection par courrier du. Il a précisé qu'il n'a pas d'attache avec cette ville mais que l'action de la ville pour l'art contemporain lui donne confiance dans sa capacité à sa conservation et sa valorisation. La collection comporte environ 1300 œuvres :« majoritairement faite de pièces de l'avant-garde russe : peintures, sculptures et œuvres sur papier (...) et d'autres, choses comme des dessins deJean Cocteau, des œuvres de peintres colombiens, des poèmes deBernard Manciet... »[241].
La Biennale d'Anglet est uneBiennale d'art contemporain organisée pour la première fois en 2005. Cette création est l'aboutissement d'une réflexion de la Ville qui cherchait à exister face à ses deux imposantes voisines :Bayonne etBiarritz, qui toutes les deux rayonnent au niveau régional et national avec notamment, desfêtes et sesArènes pour la première et leRugby et lesurf pour la seconde. Après deux éditions n'ayant pas le rayonnement espéré, en 2009, la ville réagit en confiant la biennale à« Didier Arnaudet,critique d’art et collaborateur pour la revueArt Press »[245].
RenomméeLittorale lors de sa sixième édition, elle retrouve son nom d'origine pour la neuvième édition en 2024, du fait notamment, qu'après avoir été déployée uniquement face à la mer elle est pour cette nouvelle édition à « ciel ouvert » principalement installée en centre ville dans les lieux ducentre d'art contemporain que sont laVilla Beatrix Enea et lagalerie Georges-Pompidou[246],[247],[248]. Elle présente de jeunes artistes comme Io Burgard, Chloé Royer et Mathilde Denize[249] et d'autres déjà reconnus :Kiki Smith,Etel Adnan,Antoni Tàpies,Jaume Plensa etJannis Kounellis[250].
Élise Cestac, née à Bayonne en 1811 et morte à Bayonne en 1849, est la sœur de Louis-Édouard Cestac et la cofondatrice de la congrégation des Servantes de Marie ;
Jean Larribau, né en 1889 à Anglet et mort en 1916 en Belgique, est un joueur français derugby à XV, ayant occupé le poste de demi de mêlée en sélection nationale et auBiarritz olympique ;
Lucien Lelong, né en 1889 àParis et mort à Anglet en 1958, est un couturier français qui fut très en vogue dans les années 1920 à 1950.
Ramuntxo Camblong, né en 1940 àMacaye, est un homme politique français, conseiller municipal d'Anglet de 2001 à 2008 ;
Lucien Pariès, né en 1947 à Anglet et mort en 1998 àAix-les-Bains, est un joueur français de rugby à XV, demi d'ouverture du Biarritz olympique de 1964 à 1973, puis duRC Narbonne à compter de 1974 ainsi que de l'équipe de France ;
D'argent à trois pins de sinople issant d'ondes d'argent et d'azur mouvantes de la pointe, au chef degueules chargé d'un léopard d'or tenant dans sa patte dextre un dard du même.
La devise gasconne d'Anglet estMar e pinhadar per m'ajudar, c'est-à-dire « Mer et pinède pour m'aider » (le motgasconpinhadar désigne, dès leXVIe siècle[251], une forêt de pins maritimes). Lepinhadar est présent sur les armoiries de la ville.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bayonne (partie française) comprend deux villes-centres (Anglet etBayonne) et26 communes de banlieue.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Histoire d'Anglet - chapitre II - La configuration topographique et socio-économique d'Anglet - Manex Goyhenetche -p. 31.
↑a etbYves Deler,Esquisse morphologique de la côte basque française entre l'embouchure de l'Adour et celle de la Bidassoa. In:Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 3, fascicule 1, 1932,p. 18-63.
↑Esquisse morphologique de la côte basque française entre l'embouchure de l'Adour et celle de la Bidassoa. In:Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 3, fascicule 1, 1932,p. 32.
↑Carte du 13 juillet 1731 -l'évolution du modelé côtier des sables de Gibraltar auXVIIIe - Bibliothèque municipale de Bayonne C 232
↑Plan du Cours de la Rivière de la Dour, depuis la Baye St Bernard, jusqu'à la jonction de la Mer. Embouchure de l'Adour en 1779 - Musée Baque
↑Autrefois Anglet, Philippe Salquain, Édition Atlantica,p. 154.
↑RP-66277-FR « Caractérisation de l’aléa recul du trait de côte sur le littoral de la côte aquitaine aux horizons 2025 et 2050 », 8 décembre 2016, auteurs : Bernon N., Mallet C., Belon R., avec la collaboration de Hoareau A., Bulteau T., Garnier C. (2016)
↑site internet de la CCI de Bayonne - rubrique Port de Bayonne = Rappel des éléments clés de l'arrivée de la drague Hondarra
↑Site internet du port de Bayonne -- article du 4 avril 2017 - Bilan d'activité 2016 de la drague Hondarra : performance et maîtrise des coûts et 14 février 2017 - Bilan d'activité 2016 du port de Bayonne : Des premiers résultats et des perspectives encourageantes
↑Séance du 7 avril 2016 - Mairie de Bayonne - Enquête publique sur la demande de renouvellement de l’autorisation de dragage d’entretien du port de Bayonne et des immersions afférentes formulée par la CCI – Avis de la commune
↑Parcours à pied et à vélo Ruisseaux et fontaines.pdf
↑Service communication et service environnementet développement durable MAIRIE D'ANGLET,Parcours à pied et à véloRuisseauxet fontainesDécouvrez le patrimoinehistorique et naturel d’Anglet, mairie d'ANGLET service communication,, 4 p.(lire en ligne),p. 4.
↑SCOT Le Schéma de cohérence territoriale de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes a été approuvé, à l’unanimité, par le Conseil syndical réuni le jeudi 6 février 2014
↑Le Parisien - rubrique société :Météo : nuit d'été au Pays basque en plein janvier, publié le 9 janvier 2014
↑Société DBUS et Syndicat des Mobilités Pays Basque - Adour (SMPBA) dans le cadre du projet transfrontalier E-MOBASK cofinancé à 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER) dansle cadre du programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2014-2020),RAPPORT FINALSUR L’UTILISATION DE BUS100 % ÉLECTRIQUES À BAYONNEET SAINT-SÉBASTIEN, Société DBUS et Syndicat des Mobilités Pays Basque - Adour (SMPBA),, 133 p.(lire en ligne),p. 13.
↑Thomas Villepreux, « Lancement de la T2 sur le BAB et le Sud-Landes : la nouvelle ligne du Tram’bus mise en service ce lundi 26 avril »,Journal SUD OUEST,(lire en ligne).
↑Jean-Daniel Chaussier - Centre d’études et de recherches en droit des affaires et des contrats,Études à la mémoire de Christian Lapoyade-Deschamps, Presses universitaires de Bordeaux,, 774 p.(ISBN978-2-86781-317-7,lire en ligne),p. 38-44.
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