Pour les articles homonymes, voirSantini.
| André Santini | |
André Santini en 2013. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-président de lamétropole du Grand Paris | |
| En fonction depuis le (10 ans et 20 jours) | |
| Élection | |
| Réélection | |
| Président | Patrick Ollier |
| Président duSyndicat des eaux d'Île-de-France | |
| En fonction depuis le (42 ans, 8 mois et 22 jours) | |
| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | Alfred-Marcel Vincent |
| Maire d'Issy-les-Moulineaux | |
| En fonction depuis le (46 ans et 8 jours) | |
| Élection | 3 février 1980 |
| Réélection | 13 mars 1983 12 mars 1989 11 juin 1995 11 mars 2001 9 mars 2008 23 mars 2014 15 mars 2020 |
| Prédécesseur | Raymond Menand |
| Député français | |
| – (7 ans, 10 mois et 27 jours) | |
| Élection | 17 juin 2007 |
| Réélection | 17 juin 2012 |
| Circonscription | 10e des Hauts-de-Seine |
| Législature | XIIIe etXIVe(Cinquième République) |
| Groupe politique | NC (2009-2012) UDI (2012-2017) |
| Prédécesseur | Frédéric Lefebvre |
| Successeur | Gabriel Attal |
| – (5 ans et 1 mois) | |
| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2007 |
| Circonscription | 10e des Hauts-de-Seine |
| Législature | XIIe etXIIIe(Cinquième République) |
| Groupe politique | UDF (2002-2007) NC (2007) |
| Prédécesseur | Lui-même(indirectement) |
| Successeur | Frédéric Lefebvre |
| – (12 ans, 9 mois et 13 jours) | |
| Élection | 28 juin 1988 |
| Réélection | 28 mars 1993 1er juin 1997 |
| Circonscription | 10e des Hauts-de-Seine |
| Législature | IXe,Xe etXIe(Cinquième République) |
| Groupe politique | UDF(1988-1993) UDFC(1993-1997) UDF(1997-2001) |
| Prédécesseur | Proportionnelle par département |
| Successeur | Lui-même(indirectement) |
| Président duconseil de surveillance de la Société du Grand Paris | |
| – (4 ans, 11 mois et 29 jours) | |
| Élection | |
| Successeur | Jean-Yves Le Bouillonnec |
| Secrétaire d'État à la Fonction publique | |
| – (2 ans et 4 jours) | |
| Président | Nicolas Sarkozy |
| Gouvernement | Fillon II |
| Prédécesseur | Christian Jacob |
| Successeur | Georges Tron |
| Premier vice-président duconseil général des Hauts-de-Seine | |
| – (1 an, 3 mois et 26 jours) | |
| Président | Charles Pasqua |
| Prédécesseur | Roger Prévot |
| Successeur | Louis-Charles Bary |
| Vice-président de l'Assemblée nationale | |
| – (1 an, 3 mois et 17 jours) | |
| Président | Laurent Fabius |
| Législature | XIe(Cinquième République) |
| Successeur | Patrick Ollier |
| Président de laCommission des Affaires économiques, de l'Environnement et du Territoire de l'Assemblée nationale | |
| – (11 mois et 27 jours) | |
| Législature | Xe(Cinquième République) |
| Prédécesseur | Jacques Dominati |
| Successeur | François-Michel Gonnot |
| Ministre délégué à la Communication | |
| – (5 mois et 16 jours) | |
| Président | François Mitterrand |
| Gouvernement | Chirac II |
| Prédécesseur | Philippe de Villiers |
| Successeur | Catherine Tasca |
| Secrétaire d'État chargé des Rapatriés | |
| – (1 an, 6 mois et 8 jours) | |
| Président | François Mitterrand |
| Gouvernement | Chirac II |
| Prédécesseur | Raymond Courrière |
| Successeur | Camille Cabana |
| Biographie | |
| Date de naissance | (85 ans) |
| Lieu de naissance | 14e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UDF-PSD -NC -FED -UDI |
| Diplômé de | Faculté de droit de Paris IEP de Paris Inalco |
| Profession | Maître de conférences à l'université |
| Maires d'Issy-les-Moulineaux | |
| modifier | |
André Santini, né le àParis, est unjuriste ethomme politiquefrançais.
Docteur en droit, membre des gouvernementsChirac II etFillon II et ancien député de la10e circonscription des Hauts-de-Seine, il est maire d'Issy-les-Moulineaux depuis 1980 et vice-président de lamétropole du Grand Paris depuis 2016. Il dirige également leSyndicat des eaux d’Ile-de-France depuis 1983.
Fils du commerçant Marcel Santini et d'Antoinette Ceccaldi, André Santini naît à Paris dans le14e arrondissement[1]. Il est d'originecorse[2]. Il est également le neveu du pionnier deshélicoptères de l'armée de l'air, le colonelAlexis Santini (1914-1997), et de ce fait le neveu par alliance de sa veuve, le médecin général inspecteurValérie André, première femme à être nommée générale dans l'armée française.
Après des études secondaires aulycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre lafaculté de droit et des sciences économiques, l'Institut d'études politiques de Paris, l'École nationale des langues orientales vivantes et enfin l'Institut des hautes études internationales à Paris[1].
À l'issue de ces études, André Santini est docteur en droit (1985)[3], diplômé d'études supérieures en science politique et diplômé dejaponais[1]. Il est début 2011 maître de conférences à l'université[4].
AuParti social-démocrate (PSD), André Santini devient membre du bureau politique en 1980 puis assure la fonction de secrétaire général du parti de 1986 à 1995[1]. À l'UDF, il est en 1983 délégué national chargé des problèmes de sécurité, puis en 1988 chargé des relations avec les fédérations départementales ; il en est secrétaire général adjoint en 1993, puis vice-président en 1992. En 1995, il est secrétaire général deForce démocrate, puis vice-président en 1998, lorsque FD devient la Nouvelle UDF. En 2003, il est élu président de la fédération d'Île-de-France de l'UDF[1].
Président duSyndicat des eaux d'Île-de-France (SEDIF) depuis 1983[1], André Santini a été vice-président du groupe d'étude sur les problèmes de l'eau et vice-président du groupe d'étude sur les voies d'eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l'Agence de l'eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis (réélu pour un second mandat le). En 2008, l'assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battuJacques Mahéas, soutenu par les tenants d'un retour en gestion publique de l'eau[5].
En 1988-1990, il est président puis président d'honneur de la Fédération nationale des sociétés d'économie mixte (FNSEM)[1].
Du au, il est président de lacommission de la production et des échanges[4].
Du au, il est vice-président de l'Assemblée nationale[4]. Il est coprésident du groupe d'études Internet, technologies de l'information et de la communication et commerce électronique[1].
Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000 et du réseau des villes internationalesGlobal Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, président de l'Association des villes marraines de bâtiments de guerre[1].
À partir de 2000, il copréside avecCharles Pasqua le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d'art contemporain, laFondation Hamon dont la gestion fait actuellement l'objet d'uneprocédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le par un juge d'instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d'intérêt »[6].
En 2001-2002, il est premier vice-président duconseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d'Île-de-France en 2004[1].
Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en3e position. Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la fameuse « dédémobile ».
Il est aussi vice-président de lacommunauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest (Issy-les-Moulineaux,Boulogne-Billancourt,Sèvres,Meudon,Vanves,Ville-d'Avray etChaville), vice-président duSyndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine et est en outre vice-président des groupes d'amitié avec l'Arménie (fervent soutien de la cause arménienne et importante communauté arménienne à Issy-les-Moulineaux), laChine, l'Iran etCuba en plus d'être président du groupe d'amitié entre la France et laCorée du Sud à l'Assemblée nationale.
Il apporte son soutien àNicolas Sarkozy en, avant même le premier tour de l'élection présidentielle, ce qui lui vaut d'être suspendu de l'UDF[7]. Il intègre par la suite leNouveau Centre, dont il devient vice-président.
Le, dans legouvernement Fillon II, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, auprès du ministre du Budget,Éric Woerth. À la suite de cette nomination, c'est son suppléant, l'UMPFrédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui siège à l'Assemblée. Le, en visite officielle enChine pour leweek-end en tant que maire d'Issy-les-Moulineaux, sa ville étant jumelée avec un district dePékin, il est victime d'un malaise cardiaque. Hospitalisé àPékin, conscient, il est rapatrié en France et hospitalisé quelques jours auVal-de-Grâce.
André Santini fait l'objet d'unemise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt » dans l'affaire dite de la Fondation Hamon[8]. Il a néanmoins été nommé au gouvernement, mettant fin à ce que les médias appelaient « la jurisprudence Balladur » et qui voulait que depuis legouvernement de ce dernier, une personne mise en examen ne pouvait être membre du gouvernement. Son pourvoi formé contre un arrêt rendu le par lacour d'appel deVersailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure, a été rejeté par laCour de cassation le[9].Le, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Versailles rend un arrêt demandant au juge d'instruction de caractériser « l'élément intentionnel » des « détournements de fonds publics », et « l'élément matériel » du délit de « prise illégale d’intérêts », estimant que le délit de « détournements de fonds publics », comme celui de « prise illégale d’intérêts » ne sont pas caractérisés[10],[11],[12].
À l'occasion d'un remaniement ministériel, le, il quitte son poste de secrétaire d'État chargé de la Fonction publique. Il retrouve son siège à l'Assemblée nationale le mois suivant, bénéficiant d'une loi votée en permettant aux membres du gouvernement sortant de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.
Nommé membre du conseil de surveillance de laSociété du Grand Paris le, il en devient le président le21 juillet suivant, élu avec14 voix et6 abstentions[13]. Son élection à l'âge de69 ans est critiquée par l'opposition, alors que le Parlement avait posé une limite de65 ans et qu'il est mis en cause dans une affaire judiciaire[14]. André Santini démissionne le lendemain duconseil régional d'Île-de-France mais — la présidence du conseil de surveillance de laSociété du Grand Paris n'étant pas rémunérée[15] — il conserve ses mandats de maire d'Issy-les-Moulineaux, député de la10e circonscription Hauts-de-Seine, président du comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, président duSyndicat des eaux d'Île-de-France et vice-président de lacommunauté d'agglomération du Grand-Paris-Seine-Ouest[16], et déclare dans la presse en : « un certain cumul est plus une force qu'une faiblesse »[17].

Durant laXIIIe législature (2007-2012), André Santini était membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale[4].
Il est de nouveau candidat auxélections législatives de 2012 dans la10e circonscription des Hauts-de-Seine et affronte pour la troisième fois, entre autres,Lucile Schmid, candidate d'Europe Écologie Les Verts, transfuge et néanmoins investie par lePS. En, il est réélu dans la10e circonscription des Hauts-de-Seine avec 53,26 % des voix[18]. Au cours de cette législature (2012-2017), André Santini est de nouveau membre de la commission des affaires étrangères et également président du groupe d'amitié France - Corée du Sud et vice-président du groupe d'amitié France - Arménie[19].
Le, à laMutualité, André Santini participe au lancement de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le nouveau parti de centre-droit présidé parJean-Louis Borloo[20].
En mars 2014, il est réélu maire d'Issy-les-Moulineaux après que sa liste a obtenu 67 % des voix au premier tour.
Il est élu, le, troisième vice-président de lamétropole du Grand Paris, chargé de la stratégie économique[21].
Il soutientAlain Juppé pour laprimaire présidentielle des Républicains de 2016[22].
En février 2017, il est réélu à la tête duSEDIF, le Syndicat des eaux d'Île-de-France (fonction qu'il occupe depuis1983[23]), mais annonce qu'il ne se représente pas pour un nouveau mandat de député[24]. Le magazineCapital le cite avecJean-Christophe Cambadélis parmi les députés les moins impliqués à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017[25].En, il soutient Jeremy Coste pour le remplacer, soutenant sa candidature en étant son suppléant[26]. Jérémy Coste est battu (61 % contre 39 %) parGabriel Attal, candidat deLa République en marche[27]. Cet échec le conduit à démettre cinq de ses adjoints au conseil municipal, qu'il accuse de trahison pour avoir supposément soutenu son adversaire[28].
Lors desélections municipales de 2020, il est candidat à sa réélection, avec le soutien d'une coalition composée notamment de l'UDI, desRépublicains et deLa République en marche. Sa liste l'emporte dès le premier tour, avec 60,3 % des voix.
Le, letribunal correctionnel de Versailles condamne André Santini à deux ans de prison avec sursis, à une amende de 200 000 € et à cinq ans d'inéligibilité[29] ; il est relaxé en appel, le, par la cour d'appel de Versailles[30]. Le parquet général se pourvoit en cassation[31]. La cour de cassation ordonne un troisième procès pour André Santini portant uniquement sur le délit annexe de prise illégale d'intérêts, rendant définitive sa relaxe concernant le détournement de fonds publics. Le, il est relaxé du délit annexe de prise illégale d'intérêts par la cour d'appel de Paris[32].
À l'été 2022,Le Monde annonce qu'André Santini fait l'objet de plaintes auprès duparquet deNanterre pour « agression sexuelle », « harcèlement sexuel » et « harcèlement moral » de la part de son ex-chef de cabinet et de son ancien huissier, qui lui reprochent un phénomène d'emprise et de soumission et dénoncent des centaines d'attouchements. André Santini conteste l'intégralité des faits qui lui sont reprochés, et les qualifie de« proposdiffamatoires qu'il entend poursuivre »[33]. Le parquet ouvre uneenquête préliminaire le 2022[34], puis uneinformation judiciaire le 21 octobre 2024[35].
André Santini fait voter par le conseil municipal de sa commune uneprotection fonctionnelle, soit la prise en charge des frais de justice par l’assurance de la commune[36]. Le 21 novembre 2022, il est visé par une nouvelle plainte pour « prise illégale d'intérêt » par les deux mêmes collaborateurs. L'action en justice est justifiée par le refus d'accorder à ces anciens collaborateurs municipaux une assistance juridique. Cette plainte est accompagnée d'enregistrements audio d'échanges avec André Santini[37].
Trois élus socialistes étaient jugés début juillet 2023 pour outrage après avoir, en mai 2020, interpellé André Santini sur les délégations relatives aux communautés juive et arménienne confiées à deux de ses adjoints. Les trois élus d'opposition sont relaxés, alors qu'André Santini est condamné à des dommages et intérêts pour procédure abusive. André Santini annonce son intention de faire appel[38].
En mars 2012, il est condamné pour injures publiques envers Joseph Dion[39].
Le 30 mai 2013, sa condamnation pour injure publique envers Lucile Schmid est confirmée en appel[40].
Le, il est condamné à 1 000 € d'amende, en première instance, pour « injure publique » envers Serge Brière, responsable local d'Europe Écologie Les Verts et candidat sans étiquette aux municipales de[41]. Cette condamnation est confirmée en appel le[42].
André Santini qualifie deux élues de « pin-up » lors du comité du Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) du 21 décembre 2023. Une plainte pour « outrage sexiste » est déposée[43].
André Santini se taille une réputation dans la « salle des Quatre colonnes » de l'Assemblée nationale où les journalistes relèvent ses jeux de mots et ses bons mots à destination tant de ses opposants que de ses camarades : il est plusieurs fois de suite élu par la presse« député le plus drôle »[réf. nécessaire], en étant gratifié duprix de l'humour politique :
En1991, il crée le « Club des parlementaires amateurs de havane », dont il est président à vie. À ce sujet, il déclare en 2003 consacrer 1 000 € par mois à l'achat de ses cigares[45].
André Santini est chevalier de laLégion d'honneur etmédaille d'or de la Jeunesse et des Sports[1].
Il a reçu, en 2009, le Trophée du « Visionnaire de l'année » àNew York[46], décerné par l'Intelligent Community Forum, un groupe de réflexions américain qui étudie le développement économique et social des collectivités locales duXXIe siècle[47].
Le, Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’Internet auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, lui a remis une « e-toile d’or » pour son action en faveur du numérique et l’impact positif sur le développement de la ville[48].
Il est président à vie du jury duprix Iznogoud, dont il a été lauréat en 2004.
André Santini est membre de l'Académie Alphonse-Allais.
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