Pour les articles homonymes, voirElbogen.
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André (Naftali[1]) Elbogen (,Hajdúnánás,Hongrie-,Saint-Genest-Lerpt,Loire)[2],[3] est unjuif orthodoxefrançais d'originehongroise, étudiant de la Faculté des Sciences de l'Université de Strasbourg, repliée àClermont-Ferrand, membre de laRésistance, fusillé par lesAllemands, pour fait de Résistance.
André Elbogen est né le àHajdúnánás, enHongrie. Il est le demi-frère du rabbinJean Schwarz, le beau-frère deHenri Klein, deThéo Klein, le futur chef de file dumouvement de jeunessejuive orthodoxeYechouroun et deMoché Catane. Il est un cousin par alliance durabbinSamy Klein.
Son frèreIsaïe Charles Elbogen, résistant, membre de la compagnieMarc Haguenau est décédé le à laBataille de Latroun (1948), dans laGuerre d'indépendance d'Israël, à l'âge de 22 ans.
En 1943, élève en classe demathématiques spéciales aulycée Blaise-Pascal, leslois sur le statut des Juifs du régime de Vichy l'interdisent de prendre part au concours de l'École normale supérieure[4].
Il est membre de l'Armée Juive[5].
Dès 1943, il participe aux actions du corps franc de laMontagne noire.
Il se marie le àClermont-Ferrand avec Mady (Madeleine) Klein, née le à Mulhouse.Madeleine Elbogen[6] est comme André Elbogen étudiante à la Faculté des Sciences de l'Université de Strasbourg, repliée à Clermont-Ferrand. André etMadeleine Elbogen seront mariés à peine 4 mois, car elle est arrêtée dans laRafle du 25 novembre 1943 à Clermont-Ferrand. Elle est transférée le auCamp de Drancy avec le Matricule No. 10359. Elle est déportée dans leConvoi No. 66 en date du deDrancy àAuschwitz. Elle est assassinée à son arrivée àAuschwitz. Elle est officiellement déclarée décédée le[7].Elle n'a pas encore 22 ans.
Claire Klein, une sœur de Mady Elbogen, née le à Mulhouse, est aussi étudiante à l'Université de Strasbourg, repliée àClermont-Ferrand. Elle est aussi arrêtée dans laRafle du 25 novembre 1943 à Clermont-Ferrand. Elle est transférée avec Mady le auCamp de Drancy avec le Matricule No. 10360 (le numéro suivant celui de Mady). Elle est déportée avec Mady dans leConvoi No. 66 en date du deDrancy àAuschwitz. Elle est assassinée comme Mady à son arrivée àAuschwitz. Elle a à peine 20 ans.
André Elbogen est arrêté par laGestapo le mercredi, sur trahison, en compagnie deSamy Klein et deHenri Klein sur le quai d'une gare deSaint-Étienne.
En effet, André Elbogen, Samy Klein et Henri Klein, prennent dans une petite gare de labanlieue deSaint-Étienne (ou dans lagare de Saint-Étienne-Carnot au centre-ville de Saint-Étienne) le train pour laHaute-Loire. Il avait été recommandé par le maquis d'éviter la gare centrale, par trop dangereuse.
Samy Klein laisse ses deux compagnons (André Elbogen et Henri Klein) sur le quai, et va prendre contact avec l'antenne du maquis. Durant sa brève absence, un Juif (plus tard, on saura qu'il s'appelait Gensburger[8]) lie conversation avec André Elbogen et Henri Klein. Ces deux derniers sont membres du mouvement de jeunesseYechouroun. De loin, Édith (il s'agit d'Edith Klein, la future épouse deThéo Klein), qui fait aussi partie deYechouroun et qui les accompagnait, tout en restant à distance, aperçoit que sur un signe de Gensburger, des hommes en civils emmènent André Elbogen et Henri Klein. Édith voudrait prévenir Samy Klein mais ne réussit pas. Il tombe à son tour dans lasouricière.
André Elbogen, Samy Klein et Henri Klein se retrouvent avec d'autres prisonniers à la caserne Desnouettes àSaint-Étienne.
André Elbogen, Samy Klein et Henri Klein, ne restent que pour un court temps en prison. Au matin du vendredi, (la veille du17 Tammouz) ils sont emmenés pour être fusillés.
Samy Klein est fusillé au bord d'un champ. Ce champ est situé à l'Étrat à la Fouillouse (Voir,La Fouillouse), commune del'Étrat, située à six kilomètres au nord de Saint-Étienne.
André Elbogen et Henri Klein sont fusillés àSaint-Genest-Lerpt (Loire). Leurs corps sont retrouvés en bordure de route àLa Taillée (Vendée).
Les dépouilles d'André Elbogen, deSamy Klein et d'Henri Klein sont inhumées dans le cimetière de l'Etrat, puis inhumées à nouveau, quelques semaines après la Libération, dans le cimetière israélite de La Mouche,rue du rabbin Abraham Bloch[9], àLyon. Les tombes de André Elbogen[10], Samy Klein et Henri Klein sont placées côte-à-côte dans le Carré A Allée J.Cette seconde inhumation se fera en même temps que pour les cinq fusillés du de la ferme-école Saint-Germain près deVillemotier dans l'Ain, incluantAron Wolf, l'ami de Samy Klein. Ces secondes inhumations sont facilitées par leGrand-rabbin deLyon,David Feuerwerker, l'ami de Samy Klein. Selon la tradition juive, ils seront veillés toute une nuit par les chefsÉclaireuses éclaireurs israélites de France (EIF, devenusEEIF) de Lyon, incluantFrédéric-Shimon Hammel, aucimetière juif de Lyon.
André Elbogen a 22 ans.

L'Université de Strasbourg inscrit sur ses murs les noms d'André Elbogen et de son épouseMadeleine Elbogen née Klein, dans uneplaque commémorative située dans lehall de l'Université de Strasbourg[11],[12]:
« André Elbogen et Madeleine Elbogen née Klein
Tous deux étudiants en Sciences.
Ils s'étaient mariés quelques mois auparavant. Ce jour-là ils avaient dit en riant, qu'ils étaient si pauvres, qu'ils ne pouvaient pas s'acheter des alliances chez un bijoutier, mais que deux petits anneaux dorés de rideaux feraient bien l'affaire.
André arrêté à Saint-Étienne. Fusillé.
Madeleine arrêtée le à la Grande Rafle.
Déportée à Auschwitz, disparue.
et Tous les Autres
Ils ne méritent pas de tomber dans l'oubli.
Ils doivent demeurer dans la mémoire collective de la Nation. »