Elle possède une partie urbaine principale, à dominante linéaire, et une autre partie « Le petit Amplier », constituée de deux petits hameaux à quelque trois kilomètres du bourg, contigus à la commune deTerramesnil, dans le département de laSomme.
Il est drainé par lefleuve côtier l'Authie, d'une longueur de 108,18 kilomètres, qui prend sa source dans la commune deCoigneux, située dans le département de laSomme, et qui se jette dans laManche entre les communes deBerck et deFort-Mahon-Plage[4] et par leBeaurepaire[5].
les « paysages du val d'Authie », qui concernent83 communes, se délimitent : au sud, dans le département de laSomme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des plateaux cambrésiens et artésiens ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord[16].
Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur labaie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans laManche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont[16].
L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels[16].
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF detype 1[Note 5] : lavallée de la Quillienne, ses vallons adjacents et bois d'Orville, d’une superficie de2 143 hectares et d'une altitude variant de65 à 154mètres. Cette vallée associe des influencesthermophiles dans les lisières et sur les pelouses et un caractèrepsychrophile au niveau des forêts de ravins. Une partie du site est occupée par l’agriculture intensive[17].
Au, Amplier est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (73,4 %), prairies (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), forêts (5,1 %), zones urbanisées (2,7 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la commune vient du latinampliare, qui signifie agrandir. En effet, Amplier doit son nom aux développements successifs de la commune d'Orville qui, ne pouvant plus contenir dans son enceinte le nombre toujours croissant de ses habitants, donna naissance à cette seconde bourgade. Elle est mentionnée sous le nom « d'Ampleias Villa » dans le diplôme deCharles le Chauve de877, qui assigne deux manoirs sur ce village à l'abbaye de Marchiennes, ou du germaniqueampla (oseille) +lari « espace inculte »[23].
En 1758, la seigneurie deGalametz, relevant du château d'Hesdin, est érigée encomté, associées à celles deMarconne, Amplier et Quint-d'Orville, sous la dénomination de comté de Brandt, du nom du seigneur qui bénéficie de cette promotion[25].
Des fouilles pratiquées dans lamotte castrale d'Amplier ont amené la découverte de vieilles armes et de tombeaux.
Unemaladrerie y fut également fondée, à la suite descroisades, mais il est impossible d'en retrouver l'emplacement.
Amplier était gouverné par les mêmes seigneurs qu'Orville, dont il était un fief, et dépendait, comme son chef-lieu, du diocèse d'Amiens.
Alexandre François Ignace de Brandt, qui est seigneur de Galametz, Marconne, Amplier, Quint-d'Orville, à la moitié duXVIIIe siècle, a pris part à la plupart des batailles de Flandre et s'est distingué à labataille de Lauffeld et autres, où il a été employé comme cornette dans lerégiment de Royal-Cravatte. Il bénéficie en mars 1758, par lettres données à Versailles, de la promotion de la seigneurie de Galametz associée à celles citées en comté. Il est le fils de Louis François de Brandt, mayeur (maire) de la ville d'Aire, place que Philippe et François de Brandt, ses aïeux ont également occupée. Sa mère Marie Agnès Ptolomey était fille de Paul Gabriel Marie comte Ptolomey, d'une noble famille d'Italie; un de ses parents Charles de Brandt nommé en 1666 capitaine de soixante hommes d'armes, sous leduc d'Havré, a rempli ce poste jusqu'à sa mort. Il est d'une ancienne famille noble alliée auxSalperwick, marquis deGrigny, deFléchin,Wamin, de la Ferté, de le Vacque[25].
En raison de sa position sur la frontière de Picardie, ce village était gardé par six hommes de lagabelle, pour empêcher le transport du sel et du tabac. Un poste surveillait aussi le pont qui était fermé par une barrière pendant la nuit[26].
En 2025, la centaine d'élèves de Sarton, Amplier, Halloy et Orville est scolarisée dans le village d'Orville, dans une école datant des années 1980 constituée enRPC, complétée et modernisée en 2025[33].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].
En 2023, la commune comptait 297 habitants[Note 7], en évolution de −1,66 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La découverte de sables phosphatés sur le territoire de la commune voisine : Orville (voir ci-après) en 1887 fit doubler la population d'Amplier, qui passa en quatre ans de 340 à 724 habitants.La commune d'Orville a une histoire bien particulière, liée à la découverte de sables phosphatés en 1887. À cette époque, la population d'Orville est passée enquatre ans de 461 à 1 503 habitants !On comptait jusqu'à30 carrières d'extraction de sable phosphaté à Orville, dans lesquelles travaillaient plus de 500 ouvriers belges.Les importations de phosphate du Maroc et de Tunisie, moins coûteux et plus riche, ont mis fin à l’exploitation. Le site, « les buttes d'Orville », est maintenant occupé par un parcours de ball-trap.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 31,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 27,3 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait152 hommes pour149 femmes, soit un taux de 50,5 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,0
3,3
75-89 ans
9,4
21,2
60-74 ans
20,8
21,9
45-59 ans
21,5
20,5
30-44 ans
18,8
19,2
15-29 ans
12,1
13,9
0-14 ans
17,4
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[39]
En 2019, dans la commune, il y a121 ménages fiscaux qui comprennent298 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 8] de21 180 euros, soit supérieur au revenu médian de la France métropolitaine qui est de21 930 euros[40],[41].
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Définition de l'unité de consommation selon l'INSEE : pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on divise le revenu par le nombre d’unités de consommation (UC). Celles-ci sont généralement calculées de la façon suivante :1 UC pour le premier adulte du ménage,0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus,0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.Cette échelle d’équivalence (dite de l’OCE) tient compte des économies d’échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie.
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Amplier: Thierry François enfile à nouveau l’écharpe majorale : C’est dans la continuité que s’est déroulée l’élection du premier magistrat puisque Thierry François, maire sortant, a été réélu sans surprise. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).