Pour les articles homonymes, voirAmericana.
| Americanah | |
| Auteur | Chimamanda Ngozi Adichie |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Anglais |
| Titre | Americanah |
| Éditeur | Alfred A. Knopf |
| Lieu de parution | New York |
| Date de parution | |
| ISBN | 978-0-307-96212-6 |
| Version française | |
| Traducteur | Anne Damour |
| Éditeur | Éditions Gallimard |
| Collection | Du monde entier |
| Lieu de parution | Paris |
| Type de média | papier |
| Nombre de pages | 528 |
| ISBN | 978-2-07-014-235-4 |
| modifier | |
Americanah est un roman américano-nigérian écrit parChimamanda Ngozi Adichie publié en 2013 aux Etats-Unis. Il est publié en français par leséditions Gallimard en 2015.
Le roman se compose de sept parties inégales :
Au début du livre, une jeune femme noire, Ifemelu, d'origine nigérianeigbo, installée et intégrée dans la ville blanche dePrinceton (New Jersey), se rend dans la proche ville noire deTrenton (New Jersey) se faire tresser les cheveux, non défrisés. Cette blogueuse célèbre, au moins auprès deSapphic Derrida, vient de fermer son blog intituléRaceteenth (Observations diverses sur les Noirs américains (ceux qu'on appelait jadis les nègres) par une Noire non-américaine), de vendre son appartement et de quitter son petit-ami Blaine avec qui elle entretenait une relation depuis trois ans. Elle quitte également les États-Unis où elle était depuis treize ans, pourrevenir au pays, àLagos.
Le chapitre 2 traite du retour difficile d'Obinze à Lagos, après ses trois années en Angleterre.
La seconde partie (chapitres 3-8) évoque la vie nigériane des personnages d'avant l'expatriation, les années lycée, les retards de salaire et de loyer, les amitiés, les lectures, les sorties, les inspirations religieuses de la mère d'Ifemelu et les résistances d'Ifemelu aux contraintes sociales. Tante Uju, dépendante du Général aide financièrement son frère, le père d'Ifemelu, mais le décès du Général la force à déguerpir avec leur fils Dike, aux États-Unis, où elle a accouché un an plus tôt à Atlanta.
La seconde moitié de la seconde partie (chapitres 9 à 22) évoque le séjour américain d'Ifemelu, de ses retrouvailles avec Uju qui est réduite à une forme de pauvreté, cumulant trois emplois pour payer ses études préparatoires et vivre à Brooklyn (Flatlands), avec son fils Dike. Ses voisins, Jane et Marlon, noirs de laGrenade et leurs enfants Elisabeth et Junior, l'aident à passer l'été à faire la baby-sitter de Dike, et à s'habituer peu à peu au nouveau monde : un service public d'éducation défaillant, un Nigérian décevant (Bartholomew), un système universitaire contraignant. Heureusement, Uju obtient son entrée en médecine. Mais elle doit se faire détresser et défriser les cheveux pour paraître"plus professionnelle". Ifemelu rejointPhiladelphie, avec la carte de Sécurité Sociale et le permis de conduire prêtés par Ngozi Okonkwo, pour retrouver Ginika et ses amies (Stéphanie, Jessica, Teresa, Hari...). Là-bas, elle s'installe en colocation avec Jackie, Elena, Allison et suit des cours en communication. Elle peine à payer son loyer, car ses recherches d'emploi sont infructueuses, et à s'intégrer ce qui l'amène à déprimer (au Nigéria ladépression n'existe pas, ou du moins personne n'en parle, elle est alors dans le déni).
La troisième partie suit les piètres aventures d'Obinze, pendant trois ans, après l'expiration de son visa de six mois : insécurité, solitude, aliénation. Il rencontre le cousin Nicholas, marié à Ojiugo, intégrés, avec cours de violoncelle, piano, violon, et français pour leurs enfants, Nna et Nne. Le cousin Iloba lui fait connaître Vincent Obi, qui le laisse utiliser son numéro de Sécurité sociale, contre 35% des salaires. Il se permet uniquement une pause hebdomadaire en café-librairie. Comme assistant-livreur (Vinny Boy), il rencontre enfin des Anglais simplement humains, comme Roy Snell, et surtout Nigel, avant d'être dénoncé. Son ancien ami Emenike, intégré, lui passe mille livres pour finaliser le mariage arrangé par des Angolais avec Cleotilde, et à cette occasion, à Newcastle, il est arrêté, puis expulsé.
La quatrième partie accompagne Ifemelu, après la fin ducouronnement de sa vie et la rupture avec Curt. Elle lance son blog,Raceteenth, qui lui apporte reconnaissance (observer, pas expliquer) et argent, donc appartement. Elle retrouve alors Blaine, sa sœur Shan (écrivaine, son salon), son amie Araminta. Elle finit par s'installer chez lui à New Haven, à rencontrer ses connaissances : Marcia, Michael, Stirling, Nathan, Paula, Pee, Grace, Omar, Bill, Maribelle, Joan, Ashanti, Boubacar, Kavanagh... Elle obtient une bourse de recherche en licence à l'Université de Princeton, et se sépare de fait de Blaine, au moins pour le logement.
En dernière partie, Ifemelu travaille comme rédactrice dans une revue, et tient un blog,Les petites rédemptions de Lagos...
Le récit-cadre est une belle histoire d'amour entre deux jeunes Nigérians, de bon niveau, qui se quittent à 19 ans, et se retrouvent treize ans plus tard, à 32 ans, après avoir chacun vécu, lui en Angleterre, essentiellement dans leGrand Londres, elle dans le nord-est des États-Unis. Son expatriation est difficile, et remplie de beaucoup d'expériences aussi bien professionnelles que personnelles telles que l'immigration,l'acculturation, l'exploitation, leracisme, lanégritude, la migritude[1]de nouvelles amitiés et de nouveaux amours.e.L'action se déroule donc dans les années 2000-2010, au tournant du siècle, au moment de l'élection d'Obama à la présidence américaine.Le livre s'ouvre sur le salon de coiffure africain deTrenton. Le salon revient brièvement dans plusieurs chapitres : Aisha, une des coiffeuses du salon, veut qu'Ifemelu persuade un de ses prétendants de l'épouser. Et Ifemelu porte sur elle son africanité : pourquoi faudrait-il défriser et détresser les cheveux des femmes d'origine africaine ?
Les recensions francophones sont plutôt favorables[5],[6],[7],[8],[9],[10], et assez peu consistantes, sans doute par méconnaissance des milieux évoqués, sauf une[11].
En 2025, le magazine Télérama le classe parmi les 25 meilleurs romans du XXIe siècle[12].
Une adaptation cinématographique est prévue.