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| Ambrose Everett Burnside | ||
| Naissance | Liberty (Indiana) | |
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| Décès | (à 57 ans) Bristol (Rhode Island) | |
| Allégeance | États-Unis d’Amérique | |
| Grade | Major-général | |
| Années de service | 1847 – 1865 | |
| Commandement | Armée du Potomac | |
| Faits d'armes | Guerre américano-mexicaine Guerre de Sécession | |
| Autres fonctions | Gouverneur de Rhode Island Sénateur des États-Unis | |
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Ambrose Everett Burnside, né le àLiberty (Indiana) et mort le àBristol (Rhode Island), est un militaire et homme politiqueaméricain deRhode Island, ayant occupé les postes de gouverneur et desénateur. En tant qu’officier général de l’armée de l'Union durant laguerre de Sécession, il conduit des campagnes victorieuses enCaroline du Nord et l’est duTennessee, mais connaît d'importants revers, comme à labataille d'Antietam, à labataille de Fredericksburg ou à labataille du Cratère.
Il a donné son nom à son style très reconnaissable de pilosité faciale, connu en anglais sous le nom desideburns.
Burnside est né àLiberty, dans l’Indiana, quatrième d’une fratrie de neuf enfants de Edghill et Pamela (ou Pamilia) Brown Burnside, une famille d’ascendanceécossaise[note 1]. Son père, originaire deCaroline du Sud, était propriétaire d’esclaves qu'il avait libérés au moment de déménager dans l’Indiana. Ambrose suit les cours du séminaire de Liberty étant enfant, mais son instruction est interrompue au décès de sa mère en 1841 et il est placé en apprentissage auprès d’un tailleur local, finissant même par devenir associé dans l'affaire[note 2]. Son intérêt pour les choses militaires et les relations politiques de son père l’amènent à s’inscrire à l’Académie militaire de West Point en 1843. Il en sort diplômé en 1847, se classant18e sur 38, et est affecté comme sous-lieutenant à brevet[note 3],[note 4] dans le2e régiment d'artillerie. Il rejointVeracruz pendant laguerre américano-mexicaine, mais arrive après la cessation des hostilités et est essentiellement cantonné en garnison dans la région deMexico[1].
À l’approche de la guerre civile, le lieutenant Burnside sert deux ans sur lafrontière, sous les ordres du capitaineBraxton Bragg au sein du3e régiment d’artillerie, une unité d’artillerie légère à cheval, chargée de protéger les routes postales qui traversent leNevada jusqu’enCalifornie. En 1849, il est blessé d’une flèche au cou au cours d’une escarmouche contre desApaches àLas Vegas, Nouveau Mexique. En 1852, il se voit confier le commandement dufort Adams àNewport (Rhode Island), où il épouse Mary Richmond Bishop deProvidence (Rhode Island) le. Cette union, qui dure jusqu’à la mort de Burnside, ne lui donne pas de descendance[2].
En 1853, Burnside démissionne del’armée, restant cependant engagé au sein de la milice d’État, et consacre son temps et ses efforts à la mise au point du fusil qui porte son nom, lacarabine Burnside. Lesecrétaire à la Guerre des États-Unis sous leprésidentJames Buchanan,John B. Floyd, passe un contrat avec la Burnside Arms Company afin d’équiper un large pan de l’armée avec cette carabine, ce qui la conduit à ouvrir de nouvelles usines pour sa fabrication. La Bristol Rifle Works n’était pas plus tôt achevée qu’un autre fabricant d’armes aurait soudoyé Floyd pour rompre le contrat de 100 000$ avec Burnside. Burnside brigue, sous l’étiquettedémocrate, l’un des sièges du congrès de l’État de Rhode Island en 1858 ; il est largement battu. Le poids de la campagne, ainsi que la destruction de son usine par un incendie, contribue à le ruiner et l’oblige à céder ses brevets sur les armes à feu à des tiers. Il part pour l’ouest à la recherche d’un emploi et devient trésorier de l’Illinois Central Railroad, où il travaille, et se lie d’amitié, avec l’un de ses futurs commandants,George McClellan[3].
À l’éclatement de la guerre de Sécession, Burnside estgénéral de brigade dans la milice de Rhode Island. Il lève un régiment, le1er régiment d’infanterie des volontaires de Rhode Island, et s’en voit confier le commandement avec le grade decolonel le. En l’espace d’un mois, il est promu au commandement d’une brigade dans le secteur du nord-est de la Virginie. Il commande la brigade à lapremière bataille de Bull Run en juillet, engageant ses troupes progressivement et prend temporairement le commandement de la division en remplacement du généralDavid Hunter, blessé. Après la démobilisation de son régiment de volontaires, engagés pour trois mois, il est promu au grade debrigadier general des volontaires le, chargé d’entraîner les brigades de réserve dans l’Armée du Potomac naissante[1].
Après labataille des Hatteras Inlet Batteries (une victoire unioniste saluée comme enfin de bon augure par les Nordistes), Burnside est nommé à la tête de la division côtière (enanglais :Coast Division), ou Force expéditionnaire deCaroline du Nord, trois brigades assemblées àAnnapolis (Maryland), qui formeront le noyau du futur neuvième corps d’armée et le secteur de la Caroline du Nord, de à.
Début 1862 commence lacampagne de Burnside en Caroline du Nord : sous sa direction une victorieuse campagne amphibie ferme plus de 80 % des côtes atlantiques de laCaroline du Nord aux naviresconfédérés pour le restant de la guerre[note 5], ce qui contribuera en à la chute du port deNorfolk (Virginie), jusque-là aux mains des confédérés.
En récompense de ses succès (bataille de Roanoke Island,bataille de Elizabeth City,bataille de New Bern,bataille de Fort Macon, premières victoires significatives de l’Union sur lethéâtre oriental de la guerre) il est promumajor general le. En juillet, ses forces sont transportées au nord, àNewport News, en Virginie, et deviennent le neuvième corps de l’armée du Potomac[1].
Après l’échec de lacampagne de la Péninsule deGeorge McClellan, Burnside se voit offrir le commandement de l’armée du Potomac. Refusant cette opportunité – par loyauté envers McClellan et parce qu’il ne sous-estime pas son propre manque d’expérience militaire – il détache une partie de son corps d’armée en soutien à l’Armée de Virginie (unioniste) du généralJohn Pope pendant la campagne de Virginie du Nord. Des télégrammes extrêmement critiques à l’égard des capacités de commandement de Pope qu’il reçoit du général de divisionFitz John Porter à cette époque et fait suivre à ses supérieurs ne seront pas sans conséquences dans le procès militaire de Fitz John Porter, au cours duquel Burnside fera figure de témoin clef.
On lui offre à nouveau le commandement après la débâcle deJohn Pope lors de laseconde bataille de Bull Run, et à nouveau Burnside décline la proposition[4].
Burnside se voit confier le commandement de l’aile droite de l’armée du Potomac (les premier et neuvième corps d’armée) au démarrage de lacampagne du Maryland en vue de labataille de South Mountain, mais McClellan sépare les deux corps à labataille d'Antietam, les plaçant aux deux extrémités de la ligne de front de l’Union et rendant à Burnside le commandement du seul9e corps. Refusant implicitement de céder son autorité supérieure, Burnside agit d’abord avecJesse L. Reno (tué à South Mountain) puisJacob D. Cox, qui lui succède, comme s’il était demeuré le commandant de ces deux corps d’armée, faisant transiter par lui tous les ordres destinés au corps. Cet arrangement pesant contribue à sa lenteur lors de l’attaque et de la traversée du pont nommé aujourd’huiBurnside's Bridge (le pont de Burnside) sur le flanc sud de la ligne de front de l’Union[5].
Burnside ne procède pas à une reconnaissance appropriée de la zone et, au lieu de tirer avantage des nombreux gués hors de portée de l’ennemi, ses troupes sont contraintes à des assauts répétés au travers du pont étroit, que dominent des tireurs d’élite confédérés postés sur des hauteurs. À midi, McClellan perdait patience. Il envoie une succession d’estafettes afin de pousser Burnside à aller de l’avant. Il ordonne à un aide de camp :« dites-lui que même si ça doit lui coûter 10 000 hommes, il doit avancer ». Il augmente la pression en envoyant son inspecteur général pour mettre Burnside au pied du mur, qui s’indigne :« McClellan semble penser que je ne fais pas tout mon possible pour emporter ce pont ; vous êtes le troisième ou quatrième qui m’est envoyé ce matin avec des ordres similaires. »[6] La division sudiste du généralAmbrose Powell Hill met à profit ce répit pour arriver deHarpers Ferry et refoule la percée finale de l’Union. McClellan refuse les demandes de renforts de Burnside et la bataille s’achève dans une impasse tactique[7].
McClellan est relevé de son commandement après avoir échoué à poursuivre Lee qui faisait retraite après Antietam, et Burnside est affecté au commandement de l’armée du Potomac le. Il se soumet avec réticence à cette assignation, qui est déjà la troisième dans sa brève carrière. Le présidentAbraham Lincoln presse Burnside d’entamer une action plus agressive et le approuve son plan de capturer la capitale confédérée àRichmond (Virginie). Ce plan mène l’Union à une humiliante et coûteuse défaite à labataille de Fredericksburg le. Son avancée sur Fredericksburg est rapide, mais des retards ultérieurs dus à une anticipation insuffisante dans l’établissement de ponts flottants pour franchir larivière Rappahannock et sa propre réticence à recourir aux gués pour partiellement déployer son armée avant que Lee n’arrive en force, permet au généralRobert E. Lee de concentrer ses forces le long d’un secteur appelé Marye's Heights immédiatement à l’ouest de la ville et de repousser facilement les assauts de l’Union. Les attaques au sud de la ville, qui étaient censées former l’axe principal de l’offensive, sont mal emmenées et les percées initiales de l’Union ne sont pas exploitées. Bouleversé par l’échec de son plan et par les pertes considérables qu’entraînent ses assauts frontaux vains et répétés, Burnside dit vouloir conduire lui-même un assaut à la tête de son ancien corps d’armée. Ses commandants de corps d'armée l’en dissuadent mais les relations entre le général et ses subordonnés s’en trouvent affectées. Acceptant sa complète responsabilité, il offre de se retirer de l’U.S. Army, ce qui lui est refusé.
En, Burnside lance une seconde offensive contre Lee, mais elle se retrouve immobilisée par les pluies hivernales avant d’avoir obtenu le moindre résultat et on l’a surnommée par dérision laMud March (marche dans la boue). À la suite de ce nouvel échec, il demande àAbraham Lincoln de relever de leur commandement et traduire en cour martiale plusieurs officiers qui s’étaient montrés ouvertement insubordonnés[8]. Comme il met en balance sa démission, Lincoln opte pour cette dernière solution : le il remplace Burnside par le général de divisionJoseph Hooker, l’un des officiers qui avaient comploté contre Burnside[9].
Lincoln ne souhaite pas se séparer complètement de Burnside et ce dernier est affecté au commandement dudépartement de l’Ohio à la tête de son neuvième corps. Pour lutter contre lescopperheads (démocrates luttant contre la guerre et laconscription) particulièrement actifs en Ohio, Burnside édicta le leGeneral Order Number 38, qui lui donnait les moyens d'éradiquer l'agitation[note 6].
Clement Vallandigham, le chef descopperheads, s'insurgea contre cet acte arbitraire, fut arrêté le et jugé deux jours plus tard, ce qui aggrava la tension en Ohio et déclencha une polémique juridique et politique queAbraham Lincoln eut du mal à apaiser.
Burnside eut aussi à affronter des raids confédérés, comme celui mené par un fameux général de cavalerie confédéré :John HuntThunderbolt (« La Foudre ») Morgan.
Au cours de lacampagne de Knoxville, il avance jusqu’àKnoxville, dans leTennessee, mais après la défaite du généralWilliam Rosecrans à labataille de Chickamauga, lelieutenant généralJames Longstreet, dont les troupes avaient déjà affronté celles de Burnside à Marye's Heights, poursuit Burnside. Burnside vainc brillamment Longstreet à labataille de Campbell's Station et s’avère capable de rejoindre ses retranchements en sûreté à Knoxville, où il est brièvement assiégé avant la défaite des confédérés à labataille de Fort Sanders hors de la ville. Fixer les forces de Longstreet à Knoxville a contribué à la victoire du généralUlysses Grant sur le généralBraxton Bragg à labataille de Chattanooga. Les unités sous le commandement deWilliam Tecumseh Sherman marchent au secours de Burnside, mais le siège a déjà été levé et Longstreet s’est retiré, rentrant finalement en Virginie[9].
Burnside reçoit l’ordre de ramener le neuvième corps jusque sur le théâtre oriental où, àAnnapolis, capitale duMaryland, il le renforce de nouveaux effectifs jusqu’à dépasser 21 000 hommes[10]. Le neuvième corps combat pendant lacampagne terrestre de comme une unité indépendante, rendant compte initialement à Grant ; son corps n’est pas rattaché à l’armée du Potomac en raison du fait que Burnside était hiérarchiquement au-dessus de son commandant,George G. Meade, qui avait combattu comme général de division sous les ordres de Burnside à Fredericksburg. Cette disposition peu commode fut rectifiée le juste avant labataille de North Anna, où Burnside accepte de céder sa préséance de rang et se retrouve placé sous les ordres directs de Meade[11].
Burnside combat à labataille de la Wilderness et à celle deSpotsylvania, où il ne se distingue pas[note 7], attaquant précautionneusement et apparaissant réticent à engager ces troupes dans les assauts frontaux qui caractérisent ces batailles.
Après North Anna et labataille de Cold Harbor, il rejoint les assiégeants dePetersburg[12].

Comme les deux armées piétinent dans une guerre de tranchée devant Petersburg en, Burnside approuve un plan suggéré par un régiment demineurs dePennsylvanie de son corps : creuser une sape sous un fort des tranchées confédérées et y faire sauter des explosifs pour surprendre les Sudistes et réaliser une percée. Le fort est détruit le au cours de ce que l’on appelle aujourd’hui labataille du Cratère. En raison de l’opposition de Meade, Burnside reçoit l’ordre, quelques heures seulement avant l’assaut de l’infanterie, de ne pas faire intervenir sa division de soldatsnoirs, qui avait été spécialement entraînée en vue de cet objectif, et se voit forcé de recourir à des troupes blanches non-entraînées à la place. Ne pouvant décider de la division à choisir en remplacement, il fait tirer au sort ses trois subordonnés. La division désignée par le sort est celle dugénéral de brigadeJames H. Ledlie (en), qui ne prend même pas la peine d’informer ses hommes de ce qu’on attend d’eux et qui est vu ivre durant la bataille, loin des avant-postes, incapable de mener ses hommes au combat. Les hommes de Ledlie pénètrent dans l’énorme cratère creusé par l’explosion au lieu de le contourner, se retrouvant pris au piège et sous le feu meurtrier des confédérés derrière leurparapet, ce qui cause de lourdes pertes.
Burnside est relevé de son commandement le et envoyé en permission par Grant ; Meade ne l’a jamais rappelé pour le service. Une commission d’enquête fera porter la responsabilité du désastre du Cratère sur Burnside et ses subordonnés. En décembre, Burnside rencontre le président Lincoln et le général Grant pour évoquer son avenir. Résigné, il s’étonne de voir Lincoln et Grant lui demander de rester dans l’armée. À la fin de l’entrevue, Burnside écrit :« Je n'ai pas été informé de quelqu’affectation que ce soit. » Il finit par démissionner le[13].

Début 1865, l'ex-major-general a connu une mortification supplémentaire : laBurnside carbine à un coup a été définitivement détrônée par laSpencer carbine (à 7 coups et à répétition par levier de sous-garde), devenue extrêmement populaire dans l'US Army[note 8]. Après que 55 000 unités de laBurnside carbine ont été livrées au gouvernement US, sa production cesse, et jusqu'à la fin des hostilités laBurnside Arms Co. n'usine plus que desSpencer carbines.
Après sa démission, Burnside est employé au sein de plusieurs directions de l’industrie et des chemins de fer, présidant notamment les chemins de fer de Cincinnati et de Martinsville, ceux d’Indianapolis et deVincennes, et lesRhode Island Locomotive Works[note 9]. Il est élu pour trois mandats d'un an au poste degouverneur de l’État de Rhode Island entre et. Il est commandant en chef de laGrande armée de la république, une association de vétérans nordistes, de 1871 à 1872[14]. À la création, en 1871, de laNational Rifle Association of America (NRA), il est choisi pour en être le premier président[15].
Au cours d’une visite enEurope en 1870, Burnside tente une médiation entre Français et Allemands engagés dans laguerre franco-prussienne, sans succès. En 1874, il est élusénateur des États-Unis pour le Rhode Island ; il est réélu en 1880 et il sert au Sénat jusqu’à sa mort, survenue en 1881. Au cours de cette période, Burnside, qui avait été un démocrate avant la guerre, porte les couleurs duparti républicain, jouant un rôle important dans les affaires militaires en présidant également lacommission des Affaires étrangères en 1881[16].
Burnside meurt brutalement d’une « neuralgie du cœur » (angine de poitrine) àBristol et est enterré au cimetière de Swan Point, àProvidence[16]. Une statue équestre est érigée en son honneur à la fin duXIXe siècle dans Burnside Park à Providence.
Personnellement, Burnside a toujours été très populaire – à la fois dans l’armée et dans les cercles politiques – se faisant aisément des amis, souriant beaucoup et se souvenant de chaque nom. Sa réputation de militaire professionnel, cependant, est moins positive, et est réputé pour son obstination, son manque d’imagination et son inaptitude à la fois intellectuelle et émotionnelle pour le haut commandement[17].Régis de Trobriand le décrit ainsi[18]:
« C'était un homme d'un beau caractère, honnête, droit, rempli de patriotisme, incapable de s'abaisser à aucune intrigue, et subordonnant toujours son ambition à son devoir ; seulement trop enclin à l'obstination »
Grant affirme qu’il n’était pas fait pour le commandement d’une armée, et que personne n’en avait plus conscience que lui-même. Connaissant ses limites, il a refusé par deux fois le commandement de l’armée du Potomac, ne finissant par accepter que parce que le commandement en serait allé autrement àHooker. L’historien Jeffry D. Wert décrit le soulagement de Burnside après Fredericksburg dans un passage qui résume sa carrière militaire[19] :
« Il s’était avéré le commandant le plus malchanceux de l’armée, un général maudit d’avoir succédé à son chef le plus populaire et un homme persuadé de ne pas être fait pour le poste. Son office avait été marqué par une amère animosité parmi ses subordonnés et un effrayant, sinon inutile, sacrifice de vies humaines. Ferme patriote, il manqua d’une forte personnalité et de volonté pour diriger ses généraux récalcitrants. Il avait souhaité combattre l’ennemi, mais la terrible pente devant Marye's Heights forme son legs[note 10]. »
— Jeffry D. Wert, The Sword of Lincoln
L’historienBruce Catton résume ainsi Burnside[20] :
« … Burnside avait démontré de façon répétée que cela avait été une tragédie militaire de lui attribuer un rang supérieur à celui de colonel. L’une des raisons pourrait avoir été que, avec toutes ses déficiences, Burnside n’eut jamais aucun point de vue propre à appliquer ; il était un soldat loyal, honnête et simple, faisant de son mieux même si cemieux n’était pas très bon, n’intriguant, ne complotant ni ne médisant jamais. De même, il était modeste ; dans une armée dont de nombreux officiers généraux étaient d’insupportables primas donnas, Burnside ne se prit jamais pour Napoléon. Physiquement, il était impressionnant : grand, un rien corpulent, arborant ce qui était probablement les plus artistiques, et les plus propres à inspirer le respect, des favoris de toute cette armée qui aimait à porter les favoris. Il était habituellement surmonté d’un chapeau de feutre à forme ronde et au bord rabattu, et revêtu d’une redingote croisée, sanglée à la taille et tombant au genou – un costume, malheureusement, dont la ressemblance avec celui d’un agent de police solidement charpenté des années 1880 frappera un œil moderne[note 11]. »
— Bruce Catton, Mr. Lincoln's Army
Burnside s’est également fait remarquer par la taille inhabituelle de sa barbe, dans laquelle lesrouflaquettes qui partent de chacune de ses tempes rejoignent sa moustache, le menton étant rasé ; le mot deburnsides a été forgé en anglais pour décrire ce style. Les syllabes ont connu plus tard une inversion pour donner le mot desideburns[17].
Burnside a été interprété parAlex Hyde-White dans un film sorti en 2003Gods and Generals, dirigé par Ronald Maxwell[21].
Burnside apparaît dans la bande dessinée "La Bataille du cratère".
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