| Ambassade desÉtats-Unis en Israël | ||
États-Unis | ||
|---|---|---|
L'ambassade des États-Unis en Israël, à Jérusalem. | ||
| Lieu | 14 David Flusser Street Jérusalem | |
| Coordonnées | 31° 44′ 52″ nord, 35° 13′ 29″ est | |
| Ambassadeur | Mike Huckabee | |
| Nomination | 9 avril 2025 | |
| Site web | il.usembassy.gov | |
Géolocalisation sur la carte :Israël | ||
| Voir aussi :Ambassade d'Israël aux États-Unis | ||
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L'ambassade des États-Unis en Israël est lareprésentation diplomatique desÉtats-Unis auprès d'Israël. Elle est située àJérusalem depuis le.
Les États-Unis sont le premier pays à reconnaîtrede facto le nouvel État d'Israël le[1]. La reconnaissancede jure a eu lieu le. Peu de temps après, l'ambassade américaine àTel Aviv est ouverte.James Grover McDonald devient le premier ambassadeur le.
Laloi sur l'ambassade de Jérusalem, adoptée par le Congrès en 1995, oblige les États-Unis à transférer leur ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem d'ici le et à ce que les États-Unis considèrent Jérusalem comme la capitale d'Israël. L'ambassade reste toutefois à Tel Aviv parce que la loi permet également au président de « reporter indéfiniment l'application de la loi si le déménagement présente des problèmes de sécurité nationale ».
Lesaccords d'Oslo prévoient que le statut de Jérusalem doit être négocié[2]
Le consulat général à Jérusalem, créé en 1844, représente les États-Unis à Jérusalem, enCisjordanie et dans labande de Gaza en tant que mission indépendante des États-Unis dont les membres ne sont pas accrédités auprès d'un gouvernement étranger.
En 2001, ausommet de Taba, Bill Clinton propose que Jérusalem puisse être une ville ouverte, capitale de deux États, israélien et palestinien.
En 2003, l'initiative de Genève accorde Palestiniens et Israéliens. Selon cet accord,« les capitales mutuellement reconnues des deux Parties seront situées dans des zones de Jérusalem placées sous leur souveraineté respective. »
Le, le président américainDonald Trump déclare que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d'Israël et annonce son intention de déplacer l'ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem[3],[4]. Le, le vice-président américainMike Pence annonce que l'ambassade américaine ouvrira avant la fin de l'année 2019[5].
Les États-Unis inaugurent officiellement leur ambassade à Jérusalem le[6]. La date correspond aux 70 ans de ladéclaration d'indépendance de l'État d'Israël.Ivanka Trump, fille et conseillère du président Trump, représente les États-Unis lors de la cérémonie d'inauguration. Le bâtiment reçoit une bénédiction religieuse chrétienne faite parJohn Hagee etRobert Jeffress (en), deux pasteurs texans invités par Donald Trump qui, selon l'historienJean-Pierre Filiu, se seraient fait remarquer dans le passé par des déclarations à caractère antisémite[7] et liés à l'organisation de John Hagee,Chrétiens unis pour Israël. L'ambassade est établie dans les locaux occupés précédemment par le consulat général américain.
Dans le cadre de laMarche du retour, des manifestations sont organisées[8] dans la bande de Gaza par leHamas contre l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade américaine. Ces manifestations sont perçues comme violentes par Israël[9],[10].L'armée israélienne ouvre alors le feu depuis sa frontière avec Gaza : 62 Palestiniens sont tués[11],[12], dont 50 membres duHamas et 3 membres duJihad islamique palestinien[13],[14],[15],[16]. Plusieurs centaines d'autres sont blessés - plus de 2000 blessés selon l'ambassadeur palestinien à l'ONU[17]. Face à une critique internationale, Israël revendique son droit à défendre son intégrité territoriale[18],[19]. Seuls les États-Unis soutiennent Israël auConseil de sécurité des Nations unies[20] : le, l'ambassadrice américaine à l'ONUNikki Haley déclare qu'Israël a fait preuve de retenue et réfute le lien entre ces violentes manifestations et l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem[20],[21].
Ce déplacement d'ambassade a été décrit comme un « acte de provocation et d’hostilité contre la nation islamique » dans un texte de l'Organisation de la coopération islamique[22].
Le dimanche, 10 000 personnes manifestent pacifiquement contre l'installation de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem àCasablanca auMaroc, avec les slogans « Palestine’s eternal capital » et « Death to Israel »[23].

Le bâtiment de l'ancienne ambassade àTel-Aviv, situé à l'intersection des rues Hayarkon et Shalom Aleichem, s'élève sur six étages avec une façade brute et fortifiée. Une barrière de sécurité a été érigée dans les années 1990 pour empêcher les attaques sur l'ambassade par des véhicules. Au sud de l'immeuble se trouve le parking, également entouré d'un mur. Le toit du bâtiment est couvert d'antennes et d'appareils électroniques.
La résidence de l'ancienne ambassade, située àHerzliya, près de Tel-Aviv, se retrouve vide ; le milliardaire américainSheldon Adelson, soutien du transfert de l'ambassade, rachète alors le bâtiment pour un prix record de 67 millions de dollars[24].
| Diplomate | Date de nomination | Date de remise des lettres de créance | Date de Fin de mission |
|---|---|---|---|
| Martin Indyk | |||
| Daniel C. Kurtzer | |||
| Richard Henry Jones | |||
| James B. Cunningham | |||
| Daniel B. Shapiro | |||
| David M. Friedman | |||
| Thomas R. Nides | |||
| Jack Lew | |||
| Mike Huckabee | en fonction |