On trouve aussi le nomRisalioth, qui est l'arabe reconstruit راس الأليةRa’s al-aliya, « le Début de la Queue », introduit grâce aux explications deJoseph Juste Scaliger (1579)[16], et repris parRichard Hinckley Allen (1899)[17],[18].
Il s'agit d'unegéante ousous-géante blanche detype spectralA1III-IVp, le « p » indiquant des particularités dans l'abondance de certainséléments chimiques dans sonspectre, une caractéristique desvariables de type α2 CVn (dontα2 Canum Venaticorum, ou Cor Caroli, est le prototype). Alioth, en représentante de ce type, semble combiner deux phénomènes qui interagissent : sonchamp magnétique intense sépare ses différents élémentsmétalliques et l'angle entre son axe de rotation et son champ magnétique (presque 90°) provoque diverses bandes d'éléments magnétiquement triés, qui sont perçues à différents moments depuis la Terre. Ces éléments — et la rotation de leurs bandes — induisent une fluctuation du spectre d'Alioth sur une période de 5,1 jours.
Pour ce type d'étoiles variables, Alioth possède un champ magnétique relativement faible, 15 fois plus faible que celui de Cor Caroli, mais tout de même 100 fois plus élevé que celui de la Terre.
Du point de vue de la constellation de laGrande Ourse, Alioth est l'étoile de la queue de l'animal la plus proche de son corps. Il s'agit également d'un membre ducourant d'étoiles de la Grande Ourse, un groupe d'étoiles large et diffus dont les membres semblent partager des vélocités communes.
Ladésignation de Bayer d'Alioth viole la règle usuelle qui veut que les premières lettres de l'alphabet grec soient assignées aux étoiles les plus brillantes de la constellation. De fait, les étoiles de la constellation de la Grande Ourse ont été indexées par Bayer d'ouest en est et pas par luminosité décroissante.