Pour les articles homonymes, voirValensi (homonymie).
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| Nationalités | beylicat de Tunis(jusqu'au) protectorat français de Tunisie(à partir du) française(à partir du) autrichienne |
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Alfred Valensi (hébreu :אלפרד ואלנסי), né le àTunis et mort le àSobibór, est unavocat etjournalistetunisien issu de lacommunauté juive.
Impliqué dans les premières formes du mouvementsioniste tunisien, il est le fondateur du mouvement Agoudat Tsion. Il est aussi le premier président de laHistadrout tunisienne de 1920 à 1925. De ce fait, il est considéré comme l'un des principaux contributeurs du sionisme en Tunisie.
Alfred Valensi naît le àTunis dans une fratrie de cinq enfants[1]. Ses parents sont issus de la communauté desGranas, son père exerçant la fonction de chancelier du consulat d'Autriche-Hongrie avant de devenir vice-consul[1]. De ce fait, la famille a été naturaliséeautrichienne[1].
Après des études aulycée Carnot de Tunis, il étudie à lafaculté de droit de Montpellier enFrance, où il obtient unelicence de droit en 1900 puis undoctorat en 1905, en soutenant une thèse portant sur laloi Naquet[1]. Il y rencontre un étudiant en agronomie sioniste, Joshua Bouchmil, quiémigre enPalestine en 1906[2],[3].
Alfred Valensi prête serment commeavocat devant la cour d'appel d'Alger puis s'inscrit au barreau de Tunis en 1902[1].
En 1906, il publie un essai intituléLe Sionisme dans laRevue politique et parlementaire, ce qui en fait l'un des pionniers dusionisme tunisien et contribue à diffuser ces idées enAfrique du Nord[1]. Proche du parti prolétaire sionistePoale Zion et deMax Nordau, il défend lanationalisation du sol, l'organisationcoopérative de la production et l'égalité des droits de la femme[1].
Il estnaturalisé français le[1].
En 1910, avec le rabbinJacob Boccara (he) etJoseph Brami, Valensi fonde la première organisation sioniste à Tunis, Agoudat Tsion, qu'il préside[1]. En 1920, il fédère avec Brami plusieurs organismes sionistes tunisiens dans laHistadrout, qu'il préside jusqu'en 1925 et qui l'amène à participer au12e congrès sioniste (he) en 1921[1]. Il préside aussi la branche tunisienne deKeren Hayessod[2] et introduit le mouvement de jeunesse sionisteHashomer Hatzaïr en Tunisie[1]. S'il s'installe en 1925 àParis, où il est admis au barreau le et exerce dès lors à lacour d'appel de Paris, Valensi représente encore la Tunisie devant le16e congrès sioniste (he) en 1929, tout en devenant vice-président de la Fédération sioniste française (FSF)[1].
La publication duLivre blanc de Passfield en 1930 modifie son engagement sioniste et l'amène à rompre avec la gauche pour rapprocher deVladimir Jabotinsky et du mouvementsioniste révisionniste[1] dont il devient l'un des dirigeants[2]. Il introduit ainsi le mouvement révisionnisteBetar en Tunisie en 1933[1].
Parallèlement à sa carrière d'avocat, Valensi est correspondant des journauxDie Welt (en),Neue Judische Korrespondenz etCorriere Israelitico[1]. À partir de 1919, il collabore auPeuple juif édité par la FSF[1].
Le, Alfred Valensi est exclu de l'ordre des avocats de Paris en application dusecond statut des juifs[1]. Le, il est arrêté par lapolice française à son domicile du 6square Henri-Delormel dans le14e arrondissement de Paris[1],[4]. Interné aucamp de Drancy sous le matricule 18996, il est temporairement transféré aucamp de Beaune-la-Rolande du au[1]. Le, il prend place dans leconvoino 53 à destination ducentre d'extermination de Sobibór[1].
Sonacte de décès daté du n'est dressé que le et le lieu de décès n'est fixé à Sobibór que le sur la base du travail deSerge Klarsfeld[1].
Son nom figure sur le mur duMémorial de la Shoah à Paris[1].
Alfred Valensi se marie à Paris le à Marcelle Ginsburg (1898-1942), la fille d'une figure du sionisme français ; le peintreDavid Junès sert de témoin[1]. Leur fils Raphaël naît le puis le couple se sépare en 1930[1].