| Lady | |
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| à partir de |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | All Saints Church, Kedleston(en) |
| Nom de naissance | |
| Surnom | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille | Maison de Curzon(d) |
| Père | |
| Mère | Mary Curzon(en) |
| Fratrie | |
| Conjoint | Fruity Metcalfe(en)(à partir de) |
| Enfants | |
| Statut |
| Distinction |
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| L'honorable | |
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LadyAlexandra Naldera Metcalfe (née Curzon ; 20 mars 1904 - 7 août 1995) fut une aristocrate britannique de haute lignée. Troisième fille deGeorge Nathaniel Curzon, 1er marquis Curzon de Kedleston, ancienvice-roi des Indes, et de son épouse, Mary Victoria Leiter, riche héritière américaine.
Lady Alexandra Curzon vit le jour en mars 1904 à Londres. Elle reçut son prénom en hommage à sa marraine, lareine Alexandra, ainsi qu’en souvenir du lieu de sa conception, Naldehra, non loin de Simla. Sa mère meurt en 1906, alors que l’enfant n’avait que deux hivers. Les domestiques indiens de son père la nommaient« Baba Sahib », soit« Bébé Maître », et ce sobriquet de« Baba » lui demeura attaché par la suite. Elle fut élevée avec ses sœurs, Irene (« Nina ») et Cynthia (« Cimmie »), entre Hackwood Park dans leHampshire etMontacute. Leur demeure londonienne, sise au1 Carlton Gardens surCarlton House Terrace, devint un haut lieu de la sociabilité aristocratique après les secondes noces de Curzon avec Grace Elvina Duggan en 1917. En 1922, on la désigna comme« la plus gracieuse débutante de la saison ».
Elle fut la première inclination du prince George, duc de Kent. Toutefois, le 21 juillet 1925, elle se maria avec le major Edward Dudley Metcalfe, aide de camp et écuyer d’Édouard VIII. Elle compta parmi les très rares témoins de l’union morganatique dudit souverain avecWallis Simpson[1].
Les Metcalfe eurent pour lignage un fils, David (1927–2012), lequel se distingua comme figure notoire de la bonne société[2].
Avant laSeconde Guerre mondiale, elle se vit attribuer le sobriquet de « BabaBlackshirt » et assuma durant quelque temps un rôle équivoque de médiatrice à demi inconsciente entre son beau-frère,Oswald Mosley, etDino Grandi, ambassadeur deBenito Mussolini au Royaume-Uni. Parallèlement, elle jouissait de l’ardente dévotion du secrétaire aux Affaires étrangères,Lord Halifax, lequel logeait, tout comme Alexandra et sa sœur, dans leDorchester Hotel.
Les époux Metcalfe divorcent en 1955, sans que cette séparation n’entamât leur proximité. Alexandra, notamment, se montra toujours soucieuse de réprouver toute parole tendant à décrier son ancien époux[3].
L’existence ultérieure de Baba se trouva essentiellement vouée auSave the Children Fund, œuvre à laquelle elle consacra plus de quatre décennies avec une constance inébranlable. Lady Alexandra s’affilia à cette institution philanthropique en 1950, se distinguant par son zèle dans la quête de subsides à Londres. En 1955, son union conjugale fut dissoute, et elle intégra lors le conseil d’administration du fonds. Par la suite, elle accéda à la présidence du Comité de secours et de bien-être à l’étranger, instance régissant l’ensemble des opérations extérieures de l’organisation. En 1974, elle fut élue vice-présidente.
En 1975, elle fut élevée au rang de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en récompense de ses travaux et de ses œuvres[4].
Elle s’éteignit le 7 août 1995, à l’âge de 91 ans, à l’hôpital John Radcliffe d’Oxford. Elle était alors l’ultime survivante ayant assisté aux noces du duc et de la duchesse de Windsor[3].
Alexandra fut figurée dans la mini-série téléviséeEdward et Mrs. Simpson, œuvre composée de sept épisodes, diffusée en l’an 1980. Cette production se vit décerner l’Emmy Award de la meilleure série limitée cette même année.
Ce rôle fut tenu parFlora Montgomery dans la mini-série dramatiqueMosley, produite parChannel 4 (Royaume-Uni) en 1998 et composée de quatre épisodes. L’œuvre s’inspire des ouvragesRules of the Game etBeyond the Pale, rédigés parNicholas Mosley, neveu et fils dudit personnage historique.
Dans lesecond cycle de la sérieThe Crown, c’est l’actrice Rebecca Saire qui prêta ses traits à la souveraine au cours de l’épisode intitulé « Vergangenheit ».
Elle et ses deux sœurs aînées firent l’objet d’une biographie rédigée par Anne de Courcy, intitulée The Viceroy's Daughters: The Lives of the Curzon Sisters , laquelle retrace leur existence singulière.