Né dans une famillecatholique, Alexander Haig est le second de trois enfants. Son père, avocat et membre duParti républicain, meurt prématurément d'un cancer en 1935. Son frère cadet est devenu prêtre.
Il participe à la guerre de Corée auprès du généralEdward M. Almond. Il reçoit deuxSilver Stars pour son héroïsme. Une fois rentré aux États-Unis, il intègre les services duPentagone. Il est nommé assistant militaire deCyrus Vance,secrétaire à l'Armée. Puis, il est assistant militaire de Joseph Califano, assistant du secrétaire à la DéfenseRobert McNamara.En 1962, il réussit un master en relations internationales de laGeorgetown University.
Il est déployé au Viêt Nam en 1966 et 1967 comme commandant de bataillon puis commandant de brigade au sein de la1re division d'infanterie, la « Big red One ». Il reçoit laDistinguished Service Cross[1] et lePurple Heart pour une blessure, un éclat d'obus au niveau du sourcil. Sonhélicoptère est abattu en 1967 dans la région d'Ap Gu.
De 1967 à 1969, il reçoit un commandement à West-Point.
Comme porte-parole d'Henry Kissinger, il aide le président sud-vietnamienNguyễn Văn Thiệu à négocier un accord de cessez-le-feu en1972.
De1973 à1974, Haig est lechef de cabinet de laMaison-Blanche, à la fin de la présidence deRichard Nixon. Il est très rapidement nommé vice-chef d'État-major de l'armée en doublant plus de 240 généraux plus anciens. Puis, il est obligé de revenir à la Maison Blanche pour gérer les effets duscandale du Watergate, après la démission deBob Haldeman, le bras droit de Nixon.Le président américain sombrant dans la dépression et la paranoïa, Haig est celui qui exerce de fait le pouvoir. Il gère sans accident le départ de Nixon, qu'il a décidé à démissionner, probablement en échange de la promesse d'amnistie de son successeur.
De1974 à1979, Alexander Haig est nomméSACEUR (Supreme Allied Commander in Europe), le commandant suprême des forces alliées en Europe, à la tête du commandement intégré européen de l'OTAN. En 1979, il est victime d'un attentat à la bombe organisé par laFraction armée rouge (Rote Armee Fraction ou RAF, une organisation terroriste d'extrême gauche allemande) dont il sort indemne.
Il démissionne de l'armée en 1979 et devient directeur d'United Technologies pendant un an.
Début1981, à l'arrivée deRonald Reagan à laMaison-Blanche, il devient sonsecrétaire d'État (équivalent de ministre des Affaires étrangères) mais il démissionne le, en partie à cause de sonautoritarisme, de son manque de diplomatie et en désaccord avec les conseillers du président. Durant l'hospitalisation de Ronald Reagan à la suite de l'attentat perpétré contre lui, le, il semble outrepasser ses pouvoirs en déclarant qu'il a « la situation en main ». La presse l'accuse de vouloir court-circuiter le vice-présidentGeorge H. W. Bush. Alexander Haig se défend en disant qu'il n'offrait pas une réponse juridique mais pratique : selon ses dires, il ne parlait pas de la succession du président, mais seulement de la situation dans laquelle se trouvait le gouvernement après l'hospitalisation de Ronald Reagan.
Considéré comme unfaucon, plus dur vis-à-vis du communisme queGeorge P. Shultz, lui étant partisan d'une entente avec l'URSS, et malgré les conseils de modération de Reagan, lui partisan depuis son discours du 16 janvier 1984 d'un rapprochement avec celle-ci[2][source insuffisante], il entre en conflit avec lesecrétaire à la DéfenseCaspar Weinberger. Il est notamment à l'origine de la lutte desContras au Nicaragua et de groupes paramilitaires au Salvador. Il diffuse à l'ONU des photographies retouchées afin de présenter comme des massacres sandinistes ce qui était en réalité des cadavres brulés par la Croix-Rouge[3]. Il attise les tensions avec les Soviétiques, provoquant l'incompréhension et le désarroi des alliés occidentaux des États-Unis, Reagan soutenant officiellementcette publicité sandinisme[Quoi ?], tout en soutenant en secret l'opposition paramilitaire et voulant éviter toutepublicité[Quoi ?] intempestive sur le sujet des Contras[4][source insuffisante].
Il se retire, fonde l'entreprise Worldwide Associates, société de consultants en conseil stratégique. Il apparaît fréquemment sur la chaîne conservatrice d'informationsFox News comme analyste politique et militaire.