| Alberto Núñez Feijóo | ||
Alberto Núñez Feijóo en. | ||
| Fonctions | ||
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| Député auxCortes Generales | ||
| En fonction depuis le (2 ans, 5 mois et 28 jours) | ||
| Élection | ||
| Circonscription | Madrid | |
| Législature | XVe | |
| Groupe politique | Populaire | |
| Président duParti populaire | ||
| En fonction depuis le (3 ans, 10 mois et 12 jours) | ||
| Élection | 2 avril 2022 | |
| Réélection | 5 juillet 2025 | |
| Secrétaire général | Cuca Gamarra Miguel Tellado | |
| Coordonnateur général | Elías Bendodo(2022-2023) | |
| Prédécesseur | Pablo Casado | |
| Sénateur aux Cortes Generales | ||
| – (1 an, 2 mois et 3 jours) | ||
| Circonscription | Galice | |
| Législature | XIVe | |
| Groupe politique | Populaire | |
| Prédécesseur | Elena Muñoz | |
| 7e président de la Junte de Galice | ||
| – (13 ans et 25 jours) | ||
| Gouvernement | FeijóoI,II,III etIV | |
| Législature | VIIIe,IXe,Xe etXIe | |
| Coalition | PPdeG | |
| Prédécesseur | Emilio Pérez Touriño | |
| Successeur | Alfonso Rueda | |
| Président duParti populaire de Galice | ||
| – (16 ans, 2 mois et 15 jours) | ||
| Prédécesseur | Manuel Fraga | |
| Successeur | Alfonso Rueda | |
| Député auParlement de Galice | ||
| – (16 ans, 10 mois et 6 jours) | ||
| Élection | 19 juin 2005 | |
| Réélection | 1er mars 2009 21 octobre 2012 25 septembre 2016 12 juillet 2020 | |
| Circonscription | Pontevedra | |
| Législature | VIIe,VIIIe,IXe,Xe etXIe | |
| Groupe politique | Populaire | |
| Successeur | Fernando Pérez Domínguez | |
| Premier vice-président de laJunte de Galice | ||
| – (10 mois et 25 jours) | ||
| Président | Manuel Fraga | |
| Gouvernement | FragaIV | |
| Prédécesseur | Javier Suárez-Vence (gl)(indirectement) | |
| Successeur | Anxo Quintana | |
| Conseiller à la Politique territoriale, aux Travaux publics et au Logement | ||
| – (2 ans, 6 mois et 18 jours) | ||
| Président | Manuel Fraga | |
| Gouvernement | FragaIV | |
| Prédécesseur | Xosé Cuiña | |
| Successeur | Maria José Caride | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | (64 ans) | |
| Lieu de naissance | Ourense (Espagne) | |
| Nationalité | Espagnole | |
| Parti politique | PP | |
| Diplômé de | Université de Saint-Jacques-de-Compostelle | |
| Profession | Juriste | |
| Présidents de la Galice | ||
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Alberto Núñez Feijóo, né le àOrense (Galice), est unhomme politiqueespagnol, membre et président duParti populaire (PP).
Haut fonctionnaire galicien entre 1991 et 1996, il passe les sept années suivantes dans la haute fonction publique espagnole. En 2003, il entre augouvernement régional de Galice, dont il devient vice-président l'année suivante.
Il prend, en 2006, la présidence duParti populaire de Galice, qu'il amène à la victoire aux élections régionales de 2009 avec l'exactemajorité absolue. Il est alors investi président de la communauté autonome, et enchaîne ensuite trois victoires de rang. Il devient peu à peu une valeur refuge et d'avenir pour de nombreux cadres du PP.
En, à la suite de la guerre interne ayant conduit à la chute dePablo Casado, il devient président du Parti populaire et renonce à diriger la Galice. Sous sa direction, le PP remporte les électionsrégionales etmunicipales de 2023 et conclut un certain nombre d'accords de coalition avecVox pour accéder au pouvoir dans plusieurs institutions.
Lors desélections générales anticipées qui suivent, il fait du PP la première force politique mais ne dispose pas des soutiens nécessaires pour gouverner. Il se présente tout de même, sans succès, à l'investiture duCongrès des députés.
Il a passé son enfance et sa jeunesse dans le petit village d'Os Peares, dans laprovince d'Ourense, avant de se rendre àSaint-Jacques-de-Compostelle pour y accomplir sesétudes supérieures dedroit. En 1985, il passe avec succès le concours du corps supérieur de l'administration générale de laJunte de Galice.
Nommé secrétaire général technique du département de l'Agriculture, de l'Élevage et des Montagnes de la Junte en, il est recruté trois mois plus tard par le conseiller à la Santé et aux Services sociaux,José Manuel Romay, comme secrétaire général. Lorsque celui-ci devientministre de la Santé, en 1996, Núñez Feijóo le suit àMadrid. Il occupe d'abord le poste de secrétaire général de l'Assistance sanitaire, puis est promu président de l'Institut national de la santé (INSALUD) peu après.
En, il est désigné directeur de l'opérateur postal publicCorreos, qui entame alors le processus delibéralisation de la distribution de la correspondance.
Il revient enGalice le, lorsqueManuel Fraga le nomme conseiller à la Politique territoriale, aux Travaux publics et au Logement. Il est promu premier vice-président de laJunte de Galice le, tout en conservant ses précédentes fonctions. Il quitte le gouvernement régional le, à la suite de l'arrivée au pouvoir d'unecoalition decentre gauche, lebipartito gallego.
Désormais député auParlement de Galice, il se présente comme candidat à la présidence de la fédération duParti populaire de Galice (PPdeG), malgré la présence de trois autres candidats, dontXosé Cuíña, l'ancien dauphin de Fraga. Il l'emporte facilement, à la suite des différents retraits et ralliements, avec 96 % des voix au congrès du[1]. Il se présente alors comme ungalléguiste réformateur[2].
Aux élections régionales du, il se présente en tant que chef de file du PPdeG et donc candidat à la présidence de lacommunauté autonome de Galice. Avec 47,4 % des suffrages exprimés, il recueille 38 députés sur 75, soit une courtemajorité absolue auParlement de Galice, ce qui met fin à quatre ans de gouvernement decentre gauche. Le suivant, Alberto Núñez Feijóo est investiprésident de la Junte de Galice par les députés[3], et prête serment deux jours plus tard[4]. Le, il décrète trois jours de deuil officiel à la suite de la mort deManuel Fraga, ancien président du gouvernement régional, ancien sénateur, ancien ministre deFrancisco Franco et fondateur du PP[5].
Après la victoire du PP aux élections du, il est réinvesti le par 41 voix contre 34, toute l'opposition ayant voté contre lui[6]. Il entreprend un nouveau mandat à la suite du scrutin du[7], puis des élections du[8]. À partir de, il est le seul dirigeant territorial du PP à disposer de la majorité absolue des sièges au sein de son assemblée parlementaire, et entre et, le seul à travers toute l'Espagne[9].
Alberto Núñez Feijoó est pressenti dès comme un des possibles successeurs deMariano Rajoy à la présidence du Parti populaire[10]. Trois ans plus tard, il renonce pourtant à postuler lors duXIXe congrès, alors que les candidatures se multiplient[11]. Seul chef de gouvernement territorial du PP à disposer de la majorité absolue dans son Parlement à partir de, il devient au fil des années une figure respectée, une voix écoutée et une valeur refuge pour de nombreux cadres du parti[12].
Il appuie enIsabel Díaz Ayuso dans le conflit l'opposant à Pablo Casado[13]. Le, il annonce qu'il sera candidat à la présidence du PP dans le cadre duXXe congrès, parlant d'une décision précipitée mais réfléchie qu'il pensait ne jamais avoir à prendre[14].
Lors du vote direct des adhérents le, dont il avait demandé la tenue bien qu'elle soit facultative puisqu'il est l'unique candidat, il recueille 99,63 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 88 % parmi les 42 000 militants inscrits[15]. Le suivant, sa liste pour le comité exécutif est ratifiée avec 98,35 % des suffrages exprimés par les délégués[16]. Il avait indiqué l'avant-veille du vote la désignation deCuca Gamarra comme secrétaire générale[17], puis la veille la création de la fonction de coordonnateur général, qu'il confie àElías Bendodo[18].
Il démissionne le de la présidence de la Junte de Galice, afin de pouvoir se concentrer sur la vie politique nationale et la présidence du PP[19]. Son dauphin,Alfonso Rueda, est élu par le Parlement pour lui succéder le[20] et prend ses fonctions le lendemain. Le, il est élu sénateur par le Parlement de Galice avec les seules voix des députés du PP, les partis de gauche glissant des bulletins blancs dans l'urne[21]. Il prête serment le lendemain[22].
Le PP arrive en tête desélections municipales du 28 mai 2023 avec 31,5 % des voix, après quoi il conclut des ententes avec le parti d’extrême droiteVox dans 25 villes de plus de 30 000 habitants et dans laCommunauté valencienne. Ces alliances avec l'extrême droite génèrent toutefois un malaise au sein du parti conservateur[23].
Lors desélections générales du 23 juillet suivant, le Parti populaire arrive en tête avec 33,05 %, juste devant les socialistes dePedro Sánchez[24]. Le 22 août, à l’issue d’un entretien, le roiFelipe VI désigne formellement Alberto Núñez Feijoó comme candidat à la présidence du gouvernement[25]. Dès le lendemain laprésidente du Congrès des députés,Francina Armengol, annonce que le débat d’investiture de Feijóo comme nouveau chef du gouvernement aura lieu les 26 et 27 septembre[26].
Il prononce sa déclaration de politique générale devant le Congrès des députés le, que le journalEl País qualifie d'aspiration à« l'investiture du chef de l'opposition »[27]. Pedro Sánchez renonce à lui porter la réplique du groupe socialiste, au profit du député et ancien maire de Valladolid,Óscar Puente[28]. Lors du vote organisé le lendemain, sa candidature est repoussée par 172 voix pour et 178 voix contre[29]. Lors du second vote d'investiture, organisé48 h plus tard, sa candidature est définitivement rejetée par 172 voix pour, 177 voix contre et 1 vote nul, celui d'un député deJunts ayant voté« oui » puis« non » à quelques secondes d'intervalle[30].
Le, à trois semaines duXXIe congrès du PP, il est confirmé comme candidat à la présidence lors d'un vote des adhérents avec 99,72 % des voix[31]. Il est formellement réélu président du PP le suivant par les délégués avec 99,24 % des voix, soit 2 760 voix favorables[32]. Il forme ensuite un nouveau comité de direction dans lequel il confie le secrétariat général àMiguel Tellado, qu'il remplace comme porte-parole parlementaire parEster Muñoz, tous deux s'étant distingués par leurs interventions acérées contre le gouvernement de Pedro Sánchez[33].
Entre 2022 et 2025, le discours d'Alberto Núñez Feijóo évolue. Tandis qu'en 2022, lors de son premier congrès en tant que président du PP, Feijóo critique implicitementVox, il adopte des positions radicalement différentes en 2025. Lors du21e congrès du PP, il refuse explicitement d'établir uncordon sanitaire contre la formation d'extrême droite. Il reprend par ailleurs plusieurs thèmes caractéristiques du discours de Vox, notamment sur l'immigration illégale, la sécurité, lessquats, et ce qu'il qualifie d'« endoctrinement » dans les écoles[34].
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