Pour les articles homonymes, voirBayo.
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| Activités | Écrivain, militaire,homme politique,aviateur,poète, légionnaire espagnol |
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| Armes | Aéronautique militaire (Espagne)(d)(jusqu'en),Légion espagnole(à partir de),Armée populaire de la République espagnole,Armée cubaine |
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| Conflits |
Alberto Bayo y Giroud (né en1892 àCamagüey, àCuba et mort en1967 àLa Havane) est un militaire,pilote, officier républicain pendant laguerre civile espagnole, puis officier cubain. Il est également poète et écrivain.
Fils d'un pèreespagnol, Pedro Bayo Guía, colonel d'artillerie[1] et d'une mèrecubaine, Concepcíon Giroud de Varona[2], il naît à Cuba (à cette époque,colonie espagnole) dans la ville alors dénommée Puerto de Principe.
Son père a trois fils de sa précédente union avec Concepción Lucía Vicente : Celestino (1879-1912), Alfonso (1883-1955) et Enrique, tous militaires, dont deux pilotes. Alberto a une sœur, María Bayo Giroud et un frère Joaquín Bayo Giroud[3].
L'un de ses arrière-grands-pères, José Isabel Giroud (sans doute originellement : Joseph Elisabet Giroud), est un immigré à Cuba, né enFrance àFerney-Voltaire, le[4]. Cet ancêtre, fondeur decloches, laisse un témoignage de son travail en 1853, au clocher du couvent deSaint-François d'Assise deTrinidad[5].

Alberto Bayo étudie àBarcelone puis une année auxÉtats-Unis (La Nouvelle-Orléans) avant d'entrer à l'Académie militaire espagnole deTolède en 1912, dont il sort officier. Le, son demi-frère et pionnier de l'aviation, le capitaine Celestino Bayo Lucía, meurt dans lepremier accident aérien militaire d'Espagne[6],[7],[8].
En1915, il rejoint l'École de l'Air espagnole, située à Madrid (Aeródromo de Cuatro Vientos). Breveté pilote en, il participe à laguerre du Rif et se lie avec des officiers dontRamón Franco, frère du futurCaudillo, affecté comme lui à l'Armée de l'Air espagnole, qui penchera plus tard, un temps, du côté républicain.
Bayo opère en Afrique de 1917 à 1926. Le, il est blessé à l’œil droit lors d'un duel contre un autre officier aviateur,Joaquín González Gallarza et renvoyé en décembre 1923 de l'Armée de l'air espagnole[9] ; il est alors affecté à laLégion espagnole, sous les ordres deFrancisco Franco[10]. Gravement blessé au combat, il passe près d'une année à l'hôpital.
Acquis aux idées républicaines, il se trouve àBarcelone au début de laguerre d'Espagne, en tant que chef de l'aéronavale. Il détient alors le grade de commandant. Lesoulèvement nationaliste débute le. LaGénéralité de Catalogne confie à Bayo l'attaque des Baléares[11]. Le général nationalisteManuel Goded commande alors militairement lesîles, confisquant le pouvoir civil et organisant la défense deMajorque pour le compte des franquistes à compter du.
Le ainsi que le, l'aviation républicaine bombardePalma[12]. Le, le détachement républicain venu de Valence s'installe àIbiza ainsi qu'àFormentera, avec l'aide de la colonne deManuel Uribarri. Le, avec des miliciens renforcés par une partie de la garnison deMinorque, après s'être brouillé avecles anarchistes débarqués àCabrera, Bayodébarque à Majorque une troupe d'environ 4 000 miliciens. Les Républicains mettent pied à terre à Cala Anguila (400 hommes), Cala Petita (500 hommes), puisPorto Cristo (1 200 hommes), Punta n'Amer-Playa sa Coma (1 100 hommes) et Cala Morlanda (150 hommes)[11] près deSon Servera[13]. Bayo installe son quartier général à Sa Coma. Porto Cristo, pratiquement sans défense, est mise à sac par les Républicains[14]. Après avoir tenu quelques jours, les Républicains refluent, faute d'appuis, devant la contre-offensive nationaliste. LesItaliens, sous la houlette d'Arconovaldo Bonaccorsi dit le « comte Rossi » (« conde Rossi ») arrivent le 26 août etconduisent des opérations aériennes en appui des Nationalistes dès le jour suivant[15]. Après avoir perdu le contrôle du ciel, avoir été mitraillé et bombardé par l'aviation ennemie, les Républicains rembarquent dans la confusion le[16],[17], se rendant soit à Barcelone, soit à Mahon. Les Nationalistes comptent 79 morts et 111 blessés[17] ; les Républicains dénombrent de 500[17] à 1500 morts[1]. Des prisonniers Républicains sont sommairement exécutés par les Franquistes, notamment au cimetière de Son Coletes, près deManacor. Parmi eux, cinq infirmières de lacroix-rouge[18].
LeComité des Milices de Barcelone, présidé parJuan García Oliver, met en cause l'impréparation et la responsabilité de Bayo dans le désastre majorquin ; celui-ci échappe à toute sanction dure grâce à l'intervention d'Indalecio Prieto[19].
Bayo œuvre ensuite comme instructeur et participe à labataille de Brunete, près de Madrid, en ; il est nommélieutenant-colonel par le gouvernement républicain espagnol[10].
Après ladéfaite des républicains en 1939, il se réfugie auMexique où il devient instructeur à l'école militaire d'aviation deGuadalajara et fabricant de meubles. C'est àMexico, en1955, qu'il rencontreFidel Castro etErnesto Guevara[20]. Bayo les entraîne à la guérilla en vue de l'opération désastreuse de débarquement duGranma. Cet échec débouchera sur la constitution du maquis castriste dans laSierra Maestra.
Après laprise du pouvoir par Fidel Castro en 1959, il est nommécommandante dans l'armée cubaine. Il meurt en 1967 avec le grade de général dans cette armée[réf. nécessaire].
Marié avec Carmen Cosgaya Torija le, leurs deux fils occupèrent des postes administratifs dans le gouvernement cubain : l'un comme officier, l'autre comme ambassadeur.