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Alain Badiou

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Alain Badiou
Alain Badiou en 2012.
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Alain Badiou, né le àRabat (Maroc), est unphilosophe,romancier etdramaturgefrançais d'inspirationmarxiste.

Professeur émérite à l'École normale supérieure, il est cofondateur duCentre international d’étude de la philosophie française contemporaine. Il a publié plus d'une centaine de livres traduits à travers le monde (dontL'Être et l'Événement) et collaboré avec de nombreuses personnalités des milieux artistiques et philosophiques[1].

Il est connu pour ses prises de parole : jusqu'en 1980, pour sa défense de l'idéologie et desrégimes communistes etmaoïstes, via ses responsabilités au sein de l'Union des communistes de France marxiste-léniniste ; puis pour ses prises de position en faveur desétrangers en situation irrégulière.

Biographie

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Jeunesse

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Alain Badiou naît en 1937, àRabat, auMaroc[2]. Son père,Raymond Badiou, ancien élève de l’École normale supérieure,agrégé de mathématiques,résistant et membre de laSFIO, fut enseignant enclasses préparatoires aulycée Pierre-de-Fermat deToulouse, en France, puis maire de Toulouse de 1944 à 1958, avant de démissionner et de rejoindre leParti socialiste unifié (PSU), à la création duquel il participa, après le ralliement de son parti d'origine au généralde Gaulle[2].

Sa mère est égalementnormalienne.Agrégée de lettres, elle enseigne dans le secondaire[2].

Alain Badiou est successivement élève aulycée Bellevue, puis aulycée Pierre-de-Fermat de Toulouse. En 1956, après des études enkhâgne au lycée parisienLouis-le-Grand, il entre à l'École normale supérieure[2].

Carrière

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Ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1956 en lettres)[3] et major de l’agrégation de philosophie (1960), Alain Badiou enseigne d'abord en lycée, puis à la faculté des lettres deReims (collège littéraire universitaire)[4].

Militant à la SFIO[5] puis auParti socialiste unifié (PSU), dirigé alors parMichel Rocard, il participe, avecEmmanuel Terray, à un groupe de réflexion se réclamant dumarxisme-léninisme et dénonçant ce qu'il appelle « l'opportunisme de droite » de divers courants au sein du parti[6]. Il rejoint à Normale le « groupeSpinoza », constitué en 1967 parLouis Althusser, puis prend part, en 1969, à la création de l’Union des communistes de France marxiste-léniniste (UCFml)[7], groupemaoïste dont il est un des principaux dirigeants jusqu'au début des années 1980[8].

Dès sa création, il intègre l’équipe duCentre universitaire expérimental de Vincennes (1968-1969). Il contribue au développement de cette université (désormaisParis-VIII, déplacée de Vincennes à Saint-Denis) durant une trentaine d'années. À Vincennes,Gilles Deleuze raille son concept philosophique décrit comme « bolchévisme » par ses adversaires[Lesquels ?], tandis que Badiou reste plutôt du côté deJacques Lacan, accusé par Deleuze etJean-François Lyotard destalinisme[7]. De son côté, en 1977, Badiou accuse Deleuze etFélix Guattari d'être des « idéologues préfascistes », dansLa Situation actuelle sur le front de la philosophie (1977)[9][réf. à confirmer]. Badiou et Deleuze entretinrent plus tard une importante correspondance philosophique qui ne fut pas publiée sur demande expresse de Deleuze, et qui donna naissance à un essai de Badiou sur ce dernier[10]. Dans son livre,Pourparlers, Deleuze évoque l'apport de la pensée de Badiou dans la philosophie contemporaine et son effort de repenser le lien entre individu et universalité.

Promu en 1999,professeur à l'université de Vincennes, il devient la même année professeur à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, puis, en 2005,professeur émérite dans cette institution[11],[2]. Il a également été directeur de programme auCollège international de philosophie[12].

Très influencé parLouis Althusser dans ses premiers travauxépistémologiques, il fait appel à lalogique mathématique, seule capable, selon lui, de déployer l'ontologie[13].

Outre son activité de philosophe, Badiou est romancier et dramaturge, ce qui l'amène[Quand ?] à travailler avec des metteurs en scène commeAntoine Vitez ouChristian Schiaretti[14],[15]. Parallèlement, il effectue un travail d'éditeur auquel l'a initié son amiFrançois Wahl : il a longtemps codirigé avecBarbara Cassin la collection « L’ordre philosophique » auxéditions du Seuil. Après avoir quitté le Seuil à la suite d'un conflit de politique éditoriale, Cassin et Badiou poursuivent leur collection philosophique, désormais intitulée « Ouvertures », chezFayard[16], où il publie en 2016 un court essai sur les attentats du,Notre mal vient de plus loin[17].

Parmi ses autres responsabilités, Badiou anime « Les Conférences du perroquet » et participe, en tant que membre perpétuel, à l'Académie de philosophie du Brésil[18].

Fin 2013, le metteur en scène Grégoire Ingold adapteLa République de Platon pour la scène, authéâtre Nanterre-Amandiers[19]. Lors duFestival d'Avignon 2015[20], son directeur,Olivier Py, propose dans la programmationLa République de Platon d'Alain Badiou, mise en scène parValérie Dréville,Didier Galas et Grégoire Ingold. Avec l'École régionale d'acteurs de Cannes et des citoyens. Il s'agit de lectures quotidiennes qui ont lieu dans les jardins de lamédiathèque Ceccano et qui compte comme un succès populaire et singulier de ce69e festival[21]. Il est arrivé à Badiou de jouer comme acteur dans ses pièces[Lesquelles ?][réf. nécessaire].

Alain Badiou est le père adoptif d'un garçon noir[22]. Lors desémeutes de 2005 dans les banlieues françaises, il a publié un texte dans le journalLe Monde pour dénoncer les nombreux contrôles policiers et arrestations dont son fils, alors âgé de 16 ans, fait l'objet sans qu'il soit coupable de quoi que ce soit, simplement à cause de la couleur de sa peau[22]. En 2020, il lui consacre un livre,Tombeau d'Olivier, à la suite de sa mort dans un accident de montagne[23].

Alain Badiou participe à de nombreux colloques et débats. Il intervient également dans des collèges, lycées et universités notamment après la publication de son livreLa Vraie Vie[24] comme aulycée Henri-IV ou à l'École nationale des beaux-arts. Pour ce livre, il accorde un double entretien àMouloud Achour pour l'émissionClique.

Depuis le début de l'année 2015 et en collaboration avec la journalisteAude Lancelin — collaboratrice régulière du philosophe —, Alain Badiou coanime sur le média en ligneMédiapart une émission mensuelle d'une heure sous forme d'un débat à trois entre Lancelin, Badiou et un invité convié suivant l'actualité sociale, intellectuelle, éditoriale, etc. Se sont succédé des figures aussi différentes queJacques Rancière,Michel Onfray,Aurélien Bernier ou encore le responsable du mouvement politique espagnolPodemos Jorge Lago.

Philosophie

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Art et inesthétique

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Dans la préface de son recueilQue pense le poème ? (2016), Badiou situe la philosophie, discours qu'il qualifie de« bâtard », entre l'idéal du formalisme intégral des mathématiques et l'incantation poétique. Ainsi, « lire et commenter les poètes […] est un exercice de vigilance, de garantie »[25] pour mettre à l'épreuve son ontologie mathématique.

Dans l'article intitulé « Que pense le poème ? », Badiou définit le poème comme« une chose de langue, qu'on rencontre à chaque fois comme unévénement »[26], donc qui ne peut être rabattu sur aucune préoccupation utilitaire ou médiatique. Le poème moderne est habité d'unsilence central dont la visée est d'affirmer l'être et non de posséder ou de construire une connaissance. Ses principaux opérateurs sont lasoustraction (Mallarmé) et ladissémination (Rimbaud). Badiou interprète alors le procès dePlaton contre la poésie comme la réaction face au fait que le poème ruine la discursivité (dianoia en grec) propre au discours philosophique.

Ontologie et mathématiques

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Dans ses travaux de philosophie, commeL’Être et l’Événement (1988)[27], suivi en 2006 deLogiques des mondes,L’Être et l’Événement 2[28], Alain Badiou soutient la thèse que l'ontologie (théorie de l'être) est identique aux mathématiques[29] et, plus spécifiquement, à la théorie des ensembles[30], et que la phénoménologie (étude des degrés de l'apparaître[31] et de l'événement) est indistinguable de la logique, qu'il associe à la théorie des topos[32]. Une des thèses qui émergent de ces textes est que, du point de vue de l'être, rien n'appartient à soi (conséquence supposée de l'axiome de fondation[33]) et que l'événement n'est possible que s'il y a précisément une telle autoappartenance[34]. En conséquence, l'événement n'est pas. On doit également mentionner son concept de « matérialisme démocratique » (il n'y a que des corps et des langages[35]), opposé à celui de « dialectique matérialiste » (il n'y a que des corps et des langages, sinon qu'il y a des vérités), son appréhension de l'être, comme multiple et non comme un, sa théorie lacanienne du sujet, son exploitation duforcing dePaul Cohen dans une conception de la vérité[32], les quatre ancrages de sa théorie : l'amour, l'art, la politique et la science.

Ces deux textes élaborent un système métaphysique de type à la fois traditionnel, par son caractère englobant et synthétique, et nouveau, par son intégration de théories mathématiques contemporaines, comme les constructibles de Gödel, le « forcing » de Cohen, la logique interne des topos, etc. Il participe ainsi au renouveau de la métaphysique, auquel on assiste, par ailleurs, dans le monde de laphilosophie analytique[36].

Ces tentatives d'intégration de théories mathématiques ont été dénoncées comme relevant soit de l'imposture intellectuelle, soit de l'incompétence, tant par des philosophes[37],[38], que des mathématiciens[39],[40],[41].

Vérité

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« Les vérités ne sont pas d'ordre philosophique. Les vérités existent dans des champs qui sont non philosophiques. Il y a des vérités scientifiques, [.] artistiques, amoureuses, politiques »[42].« Le propre de la philosophie c'est de faire concept, dans les conditions "époquales" qui sont les siennes, de ce que c'est qu'une vérité. [Pour faire philosophie, il s'agit de] rassembler le système général des vérités d'une époque de telle sorte que l'on puisse proposer un concept de la vérité à peu près adéquat à ces expériences »[43].« La philosophie ne pourrait pas exister s'il n'y avait pas de sciences, d'arts, etc. alors que la science et les arts peuvent exister sans la philosophie »[44].

Vie privée

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En plus d'Olivier, il est également le père de deux garçons, Simon et André, et d'une fille, Claude Ariane.

Engagement politique

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Militant politique, Badiou a été l’un des dirigeants dumaoïsme français (militant à l'Union des communistes de France marxiste-léniniste), comme d'autres normaliens célèbres (Benny Lévy,Guy Lardreau, le linguisteJean-Claude Milner, leslacaniensJacques-Alain etGérard Miller, qui, eux, militaient à laGauche prolétarienneetc.). En dépit des millions de morts provoqués par le régime[45],[46], il ne renie ensuite rien, ou presque, de cet héritage et considère que les conséquences humaines dugoulag et de larévolution culturelle ne doivent pas conduire, concernant le communisme, à« jeter le bébé avec l'eau du bain ». Il affirme aussi qu'« aujourd'hui, la démocratie n'est rien d'autre qu'un outil de propagande du capitalisme »[47].

Revenant sur ces années d'engagement politique au sein de l'UCFML, le philosophe et écrivainBernard Sichère, qui fut l'un de ses membres, la décrit comme« une organisation sectaire », note la discipline (le« style militaire ») qu'y faisait alors régner Badiou convaincu, selon lui, de détenir seul la vérité. Il critique sévèrement« un homme qui aime dominer les autres », « son incapacité à la moindre mise en cause de sa personne et de sa pensée » et ironise sur la radicalité de son discours qui serait celle d'un« révolutionnaire en chambre »[8].

En, au moment de laguerre entre le Cambodge et le Viêt Nam, et alors que le monde entier découvre l'ampleur des crimes dePol Pot et de sesKhmers rouges, il proteste dans une tribune publiée dansLe Monde contre l'« invasion duCambodge par cent vingt mille Vietnamiens » et prend la défense dePol Pot et desKhmers rouges[48]. Cette tribune intitulée « Kampuchea vaincra ! »[49],[50], dans laquelle Badiou emploie l'expression« solution finale » et avance que« la simple volonté de compter sur ses propres forces et de n'être vassalisé par personne éclaire bien des aspects, y compris en ce qui concerne la mise à l'ordre du jour de la terreur »[51], est par la suitefortement critiquée[Par qui ?][52] et présentée comme un exemple de l'aveuglement des intellectuels vis-à-vis des massacres perpétrés par certains régimes communistes[53]. Interrogé en 2012, Badiou déclare regretter cet article[54].

Depuis 1985, il assure le secrétariat de l'Organisation politique avecSylvain Lazarus etNatacha Michel. Ils y défendent la cause des ouvriers étrangers en situation irrégulière dans les foyers[55].

Ce militantisme s'inscrit dans sa philosophie, ce qu'indiquent plusieurs de ses ouvrages récents :L’Éthique, la série desCirconstances (I,II,III,IV etV)[56], qui parlent duterrorisme ou de l'élection présidentielle française de 2002,Le Siècle et, comme suite deL’Être et l’Événement,Logiques des mondes (2006).

Badiou est un critique de laphilosophie postmoderne ou encore de ladémocratie parlementaire, au nom d'une démocratie rendue à« son sens originaire : l'existence des peuples, conçue comme pouvoir sur eux-mêmes »[réf. souhaitée]. Il défend lecommunisme en tant qu'idée clivant la politique de ce qu'elle n'est pas contre les désastres des communismes dogmatiques[47]. Il considère en2008 que« le mot "communisme" […] » a été« avili et prostitué »[57].

Par la suite, il continue de revendiquer l'héritage deMao et de l'activisme révolutionnaire[58]. En 2009, il justifie encore la politique de la terreur comme« une condition de la liberté »[59]. En 2016, le quotidienLe Monde le présente encore comme une « icône de la gauche radicale »[60]. En 2014, l’éditorialisteLaurent Joffrin, commentant la lecture du dernier livre en date de Badiou, considère qu’alors qu’« on pouvait penser qu’Alain Badiou était une sorte de dinosaure maoïste égaré dans notre époque. Une fois sa lecture achevée, on en est sûr. »[45].

Renommée et critiques

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Dans son livreL'Esprit du nihilisme, l'écrivain et philosopheMehdi Belhaj Kacem voit en Badiou l'une des figures les plus importantes de l'histoire de la philosophie : « De même que nous avons commencé par dire que Derrida n’était qu’une parenthèse, géniale, mais une parenthèse, entre Heidegger et Badiou ; de même que nous avons osé affirmer que Heidegger n’était qu’une parenthèse, cruciale, mais une parenthèse, entre Badiou et Hegel ; nous pouvons maintenant aller jusqu’à la témérité d’affirmer que Hegel n’est qu’une parenthèse, grandiose, mais une parenthèse, entre Kant et Badiou. »[61].

Ses livresLe Siècle etDe quoi Sarkozy est-il le nom ? (2007) ont connu un important succès de librairie[62].

L’engagement affirmé d'Alain Badiou à l’extrême gauche a suscité plusieurs polémiques[63], certains[Qui ?] de ses critiques le qualifiant de « gourou gauchiste ». La philosopheMyriam Revault d'Allonnes l’accuse ainsi d'avoir« la haine de la démocratie »[47]. Le sinologueSimon Leys lui reprochait son « ignorance forcenée de la réalité historique » dans son appréciation du maoïsme et dupolpotisme[réf. nécessaire].

Anti-sarkozysme

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Pierre Assouline a par ailleurs critiqué le ton de ses attaques contreNicolas Sarkozy — qualifié par Alain Badiou d’« homme aux rats » dans l’essaiCirconstances 4. De quoi Sarkozy est-il le nom ? —, considérant qu’un« Rubicon » était franchi dans l'« avilissement »[64].

Une seconde critique à ce sujet vient d'Éric Marty dans son livreUne querelle avec Alain Badiou, philosophe paru en 2007 aux éditions Gallimard[65]. Cependant, Éric Marty se défend d'avoir jamais taxé Alain Badiou d'antisémitisme[66].

Les critiques, reprises plus tard parBernard-Henri Lévy, ont amené Alain Badiou à réagir dans un article intitulé « Tout antisarkozyste est-il un chien ? »[67]. Alain Badiou a rappelé à cet égard que d’autres auteurs avant lui, à commencer parJean-Paul Sartre, n’avaient pas hésité à recourir à lamétaphore animale ou même à l’invective politique. Pour Jean-Paul Sartre, tout anticommuniste était « un chien », phrase violente dont Badiou décortique le « sens philosophique » dans le dernier chapitre deCirconstances 4.Pierre Assouline a réagi à la riposte de Badiou, en reprochant au philosophe de dénoncer,« dans un même élan poussif vers un inaccessible humour mâtiné de dérision, toute critique de son livre comme le porte-flingue de commanditaires invisibles »[68].

Adam Garuet, dans la revueAgone, rappelle que l'image de l'« homme aux rats » est une « référence spécieuse à Freud, pour expliquer que [Nicolas Sarkozy] a gagné la présidentielle en mobilisant l'électorat sur la thématique de la peur » et perçoit chez Alain Badiou une posture qu'il qualifie de « radicale-chic », ses propos relevant d'un « élitisme prétentieux » qui est « au principe de l'attirance des lecteurs à qui s'adresse d'ordinaire ce genre de produit »[69]. Pour expliquer l'écho médiatique qu'il a rencontré, Adam Garuet estime que « l'hermétisme et les références soignées fonctionnent à la manière d'un code pour initiés, dans lequel l'ensemble des producteurs intellectuels (écrivains, journalistes, cadres, etc.) aiment se reconnaître » et estime qu'Alain Badiou tient un propos « à ce point abstrait qu'il ne saurait constituer une véritable gêne pour le pouvoir » comme lorsqu'il a dénoncé dans les colonnes duMonde le « capitalo-parlementarisme »[69]. Adam Garuet se demande si ce texte aurait été publié « si son auteur avait nommé des actionnaires duMonde comme Lagardère ou le quotidien lui-même »[69].

Accusations d'antisémitisme

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Alain Badiou a été accusé à plusieurs reprises d'antisémitisme.

Jean-Claude Milner, à la suite de la publication de l'essai d'Alain BadiouCirconstances 3. Portées du mot « juif », l’a accusé d'antisémitisme[47]. C'estBenny Lévy qui formula le premier et textuellement l'accusation d'antisémitisme à son sujet - et même ce qu'il voyait comme « le noyau du nouvel antisémitisme », par exemple en écrivant ceci :« il y a des fils de Sartre qui sont, si j'ose dire, aussi authentiquement fils que moi, et qui sont les nouveaux antisémites d'aujourd'hui. le noyau du nouvel antisémitisme c'est un Monsieur qui s’appelle Alain Badiou. »[70][réf. à confirmer]

Dans la réédition de son essaiDe l'antisémitisme, parue en,Stéphane Zagdanski consacre en post-scriptum des pages très critiques à Alain Badiou sous le pseudonyme d'« Aloysius Baudruche », dont il raille les présupposés philosophiques autant que les thèses portant sur « le nom juif »:« Baudruche conçoit les juifs selon les critères occidentaux les plus déjudaïsés. De ce point de vue il est aussi inepte et aveugle que Sartre qui professait que le juif est une invention de l’antisémite. »[71][réf. à confirmer] Plus récemment, c'est le philosopheIvan Segré qui discute pied à pied les thèses de Badiou sur lecolonialisme de l'État d'Israël[72].

Dans un droit de réponse paru dansLibération, il revient sur les accusations d'antisémitisme portées notamment parBensussan. Il écrit ainsi :« Monsieur Bensussan dit […] que j’ai écrit que « le nom juif est une création politique nazie ». J’en appelle donc à la simple lecture du texte. J’ai écrit : « Avant Hitler il y avait des juifs, individus et peuple, mais Hitler a fait de Juif un signifiant idéologique et étatique justifiant l’extermination. » Monsieur Bensussan conteste-t-il ce point ? Il semble que oui, puisqu’il s’élève contre l’idée d’une « invention hitlérienne au service de l’extermination », semblant considérer que l’hitlérisme n’était rien de nouveau sous le soleil. J’ai dit ensuite que ce signifiant de Juif — avec une majuscule —, mis en avant comme devant être l’alpha et l’oméga de l’explication des événements de la dernière guerre mondiale, associé à l’invention de la notion de crime contre l’humanité, avait servi d’écran et d’intimidation empêchant l’examen historique détaillé de ce qui s’était réellement passé alors »[73].

Canular académique

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En, sous lenom de plume « Benedetta Tripodi », les philosophes Anouk Barberousse et Philippe Huneman ont été les auteurs d'un canular visant Alain Badiou, paru dans le numéro 4 de la revueBadiou Studies[74],[75], dont le thème était « Towards a Badiouian Feminism ». Ils y avaient publié un article dont le titre était « Ontology, Neutrality and the Strive for (non)Being-Queer »[76]. Ils ont par la suite signé, avec le physicienAlan Sokal et les sociologues Manuel Quinon etArnaud Saint-Martin, une tribune dans le quotidienLibération, intitulée : « Canulars académiques, les “maîtres à penser” démasqués », expliquant comment ils avaient réussi à faire publier« 23 pages dénuées de sens, des variations sur le lexique et les thèmes du philosophe français Alain Badiou. Et cela a suffi à convaincre le comité éditorial… dont Badiou fait partie »[77]. Alain Badiou ne joue cependant aucun rôle dans la publication des textes sur ce site[78]et le fait qu'il soit membre du comité éditorial ne signifie pas qu'il ait lu le texte[réf. nécessaire].

Rapport avec Guy Debord

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Dans une lettre envoyée àJean-François Martos le,Guy Debord :« Sans toi, je n’aurais sûrement pas connu les ultimes audaces du maoïste Badiou. Et quel dommage s’il n’avait pas été ramassé avec les autres déchets critiques, que je me propose de concasser ! C’est, me semble-t-il, le pire de tous. »[79]. Debord partage avec Martos une même détestation du maoïsme qu'il exècre autant que le stalinisme du Parti communiste. La lettre de Debord est d'ailleurs une réponse à une missive antérieure de Martos où celui-ci jugeait ainsi le philosophe :« Ce Badiou est en réalité un maoïste (il était encore récemment le leader du « groupe pour la reconstruction du parti communiste marxiste-léniniste de France ») échappé du zoo intellectuel de Vincennes […]. Et quand, dans son auto-présentation de laThéorie du sujet, il montre le bout de l’oreille, c’est donc pour nous apprendre que Staline, le « cinquième grand marxiste », est « à l’index » car les quatre premiers, y compris Mao, sont d’un « usage si permanent que leur numérotation serait incongrue » ! ». Alors que Badiou, même s'il ne trouve pas réellement d’utilité à la pensée de Debord dans la construction de son système — seules les œuvres cinématographiques semblent trouver grâce aux yeux du philosophe —, a écrit un court texte à propos du filmIn girum imus nocte et consumimur igni, le tout, rattaché à un hommage appuyé à ce penseur[80].

L'article de 1979 sur les Khmers rouges

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À propos d'une citation d'Alain Badiou ;« S’agissant de figures commeRobespierre,Saint-Just,Babeuf,Blanqui,Bakounine,Karl Marx,Engels,Lénine,Trotski,Rosa Luxemburg,Staline,Mao Tsé-toung,Chou En-lai,Tito,Enver Hoxha,Che Guevara et quelques autres, il est capital de ne rien céder au contexte de criminalisation et d’anecdotes ébouriffantes dans lesquelles depuis toujours la réaction tente de les enclore et de les annuler »,Simon Leys rappelle le proverbe chinois« Ne prenez jamais la bêtise trop au sérieux » tout en regrettant l'absence de Pol Pot de ce panthéon[81].

De la même manière que Simon Leys, et parmi d'autres encore, le cinéaste cambodgienRithy Panh stigmatise lui aussi dans l'ouvrage co-écrit avec Christophe Bataille intituléL’Élimination (Grasset, 2011) l’enthousiasme et la position publique défendue par Badiou au début de la prise de pouvoir desKhmers rouges, où il voyait une politique d'émancipation incorporée au mouvement révolutionnaire mondial qui signe la séquences des années 1960/70[82]. Selon lui, on avait affaire à une révolution communiste locale donc, mais liée d'une manière internationaliste à toutes les expériences de l'époque et vis-à-vis de laquelle les Occidentaux ne devaient pas intervenir, notamment en adoptant cette posture idéologique et guerrière particulière qui consiste, sous couvert de défense policière de la paix et de la démocratie, à une implantation coloniale (ou post-coloniale) et à une défense violente d'intérêts politico-économiques, voire impérialistes. Ainsi, comme preuve, Rithy Panh cite la tribune publiée par Alain Badiou en janvier 1979 dans le quotidienLe Monde : « Kampuchea vaincra ! », tout en écrivant :« Je relis ces phrases. Les mots glissent et s'échappent. Je ne comprends pas » (p. 290)[réf. nécessaire].

Après un nouveau rappel de cette affaire, le romancier-journalisteChristophe Ono-dit-Biot questionne à nouveau le philosophe au cours de l'émission de télévision culturelleAvant-premières (France 2) du vendredi. Alain Badiou y affirme qu'il regrette les propos défendus à l'époque, injustifiésa posteriori, mais logiques au vu de sa propre pensée politique (pratique-théorique) qui est subjective et immédiate et non extérieure, objective et dans l'après-coup ; positionnement risqué et amenant de possibles erreurs, toutefois, desquelles il est possible de faire le bilan afin de ne pas les répéter et, surtout, dans le but de poursuivre le combat politique émancipateur et la réinvention de ce qu'il nomme « idée du communisme »[83].

Après l'avoir encensé en 2009,Mehdi Belhaj Kacem opère dans son ouvrage paru en,Après Badiou, une virulente critique de la pensée de Badiou. Belhaj Kacem reconnaît la construction métaphysique de Badiou mais critique une pensée qui serait formelle au point de faire violence au monde et au vivant (peu de considérations pour les atrocités communistes, l’écologie, le sort des animaux), rejetant les idées politiques et conceptions morales qu'il juge archaïques[84].

Œuvre

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Filmographie

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L'Être et l'Événement

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  1. L'Être et l'Événement, Paris, Seuil (coll. « L'ordre philosophique »), 1988
  2. Logiques des mondes. L'Être et l'Événement, 2, Paris, Seuil (coll. « L'ordre philosophique »), 2006
  3. L'Immanence des vérités. L'Être et l'Événement, 3, Paris, Fayard, 2018(ISBN 978-2213710112)

Ouvrages introductifs

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  • Conditions, préface de F. Wahl, Paris, éd. Seuil (coll. « L'ordre philosophique »), 1992
  • La Philosophie et l'Événement, entretiens avec Fabien Tarby, éd. Germina, 2010
  • Entretiens 1, série d'entretiens 1981-1996,Éditions NOUS, 2011(ISBN 978-2-913549-66-1)
  • Alain Badiou par Alain Badiou, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Perspectives critiques », 2021
  • L'Éclat de l'absolu. Dialogues avec Alain Badiou, Paris, Éditions Suture, 2025,(ISBN 978-2-9569056-3-9)

Mathématiques, logique, ontologie

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Politique

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Romans, essais littéraires, amour

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Art et cinéma

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  • Petit manuel d'inesthétique, Paris, éd. Seuil (coll. « L'ordre philosophique »), 1998
  • « Dialectiques de la fable », inMatrix, machine philosophique (ouvrage collectif), Paris, Ellipses, 2003 (réédition Ellipses poche, 2013)
  • Cinéma, textes rassemblés et présentés par Antoine de Baecque et précédés par un entretien/préface avec le philosophe, Paris, Nova éditions, 2010 (réédition de l'ensemble des textes que A. Badiou consacre au cinéma de 1957 à 2010)
  • Le noir : Éclats d'une non-couleur, Autrement, collection Les Grands Mots, 2016(ISBN 978-2-7467-4173-7)
  • Dialogue avec Alain Badiou sur l'art et sur Pierre Soulages, avec Aliocha Wald Lasowski, éd. Cercle d'art, 2019

Théâtre, opéra, pièces et essais

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Série des Circonstances

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  • Circonstances, 1. Kosovo, 11-septembre, Chirac/Le Pen, Lignes & Manifeste, 2003
  • Circonstances, 2. Irak, foulard, Allemagne/France, Lignes & Manifeste, 2004
  • Circonstances, 3. Portées du mot « juif », Lignes & Manifeste, 2005
  • Circonstances, 4. De quoi Sarkozy est-il le nom ?,Éditions Lignes, 2007
  • Circonstances, 5. L'Hypothèse communiste,Éditions Lignes, 2009
  • Circonstances, 6. Le Réveil de l'Histoire,Éditions Lignes, 2011
  • Circonstances, 7. Sarkozy : pire que prévu, les autres : prévoir le pire,Éditions Lignes, 2012
  • Circonstances, 8. Un parcours Grec,Éditions Lignes,

Le Séminaire

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Bibliographie

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Récompenses

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Grand prixSGDL de la non-fiction 2020[90].

Notes et références

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  6. Voir A. Badiou, H. Jancovici, D. Menetrey, E. Terray,Contribution au problème de la construction d’un parti marxiste-léniniste de type nouveau, éd.Maspero, 1969, 56 p., qui lance au PSU un défi en vue du congrès de Dijon (6e congrès du PSU) : Le parti saura-t-il prendre toute la mesure des événements de Mai 68 ?.
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  65. Voir également son article « Alain Badiou, Portées du mot rat », à propos de « De quoi Sarkozy est-il le nom ? », dansLe Meilleur des Mondes, été 2008
  66. Alain Badiou « antisémite » : Éric Marty précise -Libération, 3 février 2009
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  76. Alain Badiou se fait piéger par un canular universitaire !
  77. Alan Sokal, Anouk Barberousse, Philippe Huneman, Manuel Quinon et Arnaud Saint-Martin,« Canulars académiques, les “maîtres à penser” démasqués »,Libération, 31 mai 2016.
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Voir aussi

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