Il sort diplômé en avec unBachelor of Art. Bien qu'opposé à laguerre du Viêt Nam, il s'engage dans l'armée le pour y participer.
Il est envoyé auViêt Nam en 1971, après avoir suivi un entraînement de journaliste militaire.
Après son retour, il devient reporter auTennessean et suit parallèlement des études de théologie à l'université Vanderbilt afin d’avoir des réponses à ses questions spirituelles sur les injustices sociales[5]. En 1974, il arrête son travail auTennessean pour étudier à la faculté de droit de l'université Vanderbilt. Il n'a toutefois pas terminé ses études de droit et a décidé en 1976, de se présenter pour un siège à la Chambre des représentants des États-Unis.
Il commence sa carrière politique en 1976, en étant candidat à laChambre des représentants, dans la quatrième circonscription duTennessee.
Il bat le sortantStanley Rogers(en) aux primaires démocrates et est élu sans opposant pour son premier poste au Congrès.
Il est réélu sans discontinuité en 1978, 1980 et 1982 avec de très confortables avances. En1984, il brigue le poste de sénateur laissé libre par le retrait du chef de la majorité au Sénat, le républicain Howard Baker, et bat très largement son adversaireVictor Ashe(en).
À laChambre des représentants comme auSénat, Al Gore se fait remarquer par ses connaissances très pointues dans les domaines de la défense, des nouvelles technologies et de l'environnement. Démocrate élu dans un État du sud, il est alors relativement conservateur sur les questions de société, en se prononçant par exemplecontre le droit à l'avortement.
En 1988, il se présente aux primaires démocrates. Malgré une belle performance lors des primaires se tenant dans le sud, il est finalement battu parMichael Dukakis, qui fut lui-même défait à l'élection présidentielle par le vice-président sortantGeorge H. W. Bush.
En 1989, le très grave accident d'automobile dont est victime son fils de six ans,AlbertIII, l'incite à prendre du recul par rapport à la politique.
Ainsi, il refuse de se présenter aux primaires démocrates de 1992.
Mais il est choisi comme colistier par le candidat démocrateBill Clinton le pour l'élection présidentielle se tenant la même année. Il est élu le45e vice-président desÉtats-Unis, et est réélu en.
Il est considéré par les historiens comme l'un des vice-présidents les plus influents et les plus actifs de l'histoire des États-Unis.
L'une des principales réformes dues à Al Gore est celle de l'État (National Performance Review), qui conduit à la simplification et à la réduction des codes administratifs, ainsi qu'à la lutte contre les fraudes au sein de l'administration fédérale.
Il promeut l'expression « autoroutes de l'information » (Information highways), comparant leur importance pour le commerce à celle des chemins de fer ou des transports routiers à d'autres époques. L'Internet existe déjà depuis plus de dix ans pour les universités et les fournisseurs militaires, maisc'est à son initiative que le réseau atteint directement le grand public et le commerce de détail, faisant passer au second plan les réseaux privés commeCompuServe,Prodigy(en) ou le premierMSN.[réf. nécessaire] Il œuvre aussi au développement d'Internet, par le biais de programmes dans les écoles et les bibliothèques. Déjà, au Sénat, il a permis la création d'un centre de recherche sur lesnouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).
Al Gore contribue aussi nettement à l'adoption par laChambre des représentants de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Lors d'un débat télévisé contreRoss Perot en 1993, il convainc l'opinion du bien-fondé de l'accord et pousse les représentants à approuver la loi par234 voixcontre 200.
En 1999, Al Gore annonce sa candidature à l'élection présidentielle. Après avoir facilement battu son principal adversaire lors de la primaire démocrate,Bill Bradley (ancienne vedette dubasket-ball et sénateur duNew Jersey), il est distancé dans les sondages par son opposant républicain,George W. Bush, alors que tous lui prédisaient une victoire facile. Le choix comme colistier deJoseph Lieberman lors de laconvention démocrate deLos Angeles et une campagne orientée plus à gauche le remettent dans la course.
Le, Al Gore obtient 550 000 voix de plus que son adversaire au niveau national, mais le système desgrands électeurs rend laFloride indispensable à la victoire d'un des deux candidats. Pendant un mois, l'Amérique vit au rythme du recompte des voix de l'État, qui connaît plusieurs contestations judiciaires portant sur les procédures électorales et sur le dysfonctionnement de plusieursmachines de vote. À la mi-novembre, la date limite est dépassée alors que plusieurscomtés n'ont pas achevé les recomptes manuels ; Bush y obtient537 voix d'avance sur Gore sur un total de six millions, soit une marge de 0,009 %.
LaCour suprême des États-Unis publie l'arrêtBush v. Gore, qui ordonne l'arrêt des vérifications et déclare illégal le comptage, décidant de fait de l'élection de George W. Bush à la présidence. Al Gore concède l'élection le 13 décembre, mais dénonce le verdict de la Cour suprême et assure qu'il aurait gagné si tous les votes avaient été recomptés[6].
En 2001 et 2002, deux nouveaux recomptages financés par les grands journaux américains démontrent que les résultats diffèrent selon les méthodes de recompte employées, permettant à Bush soit de l'emporter avec une marge allant jusqu'à 1 665 voix d'avance, soit de perdre par171 voix contre Al Gore[7].
Al Gore fait partie des rares candidats à ne pas avoir remporté leur propre État[8].
Après avoir soutenuGeorge W. Bush après lesattentats du, Al Gore prend très vite ses distances avec l'administration républicaine. Ainsi, en, il déclare son opposition à laguerre d'Irak, alors que tous lesleaders démocrates soutiennent ce projet ou gardent le silence. De même, il s'oppose à la politique économique du président Bush et dénonce les privations de libertés contenues dans l’USA PATRIOT Act.
En, il annonce qu'il ne sera pas candidat contreGeorge W. Bush le, malgré les sondages le plaçant en bonne position pour les primaires démocrates. Il mène toutefois campagne pourHoward Dean lors des primaires, puis pourJohn Kerry, le candidat démocrate.
Le, avec l'avocatJoel Hyatt, il fonde la chaîne télévisée américaineCurrent TV, destinée à un public jeune et internaute. En 2012, il la revend àAl Jazeera pour un montant estimé à400 millions de dollars[9].
Dans un jugement en, un juge de laHaute Cour de Londres estime que le film est« en grande partie exact » et s'appuie sur de sérieuses recherches scientifiques, notamment celles duGIEC, mais relève neuf erreurs ou approximations contenues dans le documentaire, qu'il considère aussi comme un film politique[10]. Il décide ainsi que sa diffusion dans les écoles doit être accompagnée d'une notice exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les écoles[11].
Al Gore est le cofondateur etchairman deGeneration Investment Management LPP, fonds d'investissements à long terme dans l'économie durable, qui recueille des capitaux très importants d'investisseurs du monde entier et en particulier de nombreuxfonds de pension américains[14]. À sa création en 2004,Generation Investment a drainé 5 milliards de dollars américains[15].
Al Gore s'est lancé également dans le négoce de certificats d'émissions de CO2.
Il épouseMary Elizabeth "Tipper" Aitcheson le, le couple a quatre enfants : Karenna (1973), Kristin (1977), Sarah (1979) et Albert (1982). Les deux époux se sont séparés en.
Avant de commencer sa carrière politique, il fréquentait l’Église baptiste missionnaire de New Salem à Elmwood, Tennessee[17]. En 1977, lorsqu’il a déménagé àArlington, il a fréquenté la Mount Vernon Baptist Church. Sa femme et lui ont été baptisés en 1980 et sont devenus membres de l’église[18]. En 2004, il a annoncé avoir quitté laConvention baptiste du Sud, mais est resté baptiste, et a été un des principaux orateurs lors de la convention de laNew Baptist Covenant en 2008[19].
Son ouvrageEarth in Balance: Ecology and Human Spirit (Sauver la planète Terre : l'Écologie et l'Esprit humain), publié en 1992, est un plaidoyer en faveur d'une prise de conscience au niveau gouvernemental des problèmes écologiques mondiaux. Il connaît un grand succès aux États-Unis et devient unbest-seller en Allemagne et au Royaume-Uni, où il s'écoule respectivement à 2,5 et1,5 million d'exemplaires vendus.
En 1995, Al Gore publieCommon Sense Government: Works better and costs less (Pour un gouvernement responsable : fonctionne mieux et coûte moins). Il s'agit là d'un ouvrage qui définit les grandes lignes du programme de rénovation de l'État lancé parBill Clinton et confié à son vice-président.
2008 : La résolution Gore (HJR712) adoptée par laChambre des représentants du Tennessee qui honore les "efforts de Gore pour freiner le réchauffement climatique"
En 2012, une espèce de poisson est nommé en son honneur,Etheostoma gore, pour sa vision environnementale, son engagement et ses réalisations tout au long de décennies de service public et son rôle dans l'éducation du public et la sensibilisation à la question du changement climatique mondial
↑« for their efforts to build up and disseminate greater knowledge about man-made climate change, and to lay the foundations for the measures that are needed to counteract such change » (Site web du prix nobel de la paix).
(en)Biographie sur le site de lafondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — leNobel Lecture — qui détaille ses apports)