Pour l’article ayant un titre homophone, voirAlula.
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AlUla (enarabe :العلا,DMG al-‘Ulā) - également transcriteAl Ula,Al-Ula, ouAl-’Ula - est uneoasis de laprovince de Médine, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite. Elle est située à environ 200 km au sud-ouest deTaymā’ et à 400 km au nord-ouest deMédine.
L'agglomération oasienne d'AlUla totalise 40 000 habitants[1]. Bâtie sur un site qui correspond auDadan de laBible, elle fut dans l'Antiquité la capitale du royaume deLihyan, sur laroute de l'encens[2].
De nombreuses inscriptions gravées dans les anciennes langues locales, lelihyanite, ledadanite et lenabatéen (des formes de langues nord-arabiques), duVIe au Ier siècle av. J.-C., ont été recensées dans la région. L'oasis s'est développée comme une oasis-carrefour dans le désert, en raison de l'importance du commerce de l'encens, au moins duIIe siècle av. J.-C. au début duIer siècle av. J.-C., sous la domination du royaume deMa'in. Depuis les années 1980, elle a connu un essor agricole et urbain important. Depuis, à la population de sédentaires se sont ajoutés les Bédouins sédentarisés et, comme dans le reste du royaume, une importante population de travailleurs immigrés[3].
À 23 km au nord du centre d'AlUla se trouve le site archéologique deMadā’īn Ṣāliḥ, classé aupatrimoine mondial par l’Unesco. Il abrite des vestiges d'époqueslihyanite,dadanite,nabatéenne puisromaine. On y trouve en particulier des tombes à façades monumentales, creusées dans le rocher dans le même style que celles de Pétra en Jordanie. Cette nécropole est celle de l'ancienne cité deHégra, implantée à la frontière sud du royaume nabatéen. Au tournant du premier millénaire, ce royaume s'étendait des environs de Bosra en Jordanie à AlUla.
Un musée d'archéologie et de patrimoine populaire, ouvert en 1987, mais fermé par la Royal Commission for AlUla en 2021, présentait l'histoire de la région à partir des sites archéologiques d'al -‘Ulā et de Mada'in Saleh.
L'actuel prince héritier du royaume saoudien,Mohammed ben Salmane, ambitionne de développer le tourisme dans la région, en créant un parc naturel, touristique, archéologique et culturel d'une superficie équivalente à laBelgique. C'est un organismead-hoc, la Royal Commission for AlUla, qui est chargé par la couronne du développement de la région depuis 2017. Elle a autorité pour prendre toutes les initiatives locales qui lui semblent nécessaires au développement du projet touristique. L'Arabie saoudite a souhaité que laFrance contribue à ce projet. Outre l’ingénierie culturelle, la recherche et lamuséographie, ce projet colossal doit aussi comprendre d’autres secteurs, dont la construction des infrastructures, notamment routières, ferroviaires et hôtelières. Un accord intergouvernemental entre les deux pays a été signé en ce sens en à l'Élysée, entre le présidentMacron et le prince héritier Mohammed ben Salmane. Le coût du projet, dont l’essentiel serait réalisé en cinq ou dix ans, s'élèverait entre 50 et 100 milliards de dollars (40,5 à 81 milliards d’euros)[1],[4]. La gestion de ce programme, côté français, a été confiée à l'agence créée à cette fin, l'Agence française pour le développement d'AlUla (Afalula).
Dans ce cadre, plusieurs équipes d'archéologues français et étrangers y conduisent des fouilles. Un projet d'hôtel troglodytique conçu parJean Nouvel devrait y voir le jour[5]. La construction d'un tramway est à l'étude et a été confiée à la société Alstom, sur un tracé qui suivra schématiquement une portion de l'ancienne ligne duchemin de fer du Hedjaz. LeCentre Pompidou AlUla sera une annexe du musée parisien et doit ouvrir en 2027-2028.