Au, Aincourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8].Elle est située hors unité urbaine[9]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[9]. Cette aire regroupe 1 929 communes[10],[11].
La municipalité souhaite en 2019 voir réaliser un important projet de reconversion de l'ancien sanatorium abandonné de longue date, qui permettrait l'aménagement de 124 logements de luxe, soit un projet évalué à 30 millions d'euros[13],[14].
Aincurtis,Ayencort,Laëncourt,Aincort en 1249[15] et suivant les époques, il apparaît dans les textes sous les formesAyencourt,Laencourt etIncourt[réf. nécessaire].
Le toponyme Aincourt proviendrait du germaniqueagin et du latincortem (domaine).
Aincourt ne possède aucun monument datant de l’époque gauloise ou gallo-romaine. Il est toutefois possible qu'un camp ait existé àla Bucaille, unaqueduc y ayant été retrouvé, laissant supposer qu'il conduisait l'eau deLesseville à ce camp.
Aincourt est né de la réunion desfiefs de Brunel et Boran qui dépendaient d'Arthies et relevait de lachâtellenie dela Roche-Guyon.
Harold II d'Angleterre arrive à sa rencontre avec ses troupes, au total 7 000 à 8 000 hommes, dont environ 2 000Housecarls. Le, labataille d'Hastings débute. Après un début de combat indécis, leduc de Normandie lance les 3 000 hommes de sa chevalerie à l'assaut des lignes anglaises qui résistent tant bien que mal. À la fin de la journée, Guillaume ordonne à ses archers d'abandonner le tir en cloche pour adopter le tir tendu. C'est ainsi qu'Harold est blessé à l'œil par une flèche. Aussitôt, un groupe de chevaliers, dont Gauthier d'Aincourt haranguant ses hommes par unEn avant ! … En avant !, se rue sur lui et l'achève.En avant ! … En avant ! reste actuellement la devise d'Aincourt.
Récompensant ses valeureux compagnonsGuillaume de Normandie, devenu roi d'Angleterre leur donne[16] des terres. Gauthier maintenant appelé Walter d'Aincourt ou d'Ayencourt prend possession du comté duLincolnshire. Ainsi prend naissance la dynastie de Gauthier (ou plutôt Walter) dont descend notammentCharles Tennyson d'Eyncourt(en), ancien membre du parlement britannique et propriétaire à Aincourt auXIXe siècle.
Ce camp occupait le Pavillon des hommes (Pavillon Adrien Bonnefoy-Sibour) de l'anciensanatorium d'Aincourt, sur le site de la Bucaille. Ce site était lors de sa création l’un des plus vastes centres de cure spécialisé dans le traitement de la tuberculose en France, puis devint après-guerre un centre de rééducation appartenant au groupement hospitalier intercommunal du Vexin, et est aujourd'hui abandonné[24],[14].
Un monument, situé devant le bâtiment de la direction du Centre hospitalier du Vexin, rappelle la mémoire de ceux qui, internés à Aincourt, sont partis en déportation pour ne plus en revenir, résistants, syndicalistes, souvent communistes, juifs, arrêtés par les polices allemande et française.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].
En 2023, la commune comptait 854 habitants[Note 5], en évolution de −6,77 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Le principal employeur du village d'Aincourt est le Centre hospitalier du Vexin. Le site d'Aincourt de cet établissement hospitalier est spécialisé dans larééducation neurologique, neuro-orthopédique et respiratoire. Il est reconstruit en grande partie en 1999-2001.
Maison forte de la ferme du vieux Colombier (inscrite monument historique par arrêté du[34]) :
Cette maison fortifiée a été bâtie entre 1197 et 1205. Ses murs, épais de 1,85 m, sont construits enblocage. Il a été suggéré que cette construction soit l'œuvre destempliers et qu'elle ait accueilli des prisonniers[35], mais cette hypothèse n'a pas été attestée par des recherches ultérieures. L'immeuble, appelé en 1835 « La grande ferme » possédait un colombier selon un manuscrit notarié de la même année, dont il tire son nom actuel (quelquefois remplacé par « ferme des champs verts »). Il était alors entouré de fermes et bâtiments agricoles. En 1934, il disposait encore de meurtrières.
Son rez-de-chaussée était occupé par uncellier et uneécurie², les pièces d'habitation se situant en étage. Le bâtiment a été endommagé pendant laSeconde Guerre mondiale, et une partie de son second étage a été détruit. Il était initialement doté d'un escalier sur sa façade sud, menant au premier étage, et d'un second, toujours présent sur sa façade nord, menant au deuxième étage à une salle décorée de fresques représentant des chevaliers, dont il reste des vestiges[36]. La ferme appartient toujours à des exploitants agricoles.Il ne se visite pas.
Il a été utilisé comme camp d'internement pendant laDeuxième Guerre mondiale par legouvernement de Vichy et l'occupant nazi. Entre 1940 et 1942, environ 1 500 femmes et hommes y ont été détenus et parmi eux, des centaines ont été déportées vers des camps de concentration[14].
On peut également y observer un remarquable jardin japonais, aménagé dans lesannées 1950 et retenu pour le pré-inventaire desjardins remarquables[38].
Vue générale.
Le pavillon Ouest du pavillon Dr. Vian.
Vue intérieure de l'escalier.
Vue partielle d'une aile désaffectée du sanatorium, faisant ressortir la structure en béton armé.
Écartelé : au 1) d’azur à la fasce vivrée d’or accompagnée de neuf billettes du même, quatre rangées en chef et cinq en pointe ordonnées 3 et 2, au 2) d’azur à la lettre capitale antique A d’or, au 3) d’azur au heaume de tournoi d’argent taré de profil et au panache d’or, au 4) d’azur à la fasce vivrée d’or accompagnée de dix billettes du même, quatre rangées en chef et six en pointe ordonnées 3, 2 et 1[41].
Collectif d’historiens,Le Patrimoine des Communes du Val-d'Oise - tome 2, Paris, Éditions Flohic,, 1054 p.(ISBN2-84234-056-6), « Aincourt »,p. 521–524
YvetteSémard,En souvenir de l'avenir. Au jour le jour dans les camps de Vichy 1942-1944 : La Petite Roquette, les camps des Tourelles, d'Aincourt, de Gaillon, de La Lande et de Mérignac, Montreuil, L'Arbre verdoyant,, 197 p.(ISBN978-2-86718-022-4)
↑Les logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations
↑Le nom de Gauthier d'Aincourt figure sous la forme Gauthier d'Incourt sur une plaque située à l'intérieur de l'église deDives-sur-Mer, qui commémore le départ des compagnons deGuillaume vers l'Angleterre depuis le port de Dives.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Tableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2016.
↑Frédéric Naizot, « Aincourt : le projet immobilier de l’ancien sanatorium sur les rails : Le chantier de l’ancien sanatorium d’Aincourt, en partie transformé en camp d’internement durant l’Occupation, est bien lancé. Reste l’obstacle du PLU que la commune doit modifier »,Le Parisien, édition du Val-d'Oise,(lire en ligne, consulté le).
↑ab etcJulie Ménard, « Aincourt : la mémoire du camp d’internement honorée : À l’occasion de la cérémonie annuelle Mémoire d’Aincourt, toutes les générations se sont réunies devant une pièce de théâtre évoquant le triste passé du sanatorium »,Le Parisien, édition du Val-d'Oise,(lire en ligne, consulté le).
↑Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, Dictionnaire des anciens noms des communes du département de Seine-et-Oise, 1874
↑Marjorie Lenhardt, « Camp d’internement d’Aincourt : l’hommage des écoliers et lycéens : Ils ont collecté de la terre pour la porter au mémorial de Châteaubriant »,Le Parisien, édition du Val-d'Oise,(lire en ligne, consulté le).
↑Marjorie Lenhardt, « Plus aucun avenir ne se dessine pour l’ancien sanatorium d’Aincourt : Les bâtiments sont toujours à vendre mais la difficulté pour y accéder ne facilite pas sa reconversion »,Le Parisien, édition du Val-d'Oise,(lire en ligne, consulté le).
↑« Aincourt : Couesnon élu, pas Bouard »,La Gazette du Val-d'Oise,(lire en ligne, consulté le)« Tête de liste soutenu par le maire sortant, Claude Cadrot, qui ne se représente pas, Patrick Bouard a atteint 43,46% des suffrages, alors qu’Emmanuel Couesnon, l’autre tête de liste, est élu avec 58,52%. Dimanche prochain, il y aura un second tour puisque seulement 13 des 15 sièges ont été pourvus. Patrick Bouard ne se représentera ».
↑LéonPlancouard, « La dernière Maison forte du Vexin Français : Aincourt »,Bulletin de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin,noXLIII,,p. 67-72(ISSN1148-8107,lire en ligne, consulté le).
↑a etbJean-LoupCorbasson, PascalGoutrat et StéphaneGasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Aincourt »,Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions,vol. II,,p. 521-524(ISBN2-84234-056-6).