| Agathon de Scété | |
| Date de naissance | IVe siècle |
|---|---|
| Lieu de naissance | Égypte |
| Date de décès | vers 435 après J.C. |
| Lieu de décès | Égypte |
| Nationalité | égyptien |
| Lieu d'activité | Nitrie |
| Fête | 2 mars - calendrier grec : 8 janvier |
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Abba Agathon est unmoine etsaintchrétien orientalégyptien qui vit auIVe siècle àScété, enBasse-Égypte, connu pour sa douceur. Il est un disciple d'Abba Lot (en) et d'Abba Poemen et contemporain des notablesPères du désertAmon,Macaire, Joseph et Pierre. Il est vénéré comme saint par l'Église orthodoxe le 2 mars, considéré également comme l'un des Pères du désert.
Agathon a été formé àThèbes par Abba Poemen lorsqu'il était jeune. Selon lesParoles des Pères du désert, il était très estimé par Poemen, qui l'appelait « Abba » (père) même si Agathon était encore jeune[1]. Il était connu pour sa douceur exceptionnelle, se considérant comme le plus pécheur de tous les hommes selon son discernement[1],[2]. Il fut un disciple d'Abba Lot[2],[3].
Il est un disciple d'Abba Lot et d'Abba Poemen et un contemporain des notablespères du désertAmon,Macaire, Joseph et Pierre[1],[3].
Agathon vit àScété avecAlexandre etZoilus, qui furent plus tard disciples d'Arsène. Il déménage après la destruction deScetis et vit près deTroé (Τρώη / Τροία) près duNil avec son disciple Abraham[1]. On dit d'Agathon qu'il voyage souvent avec pour seul bagage son couteau pour fabriquer des paniers en osier. Même dans sa vieillesse, il subvient à tout ce dont il a besoin par le travail manuel[1]. L'abba aurait même vécu trois années consécutives avec une pierre dans la bouche pour s'aider à apprendre le silence et l'abstinence de parole[1],[3].
Un jour, certains moines viennent voir Agathon pour le tester, l'accusant faussement d'être un fornicateur, un orateur de sottises, un homme orgueilleux et un hérétique. Il accepte toutes leurs accusations comme vraies, à l'exception de leur affirmation selon laquelle il est hérétique. Émerveillés par son humilité, les moines repartent édifiés[1].
Agathon a un jour réprimandé un frère moine pour avoir désiré emporter un seul petit pois jeté au bord de la route. Il dit à ce moine de ne jamais rien prendre qui ne lui appartenait pas[1]. De même, un frère vient un jour vers lui avec un morceau de nitre provenant d'un arbre qu'il avait trouvé sur la route. L'abba le réprimande également et lui ordonne de restituer ce qu'il avait pris[1].
Agathon charge ses disciples de vendre leurs biens sur le marché au premier prix demandé par l'acheteur. De même, ils doivent acheter des biens au premier prix qui leur serait présenté plutôt que de négocier[1].
Un jour, Abba Agathon rencontre un malade sur le chemin du marché. Il l'emmène dans une cellule et paye son loyer pendant quatre mois jusqu'à ce que le malade se rétablisse[1].
Une autre fois, Abba Agathon aperçoit un paralytique au bord de la route. L'homme demande à être transporté au marché, ce que l'abba a fait. À la demande de l'homme, l'abba utilise la totalité du produit de sa vente au marché pour acheter telles ou telles choses pour l'homme. Quand ils ont fini, il le ramène là où il l'avait trouvé comme il l'avait demandé. Soudain, l'homme parle à Abba Agathon en lui disant qu'il avait des vertus divines, et disparait. Hélas, ce n'était pas un paralytique, mais un ange qui était venu le tester[1].
DansLe Prologue d'Ohrid, l'histoire raconte comment un moine complimente Agathon pour un petit couteau qu'il utilisait pour couper les broussailles. En entendant le compliment, l'abba offre immédiatement le couteau au moine en cadeau[4].
Abba Agathon est mortc. 435apr. J.-C.[2].
À sa mort, il reste trois jours les yeux ouverts. Les frères lui demande où il se trouvait et il répond en disant qu'il était au tribunal de Dieu. Lorsque ses disciples lui demandent s'il avait peur, il répond : « Jusqu'à présent, j'ai fait de mon mieux pour garder les commandements de Dieu ; mais je suis un homme ; comment puis-je savoir si mes actions sont agréables à Dieu ? » Lorsqu'ils l'interrogent davantage, il répond : « En vérité, le jugement de Dieu n'est pas celui de l'homme. »[1].Dorothée de Gaza cite à deux reprises les dernières paroles d'Abba Agathon dans ses exhortations à ses moines[5].
Il est vénéré comme saint dans l'Église orthodoxe le 2 mars[4],[6]. C'est l'un desPères du désert[1].
Untropaire (ton 8) est dédié à Agathon :
« Par un flot de larmes tu as rendu le désert fertile,et ton désir de Dieu a produit des fruits en abondance.Par le rayonnement des miracles tu as illuminé l’univers entier !Ô notre saint-père Agathon, priez le Christ notre Dieu de sauver nos âmes ! »
Un vers est dédié à Agathon :