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Afro-Américains

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Afro-Américains
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Exemple de personnalités afro-américaines :W. E. B. Du Bois,Martin Luther King,Barack Obama,Malcolm X,Rosa Parks etSojourner Truth.

Populations importantes par région
Population totale46 936 733 (2020)[1]
Autres
Régions d’origineAfrique subsaharienne
LanguesAnglais (91,1 %)
minorités avec l'espagnol (2,8 %), lecréole haïtien (1,8 %), lefrançais (0,8 %) et deslangues africaines[2]
ReligionsProtestantisme (71 %)
Catholicisme (5 %)
Islam (2 %)[3]
Ethnies liéesDivers peuples d'Afrique subsaharienne (principalement d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale)
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Carte de répartition.

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LesAfro-Américains,Noirs américains ouAfricains-Américains (enanglais :African Americans,Black Americans etAfro-Americans), constituent unecatégorie dubureau du recensement desÉtats-Unis désignant legroupe ethnique ayant uneculture et unehistoire communes, que sont censés former tous lescitoyens desÉtats-Unis d'ascendance, y compris partielle,africaine subsaharienne. La grande majorité des Afro-Américains sont des descendants desesclaves déportés enAmérique septentrionale entre1526[4],[5] et1860[6].

Longtemps victimes de l'esclavage, de laségrégation raciale et de ladiscrimination, leurdéségrégation commence avec la promulgation duTreizième amendement de la Constitution des États-Unis du 6 décembre 1865abolissant l'esclavage, duQuatorzième amendement de la Constitution des États-Unis de1868, accordant lacitoyenneté à toute personne née ounaturalisée aux États-Unis et interdisant toute restriction à ce droit, et duQuinzième amendement de la Constitution des États-Unis, de1870, garantissant ledroit de vote à tous les citoyens des États-Unis, amendements dont l'application fut entravée dans les États duSud par leslois Jim Crow et leterrorisme exercé par leKu Klux Klan. Grâce, notamment, aumouvement américain des droits civiques auquel s’agrègent diverses organisations comme laNational Association for the Advancement of Colored People, laConférence du leadership chrétien du Sud, laStudent Nonviolent Coordinating Committee, etc., qui atteignent leur point culminant entre les années1954 et1968, seront enfin votées différentes lois fédérales comme leCivil Rights Act de 1964, leVoting Rights Act de 1965 et leCivil Rights Act de 1968 mettant fin à la ségrégation raciale sur l'ensemble des États desÉtats-Unis.

Dénomination

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Les premiers termes utilisés pour désigner les Afro-Américains font généralement référence à lacouleur de peau :« colored » (litt. coloré),« person of color » (litt. personne de couleur) ou encore« negro » (du motespagnolnegro signifiant « noir »)[7]. Ce dernier terme est sujet à controverse, en raison notamment de saconnotationpéjorative et de l’histoire qui lui est associée. Il est fréquent que l'expression « the N-word » (le mot en N) soit employée à la place de ce terme[8].

Bien que l'usage du terme « Afro-Américains » (enanglais :African American ouAfrican-American) remonte à 1782[9], et qu'il ait été utilisé par desabolitionnistes duXVIIe siècle commeJames Forten ouRobert Purvis, il n'est néanmoins popularisé parMalcolm X que dans lesannées 1960, puis parJesse Jackson[10] avant de devenir une expression commune à la fin desannées 1980. Son but était de définir lesAméricains de couleur depeau noire par un enracinement dans une histoire et une culture spécifique, et de façonethnique au sens actuel du terme (approchesocio-culturelle et socio-historique d'une communauté) comme le sont les citoyens qui ont une origine italienne ou irlandaise, et non plus par leur seule couleur de peau[7].

Selon leBureau du recensement des États-Unis, les termes « Noir Américain » et « Afro-Américain » sont synonymes et désignent« une personne ayant des origines dans n'importe quel groupe racial noir d'Afrique »[11].

Depuis lerecensement de 2000, cette catégorie est utilisée par leBureau du recensement des États-Unis aux côtés des termes« Black » enfrançais :« Noir » et« Negro » (terme désuet signifiant« noir ») pour élaborer les formulaires officiels destinés à préparer des statistiques ou à accompagner des politiques dediscrimination positive[12]. De plus, depuis 1960, il revient aux individus de choisir leurs catégories d'appartenance« raciales et ethniques » lors du recensement, selon le principe d'auto-identification, et non plus aux agents du Bureau du recensement des États-Unis[11],[13].

Des études montrent que la majorité des Afro-Américains n'ont pas de préférence entre les termesAfrican American etBlack American[14], bien qu'ils montrent une légère préférence pourBlack American dans les contextes informels etAfrican American dans les contextes plus formels[7].

Histoire

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Article détaillé :Histoire des Afro-Américains.

Époque coloniale

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Benjamin Banneker (1731-1806), astronome et éditeur américain, fils d'esclave.

Les premiers esclavesafricains débarquent au début duXVIIe siècle dans lesTreize Colonies d'Amérique du Nord. Dès cette époque, on peut observer desmétissages avec lesBlancs. Pendant laguerre d'indépendance américaine, des soldats noirs, qu'ils soient esclaves ou libres, ont participé au conflit dans les deux camps,loyalistes et insurgés. On estime que 5 000 Afro-américains ont combattu aux côtés des Blancs américains[15] et plusieurs d'entre eux furentaffranchis[16]. En 1779, environ 10 000 Noirs ont rejoint les rangs de l’armée britannique[17].

Larévolution américaine plaça au cœur des débats politiques la place et le statut des Noirs dans la société. Les Noirs ont obtenu une émancipation relative dans les États du centre (Philadelphie) et enNouvelle-Angleterre[17]. L'esclavage est aboli en1777 dans leVermont[18],[19], en 1780 enPennsylvanie[19],[20], en 1783 dans leMassachusetts[21].

LeCongrès continental discuta intensément de l'esclavage.Thomas Jefferson, dans laDéclaration d'indépendance américaine, préféra ignorer le sujet, afin de ne pas mécontenter les régions du Sud qui vivaient de l'économie deplantation. Si laConstitution américaine fondait les basesdémocratiques de la nouvelle République, elle excluait les Noirs dudroit de vote, de même que lesfemmes, lesAmérindiens et les pauvres.

États-Unis esclavagistes

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Articles détaillés :Esclavage aux États-Unis etThomas Jefferson et l'esclavage.
Article détaillé :Mouvement américain des droits civiques.
Article détaillé :Rôle des quakers dans l'abolitionnisme.
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Abolition de l'esclavage

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Article détaillé :Rôle des quakers dans l'abolitionnisme.
Article détaillé :Mouvement américain des droits civiques.
Articles détaillés :Abolition de l'esclavage etProclamation d'émancipation.
Égrenage du coton en 1869.

Dès1770, les sociétésquakers deNouvelle-Angleterre s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. Seuls quelques États du Nord s'engagent rapidement dans la voie de l'abolition de l'esclavage : leVermont l'interdit dès1777[18],[16].

En 1807, latraite des Noirs est officiellement abolie aux États-Unis. Dans les années 1820, laFemale Anti-slavery Society dénonce l'esclavage. En1863 en pleineguerre de Sécession, le présidentAbraham Lincoln signe laProclamation d'émancipation déclarant libre tout esclave résidant sur le territoire de laConfédération sudiste qui n'est pas sous contrôle de l'Union. En1865 est promulgué le13e amendement interdisant l'esclavage après cette guerre[22].

Après la guerre sont créées la plupart des « universités historiquement noires », afin d'accueillir les étudiants afro-américains refusés sur les campus blancs[23].

Il n'y eut aucuneréquisition ouconfiscation, aucune plantation n'est divisée ou morcelée. Au contraire, le présidentAndrew Johnson fait expulser les Noirs des parcelles de terrains que certains généraux nordistes leur avaient distribués. De manière générale, la structure économique du Sud, construite sur des caractéristiques racistes, est totalement conservée. Le système des métayers, forme d'exploitation souvent proche de l'esclavage, est créé pour les Noirs[24].

Ségrégation raciale

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Articles détaillés :Ségrégation raciale aux États-Unis etMouvement des droits civiques aux États-Unis de 1896 à 1954.
Affiche appelant les « hommes de couleur » à s'enrôler dans l'armée américaine après laProclamation d'émancipation de 1863. Écrite parFrederick Douglass, elle est signée par 54 dirigeants de la communauté afro-américaine dePhiladelphie (Pennsylvanie) où elle est publiée.

Après 1865, un grand nombre d'anciens esclaves se retrouvent sans travail et de nombreux planteurs font faillite. Commence alors un exode massif des Afro-Américains vers les villes industrielles du nord du pays. Laguerre de Sécession laissa des rancœurs dans lesÉtats du Sud : après la fin de l'occupation militaire est mise en place laségrégation par peur dumétissage et par lapsychose duviol des femmes blanches par les hommes africains[25]. Leslois Jim Crow instaurent le développementséparé mais égal, c'est-à-dire la ségrégation dans les lieux publics.

Les États du Sud avaient profité également de la période pour voter desCodes noirs restreignant fortement les droits des Afro-Américains nouvellement affranchis. Ils adoptent une série de lois interdisant la possession d'armes par les Noirs, ledroit de réunion après le crépuscule, et « l'oisiveté ». AuMississippi, la loi leur interdit également de posséder de la terre. EnCaroline du Sud, elle leur interdit l'exercice de toutes professions « artistiques, commerciales ou industrielles », leur permettant seulement de devenirdomestiques ou valets de ferme. Plusieurs États (ainsi qu'au Nord, commeNew York) leur interdisent ledroit de vote sous divers prétextes (suffrage censitaire, interdiction de vote pour lesanalphabètesetc.)[24].

Les Noirs sont également victimes deviolences, delynchages et de la haine duKu Klux Klan. LaLouisiane tout entière est parcourue de bandes armées qui fouettent, battent ou tuent des Noirs impunément. Au début des années 1870, ces ligues atteignent 25 000 membres. Selon le généralPhilip Sheridan, gouverneur militaire de la région, plus de 3 500 Noirs sont massacrés dans les 10 ans qui suivent la guerre[24].

Grande migration (1916-1930)

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Article connexe :Renaissance de Harlem.

En, pour répondre auxémeutes raciales deSpringfield et plus largement aux violences anti-Noirs, un groupe de réformateurs comprenant notammentW.E.B Du Bois etJohn Dewey se rassemble pour fonder laNational Association for the Advancement of Colored People (NAACP)[24].

Durant la première moitié duXXe siècle, plusieurs millions d’Afro-Américains quittent le sud des États-Unis pour rejoindre le nord, leMidwest et l’ouest du pays, dans un mouvement connu sous le nom deGrande migration (1916-1930)[26]. Ils espèrent échapper à laségrégation et aux violences dont ils sont toujours victimes dans le Sud, accéder au droit de vote ainsi qu’à de meilleuresconditions de vie. Le dynamismeindustriel du Nord, les besoins en main d’œuvre consécutifs à l’intensification de la production militaire durant laPremière Guerre mondiale offrent les conditions de cette vague migratoire.

De 1910 à 1930, la population noire des seules villes deChicago,New York etPhiladelphie passe de 226 000 à 902 000 individus[27]. La concentration des Noirs dans les grandes villes du Nord conduit à la formation dequartiers à forte majorité afro-américaine comme leSouth Side deChicago ouHarlem et leBronx àNew York.

La Grande migration s’accompagne d’un important transfert culturel : des formes musicales spécifiques au sud du pays, comme leboogie-woogie ou leblues, se répandent dans le nord. Le centre de gravité de la musiquejazz se déplace deLa Nouvelle-Orléans à Chicago et New York. Le quartier deHarlem à New York est le berceau d’un mouvement culturel, connu sous le nom deRenaissance de Harlem, dont la renommée dépasse les frontières du pays. Les écrivainsZora Neale Hurston,Langston Hughes,Claude McKay,Richard Wright et les artistesLois Mailou Jones,William H. Johnson,Romare Bearden etJacob Lawrence en sont les principaux représentants.

Droits civiques et marche vers l'égalité

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Au niveau politique, les premiers membres noirs duCongrès des États-Unis ont été élus sous l'étiquette Républicaine en, soit trois ans après l'abolition de l'esclavage. Il a fallu attendre 1934 pour que leparti démocrate présente ses premiers candidats noirs.

De 1936 à 1966, au moins 2 800 Noirs sont assassinés dans deslynchages[24]. L’État deCaroline du Nord a instauré entre 1929 et 1974 un programme destérilisation forcée visant les Noirs. Quelque 7 600 personnes, y compris des enfants, en ont été victimes[28].

Pendant laGrande Dépression desannées 1930, les Afro-Américains sont particulièrement touchés par lechômage et lapauvreté. Si leNew Deal lancé par le présidentFranklin Delano Roosevelt ne prévoyait aucune disposition particulière à leur égard, les Noirs américains profitèrent des différents programmes et des aides fédérales[29] : ils bénéficièrent par exemple d'un tiers desaides au logement[30]. C'est à partir de cette époque qu'ils changent leur appartenance politique, se tournant davantage vers le parti de Roosevelt, leparti démocrate[30].

La situation des Afro-Américains s'améliore lentement : leurintégration sociale progresse grâce à l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale (700 000 Noirs dans l'Armée en 1944[31]). Le conflit contre lesforces de l'Axe a plutôt tendance à souder la nation[32], même si desémeutes raciales éclatent en 1943. Roosevelt prend des mesures pour limiter lesdiscriminations dans l'administration fédérale (Executive Order 8802[31]). En 1942, leCongress of Racial Equality est fondé pour lutter contre la discrimination dans les bâtiments publics du Nord du pays[31].

LaGrande migration commencée dans l'Entre-deux-guerres se poursuit : plusieurs milliers de Noirs quittent le Sud pour travailler dans lesmétropolescaliforniennes. En menaçant en 1941 d'organiser une grande marche de protestation sur la capitale, des dirigeants syndicaux dontAsa Philip Randolph obtiennent du gouvernement un début dedéségrégation dans les usines du Nord.

Les premières mesures contre la ségrégation sont prises dans les États du Sud après laSeconde Guerre mondiale, compte tenu de l'effort de guerre soutenu par les Afro-américains dans l'armée du pays. En 1949, l'armée entre dans une phase de déségrégation totale[33]. Grâce aux efforts de l'avocat afro-américainThurgood Marshall et duNAACP, laségrégation scolaire est déclaréeinconstitutionnelle par laCour suprême des États-Unis en 1954 (arrêtBrown v. Board of Education). Les autreslois Jim Crow ont été abolies par leCivil Rights Act de 1964 et leVoting Rights Act. Lesmariages entre personnes noires et blanches ont été légalisés dans l'ensemble des États-Unis en 1967 par une décision de laCour suprême[34].

Les années 1960 sont marquées par la figure deMartin Luther King (1929-1968) qui organisa et dirigea des marches pour le droit devote, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Afro-américains. Il est surtout connu pour son discours « I have a dream » (J'ai un rêve), prononcé le devant leLincoln Memorial àWashington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontreJohn F. Kennedy qui lui apporte son soutien pour la lutte contre la discrimination raciale. Martin Luther King et le mouvement des droits civiques ne sont pourtant pas appréciés de l'opinion publique et la marche est rejetée par les deux tiers des Américains. D'après les sondages effectués parThe New York Times en 1964, les New-Yorkais voient en Martin Luther King un « extrémiste » et jugent « excessives » les revendications de droits civiques[35].

En 1963, 59 % des personnes blanches se déclarent favorables à l’interdiction des mariages interraciaux, 55 % refusent de vivre à côté de personnes noires, et 90 % s'opposent à ce que leur fille sorte avec l’une d’elles. En 1966, les électeurs deCalifornie obtiennent par référendum l’annulation de dispositions favorables à la mixité raciale du logement[36].

La déségrégation prend une tournure violente avec de nombreux assassinats, des émeutes dans certaines villes et dans lesghettos : entre 1965 et 1968, les violences font 250 morts et 8 000 blessés dans tout le pays. En 1968, un rapport de lacommission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et représente le point de départ de la politique dediscrimination positive.

Époque contemporaine

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LeBlack Panther Party (BPP) est fondé en 1966. Dès 1967, leFBI réoriente le programmeCOINTELPRO en direction des mouvements noirs et notamment les Blacks Panthers. Dans une note interne, le FBI définit son objectif comme étant de « démasquer, briser, fourvoyer, discréditer, ou au moins neutraliser les activités des organisations nationalistes noires qui prêchent la haine ». Outre les méthodes de répression classiques (filatures, écoutes téléphoniques, lettres anonymes, agents doubles, etc.), le FBI se livre à la propagation de fausses nouvelles et réalise des assassinats. Pour la seule année 1970, trente-huit militants sont tués lors de raids organisés contre les bureaux du BPP. Le 4 décembre 1969, le leader des Panthères de Chicago,Fred Hampton, est exécuté dans son lit par un agent du FBI infiltré[37].

En 1973,Bobby Seale se présente pour le BPP à la mairie d'Oakland (Californie), se concentrant sur les services sociaux et la politisation de la communauté noire. Il obtient 19,26 % des voix et est qualifié pour le second tour, où il échoue cependant[38].

L’acquittement d’un policier filmé en train de matraquer un automobiliste noir déclenche lesémeutes de 1992 à Los Angeles, qui aboutissent à une cinquantaine de morts et 10 000 arrestations[36].

Les Noirs sont 2,8 fois plus concernés par le risque d'être tués par la police que les Blancs alors qu'il leur arrive plus souvent de n'être pas armés au moment de l'interpellation[39]. Le mouvementBlack Lives Matter se forme en 2013 pour protester contre les violences et les discriminations de la part des forces de l'ordre dont les Noirs sont victimes. La justice a également tendance à être plus sévère avec les Afro-américains[40].

En 2018, leNational Memorial for Peace and Justice, un mémorial pour les victimes de lynchages afro-américaines est ouvert dans la ville deMontgomery (Alabama)[41].

Discrimination positive

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Article détaillé :Discrimination positive.

Le premier à utiliser l'expressionAffirmative action est le président américainJohn Fitzgerald Kennedy[42] ; elle fut ensuite reprise par son successeur à laMaison-Blanche,Lyndon B. Johnson. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs resteraient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés, les universités, les médias, etc. Dès les années 1960, des emplois préférentiels sont mis en place. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une politique de quotas : en 2003, la Cour Suprême a condamné le principe des quotas comme étant contraire à l'égalité devant la loi et à la libre concurrence[43]. Les résultats sont jugés convaincants aux États-Unis : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000[44]. Le nombre de Noirs appartenant à la classe moyenne a été multiplié par quatre et le nombre de Noirs pauvres a diminué de moitié[45]. Les disparités ethniques sont d'ailleurs beaucoup plus fortes en Amérique latine qui a pourtant une réputation de métissage.

Représentation politique

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Lespremiers élus noirs apparaissent pendant la période dite de laReconstruction, juste après la guerre de Sécession, avec entre autres deux élus afro-américains auSénat des États-Unis :Hiram Rhodes Revels etBlanche Bruce, tous deux élus du Mississippi. Mais la reprise en main des États sudistes par les démocrates conservateurs (lesredeemers), lecompromis de 1877 et la fin de l'occupation militaire, les violences, les intimidations pour dissuader les Noirs de voter et les fraudes électorales marquent la fin de cette période. L'instauration deslois Jim Crow met fin à toute représentation politique des Noirs du Sud pendant près de trois-quarts de siècle : aucun Noir ne siège au Congrès pour un État duDeep South de1897 (fin du mandat deGeorge Washington Murray) à1973 (début du mandat d'Andrew Young) et pour un État duSud en général de1901 (fin du mandat deGeorge Henry White (en)) à1971 (début du mandat deParren Mitchell). Durant cette période, des Noirs sont cependant élus par des État duNord, duMidwest et de l'Ouest[46].

Nadia Mohamed devient mairesse élue deSaint Louis Park dans leMinnesota. Cette élection fait d'elle la première maire noire de la ville en 170 ans, la première maire américaine d'origine somalienne du Minnesota, la première maire musulmane de la ville et la deuxième maire somalienne connue de l'histoire des États-Unis[47].

Vote de la population afro-américaine lors des élections présidentielles
AnnéeAfro-AméricainsNational
Démocrate (%)Républicain (%)Autres (%)Démocrate (%)Républicain (%)Autres (%)
1976[48]8317050482
1980[49]8314341518
1984[50]919041590
1988[51]8911046531
1992[52]83107433719
1996[53]8412449419
2000[54]9010048482
2004[55]8811148511
2008[56]954153452
2012[57]936151472
2016[58]898348466
2020[59]928051472

Démographie

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Article détaillé :Démographie des États-Unis.

Évolution de la population

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Pourcentage d'Afro-Américains parÉtat en 2010 :
  • - de 2 %
  • de 2 à 5 %
  • de 5 à 10 %
  • de 10 à 15 %
  • de 15 à 20 %
  • de 20 à 25 %
  • de 25 à 30 %
  • de 30 à 35 %
  • de 35 à 40 %
Pourcentage d'Afro-Américains parcomté en 2000.
Population afro-américaine lors du recensement[60],[61],
AnnéeSeulement afro-américainsMétis afro-américainsEsclavage
Nombre% de la
population
Nombre% de la
population
EsclavesLibres
Nombre%Nombre%
1790757 20819,3697 68192,159 7277,9
18001 002 03718,9893 60289,2108 43510,8
18101 377 80819,01 191 36286,5186 44613,5
18201 771 65618,41 538 02286,8233 63413,2
18302 328 64218,12 009 04386,3319 59913,7
18402 873 64816,82 487 35586,6386 29313,4
18503 638 80815,73 204 31388,1434 49511,9
18604 441 83014,13 953 76089,0488 07011,0
18704 880 00912,7
18806 580 79313,1
18907 488 78811,9
19008 833 99411,6
19109 827 76310,7
192010 463 1319,9
193011 891 1439,7
194012 865 5189,8
195015 042 28610,0
196018 871 83110,5
197022 580 28911,1
198026 495 02511,7
199029 986 06012,1
200034 658 19012,31 761 2440,6
201038 929 31912,63 091 4241,0
202046 936 73312,45 832 5331,8

Lerecensement de la population n'est pas obligatoire aux États-Unis[62]. La mention de la« race » est basée, depuis 1960, sur le principe de l'auto-identification[13]. D'ailleurs, la« race » n'est indiquée sur aucun document d'identité (permis de conduire, carte de sécurité sociale ou passeport). Il est également possible de choisir plusieurs« race » pour représenter son métissage depuis le recensement 2000[63].

Ceux dont les ancêtres ont été amenés en qualité d’esclaves d’Afrique auxCaraïbes ou enAmérique latine, mais qui sont venus auxÉtats-Unis en personnes libres, se classent eux-mêmes dans la catégorie Afro-américains ou dans une autre catégorie qui peut êtrelatino-américain,haïtiano-américain ou caribéen-américain.

Selon l'estimation officielle de2005, environ39,9 millions d'Afro-Américains vivent aux États-Unis soit 12,9 % de la population totale. 54,8 % résident dans les États du Sud, 17,6 % dans le Nord-Est, 18,7 % dans leMidwest et seulement 8,9 % dans les États de l'Ouest. 88 % vivent dans des aires urbaines. Avec plus de trois millions de résidents noirs,New York a la plus importante population noire urbaine des États-Unis. Parmi les villes de plus de 100 000 habitants,Gary dans l'Indiana a le plus fort pourcentage d'habitants noirs (84 %), suivi de peu parDétroit dans leMichigan (82 %).La Nouvelle-Orléans enLouisiane (67 %),Baltimore dans leMaryland (64 %),Atlanta enGéorgie (61 %) etWashington (60 %) sont aussi des centres importants de population noire.

Évolution de la part des Afro-Américains au sein de la population par État[60],[61]
État/territoire17901800181018201830184018501860187018801890190019101920193019401950196019701980199020002010
États-Unis19,3 %18,9 %19,0 %18,4 %18,1 %16,8 %15,7 %14,1 %12,7 %13,1 %11,9 %11,6 %10,7 %9,9 %9,7 %9,8 %10,0 %10,5 %11,1 %11,7 %12,1 %12,3 %12,6 %
Alabama41,4 %29,0 %33,2 %38,5 %43,3 %44,7 %45,4 %47,7 %47,5 %44,8 %45,2 %42,5 %38,4 %35,7 %34,7 %32,0 %30,0 %26,2 %25,6 %25,3 %26,0 %26,2 %
Alaska0,3 %0,3 %0,2 %0,2 %0,2 %3,0 %3,0 %3,4 %4,1 %3,5 %3,3 %
Arizona0,3 %0,3 %0,4 %1,5 %1,5 %1,0 %2,4 %2,5 %3,0 %3,5 %3,3 %3,0 %2,8 %3,0 %3,1 %4,1 %
Arkansas13,0 %11,7 %15,5 %20,9 %22,7 %25,6 %25,2 %26,3 %27,4 %28,0 %28,1 %27,0 %25,8 %24,8 %22,3 %21,8 %18,3 %16,3 %15,9 %15,7 %15,4 %
Californie1,0 %1,1 %0,8 %0,7 %0,9 %0,7 %0,9 %1,1 %1,4 %1,8 %4,4 %5,6 %7,0 %7,7 %7,4 %6,7 %6,2 %
Colorado0,1 %1,1 %1,3 %1,5 %1,6 %1,4 %1,2 %1,1 %1,1 %1,5 %2,3 %3,0 %3,5 %4,0 %3,8 %4,0 %
Connecticut2,3 %2,5 %2,6 %2,9 %2,7 %2,6 %2,1 %1,9 %1,8 %1,9 %1,6 %1,7 %1,4 %1,5 %1,8 %1,9 %2,7 %4,2 %6,0 %7,0 %8,3 %9,1 %10,1 %
 Delaware21,6 %22,4 %23,8 %24,0 %24,9 %25,0 %22,2 %19,3 %18,2 %18,0 %16,8 %16,6 %15,4 %13,6 %13,7 %13,5 %13,7 %13,6 %14,3 %16,1 %16,9 %19,2 %21,4 %
 Washington DC30,4 %33,1 %31,2 %30,1 %29,1 %26,6 %19,1 %33,0 %33,6 %32,8 %31,1 %28,5 %25,1 %27,1 %28,2 %35,0 %53,9 %71,1 %70,3 %65,8 %60,0 %50,7 %
 Floride47,1 %48,7 %46,0 %44,6 %48,8 %47,0 %42,5 %43,7 %41,0 %34,0 %29,4 %27,1 %21,8 %17,8 %15,3 %13,8 %13,6 %14,6 %16,0 %
 Géorgie35,9 %37,1 %42,5 %44,4 %42,6 %41,0 %42,4 %44,0 %46,0 %47,0 %46,7 %46,7 %45,1 %41,7 %36,8 %34,7 %30,9 %28,5 %25,9 %26,8 %27,0 %28,7 %30,5 %
 Hawaï0,2 %0,4 %0,1 %0,2 %0,1 %0,5 %0,8 %1,0 %1,8 %2,5 %1,8 %1,6 %
 Idaho0,4 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,1 %0,2 %0,2 %0,3 %0,3 %0,3 %0,4 %0,6 %
 Illinois7,4 %6,4 %2,5 %1,5 %0,8 %0,6 %0,4 %1,1 %1,5 %1,5 %1,8 %1,9 %2,8 %4,3 %4,9 %7,4 %10,3 %12,8 %14,7 %14,8 %15,1 %14,5 %
 Indiana4,4 %2,6 %1,0 %1,1 %1,0 %1,1 %0,8 %1,5 %2,0 %2,1 %2,3 %2,2 %2,8 %3,5 %3,6 %4,4 %5,8 %6,9 %7,6 %7,8 %8,4 %9,1 %
 Iowa0,4 %0,2 %0,2 %0,5 %0,6 %0,6 %0,6 %0,7 %0,8 %0,7 %0,7 %0,8 %0,9 %1,2 %1,4 %1,7 %2,1 %2,9 %
 Kansas0,6 %4,7 %4,3 %3,5 %3,5 %3,2 %3,3 %3,5 %3,6 %3,8 %4,2 %4,8 %5,3 %5,8 %5,7 %5,9 %
 Kentucky17,0 %18,6 %20,2 %22,9 %24,7 %24,3 %22,5 %20,4 %16,8 %16,5 %14,4 %13,3 %11,4 %9,8 %8,6 %7,5 %6,9 %7,1 %7,2 %7,1 %7,1 %7,3 %7,8 %
 Louisiane55,2 %51,8 %58,5 %55,0 %50,7 %49,5 %50,1 %51,5 %50,0 %47,1 %43,1 %38,9 %36,9 %35,9 %32,9 %31,9 %29,8 %29,4 %30,8 %32,5 %32,0 %
 Maine0,6 %0,5 %0,4 %0,3 %0,3 %0,3 %0,2 %0,2 %0,3 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,1 %0,2 %0,1 %0,3 %0,3 %0,3 %0,4 %0,5 %1,2 %
 Maryland34,7 %36,7 %38,2 %36,1 %34,9 %32,3 %28,3 %24,9 %22,5 %22,5 %20,7 %19,8 %17,9 %16,9 %16,9 %16,6 %16,5 %16,7 %17,8 %22,7 %24,9 %27,9 %29,4 %
 Massachusetts1,4 %1,5 %1,4 %1,3 %1,2 %1,2 %0,9 %0,8 %1,0 %1,0 %1,0 %1,1 %1,1 %1,2 %1,2 %1,3 %1,6 %2,2 %3,1 %3,9 %5,0 %5,4 %6,6 %
 Michigan3,7 %3,0 %2,1 %0,8 %0,3 %0,6 %0,9 %1,0 %0,9 %0,7 %0,7 %0,6 %1,6 %3,5 %4,0 %6,9 %9,2 %11,2 %12,9 %13,9 %14,2 %14,2 %
 Minnesota0,6 %0,2 %0,2 %0,2 %0,3 %0,3 %0,3 %0,4 %0,4 %0,4 %0,5 %0,7 %0,9 %1,3 %2,2 %3,5 %5,2 %
 Mississippi41,5 %47,0 %44,1 %48,4 %52,3 %51,2 %55,3 %53,7 %57,5 %57,6 %58,5 %56,2 %52,2 %50,2 %49,2 %45,3 %42,0 %36,8 %35,2 %35,6 %36,3 %37,0 %
 Missouri17,6 %15,9 %18,3 %15,6 %13,2 %10,0 %6,9 %6,7 %5,6 %5,2 %4,8 %5,2 %6,2 %6,5 %7,5 %9,0 %10,3 %10,5 %10,7 %11,2 %11,6 %
 Montana0,9 %0,9 %1,0 %0,6 %0,2 %0,3 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,3 %0,2 %0,3 %0,3 %0,4 %
 Nebraska0,3 %0,6 %0,5 %0,8 %0,6 %0,6 %1,0 %1,0 %1,1 %1,5 %2,1 %2,7 %3,1 %3,6 %4,0 %4,5 %
 Nevada0,7 %0,8 %0,8 %0,5 %0,3 %0,6 %0,4 %0,6 %0,6 %2,7 %4,7 %5,7 %6,4 %6,6 %6,8 %8,1 %
 New Hampshire0,6 %0,5 %0,5 %0,3 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,1 %0,1 %0,2 %0,1 %0,1 %0,3 %0,3 %0,4 %0,6 %0,7 %1,1 %
 New Jersey7,7 %8,0 %7,6 %7,2 %6,4 %5,8 %4,9 %3,8 %3,4 %3,4 %3,3 %3,7 %3,5 %3,7 %5,2 %5,5 %6,6 %8,5 %10,7 %12,6 %13,4 %13,6 %13,7 %
 Nouveau-Mexique0,0 %0,1 %0,2 %0,8 %1,2 %0,8 %0,5 %1,6 %0,7 %0,9 %1,2 %1,8 %1,9 %1,8 %2,0 %1,9 %2,1 %
 New York7,6 %5,3 %4,2 %2,9 %2,3 %2,1 %1,6 %1,3 %1,2 %1,3 %1,2 %1,4 %1,5 %1,9 %3,3 %4,2 %6,2 %8,4 %11,9 %13,7 %15,9 %15,9 %15,9 %
 Caroline du Nord26,8 %29,4 %32,2 %34,4 %35,9 %35,6 %36,4 %36,4 %36,6 %38,0 %34,7 %33,0 %31,6 %29,8 %29,0 %27,5 %25,8 %24,5 %22,2 %22,4 %22,0 %21,6 %21,5 %
 Dakota du Nord1,0 %0,3 %0,2 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,0 %0,0 %0,1 %0,4 %0,4 %0,6 %0,6 %1,2 %
 Ohio0,5 %0,8 %0,8 %1,0 %1,1 %1,3 %1,6 %2,4 %2,5 %2,4 %2,3 %2,3 %3,2 %4,7 %4,9 %6,5 %8,1 %9,1 %10,0 %10,6 %11,5 %12,2 %
 Oklahoma8,4 %7,0 %8,3 %7,4 %7,2 %7,2 %6,5 %6,6 %6,7 %6,8 %7,4 %7,6 %7,4 %
 Oregon0,5 %0,2 %0,4 %0,3 %0,4 %0,3 %0,2 %0,3 %0,2 %0,2 %0,8 %1,0 %1,3 %1,4 %1,6 %1,6 %1,8 %
 Pennsylvanie2,4 %2,7 %2,9 %2,9 %2,8 %2,8 %2,3 %2,0 %1,9 %2,0 %2,0 %2,5 %2,5 %3,3 %4,5 %4,7 %6,1 %7,5 %8,6 %8,8 %9,2 %10,0 %10,8 %
 Rhode Island6,3 %5,3 %4,8 %4,3 %3,7 %3,0 %2,5 %2,3 %2,3 %2,3 %2,1 %2,1 %1,8 %1,7 %1,4 %1,5 %1,8 %2,1 %2,7 %2,9 %3,9 %4,5 %5,7 %
 Caroline du Sud43,7 %43,2 %48,4 %52,8 %55,6 %56,4 %58,9 %58,6 %58,9 %60,7 %59,8 %58,4 %55,2 %51,4 %45,6 %42,9 %38,8 %34,8 %30,5 %30,4 %29,8 %29,5 %27,9 %
 Dakota du Sud0,0 %0,6 %0,3 %0,2 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,1 %0,2 %0,2 %0,3 %0,5 %0,6 %1,3 %
 Tennessee10,6 %13,2 %17,5 %19,6 %21,4 %22,7 %24,5 %25,5 %25,6 %26,1 %24,4 %23,8 %21,7 %19,3 %18,3 %17,4 %16,1 %16,5 %15,8 %15,8 %16,0 %16,4 %16,7 %
 Texas27,5 %30,3 %31,0 %24,7 %21,8 %20,4 %17,7 %15,9 %14,7 %14,4 %12,7 %12,4 %12,5 %12,0 %11,9 %11,5 %11,8 %
 Utah0,4 %0,1 %0,1 %0,2 %0,3 %0,2 %0,3 %0,3 %0,2 %0,2 %0,4 %0,5 %0,6 %0,6 %0,7 %0,8 %1,1 %
 Vermont0,3 %0,4 %0,3 %0,4 %0,3 %0,3 %0,2 %0,2 %0,3 %0,3 %0,3 %0,2 %0,5 %0,2 %0,2 %0,1 %0,1 %0,1 %0,2 %0,2 %0,3 %0,5 %1,0 %
 Virginie43,4 %44,6 %47,1 %47,8 %47,9 %46,9 %45,0 %43,3 %41,9 %41,8 %38,4 %35,6 %32,6 %29,9 %26,8 %24,7 %22,1 %20,6 %18,5 %18,9 %18,8 %19,6 %19,4 %
 Washington12,7 %0,3 %0,9 %0,4 %0,4 %0,5 %0,5 %0,5 %0,4 %0,4 %1,3 %1,7 %2,1 %2,6 %3,1 %3,2 %3,6 %
 Virginie-Occidentale9,5 %9,8 %11,5 %12,1 %11,2 %9,6 %7,8 %5,6 %4,1 %4,2 %4,3 %4,5 %5,3 %5,9 %6,6 %6,2 %5,7 %4,8 %3,9 %3,3 %3,1 %3,2 %3,4 %
 Wisconsin1,2 %1,8 %0,6 %0,2 %0,2 %0,2 %0,2 %0,1 %0,1 %0,1 %0,2 %0,4 %0,4 %0,8 %1,9 %2,9 %3,9 %5,0 %5,7 %6,3 %
 Wyoming2,0 %1,4 %1,5 %1,0 %1,5 %0,7 %0,6 %0,4 %0,9 %0,7 %0,8 %0,7 %0,8 %0,8 %0,8 %
 Porto Rico8,0 %12,4 %
 

Langues

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Selon l'American Community Survey pour la période 2013-2018, 91,06 % de la population afro-américaine âgée de plus de 5 ans déclare parler l'anglais à la maison, 2,8 % déclare parler l'espagnol, 1,82 % lecréole haïtien, 0,83 % lefrançais, 0,41 % l'amharique, 0,3 % lesomali, 0,29 % leyoruba, 0,26 % unelangue akan, 0,26 % leswahili, 0,22 l'arabe, 0,20 % l'igbo, 0,14 % lecréole jamaïcain, 0,11 % letigrigna, 0,10 % leportugais et 1,18 % une autre langue[2].

Religions

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Composition religieuse en % en 2014[3]
ReligionAfro-AméricainsDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
Églises historiques noires536,5
Protestantisme évangélique1425,4
Non affiliés1615,8
Catholicisme520,8
Protestantisme traditionnel414,7
Témoins de Jéhovah20,8
Islam20,9
Agnosticisme14,0
Athéisme13,1
Autres28,0

Selon lePew Research Center, les Afro-Américains font preuve d'une plus forte religiosité que l'ensemble de la population, bien que celle-ci tende à diminuer, suivant la tendance générale aux États-Unis. Ainsi, la part d'entre eux à croire en Dieu passe de 97 % en 2007 à 93 % en 2014, contre 91 % en 2007 et 88 % en 2014 pour l'ensemble de la population[64]). La part d'entre eux à considérer que la religion est « très importante » dans leur vie, bien que plus forte que la moyenne (75 %[3] contre 53 % en 2014[65]), tend elle aussi à diminuer (79 % pour les Afro-Américains[3] et 56 % pour l'ensemble de la population[65]). Enfin, tout en étant proportionnellement plus nombreux à assister au moins une fois par semaine à un service religieux et à prier quotidiennement (respectivement 47 % et 75 %[3] contre 36 %[66] et 55 % pour l’ensemble de la population[67]). De plus 75 % d'entre eux déclarent prier quotidiennement[3], ces pratiques tendent elles aussi à diminuer puisque 53 % déclaraient assister au moins une fois par semaine à un service religieux en 2007 et 76 % affirmaient prier au moins une fois par jour[3].

Métissage avec les populations européennes et amérindiennes

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Des études génétiques montrent que la population afro-américaine présente en moyenne de 73,2 % à 82,1 % d'ascendanceafricaine subsaharienne, de 16,7 % à 24 %d'ascendanceeuropéenne[pas clair] et de 0,8 à 1,2 % d’ascendanceamérindienne, avec de larges variations d'un individu à un autre[68],[69],[70].

Inégalités sociales

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Le patrimoine de la majorité des familles afro-américaines est inférieur à 20 000 dollars. Par conséquent, elles résident généralement dans des quartiers pauvres et sont contraintes de scolariser leurs enfants dans des écoles médiocres, celles-ci étant essentiellement financées par les taxes foncières[71].

Santé

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Les Afro-américains sont plus exposés à la précarité et des millions d'entre eux ne disposent pas d'assurance maladie. Ils sont plus touchés que la moyenne de la population par des maladies, comme lediabète (115 millions d’Américains souffrent de diabète ou de prédiabète). Lors de l'épidémie de Covid-19 en 2020, ils représentent une forte proportion des décès, notamment parce que les travailleurs noirs sont beaucoup moins susceptibles de pouvoir travailler à domicile, exerçant souvent des emplois du secteur des services[72].

Culture

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La culture afro-américaine[73] commence à s'exprimer librement àParis dans l'Entre-deux-guerres[74]. En effet, durant cette période, la capitale française connait un intérêt particulier pour lesarts africains. On peut voir aumusée de l'Homme des expositions autour des objets et desmasques notamment.Paul Morand choisit pour l'illustration de son romanMagie noire[75],[76], une illustration d'Aaron Douglas représentantJoséphine Baker bondissant comme sur l'illustration dePaul Colin[77],[78]. Ce dernier exprime dans sa version de Joséphine Baker, des formes géométriques que l'on reconnait dans les statues africaines.Jules Pascin exprime également cet attrait parisien à la culture africaine et afro-américaine, dansJazz Band en 1927 qui illustre des décors africains et non véritablement américains. Paris voit également s'ouvrir le premierCongrès panafricain en 1919. Enfin, Paris voit durant la Guerre arriver les groupes dejazz avec les troupes américaines[79], commeHarlem Hellfighters[80]. Ils s'installent alors dans le quartier deMontmartre qui depuis la fin duXIXe siècle voit une population internationale et américaine arriver[81], attirée par les salaires et les nuits plus libres que celles américaines limitées par laprohibition. Montmartre devient alors« Black Montmartre » voyant se rencontrer les artistes et intellectuels africains, antillais ou afro-américains.

La culture afro-américaine trouve alors un terrain propice pour les artistes Afro-Américains[82], qui sont pour certains arrivés dès laPremière Guerre mondiale et pour d'autres qui ont fui les lois de laségrégation raciale. Leur production est empreinte de l'observation de l'art africain qu'il redécouvrent à Paris dans l'entre-deux-guerres. Paris est vu comme le lien entre leur histoire africaine, un retour aux origines et leur héritage américain, puisqu'à Paris, ils sont pleinement américains[83].

La production parisienne de ces artistes est alors empreinte de cette recherche et de cet encouragement de la part des intellectuels de laRenaissance de Harlem notamment. Néanmoins, on peut également trouver des artistes qui n'iront pas dans cette recherche des racines, mais plutôt vers une étude des grands courants artistiques français tel queLois Mailou Jones[84] et ses scènes champêtres. Son œuvreJeanne, Martiniquais de 1938 montre son attachement au travail deCamille Pissarro ainsi qu'aux premiers travaux deHenri Matisse[85].

Paris joue alors un rôle de construction identitaire pour les artistes afro-américains mais ils vont se détacher de cette étape parisienne en voulant suivre le mouvement de l'art américain qui à ce moment était en quête d'une identité artistique propre face à l'Europe et à son modèle. Aux États-Unis, les mouvements duNew Negro et de la Renaissance de Harlem vont jouer un rôle important dans l'élaboration d'un art afro-américain. Ainsi,Langston Hughes publie en 1926 dansThe Nation, « The Negro Artist and the Racial Mountain »[86] où il encourage l'indépendance de l'artiste afro-américain. Ces artistes ouvrent ainsi la voie à tout ce que les artistes africains-américains élaborent dans les années soixante.

Artistes

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Article principal :Art afro-américain.
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Musique

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Article détaillé :Musique afro-américaine.

Lamusique afro-américaine est de fait issue du croisement d'un ensemble de cultures, mélange des influences africaines, européennes et américaines. Lejazz est une musique afro-américaine, tout comme d'autres musiques d'Amérique latine, notamment celles deCuba et duBrésil, où les descendants des esclaves déportés d'Afrique ont inventé desfolklores originaux, des pas dedanse et desmélodies populaires.

Littérature et sciences

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Article détaillé :Littérature afro-américaine.

Phillis Wheatley est considérée comme la première poétesse afro-américaine des États-Unis. En 1770, elle écrivit un hommage poétique au calvinisteGeorge Whitefield, qui obtint une large audience à Boston, où elle vivait.

Écrivains et scientifiques

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Théâtre

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Au cinéma

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Plusieurs cérémonies récompensent de façon spécifique les accomplissements au cinéma d'Afro-Américains (NAACP Image Awards depuis 1967,Black Reel Awards depuis 2000…)

Films

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De nombreux films au cinéma racontent la vie afro-américaine dont parmi les plus emblématiques :

Bibliographie et documentaire

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L'auteur et documentariste françaisRégis Dubois s'est penché sur les Noirs américains et le cinéma. Voir aussiLe cinéma noir américain, dirigé par Mark Reid, Francis Bordat,Raphaël Bassan, Janine Euvrard,CinémActionno 46Éditions Charles Corlet, 1988[98], les deux ouvrages de Anne Crémieux,Les Cinéastes noirs américains et le rêve hollywoodien,Éditions L'Harmattan, 2004[99] etLes Minorités dans le cinéma américain, inCinémAction n °143Éditions Charles Corlet, 2012[100]et l’ entréeCinéma afro-américain dans l'Encyclopædia Universalis qui offre un panorama de ce cinéma de 1913 à 2018[101].

  • Ouvrages de Régis Dubois :
    • Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995) - L'Harmattan, 1997.
    • Dictionnaire du cinéma afro-américain (acteurs, réalisateurs, techniciens) - Séguier, 2001.
    • Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation - Le Cerf/Corlet 2005.
    • Le Cinéma noir américain des années Obama (2009-2016) - LettMotif, 2017.
    • Spike Lee, un cinéaste controversé - LettMotif, 2019.
  • et le documentaire :
    • À l'ombre d'Hollywood : le cinéma noir indépendant (1910-1950) - Cinéfilms13,40 min, 2014

Télévision

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Black Entertainment Television, est unechaîne de télévision fondée en 1980 et s'adressant prioritairement aux Afro-Américains.

Séries télévisées

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Téléfilms

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Talk-shows

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Sport

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Sportifs célèbres :

Jouer star desCeltics de Boston,Bill Russell est en 1966 le premier Afro-Américain à devenir entraîneur d'une équipe sportive professionnelle nord-américaine (tout en restant joueur). En 2021, trois de quatre franchises qualifiées pour les finales de conférence NBA sont dirigées par des entraîneurs noirs[104].

Intellectuels militants duXXIe siècle

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  • Cornel West, activiste, commentateur, et professeur à l'université de Princeton;
  • Thomas Sowell, économiste, écrivain et chroniqueur politique américain.

Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages

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Articles connexes

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