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Monica Lewinsky

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(Redirigé depuisAffaire Lewinsky)
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirLewinsky.

Monica Lewinsky
Lewinsky s'exprimant durant uneconférence TED (Technology, Entertainment and Design) en 2015.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Monica Samille Lewinsky
Nationalités
Formation
London School of Economics (psychologie sociale)
Beverly Hills High School(en)
Santa Monica College
John Thomas Dye School(en)
Lewis & Clark College(en)
Pacific Hills School(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
DepuisVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Bernard Lewinsky(en)Voir et modifier les données sur Wikidata

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Monica Lewinsky, née le àSan Francisco (Californie), est unefemme d'affairesaméricaine.

Elle défraye la chronique en 1998-1999 lorsqu'il est rendu public qu'elle a eu des relations sexuelles avec le présidentBill Clinton, lors d'un stage effectué à laMaison-Blanche.

Le mensonge sous serment de Clinton à propos de cette relation conduit à une procédure dedestitution à son encontre, bloquée par leSénat des États-Unis. Cette affaire, connue sous le nom d'« affaire Lewinsky » ou de « Monicagate » (« gate » en référence auscandale du Watergate), connaît une médiatisation exceptionnelle, tant aux États-Unis qu'à l'étranger.

Jeunesse et études

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Monica Samille Lewinsky naît à San Francisco et grandit dans un milieu aisé, dans le sud de laCalifornie, dans les quartiers huppés de Westside Brentwood et deBeverly Hills àLos Angeles[1] dans une famillejuiveashkénaze originaired'Allemagne du côté paternel et deLituanie du côté maternel. Son père,Bernard Lewinsky (en), est unoncologue américain né auSalvador, et sa mère, Marcia Kaye Vilensky, est uneauteure[2] ayant tenté de faire carrière dans lapresse à scandale[3], le divorce tumultueux de ses parents en1987-1988 a un effet significatif sur Monica qui souffre depuis d'épisodes dépressifs[4]. Son père épouse, plus tard, sa seconde femme Barbara. Quant à sa mère, elle épousera R. Peter Straus, un cadre des médias.

La famille suit l'enseignement duTemple du Sinaï à Los Angeles et Monica, dans sa jeunesse, reçoit également uneéducation judaïque. Elle fait ses études primaires à la John Thomas Dye School àBel-Air puis elle va à l'école de Beverly Hills, qu'elle quitte en terminale pour terminer ses études secondaires à laBel Air Prep (plus tard renomméePacific Hills School) en1991. Elle poursuit ses études à l'université deSanta Monica durant deux ans tout en étudiant l'art dramatique à laBeverly Hills High School et en travaillant dans une boutique de cravates.

En1993, elle s'inscrit auLewis and Clark College dePortland dans l'Oregon où elle obtient un diplôme de psychologie en1995. Grâce à un ami de la famille, généreux donateur du parti démocrate, elle décroche àWashington DC un stage non rémunéré, commençant au mois de, dans les services deLeon Panetta,chef de cabinet de la Maison-Blanche. Elle change quelque temps plus tard de fonction et obtient un poste rémunéré, à partir de, au bureau des Affaires législatives de laMaison-Blanche. Jeune femme aimant séduire et dont l'exubérance californienne détonne dans le milieu compassé de Washington, elle entre dans le cercle magique du pouvoir où elle est surnommée« l'incruste » pour sa propension à s'insinuer dans les cocktails présidentiels où elle n'est pas invitée[4]. Alors qu'elle n'est encore que stagiaire, elle avoue volontiers qu'elle trouve le président sexy et qu'avoir une relation sexuelle avec lui dans leBureau ovale ne lui déplairait pas[4]. Son travail consiste, entre autres, à faire parvenir des documents au président ou lui livrer des pizzas mais sa présence trop fréquente autour du Bureau ovale et leurs rencontres furtives inquiètent les conseillers du président qui pensent qu'un scandale sexuel pourrait compromettre sa réélection future, si bien que Monica apprend le 7 avril 1996 qu'elle est transférée au Pentagone[5]. Alors que leur relation s'effiloche, elle parvient à le revoir pour fêter sa réélection et lors de rares venues à la Maison-Blanche qui lui sont facilitées par la secrétaire personnelle de Clinton,Betty Currie (en)[6]. Il cède à nouveau aux avances très appuyées de la jeune femme mais le regrette et peu à peu lui fait barrer la porte du Bureau ovale[7].

Affaire Clinton-Lewinsky

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Bill Clinton et Monica Lewinsky, dans leBureau ovale en 1997.

Entre (période deshutdown budgétaire qui voit les principaux fonctionnaires renvoyés chez eux, permettant à une stagiaire comme Monica de se rapprocher du président) et (date à laquelle le président met fin à leur relation), Monica Lewinsky a, à une dizaine de reprises, des relations intimes[8] avec le présidentBill Clinton[9].

Nomméprocureur spécial le chargé de l'affaire du Whitewater (affaire immobilière dans laquelle sont impliqués les époux Clinton durant leur période en Arkansas),Kenneth Starr recueille d'autres accusations contre les Clinton au cours de son instruction mais les enquêtesTravelgate (en) en mars 1996, ouFilegate en juin 1996, n'apportent aucun matériel solide à soumettre au Congrès. Aussi, le juge conservateur proche du Parti républicain, souhaite élargir son rayon d'action en enquêtant sur la morale sexuelle du président[10]. Il sait que Bill Clinton a déjà été confronté à plusieurs affaires sexuelles, notamment au sujet d'une présumée relation à long terme avec une chanteuse et ancienne employée de l'État de l'Arkansas,Gennifer Flowers et à propos d'une rencontre avec une fonctionnaire de l'Arkansas,Paula Jones (née Corbin), ces deux relations auraient eu lieu alors que Bill Clinton n'était encore quegouverneur de cet État. Paula Jones a intenté un procès au civil contre Bill Clinton pour harcèlement sexuel. Le nom de Monica Lewinsky apparaît pour la première fois lors de la procédure judiciaire de l'affaire Paula Jones, lorsque les avocats de celle-ci cherchant des preuves de harcèlement sexuel de la part de Bill Clinton afin d'étayer les accusations de leur cliente, la font citer comme témoin. En novembre 1996, Starr lance ses procureurs sur la piste duTroopergate (en) mais cette affaire (au cours de laquelle Monica Lewinsky se parjure en mai 1997 lors de son témoignage devant laCour suprême, en niant avoir eu quelque relation physique que ce soit avec Bill Clinton), comme celle du Whitewater, s'enlise et l'opinion publique perdue s'y intéresse peu, si bien que le magistrat choisit une autre piste grâce àLinda Tripp, collègue de Monica Lewinsky au Pentagone. Les deux femmes ont en commun d'être des exilées meurtries de la Maison-Blanche, Linda nourrissant des rancœurs vis-à-vis de l'administration Clinton qui l'en a chassée[11].

Photo d'identité du département de la Défense (1997).

Linda Tripp est une républicaine qui déteste les Clinton. Elle convainc Monica de conserver les preuves matérielles de sa liaison (les cadeaux du président et sa « robe bleue » tachée de sperme). Elle nourrit l'idée d'écrire un livre à charge à leur sujet[12]. Sous les conseils d'une de ses amies,Lucianne Goldberg (en), agent littéraire qui vit de ragots croustillant, Tripp enregistre à partir de, à l'insu de Monica, leurs conversations téléphoniques. Elle informe Starr de l'existence de ces enregistrements dont certains évoquent les relations sexuelles. En, après que Lewinsky a tenté de la persuader de mentir également sous serment, Linda Tripp confie les cassettes à Starr qui les ajoute aux pièces de l'affaire Whitewater. Starr élargit ainsi son enquête en y incluant notamment le parjure de Lewinsky ainsi que d'autres éventuels, lors de son témoignage dans l'affaire Jones versus Clinton, et sa tentative de subornation de témoin[13].

Dès lors, Starr organise certaines « fuites » pour indiquer à la presse« qu'il dispose d'éléments sur la manière dont le Président a tenté de dissimuler sa relation avec Monica (en récupérant les cadeaux qu'il lui avait faits) et de la faire taire (en lui assurant un emploi par l'intermédiaire de son amiVernon Jordan) : de quoi porter contre lui les accusations d'incitation à faux témoignage et d'obstruction à la justice[14] ». Le dans le cabinet de son avocat et devant le juge Wright, Bill Clinton, alors qu'il est sous serment, nie avoir eu « une affaire sexuelle », des « rapports sexuels » ou « une relation sexuelle » avec Lewinsky. Deux jours plus tard, l'affaire est rendue publique et le, lors d'une conférence de presse télévisée à la Maison-Blanche, il déclare :« Je n'ai pas eu de rapports sexuels avec cette femme, mademoiselle Lewinsky[15] ». Cette phrase restera plus tard célèbre pour sa construction syntaxique avec une véracité à caractère trompeur suivant la définition donnée à « relations sexuelles ».

Le, Monica Lewinsky, obligée de reconnaître sa relation avec Clinton face au procureur Starr, passe un accord provisoire avec lui afin de bénéficier d'un statut d'immunité, en échange de révélations sur ses relations avec le président et de la robe bleu marine[16] portant des traces desperme du président comme le confirment les analyses ADN[17].

Sous la pression de Kenneth Starr et la menace de crimes de parjure et d'entrave à la justice qui le rendent passible de destitution, Clinton admet avoir menti au peuple américain et qu'il a eu un « contact intime inapproprié » avec Mademoiselle Lewinsky. Le, legrand jury, réuni au tribunal de Washington pour suivre la déposition de Clinton par une liaison vidéo, entend ainsi sa défense dans laquelle il nie avoir commis un parjure car selon lui, la définition légale de sexe oral est uniquement un rapport sexuel oral mutuel. L'insistance de Clinton à faire cette distinction soulève des critiques jusque dans son propre camp politique. Monica Lewinsky comparaît en personne devant un grand jury. Elle reconnaît les relations sexuelles[18].

Le, le procureur Starr remet son rapport d'enquête aux membres du Congrès. Le « rapport Starr » de 445 pages et 60 000 pages d'annexes, comporte onze chefs d'inculpation. Il est publié dès le lendemain sur internet[19]. La procédure d'impeachment est votée le 19 décembre 1998 par la Chambre des représentants, majoritairement républicaine. Le 12 décembre 1999, le Sénat l'acquitte des charges retenues et, faute de majorité des deux tiers, la condamnation d'impeachment n'est pas votée[20].

Vie après l'affaire

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L'affaire a apporté, à une période de culture populaire, la célébrité à Monica Lewinsky comme étant le centre d'une jeune génération à l'origine d'une tempête politique. En juin1999,Ms. Magazine a publié une série d'articles de l'auteur Susan Jane Gilman, de la sexologue Susie Bright et de l'éditrice Abiola Abrams apportant le regard de trois générations de femmes pour analyser si le comportement de Monica Lewinsky avait une signification pour le féminisme. Au début de 1999, Lewinsky a refusé de signer un autographe dans un aéroport, disant :

« Je suis célèbre pour une raison pour laquelle il n'est pas formidable d'être reconnu. »

Le, Monica Lewinsky a été interrogée parBarbara Walters lors de l'émission20/20 de la chaîneABC, le programme a été regardé par 70 millions d'Américains, ce qu'ABC a annoncé comme un record de spectateurs pour une émission d'informations. Monica Lewinsky a déclaré àBarbara Walters à la fin de cette interview à propos de sa relation avec Bill Clinton (« Je me suis sentie comme un déchet, je me suis sentie très sale, j'ai le sentiment qu'on s'est servi de moi et j'en suis déçue »)[21]. Elle a coopéré avec l'auteur Andrew Morton pour la rédaction de sa biographie,L'Histoire de Monica, notamment sur le versant de sa relation avec Bill Clinton. Le livre a été commercialisé en et des extraits sont parus comme un article principal duTime. Les critiques duNew York Times jugent le livre de mauvais goût et fatigant. Lewinsky gagnera environ 500 000 $ pour sa participation à ce livre auxquels s'ajoutera 1 million de $ de droits internationaux pour l'entretien avec Barbara Walters, mais Lewinsky était toujours assaillie par de fortes amendes et par un train de vie élevé. Monica Lewinsky fit une apparition dans deux sketches, dans un épisode deSaturday Night Live de la chaîneNBC, où elle tenait un petit rôle, jouant son propre personnage, dans deux sketches parodiant sa relation avec Bill Clinton lors des seize derniers mois.

En, Lewinsky a pris cet intérêt plus au sérieux en commençant à vendre une ligne de sacs à mains à son nom, sous la raison sociale The Real Monica, Inc. Ceux-ci ont été vendus en ligne aussi bien que chez Henri Bendel à New York, Fred Segal en Californie ou à la Cross boutique de Londres. Lewinsky a conçu elle-même les sacs réversibles tout comme elle a voyagé fréquemment pour surveiller la qualité de leur fabrication enLouisiane.

Au début desannées 2000, Monica Lewinsky a commencé à apparaître dans des publicités à la télévision pourJenny Craig, Inc., une société de conseil en perte de poids et en nutrition. Lewinsky a touché, selon leNew York Times, 1 million de dollars selon un contrat qui exigeait que Lewinsky perde plus de quarante livres (18 kg) en six mois, entraînant une publicité considérable à l'époque. Lewinsky a dit que malgré son désir de retourner à une vie plus privée, elle avait besoin d'argent afin de régler les honoraires de ses avocats et qu'elle croyait au produit. Un porte-parole deJenny Craig, Inc. a dit de Monica Lewinsky :« Elle représente une femme active et très occupée d'aujourd'hui avec un style de vie agité. Et elle a eu des problèmes de poids et a lutté contre ça pendant longtemps. Cela concerne beaucoup de femmes en Amérique. » Le choix de Monica Lewinsky comme modèle a provoqué des controverses chezJenny Craig, Inc et certaines de ses franchises privées ont utilisé des campagnes plus anciennes.Jenny Craig, Inc a cessé de diffuser ses annonces amaigrissantes utilisant Monica en, clôturant définitivement l'engagement publicitaire en et ne versant que 300 000 $ à Lewinsky pour sa participation.

Aussi au début de 2000, Lewinsky déménagea àNew York, vivant dansWest Village, où elle devint une invitée recherchée dans la scène branchée deManhattan. En, Lewinsky fit une apparition surMTV dans leThe Tom Green Show dans un épisode dans lequel un hôte l'invitait dans la maison de ses parents àOttawa à la recherche de tissus pour sa nouvelle activité professionnelle. Plus tard en 2000, Lewinsky travailla comme correspondant de la chaîne britanniqueChannel 5 animant un showMonica's Postcards dans lequel elle parlait des tendances de la culture américaine et d'autres endroits.

En mars2002, Monica Lewinsky, déliée des termes de son accord avec le bureau du procureur indépendant des États-Unis (Kenneth Starr), fit une apparition dans un numéro spécialMonica en noir et blanc de la chaîne de télévision à péageHBO, dans un épisode de la sérieAmerica Undercover. Dans cette série, elle répondit à des questions posées par le public présent dans le studio, sur sa vie et l'affaire de Clinton.

Monica Lewinsky fut l'invitée d'une émission detélé-réalité,Mr. Personality surFox en2003. Dans cette émission, elle conseillait des jeunes concurrentes à choisir des hommes masqués. Quelques Américains ont essayé d'organiser unemise à l'index des annonceurs sur le programme, en signe de protestation de la présence de Monica Lewinsky. Néanmoins, le spectacle a fait des débuts avec un auditoire important et leNew York Times a écrit qu'« après des années d'essai à tirer profit de sa gloire en concevant des sacs à main et d'autres projets d'auto-marketing, Madame Lewinsky a enfin trouvé une niche lui convenant à la télévision. » Cependant, l'auditoire baissa progressivement les semaines suivantes et après la première saison, l'émission ne fut plus jamais rediffusée.

Lorsque l'autobiographie de Bill ClintonMa vie a été publiée en2004, Monica Lewinsky déclara dans un entretien auDaily Mail :

« Il aurait pu être honnête dans le livre, mais il ne l'a pas été. Il est un révisionniste d'histoire. Il a menti. […] Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il entre dans le détail de notre relation. […] Mais s'il l'avait fait et fait honnêtement ce qui n'est pas le cas, je ne me serais pas prononcée. […] Cependant, je m'attendais plutôt, à ce qu'il revienne sur les fausses déclarations qu'il a réalisées quand il essayait de protéger son mandat présidentiel. Au lieu de cela, il a parlé de notre relation comme si j'avais tout fait pour l'avoir. J'étais le buffet et il ne pouvait pas juste résister au dessert. […] C'était une relation mutuelle, mutuelle à tous les niveaux, dès le début où elle a commencé et tout au long de sa durée. […] je n'accepte pas qu'il ait totalement profané mon caractère. »

Avant2005, Lewinsky a constaté qu'elle ne pouvait pas échapper aux projecteurs aux États-Unis, avec une vie professionnelle et privée difficile. Elle a arrêté de vendre sa ligne de sac à main et s'est installée àLondres. En, Lewinsky a obtenu unemaîtrise de psychologie sociale à laLondon School of Economics. Sa thèse était intitulée « À la recherche du juré impartial : une étude sur l'“effet des tierces personnes” et de la publicité d'avant-procès » (In Search of the Impartial Juror: An Exploration of the Third-person effect and Pre-Trial Publicity). Elle a depuis essayé d'éviter la publicité.

Monica Lewinsky a correspondu en2009 avec l'universitaire Ken Gormley, qui écrivait une étude approfondie sur les scandales durant les mandats de Clinton, elle maintient que Clinton a menti sous serment à propos de leur relation :

« Il n'y avait aucune marge de manœuvre sur la véracité de ses déclarations parce qu'ils lui ont posé des questions détaillées et précises auxquelles il a répondu de manière mensongère. »

En 2014, elle se confie àVanity Fair, considérant avoir été la première personne humiliée mondialement surInternet[22].

En, elle prend la parole dans le cadre desconférences TED. Elle appelle à la prise de conscience des effets néfastes de la révélation d'informations privées sur internet, et des réflexes de lynchage qui y sont associés, surtout auprès des adolescents. Monica Lewinsky dénonce les profits générés par les médias qui diffusent ces informations. À la fin de son intervention, elle appelle à l'empathie[23].

Le, lachaîne de télévision FX annonce que Monica Lewinsky sera la productrice de la troisième saison d'American Crime Story, qui reviendra sur l'affaire Monica Lewinsky et Bill Clinton. La diffusion de la série retardée pour cause de crise du COVID-19 débute en septembre 2021 sur la chaîneFX[24].

Dans la culture populaire

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Monica Lewinsky est mentionnée et/ou moquée dans plus de 120 morceaux de rap[25] :

Titres de chansons
  • “Sixavelli,” 360(Au)
  • “It Has Been Said,” Aaron Omar
  • “How Do You Feel,”Akinyele
  • “Adrenaline,” Alpha 520
  • “Get Down,” Amplify Dot
  • “Truffle Butt (Truffle Butter Freestyle),” Anye Elite
  • “Scary Movies,”Bad Meets Evil
  • “Partition,”Beyoncé
  • “Ms. Lewinsky (Clinton Back),” B. Foreman
  • “Jaws,” Big Fraze
  • “Block Bleeder,” Black Menace
  • “Ghaddamnmoney,” Block Kids on the New
  • “Foes,”Borgore
  • “Leave Me Alone, Pt. 2,”Cam’ron
  • “Takeover Freestyle,” Cam’ron
  • “Miss Those Days,”Celph Titled, featuring Buck Wild
  • “Bud Dwyer,” Charles Hamilton
  • “Super Bowl,” Chevy Woods
  • “Monica Interview,”Chris Rock
  • “Killin Em,” Chris Webby
  • “Anti-hero,” C-SEN
  • “Tempo,” Cymphonique
  • “Bizarre Freestyle,”D12
  • “Witit,”Danny Brown
  • “It’s Alive,” David Chidiac
  • “Danger Roots,”Despo Rutti
  • “Help Me,”Deuce
  • “Act a Fool,” DJ Butter
  • “No Rubber,” DJ Butter
  • “Essentials,” DJ JS-1
  • “Let’s Fuck,”E-40
  • “Blue Widow,”Elzhi
  • “Just Rhyming With Proof,”Eminem
  • “Rap God,” Eminem
  • “XL Show Freestyle,” Eminem
  • “Down Here,” E.S.G.
  • “Can’t Let You Go (Remix),”Fabolous
  • “Diamonds,” Fabolous
  • “Hit it for Free,”Field Mob
  • “Zabij mnie nim wejdę na szczyt,” Filipek
  • “Bill Clinton,” FNBe
  • “The Lah,” Freddie Foxxx/Bumpy Knuckles
  • “Superstar,”Fuckly
  • “Monica Lewinsky,”G-Eazy
  • “Parents Ain’t Even Care Enough,”Goldee
  • “Click Pow,” Horseshoe G.A.N.G
  • “Pushin’ Weight (Remix),”Ice Cube
  • “That Action,” ImprompTwo
  • “Pills,” Jacob ZL
  • “Rough,”Jeezy
  • “Kings/100,” Jez Dior
  • “You Oughta Know,”Juelz Santana
  • “Tidal Forces,” Jugga the Bully
  • “Through the Wire (Remix),”Kanye West
  • “2005 Hardcore,”Kery James
  • “Erase Me,”Kid Cudi
  • “Top Floor,” Kirko Bangz, featuring2 Chainz
  • “Bafana Bafana Remix,”La Fouine
  • “Powerful (Remix),” Lalcko
  • “Pour qui? Pourquoi,”Les Sages Poètes de la Rue
  • “Bitch I’m Bill Clinton,”Lil B*“Obama BasedGod,” Lil B
  • “Obama BasedGod,” Lil B
  • “Courtesy,” Lil Deezy
  • “In da Club,”Lil Jon, featuringLudacris andR Kelly
  • “Looks Like Money,”Lil Kim
  • “Higher Than a Kite,”Lil Wayne, featuringNicki Minaj
  • “New Orleans,” Lil Wayne
  • “No Type,” Lil Wayne
  • “Sorry Ms. Carter,”Liv
  • “Black Bush,”Mac Miller
  • “Willie Dynamite,” Mac Miller
  • “Black Trudeau,” Maestro Fresh Wes
  • “Get Ready,”Mase
  • “Wrist Game,”Migos
  • “Summer Zoo,”Mister You
  • “Presidential Politics,” Money$Team
  • “Splashin Over Monica,” Mr. Live
  • “Lighters Up,” Nahzy
  • “Life Is What You Make It,”Nas
  • “Freaky Girl (Wanna Minaj?),” Nicki Minaj
  • “Getting Cake,” Nicki Minaj
  • “I Get Crazy,” Nicki Minaj
  • “I Love Ny Range Rover,” Nicki Minaj
  • “Itty Bitty Piggy,” Nicki Minaj
  • “Kill Da DJ,” Nicki Minaj
  • “Set It Off,” Nicki Minaj
  • “Still I Rise,” Nicki Minaj
  • “Sunshine,” Nicki Minaj
  • “Win Again,” Nicki Minaj
  • “Young Money Ballaz,” Nicki Minaj
  • “What the Fuck is Up,” N.O.R.E
  • “Hit ‘Em Up,” Pretty Ugly
  • “IFYA,” PrezSport
  • “Status Quo,” Pyskaty
  • “100 Rounds,”Raekwon
  • “Never Back Down,”Random Axe
  • “Gorillaz on My Mind,”Redman
  • “Freshundunbenannt,” Retrogott & Hulk Hodn
  • “The Beginning,” Ri.Lee
  • “Presidential Anthem,” Rough Riders 2
  • “Can’t Blame Me,” Rudy Williams
  • “Chi Kung,”RZA
  • “My Lovin’ Is Digi,” RZA
  • “Marche Arriere,”Sake
  • “I’ve Been Rhymin,” SC Static
  • “Serious Business,” Seven Shots
  • “Pancakes,”Shindy
  • “My Opinion,” Shock G
  • “Flawless, Yung Mar, Black P,” Team Backpack
  • “Dick Starbuck: Porno Detective,”The High & Mighty
  • “Squeeze It,”Three 6 Mafia
  • “Rap Legend,” ToxicNdubuisi
  • “Creep,” Twistid Rob
  • “Grunging,” Verbal Tech
  • “Zoog Cypher,”Wax
  • “In My Car,”Wiz Khalifa
  • “In the Ocean,” WoeFerro
  • “Thug Money,”Yukmouth
  • “I Rather,” Yung Massina
  • “23 preguntas,” Anuel AA
  • "Monica Lewinsky, " UPSAHL
 

Lors de la présentation du prototype d'avion de combat futur (Joint Strike Fighter)Boeing X32 (concurrent malheureux duLockheed Martin X35) l'énorme entrée d'air du réacteur , évoquant une bouche souriante et grande ouverte, valut à cet appareil le surnom officieux et péjoratif de « Monica Jet », en référence ironique au scandale sexuel qui défraya la chronique durant le mandat du Président Clinton[26].

Notes et références

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  1. (en) « Monica Lewinsky | Biography & Facts », surEncyclopedia Britannica(consulté le).
  2. Elle publie sous le pseudonyme de Marcia Lewis.
  3. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 47.
  4. ab etcNicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 46.
  5. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 53.
  6. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 63-64.
  7. Clinton« a vieilli, il est plus prudent, plus désenchanté. Il préfère se consacrer aux exigences du pouvoir. Il sait bien qu'il ne peut offrir à Monica la vraie liaison qu'elle espère. L'insistance de la jeune fille, sa propension au bavardage, tout comme son extrême jeunesse, le mettent mal à l'aise. Mais il n'a pas envie de la traiter par le mépris »Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 64.
  8. Par la suite, grâce aux médias alimentés par le procureurKenneth Starr, aucun détail ne sera épargné sur ces relations :fellations dans leBureau ovale, jeux sexuels avec l'étui à cigare dans son vagin,masturbations du président ou conversations érotiques au téléphone. Cf(en) Molly Peacock,The Private I: Privacy in a Public World, Graywolf Press,,p. 142.
  9. (en) Richard A. Posner,An Affair of State: The Investigation, Impeachment, and Trial of President Clinton, Harvard University Press,,p. 52.
  10. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 61.
  11. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 60.
  12. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 77.
  13. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 80.
  14. Patrick Sabatier, « La longue traque du superprocureur. Depuis 1994, Kenneth Starr enquête sur Clinton », surliberation.fr,.
  15. « I did not have sexual relations with that woman, Miss Lewinsky. ».
  16. (en)Kenneth Starr,Referral from Independent Counsel Kenneth W. Starr in Conformity with the Requirements of Title 28, United States Code, Section 595(c), Government Printing Office,(lire en ligne),p. 11.
  17. « Affaire Clinton-Lewinsky: extraits du rapport Starr », surletemps.ch,.
  18. Nicole Bacharan,Le piège. Quand la démocratie perd la tête, Seuil,,p. 131-132.
  19. Dominique Simonnet, Nicole Bacharan,Les secrets de la Maison Blanche, Place des éditeurs,,p. 240.
  20. Dominique Lejeune,Histoire du monde actuel. 1990-2000, Armand Colin,,p. 45.
  21. « I felt like a piece of trash, I felt dirty, I felt used and disappointed » ;voir suryoutube.com.
  22. Voir surLe Parisien.
  23. « Monica Lewinsky, the price of shame », surted.com.
  24. American Crime Story: Impeachment, une relecture féministe de l’affaire Monica Lewinsky, 28 octobre 2021, par Margaux Baralon
  25. Constance Dovergne, « Monica Lewinsky citée dans plus de 128 morceaux de rap », survanityfair.fr,(consulté le).
  26. (en-GB) DarioLeone, « The X-32 was nicknamed ‘Monica.’ Why? Because she’s got a big mouth, she’s ugly and…she s***s. Like a certain White House intern who was famous for her oratory skills. », surThe Aviation Geek Club,(consulté le).

Bibliographie

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  • Lisa Duggan, Lauren Berlant, Our Monica, Ourselves: The Clinton Affair and the Public Interest. Sexual Cultures. New York: New York University Press, 2001.
  • Marvin Kalb,One Scandalous Story: Clinton, Lewinsky, and Thirteen Days That Tarnished American Journalism. New York: Free Press, 2001.
  • Monica, her story,Her complete testimony given to the grand jury in the Kenneth Starr investigation, Jaico Pub. House, 1999.
  • Andrew Morton,Monica's Story, St. Martin's Press, 1999.

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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