Pour les articles homonymes, voirArcelin.
| Directeur Archives départementales de la Haute-Marne | |
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Paul-Emmanuel Chéron(d) Paul de Fleury(d) | |
| Président Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône |
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Adrien Arcelin est unarchiviste,géologue etpréhistorien français, né le àFuissé (Saône-et-Loire) et mort le àLa Roche-Vineuse (Saône-et-Loire). Alors que la science préhistorique est tout juste naissante, il découvre et fouille avecHenry Testot-Ferry legisement préhistorique de Solutré, àSolutré-Pouilly, qui donnera son nom auSolutréen.
Bachelier ès lettres et ès sciences du lycée deMâcon, Adrien Arcelin intègre, en, l'École impériale des Chartes à Paris, dont il sort premier en, avec une thèse surLes institutions militaires deCharlemagne[1].
Adrien Arcelin est alors nommé archiviste départemental de laHaute-Marne, àChaumont. Il y étudie la collection de bulles pontificales et écritMorimond ou les milices chevaleresques d'Espagne et du Portugal, dès l'année 1864[2].
Rentré enFrance après des missions effectuées auProche-Orient pour le compte du ministère de l'Instruction publique, il réalise des cartes géologiques détaillées de laFrance, au profit du ministère des Travaux publics.
Adrien Arcelin revient dans leMâconnais où sa rencontre avecHenry Testot-Ferry avait infléchi ses activités vers lapréhistoire. C'est donc avec son ami – qui a découvert une série de « foyers-sépultures » au Clos du Charnier, àSolutré-Pouilly (Saône-et-Loire)[3] – qu'il fouillera legisement préhistorique de Solutré, dès. Ils publient ensemble, en,L'âge du renne en Mâconnais : mémoire sur la station du Clos du Charnier à Solutré. Après la mort prématurée d'Henry Testot-Ferry en 1869, Adrien Arcelin poursuivit les travaux sur le site, aidé de l'abbé Antoine Ducrost.
En, il est nommé conservateur des collections d'archéologie et d'histoire du Musée de la ville deMâcon[4].
Savant catholique défendant la notion de sépulture préhistorique, Adrien Arcelin s'opposa notamment au libre penseurGabriel de Mortillet[5]. Cette hypothèse est contredite en, puisque les travaux deRaymond Riquet et la datation au carbone 14, prouvent que les sépultures de Solutré appartiennent à l’époque historique[6].
Adrien Arcelin est mort le, laissant à son fils aîné, le docteurFabien Arcelin, qu'il avait associé à ses travaux, le soin de poursuivre sa tâche àSolutré.
Adrien Arcelin fut notamment[4]:

Le roman d'Adrien Arcelin (publié sous le pseudonyme anagramme "Adrien Cranile"),Solutré ou les chasseurs de rennes de la France centrale,Paris, 1872[10], est le premier « roman préhistorique » jamais publié, précédantLa Guerre du feu, deJ.-H. Rosny aîné (1909). C'est ce récit qui lance la légende des chevaux précipités du haut de laRoche de Solutré sous la poursuite des chasseurs. Cette théorie est contredite par l'analyse de l'emplacement des gisements d'ossements par rapport au sommet de la Roche[11].