Pour les articles homonymes, voirVan de Velde.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités | |
| Maître | |
| Lieux de travail | |
| Influencé par | |
| Père | |
| Fratrie |
Adriaen van de Velde, né vers le (date de baptême) àAmsterdam, où il est mort le(à 35 ans), est unpeintre,aquafortiste etsculpteurnéerlandais

Adriaen van de Velde est issu d'une importante famille de peintres hollandais. Il est le fils du dessinateurWillem van de Velde l'Ancien et le frère deWillem van de Velde le Jeune, né après que la famille a quittéLeyde pour Amsterdam. Sa date de naissance exacte n'est pas connue, mais il est certain qu'il est baptisé le à laVieille Église.
Il étudie d'abord avec son père, mais devant son absence d'inclination à devenir comme lui un peintre demarines, il part àHaarlem, épicentre de la vogue pastorale dans l'art néerlandais[1], pour terminer sa formation auprès du paysagisteJan Wijnants.Paulus Potter etPhilips Wouwerman ont également une grande influence sur van de Velde. Sa rencontre avec Potter demeure une simple hypothèse : Potter séjourne à Amsterdam en 1652-1654, à la fin de sa vie, alors que Van de Velde y suit une partie de son apprentissage, mais aucun document n'établit qu'il ait été son élève[2]. Ses premiers tableaux connus datent de 1653.
De retour dans sa ville natale, il travaille quelque temps dans l'atelier deKarel Dujardin, puis s'installe comme artiste indépendant. À l'âge de 21 ans, il y épouse Maria Oudekerk le. En plus de ses propres œuvres, Van de Velde travaille également avec de nombreux autres peintres paysagistes. Il dessine notamment des personnages et des animaux dans les œuvres deJan Hackaert,Jan van der Heyden et Jan Wijnants.
Il meurt en 1672. Ses funérailles ont eu lieu le à laNieuwe Kerk.
Sous l'influence de Paulus Potter à Amsterdam, Adriaen van de Velde se spécialise dans la peinture de bétail et de prairies, ainsi que dans des paysages italiens avec des bergers, rappelant les tableaux de Karel Dujardin,Nicolaes Berchem etJan Asselyn. Il peint également des bords de mer, des portraits et quelquespeintures d'histoire[3].
La variété et le nombre même de tous les tableaux exécutés par Adriaen pendant sa vie, cependant si courte, attestent de sa productivité. Ses collaborations multiples, avec les principaux paysagistes de son temps, lui font une place unique dans l'histoire de l'École hollandaise. Il s'était fait une spécialité de la peinture de petits personnages au sein de ses paysages, et fut souvent sollicité par ses pairs pour réaliser les figures et les animaux de leurs tableaux[4].
« Elle cherche dans son décolleté l'insecte piqueur. L'image est charmante et l'érotisme, s'il se fait discret, est cependant bien présent. Subtilement, Van de Velde suggère sans dévoiler totalement. Ainsi, l'ingénue vachère a-t-elle le buste penché vers le spectateur, dévoilant une poitrine généreuse par l'échancrure de son décolleté. »
— Collard, 2015,p. 365[9].

Les vingt-huiteaux-fortes qui sont connues d'Adriaen van de Velde reprennent des motifs de pastorales dans un décor pittoresque, avec principalement desbergers et leur bétail dans desplaines plates propres auxPays-Bas du nord. L'espace est souvent suggéré au delà des premiers plans, avec uneperspective atmosphérique qui estompe l'horizon. La présence humaine est souvent absente alors qu'elle est nécessaire à la pratique de l'élevage. Il construit ses formes par des lignes de contour et joue des réserves de papier pour obtenir la luminosité de sacomposition[10].
Il s'inscrit dans la veine bucolique dePieter van Laer et Karel Dujardin, en représentant un espace coupé du monde réel et hors du temps, où la dimension laborieuse du travail rural est effacée. Le bétail vit harmonieusement avec ses maîtres, sans exploitation marchande oumaltraitance. Cette vision est éloignée de la situation réelle desProvinces-Unies alors en pleine urbanisation et en fort développement économique, qui connaissent une surpopulation des villes et un fortexode rural. Ces scènes champêtres idéalisées connaissent alors un grand succès[1].
Se présentant comme une représentation anecdotique du monde paysan, ses gravures traduisent en fait une idée politique et économique inhérent à l'idée même deSiècle d'or néerlandais[11].

Les vaches y tiennent une place particulière du fait de l'essor de l'industrie laitière et de l'élevage, les fers de lance de l'économie des Provinces-Unies auXVIIe siècle. La vache revêt une symbolique politique de fierté nationale, interprétée comme une allégorie de la République hollandaise, qui explique en partie l'engouement artistique dont elle fait alors l'objet[12].
Adriaen van de Velde réalise de véritables portraits d'animaux. Il travaille constamment le rendu de la lumière et l'équilibre entre les nuances sombres de ses encres et les réserves blanches du papier, afin de rendre le modelé des paysages ou le pelage de ses animaux. Les muscles sont dessinés avec précision grâce à un travail des lignes[13].
Il étudie les paysages et les animaux dans les alentours d'Amsterdam. Il réemploie parfois ses motifs en les isolant ou en les associant différemment. Le musée du Louvre conserve une statuette de vache modelée en terre qui lui est attribuée. De telsmodelages sont documentés dans les ateliers des artistes hollandais duXVIIe siècle qui les utilisent comme complément de leurs études d'après nature[14].
Sur les autres projets Wikimedia :