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Président Société botanique de France | |
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Président Académie des sciences | |
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Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Brongniart(d) ![]() |
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Mère | Cécile Coquebert de Montbret(d) ![]() |
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Membre de | Académie des sciences de Turin() Royal Society() Royal Society of Edinburgh() Académie des sciences de Saint-Pétersbourg Académie royale des sciences de Prusse Académie des sciences Académie des sciences de Russie Académie royale des sciences de Suède Académie bavaroise des sciences Société botanique de France ![]() |
Distinctions | |
Abréviation en botanique |
Adolphe ThéodoreBrongniart est unbotaniste etpaléontologuefrançais, né le àParis, mort le àParis. Il est le fils dunaturalisteAlexandre Brongniart et le petit-fils de l'architecteAlexandre-Théodore Brongniart.
En 1824, alors encore étudiant en médecine, Adolphe Brongniart fonde lesAnnales des Sciences Naturelles avec ses beaux-frèresJean-Baptiste Dumas, mari de sa sœur cadette Herminie etJean Victor Audouin, mari de la benjamine, Mathilde. Après son doctorat enmédecine, en 1826, il réunit les éléments de son premier mémoire en voyageant avec son père.[réf. nécessaire]
Brongniart étudie les relations entre des espèces deplantesdisparues etactuelles, ce qui lui vaut le surnom de « père de lapaléobotanique », au même titre queGeorges Cuvier est considéré comme le fondateur de la paléontologie animale. En 1826, il publie un mémoire sur le développement de l'embryon végétal qui lui vaut, l'année suivante, le grand prix de physiologie expérimentale de l'Académie des sciences[1].
En 1827, il épouse Françoise Agathe Boitel[note 1]. Leur filsÉdouard-Charles Brongniart (1830-1903) deviendrapeintre[2].
AvecBory de Saint-Vincent etDumont d'Urville, il collabore à l'étude des récoltes botaniques (phanérogames) de l'expédition deLouis Isidore Duperrey à bord dela Coquille (1822-1825) et co-signe les volumes de botanique de la relation du voyage.[réf. nécessaire]
En 1833, il obtient la chaire debotanique au muséum au sein duMusée national d'histoire naturelle de Paris. En 1857, cette chaire est transformée en chaire debotanique et physiologie végétale, puis en 1874, en chaire debotanique, organographie et physiologie végétale. Adolphe Brongniart y sera remplacé, à sa mort, parPhilippe Van Tieghem (1839-1914). En 1834, il est élu membre de l'Académie des sciences où il succède àRené Desfontaines.[réf. nécessaire]
La collection de plantes fossiles qu'il avait rassemblée avec l'aide de son pèreAlexandre Brongniart et de nombreux correspondants, devenant considérable, il l'offre au Muséum en 1836 ainsi que son important herbier.[réf. nécessaire]
Il reçoit lamédaille Wollaston en 1841 et devient président de l'Académie des sciences en 1847.[réf. nécessaire]
L'école de botanique du Muséum étant agrandie au début des années 1840, il doit renouveler pendant l'hiver 1842-1843 les plantations du jardin botanique attenant[3], dont la dernière plantation date de 1824 parRené Desfontaines. Depuis, de nombreux ouvrages généraux de botanique ont été publiés, proposant divers classements des plantes (Candolle[4],Bartling[5],Lindley[6], Endlicher[7]…)[8]. Après mûre réflexion, il décide de s'écarter de ces ouvrages sur quelques points à cause de la disparition de ladivision desdicotylédones apétales, lesfamilles jusque là comprises dans cette division étant alors réparties parmi les polypétales ou les diapétales[3]. Il publie en 1843 uneÉnumération des plantes cultivées au Muséum d'Histoire naturelle de Paris suivant l'ordre établi dans l'école de botanique en 1843[9], dans lequel il présente un nouveau système declassification du règne végétal[10] :
Il contribue aux tomes 3 (1843), 4 (1844) et 5 (1847-1848) de la deuxième série de l'Herbier général de l'amateur, dont une première série de 8 tomes (1816 à 1827) a été publiée parJ.-Cl.-M. Mordant de Launay et continuée parJ.-L.-Aug. Loiseleur-Deslongchamps. Loiseleur-Deslongchamps publie le premier tome d'une deuxième série (1839), le deuxième tome (1841) est parCharles Lemaire (1800-1871). Ad. Brongniart,Joseph Decaisne,Adrien de Jussieu,Achille Richard,Édouard Spach et d'autres, collaborent aux tomes 3 (1843), 4 (1844) et 5 (1847-1848) de cette deuxième série, qui sont rédigés par Lemaire[11].
En 1854, il est un des 15 membres fondateurs de laSociété botanique de France, dont il devient le président en 1861. Durant le Second Empire, il est nommé inspecteur général de l'enseignement supérieur pour les sciences.[réf. nécessaire]
Il est inhumé aucimetière du Père-Lachaise (20e division)[12].
ÀBézu-Saint-Éloi (Eure), son grand-pèreAlexandre-Théodore se fait construire un chalet, encore nommé de leur nom dans la culture locale[13].
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