Pour les articles homonymes, voirSchulten.
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Adolf Schulten (Elberfeld, -Erlangen,) est unarchéologue,historien etphilosopheallemand, célèbre pour son engagement enEspagne et ses recherches surTartessos.
Il est le fils d'unwestphalien Wilhelm Schulten, directeur administratif deBayer et d'une mèrerhénane Amanda Klarenbach[1]. Il étudie dans les universités deGöttingen, deBonn et deGöttingen, où il étudie avecUlrich von Wilamowitz-Möllendorff etTheodor Mommsen[2]. En 1892, il obtient son doctorat à vingt-deux ans avec un sujet sur le droit public romain[2]. En 1896, il devient professeur d'Histoire ancienne àGöttingen et va en 1907 à l'Université d'Erlangen en tant que professeur extraordinaire[2].
À vingt-quatre ans, labourse de voyage de l'Institut archéologique allemand lui permet de connaître l'Italie, laGrèce et l'Afrique du Nord en 1894-1895. En 1899, il se rend pour la première fois enEspagne, et il y retourne en 1902, à la suite d'un intérêt pour les ruines deNumance. Entre 1905 et 1914, il mène plusieurs campagnes archéologiques dans cette villeceltibère et sur les camps romains environnants; ses campagnes sont prises en charge, entre autres, par leKaiserGuillaume II d'Allemagne. Les résultats de ses fouilles sur le terrain et dans la bibliothèque furent la publication de quatre volumes deNumantia. Die Ergebnisse der Ausgrabungen 1905-1912 (Munich,1914-1927-1929-1931), une synthèse qui a été traduite en espagnol, sous le nomHistoria de Numancia àBarcelone en1945.
LaPremière Guerre mondiale interrompit Adolf Schulten dans son activité archéologique enEspagne, mais cela ne signifie pas l'abandon de ses études et de ses publications, et une fois le conflit terminé, il retourne enEspagne immédiatement. Quelques mécènesbarcelonais et l'aide de l'Institut d'Études Catalanes lui ont permis de faire en1919 un examen, préparatoire de la côte espagnole méditerranéenne pour une édition critique d'Ora Maritima deRufus Festus Avienus (qui sera le premier volume de sesFontes Hispaniae Antiquae, publié àBarcelone, en1922), ce qui lui permet d'étudierTartessos. Trouver les vestiges de cette cité mythique a fini par se convertir en une véritable obsession pour Adolf Schulten, quelque chose d'ailleurs qu'il n'a jamais obtenu malgré toutes ses tentatives, allant même jusqu'à des conflits diplomatiques assez sérieux. Il s'est obstiné dans des fouilles de l'actuelParc national de Doñana, près de l'embouchure du fleuveGuadalquivir et a trouvé un lieu romain habité dans leCerro del Trigo qu'il a cru être une population située sur les restes de la mythique cité deTartessos. Le résultat de ses recherches, fut entre autres, la publication deTartessos: contribución a la historia más antigua de Occidente (publié àMadrid, dans laRevista de Occidente, en 1924).
Parmi les autres travaux de fouilles mis en lumière les ruines du camp romain deCastra Cecilia, non loin de la ville actuelle deCáceres. il a également étudié pour la première fois en profondeur lesguerres cantabres (29-19av. J.-C.) dans son livreLos cántabros y ástures y su guerra con Roma (Madrid, 1943). Il est aussi l'auteur de l'œuvre complèteIberische Landeskunde: Geographie des antiken Spanien, rapidement traduite et publiée par la SCCI sous le titre deGeografía y Etnología de la Península Ibérica (vol. I-II, Madrid, 1959-1963). Une large synthèse en allemand est antérieure à l'œuvre, qui est parue sous la forme d'un article en 1912 dans l'encyclopédie germaniqueRE Pauly-Wissowa, qui a été traduite en 1920 en espagnol sous la forme d'un livre,Hispania (Geografía, Etnología, Historia), avec un long appendice dePedro Bosch-Gimpera (« La Arqueología preromana hispánica »,p. 225-321). Deux autres œuvres sont très populaires auPortugal et enEspagne, il s'agit de deux biographies une surViriatus (Porto, 1927) et une autre surSertorius (Leipzig en 1926 etBarcelone en 1949).