L'onomastique propose plusieurs pistes pour l'origine du nom d'Adam.
Le nom génériqueadam (« humanité ») se retrouve dans plusieurslangues sémitiques. Ainsi, des tablettes d'Ougarit révèlent qu'enlangue ougaritique, l'humanité se dit « adm », qui donne en hébreu « Adam », le premier homme.
Dans Genèse 2:7[3],« Élohim forma ha-adam, poussière de ha-adama ».Ha-adam, c'est « l'homme », littéralement « le terreux, le glaiseux » ;ha-adama est « la terre », « la glaise »[4]. Le jeu de mots étymologique de la Bible est analogue aulatinhomo qui tire son origine d'humus[5]. Mais cetteétymologie populaire qui fait venir Adam d’adama ne tient pas compte du mode deformation des mots de la langue hébraïque : elle se fait du plus court au plus long, parallèlement à l'élaboration des notions. C'est doncAdam qui a donnéadama et non pas le contraire. Dans le texte, la terre n'est nomméeadama qu'après la formulation par Dieu du projet de créer Adam. Auparavant, elle s'appelleeretz.
Le nomha adam (l’humain) est pris en son sens collectif dans la première partie du récit de la Genèse[6]. Il ne devient unnom propre individuel désignant le personnage d'Adam qu'en Genèse 4:25[7].
Adam pourrait aussi dériver d'une autreracine sémitique,adom, « rouge » comme le sang, et faire référence à l'épopéebabylonienne d'Enuma Elish dans laquelleEa tueKingu et avec son sang crée l'humanité[9].
Enfin, le nom propre « Adam » existe antérieurement à son utilisation générique dans leslangues sémitiques. Il est notamment attesté chez unsouverain d'Assyrie nommé Adamu. L'auteur biblique a peut-être voulu rédiger un texte polémique anti-assyrien, en désignant Adam par un nom qui rappelle que le premier homme embrassait une religion polythéiste originaire deMésopotamie[10].
Dans la tradition juive, lemidrash (exégèse juive) propose plusieurs explications au nom « Adam » :
ADAM se composerait d'ED (l'Ed, « siège de la terre ») et DAM (le « sang », siège de l'âme) ;
ADAMA serait ADAM MA, « l'homme-quoi », l'homme qui pose des questions ;
ADAM viendrait d'ADAMA (la « terre ») et EDAME (« je ressemblerai »,Isaïe 14:14). C'est celui qui peut s'élever si haut qu'il devient à la ressemblance de Dieu, et descendre si bas qu'il est plus bas que levégétal, voire leminéral ;
Du motEd est dérivéADeret (« la cuirasse »), ADon (« le dominateur »), ADir (« le fort »). En termes de microsémantique,Ed suggérerait l'énergie vitale. D'Ed vient Adam, bien sûr, mais aussiAdom (rouge), lerouge étant la couleur la plus vive.[réf. nécessaire]
Dans la traditionmusulmane, certains savants sont d'avis que le nom « Adam » serait en lien avec sa couleur depeau noire. Ils s'appuient sur le verset SurahAl-Hijr 15:26[11] oùAllah explique comment il a créé l'homme, le terme arabe « ham-a », interprété par Al-Mahalli etAl-Suyuti, dans leur ouvrageTafsir Al-Jalalain, comme « boue noire ».Al-Tabari, dans son exégèse, précise : « Quant à Ses mots "De hama-a masnoun",hamaa est le pluriel deham-a et désigne de la boue qui a changé et est devenue noire ».Al-Shawkani ajoute que « ham-a » fait référence à de la boue noire, qu’elle ait changé ou non.Al-Baidawi etAl-Baghawi confirment également cette interprétation, en ajoutant : « Certaines traditions rapportent qu'Allah a fermenté la boue utilisée pour créer Adam et l’a laissée reposer jusqu’à ce qu’elle devienne noire, puis Il en a créé Adam ». Plusieurs savants musulmans apporte des précisions sur la signification du terme « Adam ».Abu Mansur al-Tha'alibi (mort en 1038) écrit dansFiqh Al-Lughah : « Si le teint d’une personne dépasse la teinteasmar, alors elle est diteadam ». Le savant entafsir,hadith,fiqh,aqida etlangue arabe,Ibn Al-Athir (mort en 1210), précise dans son ouvrageAl-Nihaaya Fi Ghareeb Al-Hadith wa Al-Athar : « Lorsqu’il est utilisé pour décrire une personne,adam signifie trèsasmar ». En arabe, « asmar » signifie brun, ce qui fait que « adam » désigne quelqu'un ayant la peau ou le teint très foncé. Ibn Mandhur (mort en 1312) note dansLisan Al-Arab, qui est l'un des dictionnaires les plus vastes et les plus détaillés de la langue arabe : « Les avis divergent sur la raison pour laquelle Adam a été nommé ainsi... certains disent qu'il a été nommé Adam en raison de la couleuradam qu'Allah lui a donnée ».Al-Khazin (mort en 971) explique également : « Adam a été nommé ainsi car il a été créé à partir de laadeem (surface) de la terre et parce qu’il avait un teintadam »[12],[13].
Selon le livre de laGenèse, Adam (en hébreu « אדם », du mot « אדמה », la terre et أدم en arabe) est le premierhommecréé parDieu lors du sixième jour de laCréation. Dieu le fit à partir de la poussière de la terre, qu'il façonna à son image, avant de l'animer de son souffle.Au début, Adam représente le mâle et la femelle (« Dieu créa Adam à Son image, à l'image de Dieu Il le créa, mâle et femelle Il les créa »).
Comme Dieu considérait qu'il n'était pas bon pour l'homme d'être seul, il modela des animaux qu'il amena à Adam pour voir comment il les appellerait. Adam donna un nom à chacun d'entre eux, mais ne se trouva pas de compagnie qui lui convienne. Alors Dieu l'endormit, et lui créa unefemme à partir d'un de ses côtés ou d'une de ses côtes [d'Adam[14]] (la mention d'unecôte serait en réalité, dans une légendesumérienne antérieure, un jeu de mots,côte etvie étant ensumérien presque homographes. Cejeu de mots aurait disparu à la traduction en hébreu)[15].
Adam reconnut lafemme comme chair de sa chair et os de ses os, c'est-à-dire « tirée de lui ». Adam reconnut la femme pour sa compagne, et Dieu leur commanda d'être féconds, de soumettre les animaux et de manger des végétaux[réf. souhaitée].
Le premier couple fut placé parDieu dans le jardin d'Éden, pour qu'Adam cultive le sol et garde le jardin.
Dieu avait tout autorisé à Adam, sauf la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, en lui disant :« de celui-là, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras ». LeSerpent (Nahash enhébreu), décrit comme« le plus rusé des animaux » apparut et dit à la femme que Dieumentait, qu'ils n'en mourraient pas, mais que leurs yeux s'ouvriraient et que leur nouvelleconnaissance les apparenterait à des dieux.
La femme mangea dufruit défendu et en donna à Adam qui en mangea à son tour. Mais après avoir goûté à ce fruit, ils virent qu'ils étaientnus et allèrent se cacher. Lorsque Dieu interpella Adam, Dieu s’aperçut qu'ils étaient cachés, et, lui demandant pourquoi, Adam répondit :« Je t'ai entendu dans le jardin et j'ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché. » C'est ainsi que Dieu s’aperçut qu'ils avaient goûté au fruit défendu, car, lorsqu'il demanda« Qui t'a appris que tu es nu ? », Adam dut avouer sa faute en admettant avoir mangé le fruit.
Alors Dieu prononça le jugement, énumérant les conséquences de latransgression : le serpent seraitmaudit et devrait ramper, tandis que Dieu jeta l'hostilité entre la femme et le serpent, entre la descendance du serpent et la descendance de la femme, en ajoutant que« celle-ci [la descendance de la femme] t'écrasera la tête, et toi [le serpent], tu lui mordras le talon. » Dieu dit ensuite à la femme « je rendrai tes grossesses très pénibles, et tu mettras tes enfants au monde dans la souffrance. Ton désir se portera sur ton mari, mais lui te dominera. » Enfin, Dieu dit à l'homme« à cause de toi, le sol est maudit. C'est avec beaucoup de peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. […] Tu tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu devras retourner à la poussière ».
Généalogie d'Adam.
Adam donna à sa femme le nom « Havah »,Ève (Vie) car elle est la mère de toute vie humaine[16]. Puis Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peaux pour les habiller. Il prononça les mots suivants :« Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour le choix entre le bien et le mal. Maintenant, il ne faut pas qu'il tende la main pour cueillir aussi du fruit de l'arbre de la vie, qu'il en mange et qu'il vive éternellement. »
Alors Dieu chassa Adam et Ève dujardin d'Éden, pour qu'ils travaillent le sol d'où ils avaient été tirés. Après avoir chassé l'homme, il posta deschérubins à l'est du jardin d'Éden pour barrer l'accès de l'Arbre de vie.
Le récit attribue d'abord trois fils à Adam et Ève :Caïn,Abel etSeth, et d'autres enfants dont le nom n'est pas donné[17], puis comme petits-enfantsHenoch etEnosh. Adam meurt à930 ans.
La suite du livre de la Genèse raconte que, neuf générations après Adam et Ève[18], l'humanité née du premier couple a disparu sous leDéluge à l'exception deNoé et sa famille (sa femme, ses filsJaphet,Sem,Cham et leurs femmes), à qui Dieu a confié la tâche de refonder l'humanité. Dans la Bible, Noé est donc le plus récent ancêtre commun à toute l'humanité.
Adam est animé par le souffle de Dieu (le grecπνεύμα /pneúma comme l'hébreuru'ah signifient aussi bien « vent » qu'« esprit »), selon le principe commun aux mondes grec et hébreu selon lequel un être animé est un être qui respire et qui possède uneâme.
La faute qui entraîne l'exclusion dujardin d'Éden est appeléepéché originel. Cette doctrine, débattue depuis ses origines, a pris des formes distinctes dans les différentes confessions chrétiennes.
Unelégende raconte qu'Adam connutLilith (non mentionnée dans laBible) avantÈve. Elle remonte à un récit très ancien[Lequel ?] où il est dit queSatan éprouva Adam par le corps charnel féminin (la chair contre l'esprit de Dieu)[source insuffisante].
À la suite desPères de l'Église, et comme il a été dit avec des références àPaul VI etJean-Paul II etBenoît XVI[20], l'Église catholique enseigne comme une « vérité de foi » l'existence d'un premier homme, duquel descend l'humanité tout entière. Bien que toutes les « vérités définies de foi » soient intangibles, lafoi joue un rôle important, car sans elle on ne peut comprendre la doctrine relative aupéché originel, et par voie de conséquence la doctrine de laRédemption.
Dans leCoran, Adam est le premier humain et est le père de l'humanité. Il acquiert, par la tradition, une dimension prophétique[22]. Le récit musulman suit, dans les grandes lignes, lerécit biblique mais a intégré des éléments destraditions juives (principalement) et chrétienne. Les récits légendaires sur Adam, fortement inspirés des écrits juifs, ont eu une grande importance à l'époque post-coranique[22]. Le Coran relate l'histoire d'Adam, en particulier dans lasourateAl-Baqara (« La Vache », II). Avant saCréation, un dialogue entre Allah et les anges permet d'annoncer à ceux-ci la création de l'Homme. Ce type de discussion est connu dans la littérature juive[22].
Il est créé par Dieu, qui lui donne l'image la plus harmonieuse parmi ses créatures, à partir de l'argile et lui insuffle la vie[22]. Lechamp lexical de l'argile reste utilisé par le Coran pour évoquer la création de chaque homme. De nombreuses légendes ont été créées sur l'origine de l'argile ayant servi à la fabrication d'Adam ou sur l'espritRuh, concept d'originejudéo-chrétienne, insufflé à Adam. Certains y ont vu l'ange Gabriel[22].
Adam reçoit la connaissance de « tous les noms » (La Vache, II, 28-31). En raison de cette supériorité sur les anges, Allah ordonna aux anges de se prosterner devant Adam, ce qu’ils firent tous exceptéIblis qui, par orgueil, prétendait être plus élevé que l’Homme[22]. Cetteprosternation angélique se retrouve dans la littérature juive et le refus du diable dans lacaverne des trésors, texte chrétiensyriaque. La signification de l’expression « tous les noms » a fait l’objet d’interprétations divergentes[22].
Ce récit est suivi de lachute d’Adam. Si dans le Coran,Satan est le tentateur, les commentateurs font parfois intervenir un serpent, sous l’influence des écrits judéo-chrétiens. « Les commentateurs ne mettent pas en doute le fait qu’Adam a commis une faute, mais sous l’influence du dogme de l’impeccabilité prophétique, ils s’efforcent d’en minimiser le poids »[22]. Pour certains, la faute est rejetée sur le serpent ou sur Ève, tandis que pour d’autres, la mission prophétique d’Adam ne commence qu’après la chute. Le Coran n’évoque pas de notion similaire aupéché originel[22].
Lesbahá'ís voient en Adam leprophète de Dieu (le terme utilisé est« manifestation de Dieu ») le plus ancien selon l'Histoire connue, et n'excluent pas la possibilité de prédécesseurs oubliés[23]. Adam a débuté lecycle adamique, un sous-ensemble de larévélation progressive, il y a 6 000 ans, qui a culminé avecBahá'u'lláh[24]. L'histoire biblique d'Adam et Ève estallégorique, selon l'explication d'‘Abdu’l-Bahá[25].
Chez lesDruzes, Adam représente l'esprit universel et Ève l'âme universelle,« les parents spirituels d'où les âmes adamiques détiennent leurs identités »[26].
Confronter la science et le récit adamique n'a pas de sens si le but de l'auteur biblique a été de donner une dimension symbolique etétiologique à ce texte de la Genèse, en voulant en faire un récit des origines (origine de l'Homme et du mal avec lepéché originel). Adam est mentionné44 fois[réf. souhaitée] dans laBible hébraïque (Ancien Testament), à comparer aux296 mentions d'Abraham et aux 808 deMoïse : le personnage d'Adam répond aux grandes fonctions de toutmythe : décrire, expliquer[28] et justifier la dure condition de l'Homme par quelque faute antérieure.Michel Bakounine y verra, dansDieu et l'État, une allégorie remarquable de la perte d'innocence apportée à l'Homme par laraison[29]. L'idée est souvent reprise, sans en créditer son auteur, parErich Fromm dans ses ouvrages.
Le récit d'Adam, quelle que soit son origine, fait intervenir unpremier homme et s'oppose donc, si on le prend au pied de la lettre, à son apparition bien plus graduelle par lathéorie de l'évolution. L'évolution humaine progressive, est considérée par l'Église catholique — et étudiée par certains de ses membres (Abbé Breuil,Teilhard de Chardin) — commehypothèse. Elle sera admise à partir deJean-Paul II, et sur recommandation de l'Académie pontificale des sciences, comme« davantage qu'une hypothèse », uneuphémisme pour désigner unethéorie scientifique[30]. Le concept d'Adam a dans ce cas un sensallégorique, prenant acte de la différence énorme d'entendement entre l'Homme et le reste du monde animé. Dans laGenèse, Adam se voit confier par l'Éternel une prérogative importante : donner des noms à tous les animaux (il ne trouve pas, parmi eux, une aide assortie[31]).Cette délégation de pouvoir disparaît dans le Coran, où c'est au contraireAllah, Dieu en arabe, qui est censé enseigner à Adam le nom de toute chose[réf. nécessaire].
On a introduit dans lalittérature scientifique à partir de 1986, les expressionsAdam chromosomique (ou Adam-Y) etÈve mitochondriale à partir de l'analyse des génomesgonosomaux de l'humanité actuelle. Ève mitochondriale aurait vécu en Afrique il y a environ 150 000 ans[34], et Adam-Y aussi en Afrique, mais à une date plus discutée[35]. Malgré leur dénomination biblique, Ève mitochondriale et Adam-Y ne sont pas uniques ancêtres de l'humanité à l'époque où ils ont vécu. De plus, ils n'ont aucune raison d'avoir été contemporains. Enfin, ces deux titres changent régulièrement de titulaires, au rythme de l'extinction des lignéesagnatiques (patrilinéaires) etcognatiques (matrilinéaires) humaines.
Pour l'Église catholique, le principal enseignement du récit de laCréation est que l'Homme est une créature divine. La façon dont Dieu a opéré pour le créer est secondaire et le récit de laBible ne peut être qu'allégorique.
L'Église catholique rejette l'idée que ce qui fonctionne sur la Terre serait seulement occasionnel, produit par l'irrationnel, et affirme que« chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu » ; elle rejette par ailleurs comme immoral le darwinisme idéologique[36] : ledarwinisme constitue un édifice descriptif et explicatif, et non pas une injonction morale et normative. La confusion a été facilitée par une ambiguïté constatée tant enanglais qu'enfrançais : Darwin explique que les lignées le mieux adaptéesdevraient (ought to) éliminer à long terme celles qui le sont moins. Mais il s'agit là d'une estimation du probable, et nullement de quelque objectif moral.
« Mais quand il s'agit d'une autre vue conjecturale qu'on appelle lepolygénisme, les fils de l’Église ne jouissent plus du tout de la même liberté. Les fidèles en effet ne peuvent pas adopter une théorie dont les tenants affirment ou bien qu'après Adam il y a eu sur la terre de véritables hommes qui ne descendaient pas de lui comme du premier père commun par génération naturelle, ou bien qu'Adam désigne tout l'ensemble des innombrables premiers pères. En effet on ne voit absolument pas comment pareille affirmation peut s'accorder avec ce que les sources de la vérité révélée et les Actes du magistère de l’Église enseignent sur le péché originel, lequel procède d'un péché réellement commis par une seule personne Adam et, transmis à tous par génération, se trouve en chacun comme sien[39]. »
Pie XII enjoint explicitement à ses fidèles de ne pas s'appuyer sur la lettre de la commission pontificale[37]
« [I]l Nous faut déplorer une manière vraiment trop libre d'interpréter les livres historiques de l'Ancien Testament, dont les tenants invoquent à tort, pour se justifier, la lettre récente de la Commission Pontificale biblique à l'Archevêque de Paris[39]. »
Dans ses positions ultérieures plus ambiguës, l'Église stipule queDieu est le seul créateur, qu'il a créé le monde par amour, et que l'esprit ne peut pas être le fruit d'une simple évolution de la matière, comme l'écrit Jean-Paul II à l'Académie pontificale des sciences[38],[40]. Il n'y aborde pas l’existence d'Adam, père de l'humanité, mais confirme les propos dePie XII :
« Dans son encyclique « Humani Generis » (1950), mon prédécesseur Pie XII avait déjà affirmé qu'il n'y avait pas opposition entre l'évolution et la doctrine de la foi sur l'homme et sur sa vocation, à condition de ne pas perdre de vue quelques points fermes[38]. »
Benoît XVI résume ce point de vue en avril 2007 devant des jeunes dudiocèse de Rome[36] : lecatholicisme croit en« la raison créatrice au début de tout et principe de tout », énoncé peuréfutable au sens deKarl Popper et sur lequel la science ne peut donc prendre de position dans un sens ni dans l'autre.
Adam est également présent dans la sérieHazbin Hotel, dans laquelle il est le principal antagoniste de la saison 1. Cruel, immature, grossier et sadique, il est le meneur des légions d'exorcistes du paradis ayant pour mission de se rendre une fois par an en enfer pour exterminer les âmes pécheresses. Suite à la décapitation d'un exorciste et la volonté de la princesse des enfers Charlie Morningstar d'offrir la rédemptions aux âmes damnées de l'enfer à l'aide de son hôtel, il décide avec l'accord du paradis d'avancer la prochaine extermination d'une demi-année. Lors de son retour en enfer, il est défait parLucifer et tué par une démone nommée Niffty.
↑(en) « The Night of Departure from Eternity »,Gnosis of the Book of Life, Druzenet,(consulté le) :« Adam and Eve stand for The Wholly Mind and The Wholly Soul – the spiritual parents from where Adamic souls derive their identities. »
Les noms en italique ne sont pas cités directement dans leCoran mais il leur fait allusion. On retrouve cependant leurs noms dans des récits (hadîth) de latradition islamique pour la plupart.