Cet article est uneébauche concernant unelocalitéhaïtienne.
| Acul-du-Nord | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Département | Nord |
| Arrondissement | Acul-du-Nord |
| Démographie | |
| Population | 50 844 hab.(est.2009) |
| Densité | 273 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 19° 41′ nord, 72° 19′ ouest |
| Altitude | 20 m |
| Superficie | 186,37 km2 |
| Localisation | |
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Acul-du-Nord (Akil dinò encréole haïtien) est unecommune d'Haïti située dans le département duNord d'Haïti, et le chef-lieu de l'arrondissement d'Acul-du-Nord.
La ville de l'Acul-du-Nord est située à deux kilomètres au Sud de labaie de l'Acul ainsi qu'à une dizaine de kilomètres au Sud-Ouest de la ville deCap-Haïtien.
La commune est peuplée de 50 844 habitants[1](recensement par estimation de 2009).
La paroisse de Camp Louise est fondée en 1699 par le gouverneur de Saint-Domingue,Joseph d'Honon de Gallifet. La paroisse prend le nom de l'Acul après 1730[2].
En 1772,Louis-Pantaléon de Noé et son cousin, Louis-François-Pantaléon du Trousset, chevalier d'Héricourt mettent en commun leurs biens situés dans le canton des Manquets, lui même dans le quartier de l'Acul-du-Nord[3]. Ils constituent ainsi l'habitation d'Héricourt-Noé. C'est une grande exploitation sucrière, dont la surface totale est d'environ700 hectares, une des plus étendues de la région. La canne à sucre y est cultivée, broyée (dans des moulins) et transformée en sucre (par chauffage) par desesclaves, au prix d'un travail exténuant. En 1774, les deux associés possèdent plus de 400 esclaves sur leur plantation[4].

Ensuite, la surface plantée en canne à sucre dans la plantation d'Héricourt-Noé aux Manquets augmente, passant d'environ200 hectares en 1780 à environ340 hectares en 1791. La production annuelle de sucre varie d'environ 180 tonnes en 1780 à environ 260 tonnes les autres années. La plantation rapporte au moins30 000 livres par an au comte de Noé[6]. Les sources ne permettent pas de connaître précisément le vécu des esclaves, mais il apparaît qu'ils sont mal nourris, essentiellement de bananes-légumes et autres féculents, mal vêtus, mal logés dans des cases construites à l'économie, assujettis à un travail éreintant pour lequel ils ne sont pas assez nombreux. Ils ont par conséquent une santé précaire et les épidémies semblent fréquentes. Les esclaves résistent comme ils le peuvent, notamment en se livrant aumarronnage, temporaire ou plus long[7].
Il semble que c'est dans l'habitation Héricourt-Noé aux Manquets qu'a commencé larévolte des esclaves de Saint-Domingue, dans la nuit du 22 au[8]. Cette habitation est affermée parToussaint Louverture le[9]. Les ex-esclaves deviennent des cultivateurs salariés. Ils sont alors environ 170. Après l'arrestation de Toussaint Louverture en, l'habitation d'Héricourt-Noé est mise sous séquestre[10].
Selon une étude menée en 2005, l'habitation d'Héricourt-Noé se situe dans une zone boisée et exploitée en agriculture vivrière. Il en reste des vestiges de bâtiments et des monticules qui laissent supposer d'autres restes de construction[11].
La commune est composée de 6 sections communales :
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L'économie locale repose sur la culture ducafé, duriz et des fruits. Lesapiculteurs locaux récoltent lemiel dans des ruches aménagées.
Acul-du-Nord est également un port de pêche.