L'activité d'un volcan est la classification de la fréquenceéruptive d'unvolcan en fonction de la date de sa dernière éruption et parfois de sa nature éruptive. Unvolcan peut ainsi être qualifié d'éteint, d'endormi, d'actif ou en éruption. Les définitions de ces termes varient selon les organismes scientifiques ou lesvolcanologues.

Une définition généralement acceptée d'unvolcan enéruption est lorsqu'il émet de lalave[1]. Toutefois, certains phénomènes n'émettent pas de lave mais sont qualifiés d'« éruption »[1]. Il s'agit deséruptions phréatiques au cours desquelles se produit l'émission temporaire de grandes quantités devapeur d'eau formant alors un panache et généralement prélude à uneéruption phréato-magmatique[1], deséruptions limniques qui correspondent au relâchement soudain et rapide d'une grande quantité degaz volcaniques dissous dans l'eau d'unlac de cratère.
Selon leGlobal Volcanism Program, unvolcan est considéré comme actif s'il est entré enéruption au cours de l'Holocène, soit depuis les 10 000 dernières années environ[2],[3]. Cette définition inclut ainsi une grande quantité de volcans, au maximum 1 500[3],[4]. Toutefois, l'institut utilise les expressionshistorically active ouHolocene volcano, respectivement « historiquement actif » ou « volcan de l'Holocène », pour désigner ces volcans actifs[3].
Selon le département des sciences géologiques de l'université d'État de San Diego auxÉtats-Unis, un volcan actif est entré en éruption durant les temps historiques[4]. Cependant, cette université modère l'expression de « temps historiques » : si la période peut atteindre quelques millénaires pour l'Europe et leMoyen-Orient, elle peut ne pas dépasser quelques centaines d'années pour certaines régions tardivement habitées par les Européens comme leNord-Ouest des États-Unis[4]. Ainsi, un volcan peut être considéré comme actif si les traces d'une éruption ou d'une activitésismique,tectonique ougazeuse sont encore identifiables aisément[4].

Unvolcan est parfois considéré comme endormi, au repos ou en sommeil[5],[4]. Ces volcans peuvent être ceux qui ont connu leur dernièreéruption au cours de l'Holocène mais avant les temps historiques, soit entre 10 000 ans et il y a quelques centaines d'années[4]. Les volcans identifiés en tant que tel sont un peu plus de 500[4].

Un volcan éteint est un volcan dont les dernièreséruptions sont si anciennes qu'on estime qu'il ne pourra plus s'en produire. Cela dépend de la fréquence des éruptions du volcan : si unvolcan monogénique peut être considéré comme éteint quelques années après son éruption, un volcan comme lacaldeira de Yellowstone ou lelac Toba connaissent des périodes de repos de plusieurs dizaines de milliers d'années entre deux éruptions et ne sont pas considérés comme éteints[5]. Il arrive que l'étudegéophysique d'un volcan considéré comme éteint révèle la persistance d'unechambre magmatique capable d'alimenter de nouvelles éruptions. C'est par exemple le cas duCiomad enRoumanie, qui est inactif depuis 30 000 ans mais qui surplombe une chambre de 20 à 58 km3 de magma siliceux riche en eau (donc potentiellement explosif), un volume supérieur au volume total des laves émises pendant toute l'histoire du volcan[6],[7].
Les volcans n'émettant plus de matériaux depuis une longue période, éteints ou non, sont affectés par l'érosion à des degrés divers, et finissent par être totalement démantelés s'ils sont réellement éteints.