Activision est le premier éditeur de jeux vidéo pour consoles auxÉtats-Unis. Ses premiers produits sont descartouches pour l'Atari 2600. En2005, Activision est le deuxième éditeur de jeux vidéo au monde, derrièreElectronic Arts. Le,Vivendi rachète Activision et engage une fusion avec Blizzard Entertainment pour donner naissance àActivision Blizzard, le plus gros éditeur mondial. L'éditeur conforte sa place de géant mondial du jeu vidéo en rachetant l'entrepriseKing pour 6 milliards de dollars[3].
Avant la création d'Activision, lesjeux vidéo étaient développés spécifiquement par les fabricants des consoles pour leur matériel ; par exemple,Atari était le seul éditeur pour l'Atari 2600. Cette pratique pénalisait particulièrement les développeurs de jeux, puisqu'ils ne recevaient aucune prime pour les jeux ayant eu un minimum de succès et n'étaient même pas mentionnés dans les modes d'emploi. Quand certains jeux vidéo se transformèrent en succès rapportant plusieurs millions de dollars, plusieursprogrammeurs décidèrent qu'ils en avaient assez et quittèrent leur compagnie.
Activision était le premier éditeur tiers pour la 2600[4]. La compagnie a été fondée par Jim Levy, ancien directeur de l'industrie musicale, et par les anciens programmeurs d'AtariDavid Crane,Larry Kaplan,Alan Miller etBob Whitehead. Contrairement à Atari, qui ne mentionnait pas ses programmeurs lorsqu'il éditait des jeux, Levy prit l'habitude de promouvoir à la fois les jeux et les créateurs.
Le départ des quatre programmeurs, qui avaient par ailleurs conçu plus de la moitié des jeux vendus par Atari, a causé une bataille judiciaire entre les deux compagnies qui ne s'est finalement résolue qu'en1982. Tandis que le marché du jeu vidéo commençait à décliner, Activision étendait ses activités, produisant des titres pour les consoles aussi bien que pour les ordinateurs personnels et faisant l'acquisition de petits éditeurs.
En1982, Activision a sortiPitfall![5],[6] : un des précurseurs dujeu de plate-forme, ce fut le titre le plus vendu sur la 2600 ; grâce à ce succès, l'équipe, dont les prouesses techniques étaient déjà démontrées, acquit une certaine notoriété et le genre « plateforme » devint, au cours desannées 1980, un genre très populaire. Précurseur desjeux d'arcade, ce succès vidéoludique fut de nombreuses fois copié en une multitude de clones.
En1985, Activision a fusionné avecInfocom, pionnier en matière dejeux d'aventure. Jim Levy était un grand admirateur des titres d'Infocom et voulait que cette compagnie en difficulté reste solvable. Mais six mois environ après leur « mariage », Bruce Davis devintPDG d'Activision ; opposé à cette fusion dès le début, Davis insista pour qu'Infocom modifie ses politiques commerciales, avec pour conséquence une décroissance dramatique des ventes. Finalement en1989, après plusieurs années de pertes, Activision ferma les studios d'Infocom deCambridge,Massachusetts relocalisant seulement 11 des 26 employés dans les nouveaux quartiers généraux d'Activision àSilicon Valley ; seuls cinq employés acceptèrent.
En1988, Activision commença à travailler sur d'autres types delogiciel, comme les applications d'affaires ; pour mieux représenter tous ses secteurs d'activité, Activision changea son nom enMediagenic (beaucoup de gens croient que Mediagenic est une compagnie qui a acheté Activision, mais ce n'est qu'un nom différent pour la compagnie auparavant appelée Activision). Depuis ce changement, Mediagenic a continué à utiliser largement la marque Activision dans ses jeux vidéo pour les nombreux systèmes sur lesquels ils étaient édités, particulièrement sur laNintendo Entertainment System, laSega Master System, l'Atari 7800,Commodore 64 etAmiga. La décision d'étendre ses domaines d'activités se révéla être mauvaise, puisqu'en1992, Mediagenic déposa une demande pour être placée sous la protection duchapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis. L'époque du premier Activision était révolue.
L'échec de Mediagenic entraina une réorganisation et une fusion avecThe Disc Company. À la suite de cettebanqueroute, Mediagenic reprit son tout premier nom, Activision, dans l'État deDelaware durant le mois de. Activision décida de quitterSilicon Valley pour laCalifornie du Sud. Tandis qu'il se remettait de sa faillite, Activision développa des jeux pourPC et consoles, tout en faisant des acquisitions stratégiques. Activision décida alors de ne se concentrer que sur le monde vidéoludique.
En2003, Activision a été l'objet d'une enquête par laU.S. Securities and Exchange Commission, comme plusieurs autres éditeurs de jeux, pour ses pratiques de comptabilité douteuses afin d'alléger prétendument ses résultats trimestriels.
Activision sort en2010 deux nouveaux jeux estampillésJames Bond : le premier, qui est une aventure inédite intituléeBlood Stone 007, sort sur PC, Xbox 360, PlayStation 3 et Nindendo DS ; le deuxième est, quant à lui, à la fois unremake et un hommage auGoldenEye de la Nintendo 64, sobrement intituléGoldenEye 007, et disponible exclusivement surWii.
Le,Vivendi annonce prendre 50 % du capital d'Activision, par un apport deVivendi Games et de trésorerie, soit une transaction de 18,9 milliards de dollars[9]. L'ensemble s'appelle désormaisActivision Blizzard,Blizzard étant la principale composante de Vivendi Games.
Le,Microsoft annonce le rachat du groupeActivision Blizzard King pour 68,7 milliards de dollars[11],[12]. Cette opération fait plonger l'actionSony de 13 % à la bourse de Tokyo[13], les réactions dans les médias qualifiant ce rachat de plus gros deal de l'histoire du jeu vidéo[14], accordant à Microsoft une place majeure dans cet écosystème, devenant la troisième entreprise dans le jeu vidéo derrière Sony etTencent[15]. Afin de mener ce rachat à bien et pour s'assurer le soutien des régulateurs, Microsoft signe plusieurs accords avec des acteurs du milieu. Ainsi, le groupe s'engage à rendre la licence Call of Duty disponible pendant dix ans sur les consoles Nintendo[16]. De la même manière, Microsoft trouve un accord avecNvidia pour rendre les jeux de Xbox Game Studios disponible sur le service de cloud gamingGeforce Now.
Ces différents accords ne suffisent pas à satisfaire laFTC et laCMA. Les deux autorités de régulations s'inquiètent de la possibilité que cette acquisition puisse mener Microsoft à une situation monopolistique notamment sur le cloud pour la CMA et sur le marché des consoles de jeux pour la FTC. En avril 2023, le régulateur de la concurrence britannique annonce donc son opposition au rachat, tout comme la FTC. À la suite de cela Microsoft annonce faire appel de cette décision[17]. Le 15 mai 2023, la Commission européenne donne son feu vert pour le rachat mais l'autorité américaine de la concurrence s'oppose au rachat en juin de la même année[18]. En octobre 2023, le régulateur de la concurrence britannique émet un nouvel avis qui devient favorable à cette acquisition[19].
Le 14 octobre 2023, Activision rejoint la famille Xbox.
Le 6 décembre 2023, les avocats représentant la FTC et Microsoft ont comparu devant trois juges de la Cour d'appel du neuvième circuit des États-Unis en raison de l'appel porté par la FTC[20].
En 2024, l'ensemble Activision - Xbox va licencier 1900 salariés (soit 8% de l'effectif total de 22.000 salariés)[21].
Durant la deuxième moitié desannées 1980, certains jeux édités par la compagnie surmicro-ordinateurs sont sortis sous les labels d'édition « Electric Dreams Software », « Gamestar » et « Triple Six ».