Le territoire de la commune se situe dans le sud duBassin parisien, plus précisément au nord de larégion naturelle duGâtinais. L'altitude varie de 73 mètres, au nord-ouest de la commune au lieu-dit duBois-de-la-Garenne ; à 130 mètres pour le point le plus haut, au nord-est au lieu-ditCornebiche ; le centre du bourg se situant à environ 112 mètres d'altitude (mairie)[Carte 1].
Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué deZones spéciales de conservation (ZSC) et deZones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[28].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune, tant au titre de la « directive Habitats » que de la « directive Oiseaux » : le « Massif de Fontainebleau »[29]. Cet espace constitue le plus ancien exemple français de protection de la nature. Les alignements de buttes gréseuses alternent avec les vallées sèches. Les conditions de sols, d'humidité et d'expositions sont très variées. Laforêt de Fontainebleau est réputée pour sa remarquable biodiversité animale et végétale. Ainsi, elle abrite la faune d'arthropodes la plus riche d'Europe (3 300 espèces decoléoptères, 1 200 delépidoptères) ainsi qu'une soixantaine d'espèces végétales protégées[30].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
Carte des ZNIEFF detype 1 localisées sur la commune.
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Au, Achères-la-Forêt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[34].Elle est située hors unité urbaine[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[35],[36].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,8 %). La répartition détaillée est la suivante : terres arables (61,64 %), forêts (28,43 %), zones urbanisées (9,93 %)[37].
Territoires artificialisés (zones urbanisées, zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, mines, décharges et chantiers, espaces verts artificialisés ou non agricoles)
Parallèlement,L'Institut Paris Région,agence d'urbanisme de la régionÎle-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le MOS distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[38],[39],[40]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[41].
Le nom de la localité est attesté sous les formesAcheriæ vers 1132[44] et en 1137,Escheres en 1164,Parrochia Achiarum en 1173,de Acheriis en 1190[44],Achière-en-Beausse en 1276.
Du latin, adjectif féminin plurielapiarias (villas) « (fermes) pourvues de ruches »[44].
Au Moyen Âge, le sucre était une denrée très rare, ruches et abeilles étaient donc d'une importance primordiale. Certaines régions de France avaient des lois punissant de mort le personnage détruisant volontairement une ruche.
La commune s'appelaitAchères jusqu'en 1926.Achères-la-Forêt réunit deux villages,Achères au nord etMeun au sud, distants de quelques centaines de mètres. À Achères se trouve l'église, à Meun lamairie et l'école communale.Les lieux-ditsMont à Grillon, Vallée aux Châteaux, Bel Air... étaient des refuges pour le gibier que lacapitainerie destinait auxchasses royales avant 1789.
Des sépultures antiques ont été découvertes en 1838, qui laissent à penser qu'il s'agit d'un cimetière gallo-romain. Achères était uneprévôté ressortissant aubailliage dela Chapelle-la-Reine et se composait de deux groupes d'habitation Achères et Meun.
Achères dépendait autrefois duGâtinais français, bailliage deNemours et élection deMilly-la-Forêt. 141 feux sont recensés en 1695, 300 communiants en 1770 et 754 habitants en 1840.
En1814 et1815, la localité eut à souffrir des invasions alliée en raison de l'installation de leur camp entreMelun etLa Chapelle-la-Reine. Les soldats firent subir toutes sortes de violences aux habitants des communes. En 1832, un cas decholéra est signalé[45].
Lors de laguerre de 1870 et plus particulièrement pendant lesiège de Paris, les Prussiens levèrent dans la commune une grosse contribution de guerre. Dans le village fut bâti un lotissement de 78 maisons destinées à loger le personnel duSHAPE à l'époque où cet organisme avait son siège àFontainebleau. Ces maisons se distinguent par leur style « à l'américaine », entièrement de plain-pied. La numérotation des rues dans ce lotissement est également faite en fonction des usages américains (il n'y a pas de côté pair et de côté impair, les numéros successifs se suivent d'un même côté de la rue). On peut voir des maisons de ce lotissement dans une scène du filmLe Serpent, d'Henri Verneuil, qui y fut tournée en 1972.
Lafamille de Bouville, branche deBouville etFarcheville, deMilly-en-Gatinais : cette famille possédait à la fin duXIIIe siècle la seigneurie d'Achères (?),la Chapelle-la-Reine,Boisses et Villiers-en-Beauce (à Bouville, comme Farcheville). La première femme d'Huon/Hugues II de Bouville semble être une fille de Geoffroi II ou III de Milly et d'Aénor, fille d'Étienne IIde Sancerre : elle a pu apporter Milly, La Chapelle, et pourquoi pas Achères-la-Forêt (ou bien Hugues a-t-il pu acheter ces terres aux héritiers de Milly vers 1287 ; par ailleurs, la mère de Geoffroi de Milly était Agnès de Nemours, sœur de Gauthier II de Nemours rencontré plus haut).
Jean des Essarts d'Ambleville : héritier desde Bouville par sa femme Marie d'Ormoy, fille de Jean d'Ormoy sire de Villiers-le-Châtel/-lez-La Ferté-Alais àCerny (et non-sous-Grez) et d'Isabeau de Bouville, elle-même fille d'Hugues II de Bouville.
Jean de Mornay : fils du précédent, seigneur d’Achères et de Villiers-Le-Châtel, époux de Jeanne de Cugnac, il meurt en 1492.
Gilles de Mornay : fils du précédent seigneur d’Achères, marié à Charlotte de Saint-Simon, dont une fille, Barbe de Mornay dame d'Achères qui épousa François Baraton, seigneur deLa Brosse et deMontgauger: ils eurent une fille, Marie Baraton qualifiéedame d’Achères, qui épousa Louis Méry seigneur deLoury.
Pierre Benoit : il devint seigneur d'Achères, après avoir acquis la terre de Marie Baraton épouse de Louis Méry. Marié à Madeleine Brunel il meurt en 1506. En 1508, les textes indiquent que la veuve Benoît assiste Jean Benoit son fils mineur et fait procéder conjointement avec lesdames religieuses de Chelles à la délimitation desseigneuries d'Achères etdu Vaudoué.
Jean Benoit : fils du précédent,conseiller du roi, fait planter en 1523 les bornes de la seigneurie suivant les limites déterminées par le procès-verbal de 1508.
François d'Auvergne : conseiller du roi en sa chambre du trésor à Paris, seigneur d'Aulnoy prèsChampeaux. Il devint seigneur d'Achères et de Meun (à Achères, voir plus haut : Toponymie) par son mariage avec Marie Benoit, fille du précédent.
Jacques Viole (24 novembre 1517-30 juillet 1584)[55] : seigneur d’Aigremont etAndrezel, conseiller au Parlement et aux requêtes du Palais. Sa fille, Philippa, mariée à Héliedu Tillet chevalier et seigneur deGouaix, vendit lefief. En 1608, le fief de Malvoisine est aux mains de messire Gabriel Lallemant, écuyer, époux de Madeleine d'Auvergne.
Pomponne du Fayot : écuyer, maître des cérémonies à la cour. Il succède à la famille Viole en acquérant en 1632 la seigneurie d'Achères et de Meun ainsi que le fief de Malvoisine.
Henri d'Argouges : fils de Charlesd'Argouges,baronde Rânes (dans le département de l'Orne) et deMadeleine Clausse, qui lui avait apporté en dot la terre deFleury-en-Bière. Il devient seigneur-baron d'Achères et de ses dépendances par suite de l'acquisition qu'il fit auprès de la famille Pomponne du Fayot.
Jacques d'Argouges : fils du précédent, seigneur deFleury-en-Bière,Mondreville, Achères etLa Chapelle-la-Reine. Il épouse Geneviève de Montchal, qui prend le titre de dame d'Achères à la mort de son mari vers 1655.
Louis-Henri d'Argouges : fils aîné du précédent, connu également sous le nom de marquis d'Argouges,lieutenant général des armées du roi,capitaine deschevau-légers de monsieur le Dauphin et gouverneur d'Avesnes. Décédé sans postérité.
Jérôme d'Argouges : frère du précédent lui succéda. Il exerça pendant 52 ans la charge delieutenant civil auChâtelet de Paris. Marié à Marie-Françoise Adélaïde de Creil-Bournezeau, dont 4 enfants. L'aîné, Alexandre-François-Jérôme (1718-† 1782), fut seigneur deFleury-en-Bière et dePerthes, succéda à son père dans la charge de lieutenant civil au Châtelet de Paris, et mourut sans enfants.
Michel-Pierre-François d'Argouges[56] : second fils du précédent, marquis de la Chapelle-la-Reine, seigneur d'Achères, Meun, Busseau, Butteau,Villiers-sous-Grez et autres lieux. Il étaitcapitaine dans lagendarmeriemaréchal des camps et armées du roi. Il se marie à Henriette de Courtarvel de Rezé[57] en 1741. De leurs trois enfants, seule une fille leur survivra. Le castel d'Achères tombant en ruine, il le fit reconstruire. Toutefois la nouvelle construction manquant de solidité, le château fut démoli après quelques années d'habitation. Il n'en reste qu'un petit pavillon. La famille seigneuriale se fixa alors auchâteau de Fleury-en-Bière. Il mourut à Paris le 6 octobre 1786, âgé de 66 ans[58].
Antoine-Philippe de La Trémoïlle (écrit également de La Trémouille) : prince deTalmont[59], seigneur de Tolainville enBeauce. Il devint seigneur d'Achères et de Meun par son mariage, en 1785, avec la fille et héritière des précédents, Henriette-Louise-Françoise. Héros des guerres de Vendée, il fut fusillé à Laval le 29 janvier 1794, âgé de 28 ans[58]. Pendant le règne deLa Terreur, son épouse qui n'avait pufuir à l'étranger resta cachée dans la ferme de Chalmont comme domestique. Après la tourmente révolutionnaire, la famille rentra en possession des biens non vendus de ses ancêtres à Achères et Fleury-en-Bière.
Charles-Léopold-Henri de La Trémoïlle ditLéopold de Talmont : fils des précédents, mort vers 1817, épousa en 1812 Claire-Louise-Augustine-Félicité-Macloviede Durfort-Duras[60]. Sa veuve se remaria en 1819 avecAuguste du Vergier de La Rochejaquelein. Félicité de Duras n'ayant pas eu d'enfant, la propriété revient à :
Henri-François d'Argouges : comte d'Argouges, neveu de Léopold de Talmont et Félicité de Duras.
Henri comte d'Arquenay : il vendit la propriété d'Achères et ses dépendances en 1886.
Les habitantssont appelés lesAchèrois[65].L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[67].
En 2023, la commune comptait 1 191 habitants[Note 7], en évolution de +5,87 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Achères-la-Forêt dispose d’une école primaire publique (école des Vaublas), comprenant une section maternelle et une école élémentaire, située 56 rue du Closeau.
Cet établissement public, inscrit sous le code 0770112D, comprend 105 élèves (chiffre duÉducation nationale)[70] en 2018, et dispose d’un restaurant scolaire et d’une garderie périscolaire[71].
La commune dépend de l'Académie de Créteil ; pour le calendrier des vacances scolaires, Achères-la-Forêt est en zone C.
En 2016, le nombre total d'emplois dans la zone était de 56, occupant 307 actifs résidants.
Le taux d'activité de lapopulation (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 66,7 % contre un taux de chômage de 6,8 %. Lesinactifs se répartissent de la façon suivante : 11,8 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 5,9 % de retraités ou préretraités et 8,8 % pour les autres inactifs[43] .
En 2015, le nombre d’établissements actifs était de 39 dont 11 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l’industrie, 7 dans la construction, 15 dans le commerce-transports-services divers et 4 étaient relatifs au secteur administratif[43].
Collectif d’historiens,Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 1, Paris, Editions Flohic,, 1507 p.(ISBN2-84234-100-7), « Achères-la-Forêt »,p. 131–132
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Contrairement auhameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Bouville, p. 92 », surDictionnaire de la Noblesse, t. III, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, chez la Veuve Duchesne à Paris, 1771.
↑« Famille de Linières, p. 836 », surHistoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, t. VII, par les pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, à la Compagnie des Libraires associés, Paris, 1733.