Pour les articles homonymes, voirSchrameck.
| Ministre de l'Intérieur | |
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| Sénateur de la Troisième République | |
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| Gouverneur général de Madagascar | |
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| Préfet des Bouches-du-Rhône | |
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| Préfet de l'Aisne | |
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| Préfet de Tarn-et-Garonne | |
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| Secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône(d) | |
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| Parentèle | Ernest Schrameck(d) (cousin au troisième degré) Olivier Schrameck (petit-neveu) |
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Abraham Schrameck, né le àSaint-Étienne et mort le àMarseille, est unhomme politiquefrançais. Il est le père d'Anne-Marcelle Kahn et le beau-père de l'amiral Kahn.

Il est issu d'une famille juive d'originealsacienne. Il est successivement chef de cabinet deLouis Lépine, alorspréfet de la Loire, puispréfet de Tarn-et-Garonne, le etde l'Aisne, le. Il succède en 1907 àPériclès Grimanelli commeDirecteur de l’administration pénitentiaire, il sera ensuitepréfet des Bouches-du-Rhône de 1911 à 1918 et gouverneur général deMadagascar[1],[2] du au, puisministre de l'Intérieur desdeuxième ettroisième gouvernements Painlevé en 1925. Il est élusénateur des Bouches-du-Rhône à quatre reprises entre 1920 et 1939.
Il s'attire alors les foudres de l'Action française.Charles Maurras publie une lettre ouverte, violemmentantisémite, contre Schrameck, en réaction à l'assassinat deMarius Plateau, l'un des dirigeants de l'Action française :
« De vous, rien n'est connu. Mais vous êtes le Juif. Vous êtes l'Étranger. Vous êtes le produit du régime et de ses mystères. Vous venez des bas-fonds de la police, desloges et, votre nom semble l'indiquer, desghettosrhénans. Vous nous apparaissez comme directeur des services pénitentiaires vers 1908 ou 1909. Là, vous faites martyriserMaxime Real del Sarte et ses compagnons coupables d'avoir milité pour la fête de Jeanne d'Arc. Vos premiers actes connus établissent votre fidélité à la consigne ethnique donnée par votre congénèreAlfred Dreyfus le jour de sadégradation :Ma race se vengera sur la vôtre. Votre race, une race juive dégénérée, car il y a des Juifs bien nés qui en éprouvent de la honte, la race desTrotsky et desKrassine, desKurt Eisner et desBela Kuhn, vous a chargé maintenant, d'organiser la révolution dans notre patrie. (...) C'est sans haine comme sans crainte que je donnerai l'ordre de verser votre sang de chien s'il vous arrive d'abuser de la force publique pour ouvrir les écluses de sang français sous les balles et les poignards de vos chers bandits de Moscou[3]. »
Cet épisode fut largement couvert par la presse de l'époque[4],[5],[6],[7],[8],[9]. Le députéJules Delahaye, également proche de l'Action française, déclare en 1911 : « Il ne faut pas un juif à la tête des prisons pour maltraiter les chrétiens »[10]. En 1929, Charles Maurras revient sur l'ensemble de l'affaire dans un livre intituléLa Lettre à Schrameck.
En 1932, Schrameck est l'un des trois sénateurs mis en cause dans l'affaire de la Banque commerciale de Bâle.
En, Schrameckvota les pleins pouvoirs aumaréchal Pétain. Il est déchu de son mandat de sénateur par Pétain le[11]. Il fut bientôt arrêté et interné en raison de ses origines juives. Parvenant à gagner laProvence, il y resta caché jusqu’à laLibération[12].
Abraham Schrameck est né àSaint-Étienne (Loire) le . Il est le fils de Moïse « Maurice » Schrameck (mort en 1881), négociant, et de son épouse née Hélène Bloch[13].
Il se marie le avec Marguerite Odile Bernheim (-1940), fille de Jules Bernheim (1847-1913) et d'Ernestine Lévy (1849-1924)[14],[13].
Ils ont une fille,Anne-Marcelle Kahn, née le dans le7e arrondissement de Paris, qui épouse en 1922 le futuramiral Louis Kahn, et deux fils: Corneille Maurice Étienne Schrameck, né dans le4e arrondissement de Paris, le et mort àBligny (Marne) aux armées le, et Georges Émile, né dans le9e arrondissement de Paris, le[14].
Il est le grand-oncle d'Olivier Schrameck[15].
Il est inhumé le aucimetière de Montmartre3e division avec son épouse[16].
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