Abidjan est la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouestfrancophone[n 2] et à la fois la deuxième ville et la troisième agglomération au sein de lafrancophonie[n 3]. SeuleLagos, la plus grande ville duNigeria, la dépasse en nombre d'habitants en Afrique de l'Ouest.
Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain, Abidjan connaît une forte croissance caractérisée par une forteindustrialisation et uneurbanisation galopante. Malgré la perte de son statut officiel de capitale de la Côte d'Ivoire, elle reste de facto le siège de la plupart des institutions administratives et politiques nationales du pays, et continue de jouer le premier rôle dans la vie politique ivoirienne.
Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue d'une douzaine de kilomètres du nord au sud et d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des îlots, de plus en plus rares, où règne une végétation fournie. L'ancienne ville d'Abidjan (supprimée en 2001) s'étendait sur 422 km2 alors que le nouveaudistrict autonome d'Abidjan créé en 2001 s'étend sur 2 119 km2.
La ville jouit d'un climat de type sous-équatorial, chaud et humide, qui comporte une grandesaison des pluies (mai-juin-juillet), une petite saison des pluies (septembre-novembre) et deux saisons sèches. La grande saison sèche commence à partir de décembre et se termine fin mars.
Depuis l’indépendance, Abidjan est découpée en districts, arrondissements et délégations, et en autant de circonscriptions d’ordre policier, administratif et politique. Les arrondissements correspondent à de vastes ensembles, tels queLe Plateau,Treichville, ouAdjamé, et leur nombre serait passé de huit en 1967 à douze en 1978[7].
Abidjan est traditionnellement divisée en deux parties (« Abidjan nord » et « Abidjan sud ») de part et d'autre de lalagune Ébrié. À cette division traditionnelle s'ajoutent aujourd'hui les quatresous-préfectures périphériques du district autonome d'Abidjan[8].
C’est en 1993 seulement que l’Agence d’aménagement urbain de la ville d’Abidjan se préoccupe de concevoir unecartographie et une nomination officielle des quartiers[7].
Abidjan nord est la partie continentale d'Abidjan, située au nord de la lagune Ébrié (d'où son nom).
Quelques tours duPlateau.Le Plateau et la lagune Ébrié, la nuit, vus depuisla Tour Pyramide.
Abobo : c'est la deuxième commune la plus peuplée d'Abidjan.Commune essentiellement constituée d'habitats populaires, elle joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants disposant de faibles moyens financiers. Cette commune s'est spontanément développée autour de la gare.
Adjamé : bien que petite par sa superficie, cette commune est très importante pour l'économie ivoirienne vu le nombre d'activités commerciales qui s'y déroulent. Adjamé connaît de graves problèmes d'insalubrité. Le villageÉbrié existait avant la ville d'Abidjan. Son marché rassemble une diversité de boutiques et sa gare routière est le carrefour principal des lignes de bus et d'autocars qui irriguent tout le pays ainsi que les pays voisins.Williamsville en est un quartier.
Yopougon : c'est la commune la plus étendue et la plus peuplée d'Abidjan. Commune populaire, elle abrite deszones industrielles et résidentielles. La station de recherche de l'ORSTOM, la centrale électrique d'Azito, l'institut Pasteur ainsi qu'unCHU y sont installés. Cette commune accueillera également l'extension duport d'Abidjan. On y trouve aussi l'île Boulay.
Le Plateau : c'est le centre des affaires dont les grands immeubles donnent un aspect très moderne à Abidjan. Bien que la capitale administrative de la Côte d’Ivoire ait été officiellement transférée àYamoussoukro en1983, les institutions de la république telles que laprésidence et l'Assemblée nationale sont encore au Plateau. Il est de ce fait le centre administratif, commercial et financier de laCôte d'Ivoire.
Attécoubé : sise des deux côtés d'une baie de lalagune, c'est sur le territoire de cette commune que se trouve la forêt duBanco (classée comme parc national).Lokodjro en est un village.
Cocody : réputée pour ses quartiers résidentiels (Deux-Plateaux, Riviera, Angré, Palmeraie), Cocody contient aussi l'université Félix-Houphouët-Boigny ainsi que plusieurs universités privées, hautes écoles et le siège de nombreuses entreprises. C'est dans cette commune que se trouvent la maison de la télévision (RTI) et lezoo d'Abidjan. Leprésident de la République réside dans cette commune. Cocody est aussi la commune où se trouvent la grande majorité desambassades ainsi que plusieurs centres culturels (Institut Goethe) et hôtels de prestige (hôtel Ivoire, Belle-Côte...). Cocody comprend six villages ébriés (Cocody village,Blokosso,Anono, M'Pouto,Akouédo et M'Badon).
Blokosso etLokodjro sont des villages inclus au sein de la ville et qui y maintiennent une identité culturelle en milieu urbain.
Vue de Marcory en janvier 2025 depuis latour F en construction. En arrière-plan, le dôme duParc des expositions d’Abidjan et l'océan Atlantique.La plage de Vridi.
Abidjan sud est la partie située sur la bande lagunaire d'Abidjan, au sud de lalagune Ébrié.
Koumassi : quartier populaire, il possède une importante zone industrielle.
Marcory : cette commune est essentiellement une zone résidentielle mais avec également de nombreux commerces et un grand marché. Elle regroupe la plupart des grands supermarchés d'Abidjan : Cap Sud, Prima et le centre commercial Carrefour.Biétry etZone 4 sont des zones résidentielles de luxe où de nombreux étrangers résident, surtout les expatriés occidentaux et une forte communauté française.
Port-Bouët : quartier populaire en bord de mer, on y retrouve la raffinerie (Société ivoirienne de raffinage, SIR), l'aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, l'abattoir d'Abidjan et la zone industrielle de Vridi, voisine du port. Y est également installé un office de l'IRD, le centre de Petit-Bassam[9]. Son célèbrephare balaie legolfe de Guinée sur plusieurs milles marins.Vridi est le quartier des plages très fréquenté chaque week-end, bien que l'océan y soit très agressif, en raison du phénomène de la « barre ». À partir de1950, Vridi est devenue une importante zone d'emplois d'Abidjan en raison de la multiplication d'usines et d'entrepôts.
Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnant qui se confondent avec l’histoire de l’expansion de laCôte d'Ivoire. Les peuples autochtones du district sont les peuples Atchan (Ebrié) etAttiés.Les premiers occupants des berges de la lagune, qui formeront la future Abidjan, sont difficilement identifiables. Néanmoins, les archéologues datent les plus anciens vestiges d’habitations de -10 000 à -15 000 ans avant Jésus-Christ. Puis, c’est la tradition orale des ethnies qui nous renseigne sur l’histoire des Abidjanais.
Les premiers peuples connus à s’être installés autour de la lagune sont les Tchassas et les Blékégonins.
Selon latradition oraleÉbrié rapportée dans leDictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire[12], le nom d'Abidjan, « Abijean »[n 4] à l'époque, serait né d'unquiproquo. Lalégende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sacase, rencontra sur son chemin unexplorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas lalangue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant :« min tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je reviens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et retintAbidjan.
Bidjan est composé de sept villages plus un allie Djepo : Bidjan Cocoly (actuelCocody),Lokodjro,Adjamé, Agban, Attécoubé ou Bidjan té, Anoumanbo (actuellement dansla commune de Marcory) et Bidjan Santè. La signification Bidjan tire son origine du fait que ce peuple installé dans une zone verdoyante pratiquait la cueillette des plantes qu'on appelle « m'bi ». Les Djemien se sont déplacés successivement de l'actuelzoo d'Abidjan, aux rives de l'actuelle commune duPlateau (les villages Goblo Kaka et Dougbeyoh) enfin pour s'établir définitivement au cœur de l'actuelle commune d'Adjamé jusqu'à ce jour[Quand ?].Cocody a fait le déplacement à partir de l'emplacement actuel dustade Félix Houphouët-Boigny.
En 1896, à la suite d'une série d'épidémies defièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés àBassam décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Abidjan Santé (« un village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernementcolonial qui établit en 1899, à cet endroit, sous l'impulsion de l'ingénieurHoudaille dont la mission première était d'étudier le tracé pour un chemin de fer Océan-Niger, le comptoir deBingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934 du nom du premiergouverneur officiel de lacolonie,Louis-Gustave Binger[13].
La future Abidjan toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam (l'actuelPort-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf deGrand-Bassam, jusqu'alors le principal accès économique de la colonie.
À partir de 1903, alors queBingerville n'est pas encore achevée, Abidjan devient le principal pôle économique de lacolonie deCôte d'Ivoire et un relais privilégié pour la diffusion des produits européens vers l'arrière-pays, notamment grâce à une communautélibanaise de plus en plus importante[14].
En 1931,Le Plateau et ce qui deviendraTreichville sont reliés approximativement à la place dupont Félix-Houphouët-Boigny par un pont flottant. Cette année-là, un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à l'américaine en1993.
Abidjan devient la troisièmecapitale de la Côte d’Ivoire, aprèsGrand-Bassam etBingerville, par un décret du. Plusieurs villages atchan sont alors désertés. Il en reste notammentAdjamé, (« la rencontre » ou « le centre » en Atchan), situé au nord du Plateau et où se trouve encore le chef de la communautéAtchan[n 6].
Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomération abidjanaise, le village de Dugbeyo est déplacé de l'autre côté de la lagune, à Anoumabo, « la forêt des roussettes », qui deviendra le quartier deTreichville (devenue Commikro, la « ville des commis »). Ce quartier est ainsi rebaptisé en 1934 en l'honneur deMarcel Treich-Laplène (1860-1890), le premierexplorateur de la Côte d’Ivoire et son premieradministrateur colonial, considéré comme son fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouve l'actuelle avenue Treich Laplène, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenueCharles de Gaulle (communément appelée rue du Commerce)[réf. nécessaire].
La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutôt utopiste.Le Plateau («m'brato» en langue Atchan) est habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaireGallieni, à la place de l'actuelpalais de justice.
Près du port et le long d'un terrain depétanque, naît leboulevard de Marseille. La légende raconte que, derrière les premières huileries de Blohorn, àCocody, des colons facétieux qui avaient « emprunté » une plaque d'une célèbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la Canebière une piste de sable. Unhippodrome est construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir.
Au Plateau, dans les années 1940, l'hôtel Bardon s'agrandit et devient l'hôtel du Parc, le premier hôtel climatisé d'Afrique francophone où travailleront le premier barman et le premier maître d'hôtel africains.
Dans les années 1940 et 1950, à l'instar duCaire, deTanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en eaux troubles.
En 1951, les autorités coloniales décident de faire construire lecanal de Vridi pour que les navires à fort tirant d’eau puissent venir accoster aux quais de Treichville et y aménagent un des rares ports africains en eaux profondes. Conséquence écologique de cet aménagement : l'eau chaude de lalagune n'doupé connaîtra une chute de température. Abidjan que l'on appelle alors la « Perle des lagunes » entre dans une période faste qui durera jusque dans lesannées 1980.
Après l’indépendance, en 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud deTreichville, en direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier deCocody, rendu célèbre par un gentleman incarné au cinéma parJean Marais, et qui, dans le schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, la résidence de l'ambassadeur de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'unepatinoire, et, depuis 2006, la plus grandeambassade américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par l'exode rural et l'immigration sous-régionale[réf. nécessaire].
En 1983, le village deYamoussoukro, situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la Côte d’Ivoire[15],[16] sous l'impulsion du présidentFélix Houphouët-Boigny qui en était originaire[n 7]. Celui-ci rêvait de transformer son village natal en unBrasilia des savanes africaines[17]. La nouvelle capitale, un important nœud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan sur le plan industriel, commercial et économique[n 8].
Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien[n 9].
Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables,on[Qui ?] assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de lacorruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sapollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable[18] (affaire du Probo Koala). Impliqué dans cette affaire, l'ex gouverneurPierre Djédji Amondji, haute figure du parti de l'ancien président ivoirien d'alorsLaurent Gbagbo, leFront populaire ivoirien, est protégé par ce dernier qui lui fera ainsi éviter d'éventuelles poursuites judiciaires[19].
En 2004, lors d'émeutes contre la destruction par l'armée française de la flotte aérienne ivoirienne, les soldats français ouvrent le feu sur la foule, tuant des dizaines de personnes[20].
Latour F en construction en mai 2024 dans le quartier du Plateau.
En, de nombreuses routes de la ville portant des noms français sont débaptisées au profit de noms ivoiriens. Cette opération aura également permis de baptiser de nombreuses rues n'ayant jamais eu d'appellations[21].[incompréhensible].
Au début duXXe siècle, Abidjan était gérée par un « administrateur des colonies », l'« administrateur du cercle des lagunes »[n 10], assisté denotables désignés.
En 1980, la commune d'Abidjan est transformée en une collectivité territoriale appelée "Ville d'Abidjan" composée de dix communes, chacune dotée d'un conseil municipal[22]. Emmanuel Dioulo est élumaire d'Abidjan le.
Administrativement, Abidjan est un district autonome, n’appartenant à aucun autre district, et non divisé en régions ou départements (mais son territoire est identique à celui dudépartement d'Abidjan).
À côté du gouverneur se trouve un conseil du district, qui est l'organe délibérant du district autonome d'Abidjan. Le conseil du district autonome d'Abidjan est composé pour un tiers de personnes représentatives des activités économiques, sociales, culturelles et scientifiques du district autonome d’Abidjan, de représentants d’associations de développement ainsi que de personnalités du district reconnues pour leur compétence nommés par décret pris en conseil des ministres, et pour deux tiers de membres désignés au sein des conseils municipaux des communes qui composent le district autonome d’Abidjan.
Chacune des dixcommunes de l'ancienne ville d'Abidjan au centre du district, ainsi que les communes situées dans les quatre sous-préfectures périphériques, possède son propreconseil municipal dirigé par unmaire. Les dernières élections municipales[24] ont été organisées en.
Vincent Toh Bi Irié est préfet du département d'Abidjan du à. À l'issue de la fin des mandats des maires des communes du Plateau, Port-Bouët au, ce dernier assure une délégation spéciale, le temps d'installer les nouveaux conseils municipaux.
Ces villages sont aujourd'hui totalement insérés dans le tissu urbain, aussi bien géographiquement que culturellement. Toutefois, les institutions de ces villages ont subsisté, et celles-ci mettent en avant, et souvent mettent en scène, l'autochtonie de leurs habitants par rapport à celle des autres Abidjanais[25]. Cette ressource symbolique est réactualisée par la réaffirmation de l'identité villageoise à travers des productions idéologiques centrées sur les traditions, le passé et les anciennes terres villageoises[25].
Sur le plan économique, cette identité autochtone permet de revendiquer des avantages économiques, comme des emplois salariés pour les jeunes originaires des villages dans des entreprises installées sur les terres villageoises ou encore le prélèvement de taxes sur certains commerces installés dans le village[25]. En retour, les jeunes ne peuvent profiter de ces privilèges qu'en se conformant à l’ordre social villageois, à savoir l’appartenance aux classes d’âge et la soumission aux hiérarchies sociales internes au village[25].
Les Ebriés utilisent également cette autochtonie pour être plus visibles sur la scène politique abidjanaise, et ils vont d'ailleurs réussir à faire élire l'un des leurs, Emmanuel Dioulo, au poste de maire central de la ville d’Abidjan en 1980, à la faveur de l’ouverture « démocratique » autorisée par l’ancien parti unique, le PDCI‑RDA, avec la loi-cadre de 1978[25]. La même année, les Ébrié, qui ne représentaient pourtant que 2,5 % de la population abidjanaise, ont vu leurs cadres originaires remporter six des dix municipalités de la ville[25].
La plupart des institutions ivoiriennes se situent à Abidjan (jusqu'à la fin du transfert de la capitale ivoirienne vers Yamoussoukro) : laprésidence auPlateau[26], la Primature (gouvernement)[27], leParlement, leConseil constitutionnel, la Cour Suprême (cour de cassation,conseil d'état et lacour des comptes), la Grande Chancellerie de l'ordre national, le Conseil économique et social. Toutefois, l'ancien président,Laurent Gbagbo, élu en2000, avait décidé de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de laCôte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis2002, paralysaient le pays[28],[29]. À l'époque, cette décision a fait l'objet d'un consensus de la part des responsablespolitiques du pays et n'a jamais été remise en cause depuis.
Malgré les efforts entrepris conjointement par le ministère de l'Intérieur et le district d'Abidjan, l'insécurité persiste comme dans presque toutes les capitalesafricaines.
Depuis les troubles de 2004 et du début 2011, lorsque quasiment tous les prisonniers d'Abidjan sortirent de la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA), l'insécurité a fortement augmenté : augmentation des crimes et des délits, augmentation de la saisie de drogue. Outre la présence de la police, de la gendarmerie, desforces impartiales (ONUCI dont le siège se situe àAttécoubé et une grande base àBiétry), des militaires français basés àPort-Bouët et de l'armée ivoirienne, ont été créées dans les années2000 la CECOS (dissoute en 2011) ainsi que plusieurs agences de sécurité privées.
En2007,Danger permanent dePierre Laba sort au cinéma, un film traitant du laxisme des policiers face au banditisme dans les grandes villes africaines à l'image de la capitale ivoirienne
Abidjan est divisée en 35 arrondissements dont chacun dispose d'un commissariat. On distingue lapolice municipale et lapolice nationale.
La police a son centre de formation (école nationale de police) situé dans la commune deCocody, non loin de l'université Félix Houphouët-Boigny, où sont formés tous les policiers. Ceux-ci sont recrutés sur concours organisé par l'administration de la police.
La police comprend plusieurs sections : la BAE (Brigade Anti Émeute) dont la base est située dans la commune deYopougon au nord de la ville, la CRS (Compagnie républicaine de Sécurité) dont la base principale se trouve à Williamsville (Adjamé) et une base secondaire, appelé CRS2, qui elle se trouve en zone 4, dans la commune de Marcory (centre de la capitale).
Lagendarmerie accompagne la police. Quant à la police du CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité), progressivement devenue une police politique sous la présidence deLaurent Gbagbo, elle a été dissoute par l'actuel président de la républiqueAlassane Ouattara.
La principale base de la gendarmerie se trouve à Agban (commune d'Adjamé), une autre à Abobo et Koumassi. Elle dispose aussi de deux écoles de formation, une à Cocody et l'autre la ville de Daloa.
Depuis les années2010, laCôte d'Ivoire connaît une forte hausse du trafic de drogue. Les fumeries de drogues apparaissent surtout dans les quartiers précaires comme Abobo derrière rail ou encore Adjamé Bramokoté. Les enquêtes montrent que cette drogue provient d'Asie[31], répondant à une récente hausse de la demande chez les jeunes chômeurs et vagabonds ivoiriens. La police ivoirienne est de plus en plus concentrée sur la lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans le district d’Abidjan. Un rapport de l'Office desNations unies affirme que l’Afrique de l'Ouest joue un rôle de plus en plus important dans le transit de la cocaïne latino-américaine vers l’Europe[32]. Selon une enquête de la commission de lutte contre le trafic de drogue des Nations unies, 46 % de la jeunesse en Afrique de l’Ouest est dépendante de la drogue. En mai2007, sept fumeries ont été démantelées et191 personnes interpellées dont un militaire[33],[34].
Abidjan abrite àPort-Bouët l'une des six bases militaires françaises existant enAfrique (avecDakar,Libreville,Bouar (Centrafrique),N'djamena etDjibouti). Un millier de personnes y vivent autour du43e BIMA, en application des accords de défense établis le et liant les deux pays[35]. La plus grande partie des effectifs provient d'unités en mission de courte durée (MCD) de4 mois sur le territoire.
Leurs missions sont de soutenir les opérations dans la zone (comme l'opération Barkhane), de protéger les ressortissants français et de participer à une coopération bilatérale avec les forces armées ivoiriennes et de la sous-région (formation et entrainement)[37].
Les grandes nations du monde ont toutes une représentation à Abidjan dont la plupart desservent la sous-région[n 11],[40],[n 12],[n 13],[41],[42],[n 14]. En 2024, 72 pays sont représentés à Abidjan, par 51 ambassades, un consulat général, 19 consulats et une représentation[43].
Sources : Ville : estimations administratives 1912-1948[45], recensementINSEE de 1955[45], enquêteSEMA de 1963[45], recensementsINS 1975-1998[46]. District : RGPH 1998[47], RGPH 2014[48], RGPH 2021[1].
Abidjan n'existait pas au début duXXe siècle. En1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50 000 habitants (fin1948). Pour atteindre le million d'habitants à la fin de l'année1975, il fallut qu'elle progressât de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980.
On peut supposer que, dans les vingt dernières années du siècle, le taux de croissance démographique d'Abidjan aura évolué dans une fourchette de 3 à 6 %[n 15].La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les départs compensent en partie les arrivées. Les flux migratoires positifs ont amené, dans l'année qui a précédé le recensement de1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des régions ivoiriennes et 30 000 de l'étranger. DeCôte d'Ivoire sont venus surtout desAkans (sud-est, 48 %), puis desMandé (nord-ouest, 24 %) et desKrou (sud-ouest, 20 %). De l'étranger sont arrivés desBurkinabé (30 %), desMaliens (22 %), desGhanéens (19 %), desNigériens (11 %), desGuinéens (9 %)[49]. Ces statistiques font référence à la nation entière, pas à Abidjan. Parmi les non-africains, lesLibanais sont plus nombreux que lesEuropéens, et lesFrançais sont plus nombreux que tous les autresEuropéens réunis. Tous ensemble, les non-africains ne représentaient guère que 3 % de la population abidjanaise avant la chasse aux blancs du, mais il s'agissait tout de même d'un record pour la région.
Unrecensement de la population du pays a eu lieu en1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville[50].
Les données du recensement effectué en 2014 par l'Institut national de la statistique comptabilisaient pour Abidjan une population totale de 4 707 404 habitants[48]. Le dernier recensement effectué en 2021 a trouvé une population de 6 321 017 habitants[1], soit une croissance moyenne de +3,96 % par an entre 2014 et 2021, la plus forte enregistrée depuis les années 1980.
En matière de répartition de la population, la part relative de la population résidant dans la partie sud de l’agglomération (Treichville, Plateau, Marcory, Koumassi, Port-Bouët) a tendance à baisser depuis la fin des années soixante-dix : de 33 % en 1990, elle est passée à20 % en 2010. Dans le nord de la ville, le quartier d’Abobo a connu un fort développement, suivi quelques années plus tard par celui de Yopougon. Ces deux grands quartiers, qui ont absorbé près de la moitié de l’accroissement démographique entre 1979 et 1988 et qui regroupaient presque 40 % de la population de la ville en 1993, représentent54 % de la population totale en 2010. Les quartiers anciens comme Treichville voient par contre leur population stagner, sinon diminuer légèrement, et Adjamé ne regroupe plus qu’environ 8 % de la population totale[51].
La langue traditionnelle sur le territoire de la ville actuelle était l'ébrié. Depuis l'indépendance, lalangue officielle à Abidjan et dans toute la Côte d’Ivoire est lefrançais. En 2014, 57,6 % des habitants d'Abidjan de quinze ans et plus savent lire et écrire le français tandis que 68,6 % savent le parler et le comprendre[52]. Le français parlé à Abidjan est appelé leNouchi, une sorte d'argot populaire et identitaire au sein de la jeunesse[53]. Lalangue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population d'Abidjan, est ledioula.
La ville accueille de nombreux Ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes leslangues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées : l'attié, lebaoulé, lebété, lewobé...
Abidjan est encore entouré de plus de trente villages ou l'on parle essentiellement l'attié et l'ébrié.
le lycée moderne et classique de Garçon, situé à Bingerville ;
le lycée Mamie-Faitai, situé à Bingerville ;
le lycée moderne Autoroute, situé à Treichville ;
lelycée Blaise-Pascal d'Abidjan, situé à Cocody et qui est une école française, c'est-à-dire une école qui a signé une convention avec l'ADFE[54]).
Abidjan est aussi un pôle universitaire et de recherche important de la Côte d'Ivoire abritant les principales institutions d'enseignement supérieur et de la recherche scientifique du pays. Notamment les deux principales universités publiques du pays s'y trouvent : l'université Félix-Houphouët-Boigny (UFHB), dont les campus sont situés dans les communes de Cocody et de Bingerville, et l'université Nangui Abrogoua (UAA), dont les campus sont situés dans les communes d'Abobo et d'Adjamé.HEC Paris possède un campus délocalisé dans la capitale,HEC Paris, Abidjan.
La ville dispose d'une offre de soins complète. Outre les nombreux centres deTradipratiques et de médecine traditionnelle, les établissements anarchiques de ventes de médicaments en pleine rue, il existe de nombreux centres de santé et despharmacies, de nombreuses pharmacopées. La ville comporte plus de cinquante polycliniques, et plus de soixante établissements spécialisés (vétérinaire,dermatologie, dentistes,optométrie, maternité, psychologie,pédiatrie, etc.).
Les quartiers modernes commeLe Plateau ouCocody ont connu un développement à l'européenne avec la construction de grandes tours de bureaux, et d'immeubles d'habitations modernes, entre les années 1970 et le milieu des années 1980[55].
Les quartiers traditionnels commeTreichville ouMarcory ont maintenu le système des « concessions » où les logements sont contigus à l'usine et le système de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations, ce qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire desvillagesafricains[56].
Le quartier deCocody abrite aussi de nombreuses villas en bois de plain-pied ou à un étage, au milieu de vastes jardins où règne unevégétation luxuriante entretenue par les pluies abondantes qui arrosent la ville. Depuis quelque temps, une certaine « mode », pour ses habitants (très) aisés, a conduit à la construction, dans le quartier deCocody, de villas imitant lestemplesgrecs.
Par ailleurs, de nombreuses maisons surpilotis ont été construites sur le pourtour de lalaguneEbrié.
L'hôtel de ville, bel exemple d'architecture moderne, est l'œuvre de l'architecteHenri Chomette.
Dans les années 2010, les populations défavorisées sont reléguées dans les quartiers périphériques de la ville pour laisser place à des projets économiques (leurs habitations étant rasées). En, le gouvernement indique que132 quartiers populaires seraient rasés ; au moins1,2 million de personnes seront expulsées[57].
Les prix des logements ont environ doublé entre 2009 et 2019[57].
Nombre de rue sont identifiées seulement par une lettre et un numéro.
Le réseau urbain d'Abidjan apparaît désorganisé, pour une ville de 2 500 000 habitants dont la population double tous les sept ans, depuis 1945. Les populations rurales, attirées par les opportunités d’avenir qu'offre la ville, forment l'essentiel des flux migratoires entrants. Ainsi Abidjan représente 45 % des citadins de la Côte d’Ivoire et 20 % de la population totale du pays. Cependant, si un important essor a été remarqué depuis un demi-siècle, sa croissance n'avoisine maintenant plus que les 4,5 % par an (comparé à 10 % de1960 à1990) et nous ne trouvons plus qu'un tiers de ruraux qui participent à l’accroissement de la ville (deux tiers de1960 à1990). Malgré cette diminution, la ville est toujours la plus peuplée en comparaison de la seconde ville la plus importante du pays,Bouaké (1 500 000 habitants) ou à la capitale politique,Yamoussoukro (100 000 habitants).
Malgré l'affaire du Probo-Koala en2006[58], l'insalubrité qui touche fortement l'Afrique pourrait être résolue à Abidjan. En effet, un contrat a été signé entre laChine et laCôte d'Ivoire : une société chinoise de traitement d'ordures urbaines et industrielles envisage de traiter tous les déchets du district ; cette transformation passera aussi par la création d'une importante société de nettoyage quotidien. Le projet est financé à 60 % par laChine et 40 % par laCôte d'Ivoire. Un gigantesque centre de traitement de déchets se construit à Attengué. 15 000 emplois permanents et 5 000 emplois saisonniers seront créés à travers ce projet[59]. Les célèbres « bataillons de balayeuses », mis en place sous la présidence deFélix Houphouët-Boigny et supprimés sous la présidence deLaurent Gbagbo, ont réapparu depuis l'été 2011, ce qui redonne à Abidjan une propreté qu'elle ne connaissait plus depuis quelques années.
Le dernier programme de renforcement de lavoirie d'Abidjan, qui a conduit au raffermissement de certaines voies de la capitale, date de1994. Depuis le mois de mai2007, la société Ageroute (Agence de gestion des routes) entreprend de grands travaux à Abidjan etAnyama : ces ouvrages concernent les routes très dégradées qui souffrent du manque d'entretien, des fortes pluies et des manifestations, les caniveaux, les routes non bitumées[60],[61]. LeDistrict et le BNETD projettent de réhabiliter et construire400 à 500kilomètres de route, avec une qualité leur assurant quinze à vingt ans de durée de vie.
Les travaux en cours[évasif] portent sur la réhabilitation des routes d'Abidjan etAnyama, la construction de caniveaux, le bitumage des routes en terre et l'assainissement de la ville par la construction d'égouts. Ces réhabilitations concernent l'ensemble des communes de la ville d'Abidjan, certaines ont déjà débuté :
àCocody, pour un coût de trois milliards de francs CFA, il a été procédé à la reconstruction de la Corniche, une des voies les plus empruntées de la commune. La reconstruction a été prolongée par la construction du barrage de l’Écréteur, situé au Carrefour de la Vie, permettant de filtrer toutes les eaux de ruissellement de leurs déchets, avant qu'elles ne se jettent dans la lagune ;
àYopougon, la réhabilitation du névralgique Carrefour Sable se poursuit par la construction d'undalot de200 mètres de long destiné à freiner le trainage des eaux usées, principale cause de la dégradation des voies ;
àAbobo l'ampleur de la dégradation de la route exige un investissement important, la confection de caniveaux et la pose de dalots pour assurer un bon assainissement. La réhabilitation des voies et routes se poursuit.
En 2025, un nouveau plan d’urbanisme a été adopté pour Abidjan, prévoyant la création de 12 zones vertes supplémentaires et la modernisation des quartiers périphériques afin de répondre à la croissance démographique[62].
Le Plateau, quartier d'affaires d'Abidjan, en 2016.Petite boutique à Abidjan.Usine Solibra à Abidjan.
Le poids économique de la ville d’Abidjan est largement dominant sur les autres villes de Côte d'Ivoire.Le district d’Abidjan représente à lui seul 40 % du PIB de la Côte d'Ivoire[réf. nécessaire], soit12,42 milliards de dollars, plus que le PIB de laGuinée ou duBénin. En comparaison des autres villes de Côte d'Ivoire, c'est dix fois plus que la ville deSan-Pédro. L'économie abidjanaise, de par le poids de son industrie et de ses services, rayonne sur toute la Côte d'Ivoire et au-delà des frontières de la Côte d'Ivoire.
Abidjan est régulièrement décrite comme un pôle économique majeur de l’Afrique de l’Ouest. Selon laBanque mondiale etONU-Habitat, la ville concentre une part significative de l’activité financière, portuaire et industrielle de la Côte d’Ivoire, et joue un rôle central dans les échanges régionaux grâce auport autonome d’Abidjan, l’un des plus actifs de la sous-région[63],[64].
On compte ensuite l'industrie textile avec le conditionnement ducoton cultivé dans le nord soit pour l'exportation soit pour sa transformation sur place enpagnes, toiles,batiks et vêtements divers. Le secteur du textile, très dynamique, représente 15,6 % des investissements nets, 13 % du chiffre d'affaires et 24 % de la valeur ajoutée de l'industrie ivoirienne[réf. nécessaire].
La ville comporte également une importante activité de traitement dubois qui arrive au port essentiellement par voie fluviale depuis les forêts du centre du pays. Il est exporté soit sous forme naturelle comme l'acajou qui était déjà vendu il y a deux siècles auxanglais à l'époque victorienne soit sous une forme semi-industrialisée : bois déroulé, contreplaqué, aggloméré.
Abidjan est aussi le premier port thonier africain, et trois usines conditionnent du thon destiné au marché européen essentiellement. Cette activité génère près de 3 000 emplois salariés, et est une source importante de devises.
Comme dans tous les pays dutiers-monde en voie de développement, une grande partie de l'économie de la ville se situe dans le domaine que leséconomistes qualifient d'économie informelle[68] avec ses nombreux « petits métiers »[69].
Pour ravitailler sa population, Abidjan dispose de quelque120 marchés hiérarchisés en trois niveaux : grand marché, marché intermédiaire et petit marché[70].
Si les dix communes d’Abidjan sont chacune dotées de plusieurs marchés Adjamé que l’on en comptabilise le plus avec une vingtaine recensés. Débordant largement sur les rues alentour, les zones commerciales finissent par se toucher si bien que la commune tout entière ressemble à un gigantesque marché[70].
Il existe sur les rivages des plans d’eau lagunaire et maritime dans la zone d’Abidjan une multitude d’échouages dont les plus connus sont ceux de Vridi-Sir, Toviato, Vridi-Zimbabwe, Abobo-Doumé, Biafra et Ossibissa[71].
En 2016, ce sont environ 27 000 000 kilogrammes de poissons issus de la pêche artisanale maritime qui ont été débarqués dans le district d’Abidjan[71].
Le développement dusecteur tertiaire, avec l’implantation de banques commerciales internationales et la multiplication du nombre de sociétés de services de toutes natures, semble être la tendance lourde de ces dernières années.
Abidjan est la principale place financière de l'Afrique de l'Ouestfrancophone. Le siège de la bourse commune d'Afrique de l'Ouest (laBRVM) se situe à Abidjan. La BRVM est dominée essentiellement par les entreprises ivoiriennes.
La centrale thermique d'Azito, construite en1997 en partenariat avecEDF, située sur la commune deYopougon, au bord de lalaguneébrié et en face de l'Île Boulay, fournit à elle seule 300 Mw[72]. Deux autres centrales thermiques, construites en1984 et1985, sont installées àVridi. Plusieurs sociétés d'électricité sont installées à Abidjan: SOPIE qui est une société d'état[73], CIE et SOPREL, filiales du groupe français SAUR[74] (laCôte d'Ivoire produit la totalité de l'électricité qu'elle consomme et en exporte vers les pays voisins,Ghana,Togo,Bénin,Mali etBurkina Faso, grâce à l'interconnexion des réseaux[75]).
La production de gaz, qui augmente régulièrement, et le stockage de gaz sont assurés par deux sociétés d'État : PETROCI et GESTOCI[76].
Une petite industrie de production d'énergies renouvelables s'est également développée[77].
La ville est dotée d'unréseau de téléphonie fixe moderne de 450 000 lignes (2004) géré par Côte d’Ivoire Télécom. Les connexions Internet haut débit, lignes spécialisées et l'ADSL sont alimentées par plusieurs fournisseurs d'accès :Côte d'Ivoire Telecom et sa filiale locale d'Orange, Africa On Line, Globe Access et Afnet[78].
Abidjan est également hôte des sièges de banques nationales telles que laSociété ivoirienne de banque, ou laBIAO. Entretenant un réseau de170 guichets, sept établissements financiers et plus d'une trentaine de compagnies d'assurances, Abidjan est une place financière qui anime toute l'Afrique de l'Ouest.
Abidjan est une ville insolite en Afrique.Ses divers surnoms, « Manhattan des tropiques » ou « petite Manhattan » ou « perle des lagunes », sont à l’image de cette ville imprévisible et conquérante. Avec ses installations et ses équipements hôteliers modernes tels que leGolf Hôtel, l'emblématiqueHôtel Ivoire, ou bien encore l'Hôtel Wafou, et voies de communications ainsi que sa monumentalité, c’est une ville très fréquentée pour le tourisme d’affaires.
En ce qui concerne le tourisme de loisir, Abidjan n'est pas en reste notamment avec ces plages, aux palmiers et cocotiers, sur la bande lagunaire du quartier de Vridi, très fréquentées le week-end avec le spectacle pittoresque des vendeuses d'ananas et de noix de coco. Toutefois, le phénomène de « barre » qui affecte pratiquement tout le littoral du golfe de Guinée oblige la population à être très prudente pour la baignade.
Pour ce qui est du tourisme de divertissement, Abidjan dispose d'une vie nocturne importante avec des lieux de détente comme les Milles Maquis et la Zone 4 à Marcory, Les II-Plateaux et Angre à Cocody et la rue Princesse etNiangon àYopougon ; sans oublier des maquis et bars, ainsi que de nombreux espaces ouverts dans tous les recoins de la ville.
La salle de spectacle la plus fréquentée est lepalais de la culture, qui voit passer chaque semaine des artistes locaux et internationaux.
Abidjan étant un hub socio-culturel Ouest-Africain, l'on y trouve également de la cuisine issue des pays voisins (Bénin, Sénégal, Mali, Nigeria, Ghana...) et des pays du Moyen-Orient (Liban notamment). Côté cuisine internationale, Abidjan compte bon nombre de caves et de restaurants occidentaux et asiatiques dont les meilleurs se situent pour la plupart en Zone 4 dans la commune deMarcory.
Abidjan vu de la lagune
La Côte d'Ivoire est un pays à très forte potentialité touristique, médiocrement exploitée par les autorités depuis la fin desannées 1980, bien que l'industrie touristique pourrait générer un boom économique soudain et de l'emploi dans un pays en pleine crise économique.Cependant, depuis l'année2012, les autorités projettent de développer et de mieux soigner l'attrait touristique de la ville dans les années à venir[réf. souhaitée].
À l'orée du parc, une petite rivière sert delavoir ou officient lesfanicos, les blanchisseurs, après avoir collecté le linge dans toute la ville. C'est l'un des nombreux « petits métiers » de l'artisanat d'Abidjan. Le terme « fanico » vient de la fusion de « fani » qui signifie linge, et de « co » qui veut dire laver[79].
Globalement, la vie nocturne abidjanaise est perçue comme étant l'une des plus animées de toute l'Afrique.
Le district regorge d'une quantité très importante de night-clubs, de maquis, d'espaces plein-air et de go-go bars.Ces plateformes de divertissement fournissent un « pipeline » musical englobant principalement la musique DJ, lecoupé-décalé, lezouglou et dans une moindre mesure d'autres variétés locales et internationales.
Autrefois animée par des variétés traditionnelles locales, la musique congolaise et la musique occidentale, la nuit abidjanaise a connu un bouleversement culturel positif dans son ensemble dès le début des années 2000 avec l'avènement ducoupé-décalé.
Ce genre musical initié en 2002 parDouk Saga et laJetSet avec la Sagacité a créé un phénomène qui n'a cessé de s'étendre et de se déployer dans les nuits chaudes des capitales de la sous-région.Il est venu donner une identité culturelle, globalement identifiable, au divertissementMade in Côte d'Ivoire.
Lezouglou, populaire dans son ensemble, bénéficie en plus, d'espaces « Wôyô » aménagés et dédiés dont les plus célèbres,L'Internat chez Fitini etLe Lycée chez Vieux Gazeur, rassemblent les zouglouphiles tout le week-end.
Jadis commune la plus animée de la ville,Treichville, avec ses multiplesmaquis,discothèques et ses clubs dejazz, a vu d'autres communes telles queYopougon,Marcory etCocody rejoindre la tendance depuis la fin des années 1990.
Les taxis sont omniprésents à Abidjan. Il existe deux sortes de taxis : les intracommunaux, appelés « wôrô-wôrô », qui sont destaxis collectifs, et les taxis intercommunaux de couleur orange dit « taxis compteurs ». Leswôrô-wôrô sont de couleur jaune à Cocody, Abobo et Port-Bouët, verte à Koumassi et Adjamé et bleue à Treichville, Marcory et Yopougon.
Lesgbaka, minibus de14 à 26 places, circulent dans tout le district.
La SOTRA (Société des transports abidjanais) assure régulièrement les déplacements urbains à Abidjan par le biais de bus, « taxis bagage » et la ligne Express.
La ville est desservie par l’Aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, situé dans la commune dePort-Bouët. Abidjan se situe à une heure de vol de toutes les capitales de lasous-région ouest africaine. Abidjan est desservie par de grandes compagnies aériennes telles queAir France etEmirates et propose de nombreux vols quotidiens en direction des grandes capitales dumonde, Abidjan connaît un trafic aérien de près de 900 000 passagers () et a dépassé en 2012, le chiffre de 1 200 000 passagers. Le trafic aérien a atteint un record de 1 500 000 passagers (2015).
Un pôlelow cost est en construction depuis ce qui devrait, à court terme, augmenter la capacité d’accueil de l'aéroport. Cet aéroport est certifié TSA (Transportation Security Administration) depuis le.
Ledistrict d'Abidjan possède plusieurs boulevards et rues asphaltées reliant les communes entre elles, et menant aux quatre coins du pays. Abidjan est, en outre, doté d'un réseau de rocades urbaines.
Le transport fluvial, déjà important avec lespinasses et les nombreuxbateaux-bus reliant divers quartiers de la ville, se développe grâce aux planslagunaires.
Dans le but de faciliter la circulation dans cette partie de la ville un échangeur qui était en construction depuis la fin dans le quartier Riviera II àCocody est terminé à l'été 2012.
Abidjan est aussi la tête de pont d'une autoroute, dont les travaux de construction ont repris courant 2011 et achevés en. Cette autoroute relie la ville à la capitale politique,Yamoussoukro.
Un nouveau projet d'autoroute au sud-est d'Abidjan est rentré dans sa phase de réalisation depuis le début du mois d'. Ces travaux devraient durer environ30 mois et permettront de relier Abidjan à lastation balnéaire deGrand-Bassam. Cette autoroute a été inaugurée et ouverte à la circulation par le président ivoirien Alassane Ouattara le.
Les deux moitiés de la ville, Abidjan nord et Abidjan sud, sont reliées par lesponts Félix Houphouët-Boigny etCharles de Gaulle. Ces deux ponts se situent entreTreichville etLe Plateau. Le pont Félix Houphouët-Boigny se prolonge par l'immenseBoulevard Valéry Giscard d'Estaing qui traverse toute la partie sud de la ville et conduit à l'aéroport. Leur capacité est nettement insuffisante, surtout aux heures de pointe. Ce constat a incité le gouvernement à étudier un projet de construction d'un troisième pont qui se situe entreCocody etMarcory. Ce pont, dont la construction a commencé le est baptisépont Henri-Konan-Bédié. Il a été inauguré le. C'est pourquoi des populations ont été déplacées, des bâtiments ont été détruits àMarcory en face desMille maquis (le célèbre restaurant la Bâche bleue[81] a été déplacé).
Abidjan possède le plus grand port de la sous-région (Afrique de l'Ouest) qui est aussi le deuxième d'Afrique, après celui de Durban en Afrique du Sud. C'est un port en transbordement et àconteneurs. Il fut inauguré en1951 en présence du ministre des Colonies de l'époque,François Mitterrand. Grâce aucanal deVridi d'une profondeur de15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde[82].
LaCôte d'Ivoire appartient à lazone franc (dont la monnaie est leFranc CFA), dans le cadre de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). Abidjan est le pôle économique non seulement de laCôte d'Ivoire, mais de toute une région incluant au moins leBurkina Faso et leMali, en raison notamment de son port en eau profonde, ouvert en1950. Le réseau routier que commande Abidjan (5 600 km bitumés en1995, contre 1 000 en1970) en direction de toute la région prolonge efficacement son activité portuaire puisque 50 % du commerce duBurkina Faso, duMali et duNiger y transite.
Abidjan réunit l'essentiel de l'activité industrielle du pays, le site portuaire accueillant à lui seul 60 % du parc industriel ivoirien.Une mention spéciale doit être attribuée aux ambitions pétrolières d'Abidjan (productionoff-shore et, surtout,raffinage et distribution). Le trafic portuaire était de douze millions de tonnes en1995, dont 5,5 en produits pétroliers.
Abidjan est la tête de pont du seul chemin de fer de la région : laligne d'Abidjan à Ouagadougou, avec les gares deTreichville,Abobo et d'Adjamé. Cette ligne, avec ses deux trains, la gazelle et le bélier, relie les deux capitales en environ quarante heures[n 18].
Prenant la suite d'un projet mort-né de train électrique, promis par laCompagnie ivoirienne de chemin de fer[83], le projet demétro d'Abidjan est destiné à décongestionner les autres modes de transports de l'agglomération en utilisant la ligne de chemin de fer traversant la ville du nord au sud en 2017.
Ledéveloppement de projets d'infrastructures incluant un train suburbain à Abidjan, évalué à près de cent milliards defrancs CFA, est envisagé. Ce train suburbain devrait relier le Nord-Ouest à l'Est et au Nord de la ville d’Abidjan. Ce projet s’étend sur25 kilomètres de la voie ferrée actuellement exploitée par l'opérateurSitarail, filiale du groupeBolloré. Les travaux d'infrastructures (voie, électrification,génie civil) ont été évalués à quarante milliards de francs CFA financés par l'État ivoirien et les bailleurs de fonds (Banque mondiale etAFD). Par ailleurs, un contrat de concession de type BOT, sur vingt à trente ans, serait attribué à un opérateur privé, pour l'exploitation du réseau. Cet opérateur se chargera de l’acquisition du matériel roulant, de la rénovation des ateliers et de la mise en place du système d'exploitation. Le contrat de concession avait été évalué globalement à soixante milliards de francs CFA.
L'Institut français de Côte d'Ivoire dispose d'unemédiathèque de près de 40 000 ouvrages, d'une salle de cinéma, d'une salle de spectacle de630 places. Celle-ci organise chaque année plus de120 évènements[86].
Musée national : il présente une collection d'art ivoirien (statues, masques, bijoux, outils, portes sculptées,tam-tams, instruments de musique issus de toutes les régions du pays). Visite libre.
Abidjan organise chaque année un certain nombre defestivals de cinéma : leFestival Clap-Ivoire[93], leFestival du film espagnol, leFESNACI, dont la première édition a été organisée en2007[94], leFestival du court-métrage (FICA)[95], organisé depuis1998 parHanni Tchelley, leFestival du cinéma israélien d'Abidjan[96] dont la quatrième édition a eu lieu en2006 auGoethe-Institut.
Abidjan constitue la plaque tournante de la musique enAfrique de l'Ouest et un producteur majeur d'Art musical enAfrique.La ville accueille la majorité des musiciens deCôte d'Ivoire en raison principalement de la présence de nombreusesdiscothèques qui donnent aux artistes l'occasion de débuter et de s'exprimer, des maisons de disques et des médias nationaux.Alpha Blondy,Aicha Koné, le groupeMagic System,Meiway, etTiken Jah Fakoly mais aussi Gadji Celi, Chantal Taiba, Nayanka Bell,DJ Arafat en sont les représentants les plus illustres. La ville a aussi accueilli, dans les années1980,Myriam Makeba, lorsqu’elle n'était pas autorisée à rentrer dans son propre pays, l'Afrique du Sud, et ladivacongolaise, apôtre de la danseSukus,Tshala Muana.
Depuis les années 1990, de nombreux courants musicaux, s'exportant à travers toute l'Afrique et l'Occident, se développent à Abidjan. Ce sont notamment leZoblazo, leMapouka, leZouglou et, depuis 2002, lecoupé-décalé, dont la popularité etla grande variété des danses font aujourd'hui de la ville une sorte de capitale africaine de la danse et des tendances musicales, une étiquette précédemment détenue par leCongo-Kinshasa avec larumba, lesoukouss, puis lendombolo. La danseLogobi est originaire d'Abidjan.
Abidjan est également considérée comme la capitale dureggae enAfrique.
La ville organise chaque année un certain nombre defestivals de musique :
LaRadiodiffusion-Télévision ivoirienne est l'organisme de diffusion radiophonique et audiovisuel de l'État ivoirien. Elle est financée par la redevance, la publicité et des subventions. Elle comporte trois chaînes de télévision et deux stations de radio :RTI 1 (généraliste),RTI 2,RTI Bouaké,Radio Côte d'Ivoire (radio généraliste),Fréquence 2 (radio de divertissement).Radio Nostalgie est la première radio privée commerciale de Côte d'Ivoire.Radio Jam est une radio privée de Côte d’Ivoire, une des radios les plus écoutée par les jeunes. La plupart des chaînes de télévision et de radios sont disponibles à Abidjan.
La présidence, la primature, le gouvernement et les ministères possèdent leur site officiel.
Le portailAbidjan.net[104], domicilié enCalifornie auxÉtats-Unis, diffuse l'information de la ville et du pays à travers le monde[105]. Dans l'organisation du « village mondial », Abidjan dispose d'un nœudinternet et le nombre decyber-cafés y connait une croissance exponentielle commele nombre d'internautes estimé (en 2007) à 400 000 personnes[réf. nécessaire].
Le portailAbidjan24.net[106], domicilié à Abidjan en Côte d'Ivoire, diffuse l'information de la ville et du pays à travers le monde
Nouchi.Mobi[107], disponible depuis début 2012, est une application web et mobile dédiée auNouchi, le langage colloquial ivoirien, qui permet aux utilisateurs et utilisatrices de partager leur connaissance du Nouchi dans un dictionnaire créé entièrement par eux-mêmes.
Le portail Agendart-Ivoire[108] diffuse un agenda des activités culturelles. C'est aussi une vitrine pour les artistes ivoiriens.
Le média numérique ne cesse de se développer. 2016 voit notamment le lancement de laseve.info, un site d'information à caractère citoyen basé à Abidjan.
Radios locales : natures régionales localisées non accessibles hors du pays
La télévision numérique terrestre (TNT) est en phase de test (deux chaines de la RTI et un programme de démonstration) à Abidjan auprès de 1 000 spectateurs depuis le mois de. Sa diffusion devrait être étendue dès le mois de avec neuf chaines gratuites diffusées sous la norme de diffusion : DVB-T2 Norme de compression : MPEG 4 AVC, et un ou deux bouquets payants d'une trentaine de chaines au total, selon le site gouvernemental[109]
Plusieurs manifestations liées à la mode sont organisées chaque année dans la ville : « Les Féeries »[112], lacérémonie de Miss Côte d’Ivoire, de Miss District Abidjan, de Miss Noël (de6 à 11 ans) et de Miss Awoulaba (très prisée). De surcroit a aussi lieu chaque année « Le Yéhé », un espace de célébration de la mode africaine[113] et le grand « festival international de la lingerie et de la beauté d'Abidjan » (FILBA).
Abidjan est aussi le lieu de création decouturiers ivoiriens réputés, comme Gilles Touré, couturier des Miss de Côte d’Ivoire, ou Pathéo.
Un tournoi defootball à sept est organisé chaque année : le festival de Maracana d'Abidjan (FESTMA) qui se déroule àYopougon[119].
À la suite de l'indéniable succès de l'« académie de football » créée parJean-Marc Guillou (académie Sol Béni) dont plusieurs anciens pensionnaires ont rejoint les clubs professionnels européens, plusieurs centres de formation de jeunes footballeurs ont vu le jour ces dernières années : centreCyril Domoraud, Labo foot deYopougon, centre ivoirien de formation de football d'Abidjan (CIFFA), l'Étoile Scientifique Football Abidjan (ESFA), etc[120].
La capitale économique a aussi accueilli d'autres événements footballistiques comme le tournoi de l'Assomption (première édition en2007 austade Robert-Champroux), la Coupe de l'UFOA, et des matchs de gala international.
Clubs : Abidjan basket club, club sportif Abidjanais[122],ASEC Mimosas (basket-ball), Phénix basket club deCocody et Génération basket-ball club (GBC) qui est un nouveau club de jeunes volontaires désireux de jouer au basket-ball
Piscine de l'université Félix Houphouët-Boigny (« L'aquarium »)
Un gigantesque projet : un complexe olympique de 80 000 à 100 000 places[127] est prévu, grâce à la volonté des dirigeants ivoiriens d'offrir un meilleur stade national auxÉléphants. Un complexe comprenant, outre les aires destinées à l'ensemble des disciplines olympiques (football,athlétisme,natation, etc.), des restaurants, des commerces, des auditoriums, des salles de réunion, un hôtel pour les « mises au vert » des sportifs et des aires d'entraînement. Un problème se pose en effet avec leFélicia : il est impossible de l'agrandir en raison de son emplacement dans le quartier duPlateau.
↑Malgré le transfertde jure de la capitale à Yamoussoukro, les organes de l'État central, au premier rang desquels l'Assemblée nationale, laPrimature et la Présidence de la République, sont toujoursde facto à Abidjan.
↑Le mondefrancophone compte environ320 millions de locuteurs.
↑Beaucoup d'habitants utilisent toujours,phonétiquement, l'expressionAbijean pour désigner le nom de la ville.
↑Ce peuple lagunaire fut rebaptiséÉbrié lors de la colonisation. Les colons pérennisant un quolibet donné par la communautéabouré deGrand-Bassam. En effet, en abouré,ébrié signifie « peau sale ».
↑C'est là que fut volé le tambour sacré de cette communauté (un tambour très particulier, actuellement dans les caves duMusée de l'Homme àParis) comme monnaie de chantage pour obliger les Tchaman à participer aux chantiers duchemin de fer Abidjan-Niger.
↑Placé sous l'autorité dugouverneur, ce fonctionnaire administrait une région du pays, appelée Cercle, en s'appuyant sur les « commandants de cercle ». Le gouverneur était placé sous l'autorité dugouverneur général, lui-même dépendant duMinistre des colonies.
↑À l'époque de l'Apartheid, jusqu'en1990, l'Afrique du Sud disposait d'une ambassade à Abidjan, ce qui n'était pas le cas dans la plupart des autres pays du monde.
↑Le taux national d'accroissement de la population enCôte d'Ivoire est estimé à 3,6 %.
↑Jusqu'au milieu des années 1980, le travail de l'ivoire constituait une ressource économique importante pour la ville. Cette ressource a été tarie par l'interdiction du commerce international de l'ivoire.
↑En Afrique de l'Ouest, les oranges ont la peau verte.
↑La construction de cette ligne a commencé en1902. Elle devait à l'origine relier Abidjan àNiamey.
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