Abdoulaye Wade naît le[N 1] à Kébémer[N 2] au Sénégal. Son père et son oncle ont servi dans lestirailleurs sénégalais durant les combats de laPremière Guerre mondiale en France[2]. Son père meurt en 1984 à l'âge de 99 ans. Abdoulaye Wade met en avant la longévité de son père pour sa propre carrière politique[3].
De 1952 à1957, il étudie à la faculté des Sciences, puis à la faculté des Lettres et enfin à l'École libre de Droit de Besançon. Il est ensuite avocat stagiaire au Barreau de Besançon.
Il est titulaire d'un doctorat en droit et sciences économiques de l'université de Grenoble. Soutenue en1959, sa thèse s'intituleÉconomie de l'Ouest africain : unité et croissance. Après un stage de deux ans, il retourne au Sénégal pour plaider au barreau de Dakar et enseigner à l'université Cheikh-Anta-Diop[7].
Il se présente sans succès aux élections présidentielles de1978,1983,1988 et1993[9].
D'avril 1991 àoctobre 1992, il est ministre d'État auprès du président de la république du SénégalAbdou Diouf dans le gouvernement d'union nationale. De1995 à1997, il retrouve le poste de ministre d'État auprès du président de la république du Sénégal dans le gouvernement deHabib Thiam.
Après avoir fait planer le doute, Abdoulaye Wade déclare sa candidature pour l'élection présidentielle. Orateur doué et fin tacticien, il mène pour l'élection présidentielle de 2000, une campagne sous le slogan du « Sopi » (« changement » en wolof)[9] et parvient à mettre en ballotage le président sortant,Abdou Diouf, avec 31 % des suffrages au premier tour contre 41,3 %[10]. Grâce notamment au soutien des autres candidats défaits, il obtient 58,1 % au second tour du scrutin, mettant fin à quarante ans de pouvoir socialiste au Sénégal. Son directeur de campagne,Idrissa Seck, devientPremier ministre en2002. Le, Abdoulaye Wade est investi président de la république du Sénégal. Cette victoire marque la première alternance à la tête du pays : pour la première fois, les Sénégalais élisent un président qui n'est pas du Parti socialiste. Lors de l'élection présidentielle du 25 février 2007, Wade est réélu, dès le premier tour, face à quatorze candidats, avec 55,79 % des voix.
Jusqu'à la victoire du PDS allié à l'alliance deMoustapha Niasse aux législatives de 2001, Wade doit cohabiter avec uneAssemblée nationale socialiste dont Abdourahim Agne est le président du groupe parlementaire.
Durant ses deux mandats, il lance la construction de plusieurs centaines d'écoles[11], fait passer le nombre de collèges de 220 en 2000 à 749, et celui des lycées de 48 à 134 sur la même période[12], le budget de l'Éducation a quadruplé[13]. Mais en 2009, le taux d'achèvement est toujours resté l'un des plus bas du continent (60 %) et le bénévolat ne permet pas de produire un enseignement généralisé de qualité selon leBureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU[14]. Il lance de grands travaux pour moderniser le pays, tels que la corniche àDakar et ses hôtels de luxe, le réaménagement duport de Dakar, la construction de l'aéroport international Blaise-Diagne et de l'autoroute, le développement du réseau routier secondaire[12], l'électrification des campagnes[13]. En pourtant, le Sénégal connaît de grandes émeutes du fait des coupures de courant répétées : le bâtiment de la société nationale d'électricité (Sénélec) est incendié, entre autres dégâts[15].
La politique de santé se traduit par la création dedispensaires, le doublement du nombre d'hôpitaux, l'ouverture de 18 centres médicaux[13], l'amélioration des conditions d'accès à l'eau potable et la baisse de lamortalité infantile. Il développe une grande politique agricole, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l'abondance (Goana)[12] qui n'obtient pas les bénéfices escomptés, malgré les nombreuses terres cultivables disponibles[16] , et les pénuries d'eau remettent en question les efforts liés au développement des infrastructures[17],[18].
Rencontre entre Abdoulaye Wade et le président brésilien,Lula da Silva (en 2003).
Entre 2000 et 2010, il relève la situation économique du pays avec un taux de croissance (+ 4 %) supérieur à celui des années 1990, une inflation contenue et des ressources de l'État en augmentation[12]. Mais elle se détériore au début de son quinquennat[19] avec en 2008 une dette publique qui atteint 21,4 %[20], une croissance de 2,5 %, contre 4,3 % en moyenne pondérée sur les dernières années[21], et un chômage qui ne baisse pas, atteignant 47 % de la population active, plaçant le revenu de 54 % des Sénégalais sous leseuil de pauvreté. Le pays conserve sa quatrième place dans les économies d'Afrique de l'Ouest, malgré la perte d'attrait de laCôte d'Ivoire du fait des troubles intérieurs, et l'afflux de l'aide internationale qui équivaut à plus de 10 % du PIB sénégalais[16].
Des troubles liés à la « vie chère » naissent en2008[22], alors que leFMI note que« le choc engendré par l'augmentation des prix des aliments et de l'énergie a eu un impact sur la balance des paiements qui représentait 5¼ % du PIB en 2008 » ; les problèmes sont aggravés par les retards de paiement du secteur public[23].
Il échoue à pacifier laCasamance aux aspirations sécessionnistes, en négociant officieusement avec une partie du mouvement indépendantiste sans aide des pays voisins[12].
Décrit comme mégalomane et machiavélique, cherchant à rester dans l'Histoire mais aussi au pouvoir, il est soupçonné de couvrir la corruption de sa famille et de ses proches et alimente progressivement par sa gestion du pouvoir les craintes[12],[24].
Ainsi, en 2000, une de ses premières décisions est de dissoudre leConseil économique et social et leSénat, en le justifiant par des raisons d'économies et leur inutilité, mais il leur redonne vie en, en choisissant lui-même les 65 sénateurs. Il modifie plusieurs fois laconstitution sans aucune consultation ni validation des chambres parlementaires, établissant lequinquennat en2001 et rétablissant le septennat en2008.
Après quarante ans de pouvoir socialiste, le paysage politique est devenu instable sous sa présidence, avec de nombreuses allées et venues entre les partis politiques du fait d'une gestion solitaire du pouvoir[9]. Il nomme sixPremiers ministres, quatre présidents de l'Assemblée nationale, troischefs d'état-major généraux des armées et plus d'une centaine de ministres, dont certains ne sont restés en poste que quelques mois. Le président Wade a promu plus de généraux en sept ans qu'Abdou Diouf et Senghor en 40 ans. Des traditions ont été rompues en nommant un commandant des pompiers au grade de général, unchef d'état-major particulier du président de la République issu de la gendarmerie, un général nommé à l'intendance.
Abdoulaye Wade en 2009.
Il est l'inspirateur de laJournée du tirailleur :« Cela fait partie de notre histoire. Malheureusement, on avait tendance à les oublier (...) Pour faire connaître cette histoire, j'ai eu l'idée de lancer une Journée du tirailleur sénégalais afin d'expliquer chaque année la participation des soldats africains à la libération de la France (...) J'ai donc consulté autour de moi, notamment le présidentChirac, qui s'est dit enchanté »[25]. L'érection dumonument de la Renaissance africaine, inauguré en, ignoré par les touristes et critiqué pour son coût pharaonique, son financement opaque, la participation du régime autocratique de laCorée du Nord, est désigné comme un symbole de sa mégalomanie[12].
Abdoulaye Wade (à gauche) en 2010.
Les principaux cadres du parti au pouvoir, lePDS, ont été progressivement écartés (Idrissa Seck,Macky Sall[26],Aminata Tall…) alors que la question de la future succession[27] d'Abdoulaye Wade, réélu à 80 ans, se pose. Quand, dans une atmosphère de fin de règne, il propose une modification du scrutin présidentiel afin de permettre l'élection d'un « ticket » (président et vice-président) à la tête de l'exécutif avec seulement 25 % des voix au premier tour[28],[29], Abdoulaye Wade est soupçonné de chercher à se maintenir au pouvoir et à attribuer la fonction de vice-président à son filsKarim qui lui succéderait automatiquement s'il venait à quitter la tête du pays[28]. En 2014, Antoine Glaser publie le livreAfricaFrance, dans lequel il revient sur les relations qu'entretient Abdoulaye Wade avec la France, et son supposé comportement considéré comme celui « d'un autre temps », en voulant que Paris fasse pression pour que son fils prenne le pouvoir[30]. Devant les violentes manifestations qui éclatent en, principalement àDakar, Abdoulaye Wade renonce à son projet[28].
Les magistrats se plaignent d'un usage politique de la justice[12], et on assiste sous le régime de Wade à un recul des libertés individuelles : journalistes emprisonnés, manifestations réprimées, gardes à vue et convocations fréquentes devant les tribunaux[31]. Il lui est aussi reproché de favoriser sa confrérie religieuse, celle desmourides, au détriment d'une stabilité religieuse qui faisait la réputation du Sénégal.
Au niveau international, il s'appuie sur des nouveaux partenaires économiques auMoyen-Orient et enAsie[12] et promeut leNouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), projetpanafricain visant à faire entrer l'Afrique dans le commerce mondial et à se libérer de l'assistanat. Mais il s'isole diplomatiquement, en se positionnant contre l'avis de l'Union africaine concernant la crise libyenne, tandis que les principaux partenaires du Sénégal, les États-Unis et la France, critiquent son attachement au pouvoir[16].
En, le président Wade remet une valise contenant 100 000 euros et 50 000 dollars en liquide à Alex Segura, représentant duFonds monétaire international au Sénégal. L'affaire est perçue comme une volonté de Wade de nuire à Alex Segura en le présentant comme corrompu[32],[33].
À partir de la fin 2011, plusieurs mouvements sociaux se forment, dans le secteur médical, celui des transports et dans l'éducation nationale[34]. Critiqué à Dakar, en particulier par la jeunesse[34], mais conservant en partie sa popularité dans les campagnes[12], Abdoulaye Wade est investi, le, candidat duParti démocratique sénégalais à l'élection présidentielle de 2012. Il a alors 85 ans[35]. Malgré la contestation de l'opposition politique et civile, réunie au sein duM23 (« Mouvement du 23 juin »[36], en référence aux manifestations de), pour laquelle cette nouvelle candidature est inconstitutionnelle du fait qu'il a déjà effectué deux mandats[37], la présence au scrutin présidentiel de Wade est validée par leConseil constitutionnel le, contrairement à celle deYoussou N'Dour. Comme craint par les observateurs[38], cette annonce entraîne des affrontements violents jusqu'à la fin de la campagne électorale qui font au moins six morts. À l'issue du premier tour, lors duquel il vote sous les huées d'opposants, il arrive en tête avec 34,81 % des suffrages exprimés, mis en ballotage par son ancien Premier ministre,Macky Sall, alors qu'il espère une large victoire dès le premier tour. Il est battu le par Macky Sall, qui recueille 65,80 % des voix. Wade félicite le vainqueur au soir du second tour[39] et quitte ses fonctions présidentielles le.
Il quitte leSénégal en 2012 pour s'installer àVersailles[40], ville huppée proche de Paris et où il compte trois résidences[41].
En 2017, Wade est tête de liste de la « Coalition gagnante Wattu Senegaal » à laquelle appartient le PDS, pour lesélections législatives de juillet. Il revient au Sénégal le[42],[40]. Plusieurs politologues jugent que si Wade veut revenir au pouvoir, c'est pour faire voter une loi d'amnistie pour son fils Karim[43]. La coalition est toutefois perdante, obtenant 17 % des voix et 19 sièges alors que la coalition menée par le Premier ministreMahammed Dionne et qui soutient le présidentMacky Sall obtient 125 des 165 sièges à l'Assemblée[44]. Élu député, il démissionne le[45]. Wade repart alors en France.
Il revient une nouvelle fois au Sénégal le pour faire campagne pour le boycott de l'élection présidentielle ayant lieu ce mois-ci à laquelle son fils Karim ne peut participer et pour laquelleMacky Sall est annoncé vainqueur. Sa campagne reçoit peu de soutien. Macky Sall est réélu dès le premier tour et le taux de participation (58,27 %) est même plus élevé de 12 points que lors de la précédente élection présidentielle[46],[47].
En octobre 2019, Abdoulaye Wade et le chef de l'ÉtatMacky Sall souhaitent sceller leur réconciliation en se rencontrant au palais présidentiel. Ce réchauffement des relations qui avait débuté lors de l'inauguration de la mosquée Massalikul Jinaan à Dakar en septembre 2019[48].
Abdoulaye Wade est marié à une Française,Viviane Vert. Le couple a deux enfants :Karim (1968) et Sindiély (1972).
Sa fille Sindiély, assistante spéciale du chef de l'État, a participé au rallyeParis-Dakar en2005 en tant que pilote automobile.
Son fils Karim, ancien président de l'Agence nationale pour l'Organisation de la conférence islamique[54], fait ses premiers pas dans un gouvernement en étant nommé, le, ministre d'État chargé de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. En 2015, il est condamné pour enrichissement illicite.
Wade est également l'oncle deDoudou Wade, président du groupe parlementaire de la majorité.
Wade est très proche de la confrériemouride. Au début des années 2000, il fait don d'un terrain de 5,8 hectares à Dakar pour l'érection de lamosquée Massalikul Jinaan, une immense mosquée mouride[55].
En juillet 2003, il a reçu la médaille d'or Henry Sylvester William (premier intellectuel noir à imaginer un mouvement panafricain) pour la renaissance africaine (Trinidad et Tabago)[60].
L'Académie royale de l'université de Rabat (Maroc) a élevé le président Abdoulaye Wade au rang dedocteurhonoris causa[61].
Il a été également fait docteurhonoris causa de l'université Mohammed V de Rabat. Titre accordé pour la première fois à une personnalité étrangère.
Le, la distinction « Don de la Terre » est remise au Sénégal, elle illustre à quel point le chef de l'État, Abdoulaye Wade, est engagé sur tous les aspects liés à l'environnement et à l'humanité tout entière pour le bien-être des populations dans le monde. Il a reçu cette distinction de Claude Martin, Directeur général duFonds mondial pour la nature (WWF).
Le à Genève, le prix mondial de la Société de l'information est décerné à Abdoulaye Wade, et àTim Berners-Lee, l'inventeur du web. Il est remis à l'occasion de la Journée internationale des télécommunications.
Abdoulaye Wade est élevé au rang de Citoyen d'honneur de la ville deLyon et a reçu le titre docteurhonoris causa de l'Université de Lyon le. Il est également docteurhonoris causa de l'université de Franche-Comté[66].
Le, Abdoulaye Wade, président de la république du Sénégal, obtient le prix international des communications de l'université Paris-Dauphine[67].
Appel à la nation, Parti démocratique sénégalais, Dakar, 1985 ?, 16 p.
La doctrine économique du mouridisme, L'Interafricaine d'éditions, Dakar, 1970, 35 p. (d'abord publié dans lesAnnales de la Faculté de Droit et de Sciences Économiques de l'Université de Dakar en 1968).
Économie de l'Ouest africain (zone franc) : unité et croissance, Présence africaine, Paris, 1964, 371 p. (thèse publiée).
Quel avenir pour le Sénégal ? : la réponse du PDS, Parti démocratique sénégalais, Dakar, 1987, 29 p. (discours d'ouverture à la Convention nationale du PDS, Dakar, 15-).
Un destin pour l'Afrique, Karthala, Paris, 1989, 190 p.(ISBN978-2-86537-231-7) (avec l'Hymne de l'Afrique, chant et paroles de Abdoulaye Wade,p. 185-188).
Les Mathématiques de l'analyse économique moderne, Economica, 2007, 849 p.(ISBN978-2-7178-5095-6).
↑L'âge d'Abdoulaye Wade est l'objet de doute au Sénégal, l'opposition affirmant qu'il pourrait être né en 1922 (cf. Tanguy Berthemet, « Abdoulaye Wade : le changement immobile », cité plus bas).
↑Selon l'ordonnance n° 60-36 du 22 octobre 1960, modifiée en juillet 1962 et janvier 1964, le président de la République est le grand maître de l'ordre national du Lion et, en cette qualité, accède de plein droit à la dignité de grand-croix.
↑Selon le décret n° 60-364 du 22 octobre 1960 et modifié en août 1965 et août 1966, le président de la République est le grand maître de l'ordre national du Mérite et, en cette qualité, accède de plein droit à la dignité de grand-croix.
↑Philippe Bernard, « Les députés sénégalais ont destitué le président de l'Assemblée »,Le Monde, 12 novembre 2008.
↑Cheikh Yérim Seck, « Wade et ses "enfants". Entre les différents héritiers du chef de l'État, la bataille fait rage. En jeu, le contrôle à terme de la famille libérale »,Jeune Afrique, 30 novembre 2008Jeune Afrique.
↑Philippe Bernard, « Promoteur des travaux de Dakar, le fils du président Wade entre en politique »,Le Monde, 14 mars 2008.
↑Manon Laplace, « À Dakar, la mosquée Massalikoul Djinane, nouveau symbole du rayonnement de la confrérie mouride »,Jeune Afrique, Jeune Afrique,(lire en ligne)
Fadel Dia,Wade-mecum ou le wadisme en 15 mots-clés, L'Harmattan, Paris, 2010, 188 p.(ISBN9782296124899).
F. Diaye, M. Printz, Tine,Visages publics au Sénégal. 10 personnalités politiques parlent, L'Harmattan, 1991, 260 p.(ISBN978-2-7384-0567-8).
Malick Dieng,Président Wade : un symbole pour l'Afrique, Éditions Duboiris, Paris, 2008, 196 p.(ISBN978-2-916872-06-3).
Dame Diop,Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur, Éditions Edilivre, Paris, 2012, 314 p.(ISBN978-2-332-46727-0).
Souleymane Jules Diop,Wade : L'avocat et le diable, L'Harmattan, 2007, 228 p.(ISBN978-2-296-02710-7).
Mandiaye Gaye,Le Sénégal sous Abdoulaye Wade. Banqueroute, corruption et liberticide (préface deBoubacar Boris Diop), L'Harmattan, Paris, 2010, 320 p.(ISBN9782296117587).
Marcel Mendy,Wade et le Sopi. Tome I :La longue marche, Les classiques africains, Versailles, 2001, 143 p.(ISBN978-2-85049-886-2).
Élie-Charles Moreau,Abdoulaye Wade maître ! : et pour toujours !, Éditions Maguilen, Le Nègre International, Dakar, 2007, 191 p.
Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye,Présidents et ministres de la république du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), 462 p.
Mody Niang,Me Wade et l'alternance : le rêve brisé du Sopi, L'Harmattan, 2005, 222 p.(ISBN978-2-7475-8009-0).
Mody Niang,Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?, L'Harmattan, 2006, 308 p.(ISBN978-2-296-00914-1).
Mody Niang,Le clan des Wade. Accaparement, mépris et vanité, L'Harmattan, Paris, 2011, 272 p.(ISBN9782296565524).
Sidy Lamine Niasse,Un président par défaut : Abdoulaye Wade, le politique à l'épreuve de l'État, Éditions Walf, Dakar, 2005, 127 p.
Babacar Sall,Le stagiaire : roman d'un président de la République, Éditions Sentinelles, Dakar-Fann, 2006, 205 p.(ISBN978-2-915391-06-0).
Mamadou Seck,Les Scandales politiques sous la présidence d'Abdoulaye Wade : vers un nouveau domaine d'étude en Afrique : la « scandalogie », L'Harmattan, 2006, 222 p.(ISBN978-2-7475-9714-2).
Mamadou Lamdou Touré,La symbolique nationale du Sénégal, Dakar, Doro Éditions,, 104 p.
Et si Latif avait raison !, film documentaire deJoseph Gaï Ramaka, Africa dreaming, Liberté1 (Dakar), 2005, 120 min (DVD), prix du meilleur documentaire au festival Vues d'Afrique, Montréal, 2006.