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Abdou Diouf

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Pour les articles homonymes, voirDiouf.

Abdou Diouf
Illustration.
Abdou Diouf en 2008.
Fonctions
Secrétaire général de la Francophonie

(12 ans)
Élection
Réélection
PrédécesseurBoutros Boutros-Ghali
SuccesseurMichaëlle Jean
Président de la république du Sénégal

(19 ans et 3 mois)
Élection27 février 1983
Réélection28 février 1988
21 février 1993
Premier ministreHabib Thiam
Moustapha Niasse
Habib Thiam
Mamadou Lamine Loum
PrédécesseurLéopold Sédar Senghor
SuccesseurAbdoulaye Wade
Premier ministre du Sénégal

(10 ans, 10 mois et 5 jours)
PrésidentLéopold Sédar Senghor
Prédécesseuraucun
SuccesseurHabib Thiam
Ministre du Plan et de l'Industrie

(2 ans)
PrésidentLéopold Sédar Senghor
Secrétaire général de la Présidence de la République

(4 ans)
PrésidentLéopold Sédar Senghor
PrédécesseurJean Collin
Directeur de Cabinet du Président de la République

(1 an)
PrésidentLéopold Sédar Senghor
Gouverneur de la région du Sine Saloum

(1 an)
Premier ministreMamadou Dia (Président du Conseil)
SuccesseurAmadou Clédor Sall
Biographie
Date de naissance(89 ans)
Lieu de naissanceLouga,AOF
Nationalitésénégalaise
Parti politiquePS
ConjointElisabeth Diouf
EnfantsMakhtar Pierre Diouf
Fabienne Diouf
Habib Diouf
Yacine Diouf
Diplômé deUniversité de Dakar
École nationale de la France d'outre-mer (ENFOM)
ProfessionHaut fonctionnaire
ReligionIslam

Abdou DioufAbdou Diouf
Premiers ministres du Sénégal
Présidents de la République du Sénégal
Secrétaires généraux de la Francophonie
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Abdou Diouf (Écouter), né le àLouga, est unhomme d'Étatsénégalais,président de la République de 1981 à 2000, après avoir étéPremier ministre de 1970 à 1980.

Premier ministre puis successeur deLéopold Sédar Senghor à la présidence de la République de 1981 à 2000, ses différents mandats furent placés sous le signe de l'approfondissement de ladémocratie, lalibéralisation progressive de l'économie et ladécentralisation de l'administration.

Il a également contribué à faire entendre la voix duSénégal dans le monde, grâce à une diplomatie efficace et des participations remarquées aux grandes rencontres internationales. Il aura, en outre, beaucoup œuvré pour une plus grande unité entre les États africains, par le biais d'une coopération plus vive.

Il devient par la suitesecrétaire général de la Francophonie, chapeautant ainsi l'ensemble des institutions et opérateurs des pays ayant le français en partage (l'Organisation internationale de la Francophonie,TV5Monde, l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, l'Agence universitaire de la Francophonie et l'université Senghor d'Alexandrie), et ce, de 2003 à 2015. Après des réformes internes importantes, il leur donnera une meilleure visibilité et une reconnaissance internationale, grâce à une action politico-diplomatique affirmée et une mise en avant des réseaux associatifs francophones.

Parcours scolaire

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Originaire deLouga etSérère, Abdou Diouf fils de postier, est très tôt envoyé chez sa grand-mère àSaint-Louis. Il y restera jusqu'au baccalauréat.

Vers l'âge de cinq ans, Abdou Diouf suit des cours d'instruction religieuse à l'école coranique. À sept ans, il commence sa scolarité par des études primaires à l'école Brière-de-l'Isle (actuelleécole Émile Sarr) puis secondaires au lycée Faidherbe (actuellycée Cheikh Omar Foutiyou Tall), à Saint-Louis. Au lycée, il suit la naissance duBloc démocratique sénégalais, organisation politique fondée parLéopold Sédar Senghor, et pour laquelle sa tante milite.

En 1955, à l'issue de son baccalauréat de philosophie, il s'inscrit en licence de droit à l'Institut des hautes études àDakar (actuelleuniversité Cheikh-Anta-Diop), avec notammentMichel Alliot comme professeur. Durant ces années, il s'implique dans le monde associatif. Il est président de l'Amicale scolaire et universitaire de Louga, qui regroupe les lycéens et les étudiants en vacances à Louga. Il organise à travers cette association des cours de vacances pour les élèves de sa ville et des événements culturels. Il est également président de la CECAS, la Coordination des associations scolaires et universitaires du Sénégal. Lauréat de la faculté de droit en 1957, il obtient sa licence en 1958.

La même année, il réussit le concours de l'École nationale de la France d'outre-mer (ENFOM) de Paris. Envisageant une carrière dans les finances publiques, il effectue un stage au ministère des Finances. Durant ces deux années, il s’intéresse au syndicalisme et devient proche de l'Association des étudiants sénégalais et de laFédération des étudiants d'Afrique noire en France. En 1960, dans un contexte de décolonisation, il fait partie de la dernière promotion de l'ENFOM, dont il sort major avec un mémoire intituléL'islam et la société wolof.

Carrière et fonctions

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Le Sénégal accède à l'indépendance en 1960[1]. Abdou Diouf démissionne de la fonction publique française et rentre à Dakar afin de se mettre à la disposition du nouvel État. Il commence sa carrière dans différents cabinets ministériels.

Il occupe très tôt de hautes fonctions administratives au Sénégal. Le, il est nommé gouverneur de la région duSine Saloum à l'âge de 26 ans, avant de devenirdirecteur de cabinet du présidentLéopold Sédar Senghor en 1963, puis secrétaire général de la présidence de la République en 1964.

En 1968, à la suite de la réélection de Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf est nommé ministre du Plan et de l'Industrie.

Il est chargé de piloter la réalisation du troisième plan mis en place par la République du Sénégal. Cela comprend l'industrie, l'agriculture, les infrastructures, l'éducation. C'est à cette époque que sont mises en place les négociations avec le Canada, comme partenaire, pour la création d'uneÉcole polytechnique àThiès. Il s'investit également dans le développement économique de laCasamance.

En 1970, à la suite d'une révision constitutionnelle, la fonction de Premier ministre est créée et Abdou Diouf y est nommé à 35 ans, poste qu'il occupera pendant dix ans.

Président de la République du Sénégal

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Politique

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Le, à la suite de la démission du présidentLéopold Sédar Senghor, Abdou Diouf devient le2e président de la République duSénégal.

En effet, la Constitution sénégalaise prévoyait que le Premier ministre termine le mandat présidentiel jusqu'à la prochaine élection en cas de vacance du pouvoir.

À peine installé dans ses nouvelles fonctions, Abdou Diouf poursuit la démocratisation déjà engagée par son illustre prédécesseur, en élargissant lemultipartisme, jusque-là limité à quatre formations politiques, mettant ainsi fin aunumerus clausus.

Dans la même lancée, il supprime les délits de presse avant de libéraliser progressivement le secteur des médias permettant la parution de nouveaux titres et la création de nouvelles stations radios.

En guise de symbole, il donnera à l'université de Dakar le nom du chercheur et spécialiste de l'Égypte antique,Cheikh Anta Diop. Auparavant, il avait permis à ce dernier de devenir professeur d'université, ce que le président Senghor n'avait pas voulu, du fait de l'engagement politique du savant.

Économie

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Abdou Diouf en 1988.

Abdou Diouf entame la construction d'un État moderne, doté d'un tissu économique et industriel fort.

Plusieurs entreprises sont ainsi créés pour faire face à la demande de biens et services telles queSonatel - en séparant les activités de télécommunication et des postes au sein de l'Office des Postes et des Télécommunications - en 1985, la Société nationale de distribution (Sonadis), la Société nationale des commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), lesIndustries chimiques du Sénégal (ICS), etc.

Il ouvre le Sénégal au tourisme avec la création de stations balnéaires comme celle deSaly Portudal en 1984, mais également en jetant les bases d'un tourisme d'affaires prospère, par la mise sur pied du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) en 1986, où se tiennent tout au long de l'année des salons régionaux et des foires nationales.

Il y a eu également la construction de complexes hôteliers pour accroître la capacité d'hébergement du pays, avec notamment Le Méridien Président, devenu depuis le King Fahd Palace[2], qui sera doté d’un palais des congrès pouvant accueillir simultanément plusieurs rencontres internationales.

La dévaluation dufranc CFA (monnaie commune des pays de l'Afrique de l'Ouest etcentrale) intervenue en 1994, conduira Abdou Diouf à diligenter une politique d'ajustement structurel.

Cette dernière, qui selon ses mots « fut très difficile pour les populations », a permis d'assainir l'économie sénégalaise à la fin des années 1990.

Ainsi, le Sénégal affichait en l'an 2000, un taux de croissance de 6 %, tiré essentiellement de l'économie du tourisme avec près de 800 000 visiteurs par an, des télécommunications avec ce fleuron qu'est devenu le groupe Sonatel, et des ICS.

Depuis 2000 d'ailleurs, le pays continue sur cette dynamique, avec une croissance régulière entre 3 et 5 %, qui permet d'investir de façon significative, dans les infrastructures et l’économie sociale.

Social

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Grâce à la politique de décentralisation mise en œuvre par ses gouvernements successifs, les services publics se déploient sur toute l'étendue du territoire national. Des hôpitaux régionaux sont construits ou réhabilités dans les grandes villes, suppléés par des centres de santé ou des dispensaires dans les petites communes afin de soulager les populations.

Il en sera de même pour l'éducation nationale avec des lycées édifiés dans les grandes agglomérations en sus des écoles élémentaires et des collèges afin de favoriser l'instruction dans tout le pays.

Tous les services de l'administration centrale se rapprochent ainsi des populations, épaulées dans leurs missions de proximité par les collectivités locales, à qui Abdou Diouf octroie de plus en plus de compétences et de moyens (loi de décentralisation de 1996).

L'accès à l'eau potable et la transformation des produits agricoles seront également des domaines prioritaires.

Les foyers des grandes villes seront raccordés au réseau de distribution d'eau et des forages sont mis en place dans les zones rurales pour remplacer progressivement les puits.

De plus, les artisans agricoles sont invités à se regrouper en coopérative ou GIE, afin d'accompagner leur mécanisation, comme ce fut le cas avec l'octroi des moulins à céréales.

En somme, au cours de ses mandats, le président Abdou Diouf s'évertuera à doter son pays de services publics efficaces et proches de ses administrés.

Le Sénégal accroît ainsi son attractivité dans la sous-région et continue d'attirer des ressortissants de pays voisins venus étudier ou se faire soigner àDakar.

En outre, les forces de sécurité (police, gendarmerie et armée) sont très souvent sollicitées dans les missions de maintien de la paix de l'ONU, l'Union africaine ou de laCEDEAO.

Dans les prisons, à la fin desannées 1980, un programme de réhabilitation basé sur laméditation transcendantale fut appliqué dans 31 établissements pénitentiaires sur une période de deux ans. 11 000 détenus participèrent au programme. Parmi les 2 400 détenus libérés par une amnistie en, le taux de récidive fut inférieur à 10 % dans les six mois après la libération des prisonniers (au lieu du taux moyen de récidive de 90 % dans le premier mois suivant l'élargissement). Si 80 % des récidivistes n'avaient pas intégré le programme, le nombre de pratiquants de la méditation transcendantale parmi l'ensemble des amnistiés n'est pas connu, et la fermeture des établissements pénitentiaires qui en a résulté a été remise en cause ultérieurement, à cause du surpeuplement pénitentiaire existant auXXIe siècle[3].

Diplomatie

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Abdou Diouf auForum mondial de la langue française.

La diplomatie héritée du Président Senghor sera consolidée avec un Sénégal aux avant-postes des grandes questions internationales.

Symbole fort, le président Abdou Diouf sera l'un des tout premiers chefs d'État à accorder une ambassade à laPalestine afin de reconnaître à ce territoire sa qualité d'État aux yeux de l'opinion internationale.

Sur la question de l'apartheid aussi, il mena un combat farouche sur la scène internationale, en mobilisant son propre pays (élèves, étudiants, intellectuels, artistes), puis tout le continent en sa qualité de président en exercice de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) (devenuUnion africaine) au milieu des années 1980, avant de porter la lutte à l'ONU.

De plus, en, Abdou Diouf organise à Dakar, avec laFondation Danielle-Mitterrand - France Libertés, la première rencontre internationale des Sud-Africains multiraciaux libéraux et des représentants de l'Congrès national africain (ANC).

Cette rencontre permettra, de l'aveu même deNelson Mandela, d'instaurer un climat de confiance dans son pays, en mettant autour d'une table libéraux blancs et militants noirs. Elle servira également de détonateur qui va favoriser l'arrivée au pouvoir deFrederik de Klerk en 1989.

En outre, le3e sommet de laFrancophonie qu'il accueille la même année à Dakar, servira de tribune (une de plus) au président Abdou Diouf pour solliciter le concours des pays membres afin d'accroître la pression sur le gouvernement sud-africain et sur la communauté internationale.

La France portera (une nouvelle fois) le combat auConseil de sécurité des Nations unies et le présidentFrançois Mitterrand sera un soutien de taille. En effet, dès son accession à la tête de l'État français en 1981, il avait rompu avec ses prédécesseurs en adoptant une série de sanctions économiques et diplomatiques fortes à l'encontre de l'Afrique du Sud ségrégationniste.

Ainsi la France et l'Afrique sous l'égide du président Abdou Diouf à la tête de l'OUA, poussent le Royaume-Uni et les États-Unis, restés longtemps silencieux, à leur emboîter le pas. Et face à ces multiples pressions, le gouvernement sud-africain, qui avait déjà infléchi sa politique discriminatoire et répressive avec l'arrivée du Président libéral Frederik de Klerk, procède à la libération de Nelson Mandela le, date marquant la fin de l'apartheid.

Abdou Diouf donne ainsi à la Francophonie, sa première impulsion politique lors de ce Sommet. Il obtiendra également de la France un effacement de la dette des pays francophones les moins avancés, et du Canada, une plus grande implication en faveur du développement des pays du Sud.

Sur le plan culturel, Abdou Diouf réconcilie la Francophonie avec ses racines africaines. Les institutions francophones seront désormais chargées de promouvoir la diversité culturelle et linguistique. En clair, la Francophonie devra faire la promotion des langues nationales de tous ses pays membres, au même titre que la langue française.

De plus,TV5 Afrique sera créé à l'issue du sommet de Dakar pour favoriser le rayonnement international des productions africaines ainsi que l'université Senghor d'Alexandrie pour la formation de hauts cadres africains.

Culture et sport

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Il poursuivra l'œuvre du président-poète en accompagnant les acteurs culturels. Ceci permettra l'émergence de grandes vedettes sénégalaises comme la star de laworld musicYoussou N'Dour, les réalisateursOusmane Sembène,Djibril Diop Mambety, le sculpteurOusmane Sowetc.

Le sport ne sera pas en reste, et sa professionnalisation sera conduite par son ministre des SportsOusmane Paye.

Ce dernier noue un partenariat avec la coopération allemande pour la mise à disposition de techniciens qui vont former les entraîneurs locaux de football. Ils seront aussi chargés de détecter de nouveaux talents.

Abdou Diouf en 2015.

Ceci conduira à l'éclosion de la génération qui s'était distinguée lors de la Coupe d'Afrique des Nations de 2002 et du Mondial de la même année.

Le basket suivra le même développement avec plusieurs titres remportés sur le plan continental, aussi bien chez les filles que chez les garçons.

Et la lutte sera organisée en Comité national de gestion pour structurer cette discipline puis le sponsoring pour financer les combats et entretenir les stades empruntés.

Tout en restant dans le sillage de son prédécesseur, Abdou Diouf aura réussi à moderniser l'économie de son pays tout en y instaurant une démocratie durable, et ce, dans un contexte difficile, fait de crises économiques, agricoles avec plus d'une décennie de sécheresse, et politique avec une opposition redoutable.

Élu successivement dès le premier tour en 1983, en 1988 puis en 1993, Abdou Diouf perdra les présidentielles de 2000, au second tour avec 41,51 % des suffrages.

Il reconnaîtra sa défaite et appellera dès le lendemain son adversaire et opposant historique,Abdoulaye Wade pour le féliciter.

Il décide ensuite de se retirer de la vie politique nationale de son pays, s'imposant ainsi une obligation de réserve, comme le fut en son temps, le président Senghor.

Il est également membre du comité d'honneur de laFondation Chirac, depuis que la fondation a été lancée en 2008 par l'ancien président françaisJacques Chirac, afin de promouvoir la paix dans le monde et du conseil consultatif international du Partenariat multilatéral international contre les cybermenaces (IMPACT).

Secrétaire général de la Francophonie

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Logo.

Le, Abdou Diouf est élu Secrétaire général dela Francophonie, succédant à l'ÉgyptienBoutros Boutros-Ghali. Il sera reconduit à l'unanimité, en 2006, et en 2010. Son mandat finit en 2014.

Au cours de ses mandats successifs, il s'évertue à la construction d'une organisation multilatérale de dimension internationale, pour les pays ayant le français en partage.

Il lance les reformes internes par l'adoption de nouveaux textes régissant l'organisation, la mise sur pied d'instances chargées de suivre l'application des décisions des chefs d'État et de gouvernement, et par une meilleure répartition des tâches entre les différents opérateurs.

Il permet aussi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) d'avoir un siège digne de ce nom dans le7e arrondissement de Paris, avec le soutien du président françaisNicolas Sarkozy.

Abdou Diouf réussit à hisser les institutions francophones sur la scène internationale par leur implication dans la résolution des crises politiques, et par la remobilisation des réseaux associatifs et des OING francophones.

Aujourd'hui, ces institutions - l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), TV5Monde, l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l'université Senghor d'Alexandrie - constituent des acteurs incontournables dans les relations internationales.

De plus, l'OIF, qui est l'opérateur de la politique de coopération multilatérale, regroupent aujourd'hui 80 pays, soit un tiers des Nations unies avec plus de 800 millions d'habitants, et ce, grâce à la politique d'ouverture menée par le président Abdou Diouf, permettant notamment l'adhésion des pays amis de la Francophonie, avec un statut d'observateur ou d'État associé.

L'OIF a également des accords de partenariats avec plus d'une vingtaine organisations internationales ou régionales telles que l'ONU, l'Union européenne, l'Union africaine, laCEDEAO, leCommonwealth, etc. Des concertations sont régulièrement organisées entre ces institutions et des programmes communs de développement mis en œuvre.

Abdou Diouf publie le premier tome de sesMémoires consacrés à sa vie politique nationale au Sénégal en 2014, en attendant un second tome, qui retracera son action à la tête de la Francophonie.

Vie privée

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Abdou Diouf est marié àElisabeth Diouf et il a quatre enfants[4].

Distinctions

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Décorations

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Prix et récompenses

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Docteurhonoris causa

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Publications

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  • Patchwork, des fragments de vie, Paris, Publibook, 2010.
  • Passion francophone: Discours et entretiens (2003-2014), Paris, Bruylant, 2014.
  • Mémoires, Paris, Le Seuil, 2014.

Notes et références

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  1. (en-US) « 1960: The year of independence »,France 24,‎(lire en ligne, consulté le).
  2. « Bienvenue sur le site du King Fahd Palace Hôtel Sénégal », surKing Fahd Palace(consulté le).
  3. « As a result of drop in recidivism following TM, Senegal closed three prisons and idled eight others dramatically below their capacity - decisions that, given today's overcrowding issues, may have not been advisable ». Cité dans(en) Graeme R. Newman (dir.) et Michael Galezewski,Crime and Punishment around the World, ABC-CLIO,, 1586 p.(ISBN 9780313351341,lire en ligne), « Senegal »,p. 188.
  4. ÉtienneSmith,« Diouf Abdou », dansLe Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier,(lire en ligne).
  5. « Récipiendaires de la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale - Assemblée nationale du Québec », surassnat.qc.ca(consulté le).
  6. « Récipiendaires de la Médaille du Président - Assemblée nationale du Québec », surassnat.qc.ca(consulté le).
  7. « Les citoyens d'honneur 2014 », surVille de Liège(consulté le).
  8. https://www.univ-perp.fr/fr/menu/recherche/rayonnement-scientifique/docteurs-honoris-causa-upvd-96700.kjsp
  9. https://www.univ-paris8.fr/Docteurs-honoris-causa
  10. « Les docteurs Honoris Causa d'hier à aujourd'hui », surUniversité Bordeaux-Montaigne,(consulté le).
  11. « Docteurs honoris causa sur proposition des autorités de l'ULiège », suruliege.be(consulté le).

Voir aussi

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Bibliographie

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Discographie

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  • Abdou Diouf : entretiens avec Philippe Sainteny, Frémeaux & associés, Vincennes, 2005 (3 CD + 1 brochure)

Filmographie

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Articles connexes

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Liens externes

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