La commune est située dans lebassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Somme canalisée, la rivière du Doigt, le Contre-fossé rive gauche du canal maritime d'Abbeville à Saint-Valéry-sur-Somme, le Scardon, la rivière aux Nonains, le Drucat, la Novion[7], le Maillefeu[8], le ruisseau de Menchecourt[9], le bras de décharge rd ecl 24 Abbeville de la vanne du bras de décharge au conf du canal maritime[10], la rivière l'Ermitage[11] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].
Certains cours d'eau, ayant été partiellement enterrés s'ils traversent le centre-ville, drainent le fond de vallée, sujet auxinondations comme en 2001 — par remontée de lanappe phréatique —, ce qui nécessite leur entretien régulier.
Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par lebassin versant de laSomme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[16].
Unestation existe depuis le. Elle est déplacée deux fois ; depuis le, elle est située près de l'aérodrome, à une altitude de69 mètres (50,1361, 1,83389)[17]
On peut signaler les parcs et espaces verts suivants :
lejardin d'Émonville dans lequel est située la bibliothèque municipaleRobert-Mallet ainsi que le service des archives municipales doit son nom de l'un de ses propriétaires, Arthur Foulques d'Émonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie duprieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Abbeville, pour aménager un jardin et construire un hôtel particulier. L'entrée principale du jardin est un vestige du prieuré ;
Au, Abbeville est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (43,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,6 %),terres arables (26,3 %), prairies (11,5 %), forêts (9,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,2 %), zones humides intérieures (4,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,5 %)[26].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Leparc d'Émonville tient son nom de l'un de ses propriétaires : Arthur Foulc d'Émonville, amateur de botanique qui avait acheté une partie duprieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul, pour y aménager un jardin et y construire un hôtel particulier, qui abrite aujourd'hui la section « étude et patrimoine » de la bibliothèque municipale Robert-Mallet. Les vestiges du prieuré sont l'arche d'entrée, actuelle entrée principale du jardin située sur la place Clemenceau, ainsi que certains bâtiments qui composent le lycée Saint-Pierre, dont la remarquable chapelle Saint-Pierre-et-Saint-Paul (aujourd'hui dans un état déplorable). Ce lieu est considéré par certains comme étant l'origine d'Abbeville, car il était l'emplacement du premier château des comtes de Ponthieu, que l'on nommecastrum. On suppose que ce lieu pourrait être l'emplacement de la ferme d'Abbatis Villa, dépendance de l'abbaye de Saint-Riquier[27].
Lefaubourg Saint Gilles, situé au sud-est de la ville.
Rouvroy à l'ouest, dont le nom représente la forme picarde correspondant au français centralRouvray, toponyme signifiant « rouvraie », lieu planté de chênes, composé du mot rouvre « chêne » aujourd'hui spécialisé pour désigner lechêne rouvre, indique la présence d'un bois de chênes.
Mautort, à côté de Rouvroy, est un ancien fief situé entreCambron et Abbeville. Il est à l'origine du nom noblede Mautort, qui subsiste dans le nom de famille Tillette de Mautort ou, par exemple, deGeorges-Victor Demautort. Le nomtort est attesté en ancien français avec le sens dedétour etMau (du latinmalus, « mauvais »). L'église Saint-Silvin de Mautort, emblématique du quartier, n'est au départ qu'une simple chapelle de marins fondée auXIe siècle et subit de nombreuses modifications au cours desXIVe,XVe et XVIe siècles.
Menchecourt, au nord-ouest, est connu par sa sucrerie (fermée en 2008 et rasée en 2010) et par son club de football. Le faubourg est parfois appelé Quartier de la Sucrerie.
La commune est desservie par de nombreuses lignes d'autocars du réseau interurbainTrans'80. Ces lignes régulières sont essentiellement à vocation scolaire, car elles sont pour la plupart inactives le dimanche et les jours fériés et surtout pendant les vacances d'été[32].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en-ville au sens ancien de « domaine rural » (qui a peut-être remplacé un toponyme antérieur), le premier élément est l'ancien françaisabbe « abbé », d'où le sens global de « domaine de l'Abbé », la localité dépendait en effet de l'abbaye de Saint-Riquier.
Le sous-sol renferme de nombreux vestiges duPléistocène. On doit àJacques Boucher de Perthes la découverte d'une industrie lithique datant de l'Acheuléen. Cette découverte passe pour être un élément fondateur de lapréhistoire en tant que science.
Bien que les recherches de Jacques Boucher de Perthes aient mis en évidence une occupation du site d'Abbeville (quartier duMenchecourt-lès-Abbeville) d'époqueacheuléenne, il faut s'imaginer l'endroit à l'époque romaine comme une succession de marécages, semblables aux marais deSaint-Gilles qui subsistent aujourd'hui. Plus au nord, tout le plateau entre l'Authie et laSomme était couvert d'uneforêt primaire. Les Romains avaient dû entamer ce massif forestier pour le passage de la grande voie d'Amiens au village dePonches d'une part, et d'autre part à l'ouest par la chaussée reliant le Beauvaisis àBoulogne-sur-Mer.Le couple Abbeville / Saint-Valery-sur-Somme constitue la clef de l'énigme historique du débarquement deMaxime et de ses troupes britto-romaines au printemps de l’année 383 (Saint-Valery = Leuconos > Pors Liogan ; Abbeville = Talence > Tolente). La route en direction de Paris passe tout près duVieux-Rouen-sur-Bresle, où a été identifié le personnage Himbaldus (Château-Hubault)[38].
Avec le développement rapide du commerce du sel (depuisRue), de laguède (waide en picard) et de l'industrie du drap de laine, les bourgeois augmentent en nombre et en importance politique : ils demandent unecharte accordée dans le courant duXIIe siècle et qui fut confirmée en 1184 par le comteJean Ier de Ponthieu qui mourut en Palestine. Pour commémorer l'événement, ils édifient unbeffroi en 1209.Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu (1220-1278), permet aux religieux de convertir une partie supplémentaire des forêts en terres labourables, permettant le développement de l'économie locale. En 1214, la milice d'Abbeville prend part à labataille de Bouvines.
Pendant toute laguerre de Cent Ans, la ville eut pour maîtres tantôt les Anglais, tantôt les Français causant aux habitants de la ville des souffrances considérables. Ils furent éprouvés par les impôts excessifs et de terribles épidémies. Au cours de ces décennies, la région est dévastée par lespillages, lesépidémies et lesloups. La ville fait ainsi appel au roi de France par deux fois, en 1406 puis en 1415.
En 1361, Abbeville, redevenue anglaise, accueille mal ses nouveaux maîtres. Ringois, bourgeois de la ville, refusant de prêter le serment d'obéissance àÉdouard III d'Angleterre, fut emmené sur le sol anglais et précipité du haut de la tour duchâteau de Douvres dans la mer en 1368[42]. Durant cette période, une révolte deJacques fut défaite par la milice abbevilloise aux abords deSaint-Riquier.Les soldats deCharles V s'emparèrent par surprise de la ville, mais les Anglais la reprirent peu après et elle resta en leur possession jusqu'en 1385.
Louis XI rachète Abbeville auduc de Bourgogne en 1463 et visite la ville le de la même année. En décembre, par ses lettres patentes, il confirme les privilèges de la ville, attachés par ses prédécesseurs[43], mais en 1465,Charles le Téméraire revient sur cette cession en prenant la tête de laligue du Bien public.
En 1466, la municipalité édicte des règlements de sécurité recommandant de réduire ou de ne plus utiliser les matériaux inflammables (comme murs en pan de bois ou toits de chaume) dans la construction, afin de limiter le risque d'incendie. Mais elle se heurta à l'hostilité générale, et les règlements sont finalement peu appliqués[44].
Durant lesguerres de Religion, le gouverneur qui étaitprotestant fut massacré avec sa famille par le peuple. En1568, François Cocqueville, un chef de guerre protestant, pénètre dans lePonthieu avec 3 000 soldats[45]. Il pille et saccage l'abbaye de Dommartin, les villes, les églises et châteaux de la région d'Authie et deSaint-Valery-sur-Somme[45]. Pourchassé par lemaréchal de Brissac, Cocqueville est capturé avec plusieurs des siens et ils sont décapités sur la place du marché d'Abbeville[46].
En1582, une nouvelle épidémie depeste sévit à Abbeville.
Le 18 décembre1594, le roi de France Henri IV visite Abbeville. Au début duXVIIe siècle, une épidémie depeste a fait des ravages. Plus de 8 000 personnes périrent, dépeuplant ainsi Abbeville.
En1635 et1636, la ville souffrit de laguerre contre l'Empire et l'Espagne. Ceux-ci détruisirent de nombreux villages situés aux environs. Richelieu séjourna dans la ville en octobre. Une épidémie de peste sévit de nouveau durant les années1635,1636 et1637.
En1656, 6 000 soldats, qui avaient participé à larévolution d'Angleterre débarquent en France et prennent leurs quartiers à Abbeville qu'ils quitteront pour aller renforcer l'armée deTurenne en route pourValenciennes. Peu de temps après, Balthazard Fargues[47] vendit la place àDon Juan d'Autriche et après avoir touché le prix, il refusa de la lui livrer, leva des troupes pour son compte et se répandit dans lePonthieu pour rançonner les habitants. Finalement arrêté, il fut jugé et pendu sur la place Saint-Pierre le 17 mars 1665. En1657, Louis XIV vient deux fois à Abbeville avec sa mère,Anne d'Autriche.
Action de fondation de laManufacture royale de draps d'Abbeville datant de 1855. Considérée comme l'une des toutes premières usines textiles du monde, la manufacture a été reprise en 1849 par l'homme politiqueJean-Baptiste Randoing, qui l'a transformée en société anonyme.
En1685, à larévocation de l'édit de Nantes, le temple des protestants est détruit et les ouvriers de Van Robais, persécutés, émigrent ; la population décroit alors fortement.
En1693, lePonthieu devient le refuge d'un nombre considérable de Bretons et de Normands qui avaientquitté leur pays à cause de lafamine, mais ils périrent presque tous de misère.
À la fin du règne deLouis XIV, le pays était couvert de troupes ; la ville, encombrée de malades et de blessés. En 1708, après laprise de Lille, les troupes duduc de Marlborough et d'Eugène de Savoie s'avancèrent fréquemment aux portes d'Abbeville,rançonnant les fermes et les villages. L'hiver 1709 est terrible ; le peuple périt de froid, de faim et de misère. À cette époque, l'industrie est complètement tombée et l'État doit secourir les fabricants de draps.
En juillet1766, leChevalier de La Barre, accusé d'avoir, un an plus tôt, manqué au respect dû à une procession religieuse en refusant d'ôter son chapeau et d'avoir chanté des chansons impies, fut exécuté sur la place du Grand-Marché pour blasphème. Soumis à la question, il eut les jambes broyées. Son corps décapité fut finalement livré aux flammes, avec leDictionnaire philosophique deVoltaire, sur ce même lieu. Aujourd'hui, un pavé, gravé de son nom et de la date de son exécution, est visible sur la place de l'exécution (place Max-Lejeune), près de l'hôtel de ville. Le martyre du a servi àVoltaire de bannière dans son combat contre le fanatisme religieux[48].
Le 2 novembre1773, la poudrière explosa tuant150 personnes et endommageant près de 1 000 maisons. Sur le plan administratif, l'Abbevillois formait unesubdélégation dont les ressorts se confondaient avec ceux de la délégation du même nom (située dans lagénéralité d'Amiens). À la veille de laRévolution, Abbeville fut le chef-lieu d'unbailliage électoral principal (sans bailliage secondaire).
En1793, on brûla sur la place Saint-Pierre des meubles d'églises, des images et des titres féodaux. L'église Saint-Vulfran devint letemple de la Raison. Le 8 juin1794, on y célébra une fête en l'honneur de l'Être suprême. Abbeville souffrit de la disette en 1794 et 1795. Le 5 janvier1795, l'hôtel de la Grutuze construit sousCharles VII, où siégeaient les administrateurs du district, est détruit par un incendie.
Le29 prairialan XI,Bonaparte passe pour la première fois dans la ville. Pendant les préparatifs de l'expédition qu'il projetait contre l'Angleterre, le Premier Consul passa souvent à Abbeville en allant aucamp de Boulogne.
En1813, dans le cadre de la réorganisation de la cavalerie qui avait étédécimée en Russie,l'arrondissement offrit au gouvernement43 hommes montés et équipés. Début1814l'invasion devenant chaque jour plus imminente, lagarde nationale urbaine fut réorganisée dans l'ensemble de l'Empire. Sur les remparts,30 pièces d'artillerie furent placées, et pour compléter le système de défense de la place on abattit les arbres des environs pour confectionner 30 000 palissades et 14 000 blindages. Le 20 février, on apprend qu'une colonne de cavalerie formant l'avant-garde du3e corps de l'armée prussienne, commandée par lebaron de Geismar arrive àDoullens, devant se diriger sur Abbeville. Aussitôt, les Abbevillois courent aux armes. 800 fusils sont mis à disposition et une vigoureuse résistance commence à se mettre en place lorsque la population apprend que cette prétendue avant-garde de l'armée prussienne comptait au plus dans ses rangs 1 500 à 2 000 hommes, tantCosaques quelancierssaxons, qui se dirigèrent finalement en direction de Paris. Début avril, après labataille de Paris et l'abdication de Napoléon, 2 000lanciers etcuirassiersprussiens commandés par legénéral Röder arrivèrent de Paris et dans les campagnes voisines et y commirent toutes sortes d'excès durant leur séjour.
En 1789, Abbeville comptait 16 paroisses, dont 13intra-muros : Saint-André, Sainte-Catherine, Saint-Eloi, Saint-Georges, Saint-Gilles, Saint-Jacques, Saint-Jean-des-Prés, Notre-Dame-du-Chastel, Saint-Nicolas-en-Saint-Vulfran, Saint-Paul, Saint-Sépulcre, Saint-Vulfran-de-la-Chaussée, et 3extra-muros : Saint-Jean-de-Rouvroy, Saint-Michel d'Epagnette et Saint-Sylvain de Mautort[50]. Ces paroisses étaient de taille très diverse : la paroisse Saint-Nicolas-en-Saint-Vulfran ne couvrait que les alentours de lacollégiale, tandis que celle de Saint-Georges s'étendait sur l'ensemble du centre-ville, à l'exception des petites enclaves de Saint-André et de Saint-Nicolas[51].
Selon Micheline Agache-Lecat, l'administration de département confia en 1789 le soin au Directoire dudistrict et au Conseil municipal d'Abbeville de lutter contre cette complexité administrative en rationalisant la grille paroissiale. La municipalité nomma une commission chargée d'un premier examen de la question. Au terme de son travail, elle proposa de ne conserver que 5 paroissesintra-muros, Saint-Gilles, Saint-Sépulcre, Saint-Georges, Saint-Vulfran et Saint-Jacques, et 3 paroisses succursales pour les faubourgs de Rouvroy, la Chapelle et Marcadé[52]. Le Directoire du district portait un projet de réorganisation différent : il réduisait le nombre des paroissesintra-muros à 4, proposant de ne conserver que les paroisses de Saint-Vulfran, Saint-Jacques, Saint-Sépulcre et Saint-Gilles, tandis que la paroisse de Rouvroy était mise à disposition des habitants du faubourg et des villages de Sur-Somme et deMesnil Trois-Fétus[53].
Le Directoire du département privilégia le projet porté par le Directoire du district. Réunit en séance extraordinaire le 14 mai 1791, il vota la suppression des anciennes paroisses du district d'Abbeville[54], non sans protestation de la part des curés concernés[55]. Le 15 juin 1791, les églises dont les paroisses avaient été supprimées furent fermées et mises sous scellées[56].
Dans ses carnets, l'évêque d'Amiens Jean-Marie Mioland relève les problèmes rencontrés lors des visites pastorales qu'il a menées entre 1838 et 1839, et en particulier, le nombre de mariages uniquement civils dans chaque arrondissement[58] : ainsi, lecanton d'Abbeville-Nord et lecanton d'Abbeville-Sud en comptent respectivement 16 et 11[59]. En comparaison, le canton deCrécy en dénombre 37, et celui deRue, 28[59].
Le 21 mars1815, le roiLouis XVIII, sur le chemin de l'exil, passe la nuit dans la ville. Après labataille de Waterloo, la ville fut de nouveau mise en défense. Toutefois à la suite de nombreuses désertions la garnison se trouva réduite à400 hommes.
Monarchie de Juillet, Seconde République, Second Empire
Victor Hugo visite trois fois Abbeville, en touriste, en 1835, à partir du 26 juillet (après être descendu àL'Écu de Brabant), puis les 4 et 5 août (en étant hébergé àL'Hôtel d'Angleterre), en août et septembre 1837, arrivé d'Amiens après avoir descendu la Somme en bateau à vapeur et en 1849, quittant la ville sous la pluie le 11 septembre.
Décidée par décret du, l'enquête nationale sur le travail agricole et industriel menée en 1848 permet de mesurer l'état de l'éducation religieuse et la situation sociale et économique dans l'arrondissement d'Abbeville. L'enquête met en lumière les progrès de l'instruction et de l'éducation, tout en soulignant les retards provoqués par le travail des enfants et l'alcoolisme[60] :
« Les enfants des ouvriers vont à l'église et suivent l'instruction religieuse jusqu'à12-13 ans, âge de la première communion. Ceux qui travaillent dans les fabriques laissent plus à désirer. Le travailleur d'Abbeville est religieux sans être dévot : il est bon, humain, soumis aux lois et à l'autorité, plein de droiture et de loyauté. On peut lui reprocher un peu de vivacité et d'entêtement. Mais il se rend aux bons procédés et à la raison. Les actes de dévouement lui sont familiers. Le reste des habitants a le même caractère. En somme, c'est une population estimable. La consommation alcoolique est effrayante dans le pays. »
Le socialisteJules Guesde fait une conférence à Abbeville en 1896, entraînant la création dans la foulée d'un groupe duParti ouvrier français et la création d'une Maison du Peuple.
En 1899, l'industrie abbevilloise comptait : une filature, une fabrique de linge de table, des corderies, une fabrique de poids et balances, trois fonderies, une chaudronnerie, une serrurerie pour le bâtiment, une râperie, une distillerie, etc. Le téléphone les dessert, mais ne donne pas toute satisfaction.
Lemonument La Barre est inauguré le, rassemblant de nombreux républicains et des délégués de laLibre-pensée et des groupes socialistes.
Lors de laPremière Guerre mondiale, la ville n'a pas été occupée par les troupes allemandes (comme l'atteste le monument édifié sur le mont de Caubert).
En 1918, la ville est le siège de deux conférences franco-britanniques (conférences d'Abbeville) : celle du 25 mars, entre le maréchalHaig et les générauxWilson etFoch, prépare la conférence deDoullens. Au cours de la seconde, le, Foch réclame l'autorité sur le front italien mais n'obtient qu'un pouvoir de coordination. C'est à la conférence d'Abbeville (1er et 2 mai 1918) alors que les armées s'affaiblissent queFoch face àClemenceau etLloyd George aurait envisagé un repli vers le sud pour protéger la capitale, s'il advenait que les armées françaises et anglaises soient séparées et qu'elles ne puissent plus défendre à la fois l'accès aux ports de la Manche et à Paris, l'armée anglaise devait alors se replier et résister sur la Somme. Ce qui a été évité grâce à l'aide américaine.
Lors de laSeconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau en grande partie détruite par lesbombardements allemands et britanniques, rasant les anciennes maisons à pans de bois et encorbellements.
Le, peu aprèsl'invasion Nazie de la Pologne, est organisée à Abbeville une conférence entre France et Royaume-Uni. Elles décident qu'il était trop tard pour envoyer des troupes pour aider la Pologne dans sa lutte contre l'Allemagne.
Le a lieu lemassacre d'Abbeville. La ville est prise par les Allemands de la2e Panzerdivision duGeneralmajorRudolf Veiel ce même jour, ce qui explique l'exécution du leader fasciste flamand Joris Van Severen (même date) par des soldats français rendus furieux.
En 1940, Abbeville fut le théâtre d'une contre-attaque vigoureuse des blindés français (commandés par le colonelde Gaulle) et britanniques. Les Allemands durent reculer de cinq kilomètres.
Les Allemands utilisent l'Aérodrome d'Abbeville comme installation militaire, entraînant des bombardements et mitraillages alliés. Abbeville est libérée en septembre 1944 par la1re division blindée polonaise du généralMaczek, qui entra par le faubourg de Rouvroy[62].
L'exploitation de la ligne de chemins de fer secondaire Abbeville-Dompierre cesse depuis Abbeville en 1947.
En 1959, le chanoine Fernand Boulard mena une enquête sur les pascalisants[Note 6] et messalisants[Note 7] dans le diocèse d'Amiens. Ainsi, sur une population de 20 900 habitants[Note 8], la ville d'Abbeville comptait 19,4 % de pascalisants (470 hommes et 1 155 femmes), et 18,6 % de messalisants (424 hommes et 1 134 femmes)[63]. Parmi les enfants de0 à 8 ans, 3,9 % sont non baptisés, et parmi ceux de9 à 14 ans, 13,9 % non catéchisés[64]. L'enquête du chanoine Boulard souligne les permanences de la pratique religieuse dans la Somme : plus élevée dans le Nord-est du département et dans le Santerre que dans la vallée de la Somme et le Vimeu[65]. Ainsi, à la même époque, lecanton de Hallencourt dans le Vimeu, dont la population s'élevait à 7 760 habitants, comptait 13,1% de pascalisants (177 hommes et463 femmes), et 15% de messalisants (186 hommes et546 femmes)[63].
Au printemps 2001, la ville, comme toute la vallée de la Somme, subit d'importantesinondations de la Somme. Celles-ci durent plusieurs semaines, à cause de la saturation de lanappe phréatique, conséquence d'une année à l'humidité exceptionnelle. La gare est inaccessible, les voies ferrées étant recouvertes par plusieurs centimètres d'eau.
Dans le cadre des dispositions de laloi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, et milite pour des intercommunalités puissantes, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveauschéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
2019 : Abbeville possède un taux de participation inférieur à la moyenne (47,69 % contre 50,12 %). La liste duRassemblement national arrive en tête avec 33,04 % des suffrages, contre 23,31 % au niveau national. La liste deLa République en marche obtient 20,06 % des voix, contre 22,41 % au niveau national. La liste deLa France insoumise réalise un score de 11,32 % des voix, contre 6,31 % au niveau national. La liste d'Europe Écologie Les Verts fait un score de 7,13 % des suffrages exprimés, contre 13,48 % au niveau national. La liste desRépublicains obtient 5,55 % des voix, contre 8,48 % au niveau national. Les autres listes obtiennent des scores inférieurs à 5 %[71].
Municipales
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Lors du premier tour desélections municipales de 2020, la liste menée par l'ancien député socialistePascal Demarthe (UDI-LR) obtient 31,23 % des suffrages exprimés. La liste d'ouverture menée par Aurélien Dovergne (Abbeville ensemble), soutenue par LREM, et qui réunit le maire sortant Nicolas Dumont (LREM) et Stéphane Decayeux (ex-LR) obtient 28,54 %.
La liste menée par Angelo Tonolli (union de la gauche) obtient 20,05 % des suffrages exprimés et celle de Patricia Chagnon (Rassemblement national) en obtient 14,39 %. Ces quatre listes peuvent se maintenir au second tour, contrairement à celle menée par Michel Kfoury (dissident LREM), qui a obtenu 4,18 % des suffrages exprimés[72],[73].
Au second tour de ces élections, où quatre listes sont en compétition, celle menée par Pascal Demarthe obtient la majorité des suffrages exprimés (41,67 %), devançant de12 points celle menée par l'adjoint sortant à la culture Aurélien Dovergne (29,41 %), suivie par la liste d'union de la gauche d'Angelo Tonolli (20,53 %) et celle de la frontiste Patricia Chagnon (8,40 %). L'abstention s'est élevée à 57,53 %[74].
Abbeville s'est vu attribuertrois fleurs en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France auConcours des villes et villages fleuris[89],[90]. Afin d'examiner l'évolution de la commune, le jury du label Villes et villages fleuris Hauts-de-France est passé à Abbeville le 17 juillet 2023[91] : après avoir confirmé sa troisième fleur en octobre 2024, il a décidé de présenter la ville au jury national pour une quatrième fleur en 2025[92],[93].
En matière d'écoles maternelles,Abbeville héberge11 écoles publiques et deux établissements privés[Quand ?][94].
L'enseignement élémentaire est pratiqué dans dix écoles publiques et deux écoles privées[94][Quand ?].
Les collèges Ponthieu et Millevoye relèvent de l'enseignement public. Le collège Notre-Dame de France est un établissement d'enseignement privé[95][Quand ?].
La ville abrite notamment lelycée Boucher de Perthes (également appelé Lycée des Métiers Boucher de Perthes ou Cité Scolaire Boucher de Perthes), d'enseignement public (général, technologique, professionnel et supérieur), le lycée Saint-Pierre (enseignement privé général, technologique et professionnel) et le lycée agricole de la Baie de Somme (enseignement public professionnel et supérieur agricole et sanitaire)[96].
Conservatoire à rayonnement intercommunal de l'Abbevillois (musique et danse).
Bibliothèque municipaleRobert-Mallet : elle conserve un fonds patrimonial constitué notamment à partir des collections provenant des anciens établissements monastiques des environs dont972 manuscrits. Parmi ces derniers, se trouve unévangéliaire carolingien exécuté vers 790-800 à la cour deCharlemagne[97].
Le centre hospitalier d'Abbeville est le principal établissement public de santé dans l'arrondissement et le second dans le département après le Centre Hospitalier Universitaire d'Amiens-Picardie. Il dessert un bassin de population de 170 000 habitants (Abbeville, le Ponthieu, le Vimeu, le Marquenterre, la Baie de Somme, les vallées de l'Authie, de la Somme et de la Bresle) et son attractivité s'étend aux communes limitrophes de la Seine-Maritime et du Pas-de-Calais.
L'hôpital dispose des services suivants :
Pôle Anesthésie-Réanimation-Urgences (Le centre hospitalier d'Abbeville dispose d'un Service Mobile d'Urgence et de Réanimation et d'une unité de médecine légale de proximité)
Pôle Femme-Enfants (Centre d'Action Médico-Sociale Précoce, Centre d'Éducation et de Planification Familiale, Gynécologie-Obstétrique, Néonatologie, Pédiatrie)
Pôle Médical (Médecine cardiologique/Unité de Soins Intensifs Cardiologiques, Court séjour gériatrique, Équipe mobile de gériatrie, Hospitalisation à domicile, Médecine vasculaire et neurologique, Pneumologique, Pôle de prévention et d'éducation du patient, Soins de suite et de réadaptation)
Pôle Médico-Chirurgical (Chirurgie Orthopédique et Urologique, Chirurgie Viscérale et Spécialités (O.R.L., Stomatologie et Ophtalmologie), Équipe Opérationnelle d'Hygiène, Unité Médico-Chirurgicale Ambulatoire, Médecine gastroentérologique, Médecine Interne et Diabétologie, Médecine Physique et Réadaptation, Unité d'Évaluation et de Traitement de la Douleur, Unité Mobile de Soins Palliatifs)
Pôle Médico-Technique (Imagerie Médicale (radiologie, scanner et IRM), Laboratoire, Pharmacie et Service d'Information Médicale)
Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes composé de deux sites, l'EHPAD Georges Dumont et l'unité d'hébergement au Centre de Gérontologie.
La commune est le siège de la compagnie de gendarmerie d'Abbeville qui correspond au découpage de l'arrondissement. Elle est également le siège d'une communauté de brigades composée des brigades territoriales de proximité d'Abbeville, d'Ailly-le-Haut-Clocher et d'Hallencourt, ainsi que d'un peloton motorisé[100],[101].
Abbeville dispose également d'un commissariat de police qui est compétent sur lazone police correspondant au territoire communal[102].
En 2018, la commune et ses alentours sont défendus par un Centre de Secours Principal composé de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. Le Centre d'Incendie et de Secours dispose également d'une école des Jeunes Sapeurs-Pompiers. C'est également le C.S.P du groupement Ouest du Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Somme[103].
Abbeville dispose d'un tribunal d'instance et d'un conseil des prud'hommes. La commune dépend du tribunal de grande instance d'Amiens depuis la réforme de la carte judiciaire et la fermeture de son tribunal de grande instance. La commune est également dans le ressort du tribunal de commerce d'Amiens, de la cour d'appel d'Amiens, du tribunal administratif d'Amiens et de la Cour Administrative d'Appel de Douai.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[104],[Note 9].
En 2023, la commune comptait 22 395 habitants[Note 10], en évolution de −2,4 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 29,8 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 10 476 hommes pour 12 361 femmes, soit un taux de 54,13 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,49 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[106]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,8
90 ou +
2,3
7,4
75-89 ans
12,8
16,9
60-74 ans
18,8
20,8
45-59 ans
19,2
16,7
30-44 ans
15,4
19,2
15-29 ans
16,7
18,1
0-14 ans
14,9
Pyramide des âges du département de laSomme en 2022 en pourcentage[107]
Cette section doit êtreactualisée.({{{date}}})(Dernière mise à jour : 2016) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Rattachée audiocèse d'Amiens, laparoisse Saint-Wulfran-en-Ponthieu rassemble les fidèles catholiques de la ville d'Abbeville. La paroisse est desservie par uncuré, assisté d'unvicaire et d'un prêtre aîné ou auxiliaire[114].
Jusqu'en 2024, le diocèse d'Amiens était divisé en14 secteurs apostoliques. Ainsi, le secteur apostolique de l'Abbevillois comprenait trois communautés paroissiales : la paroisse Notre-Dame-des-Étangs, la paroisse Saint-Riquier-du-Haut-Clocher, et enfin, la paroisse Saint-Wulfran-en-Ponthieu. Par décision de l'évêque d'Amiens du, ces secteurs apostoliques sont supprimés au profit de6 champs missionnaires. La paroisse Saint-Wulfran-en-Ponthieu d'Abbeville est intégrée au champ missionnaire de la Baie de Somme, sous levocable de Saint-Pierre-et-Saint-Paul[116].
SelonMarcel Godet, le protestantisme demeura une exception à Abbeville[117]. L'archiviste-paléographe fait débuter l'arrivée du protestantisme dans la ville d'Abbeville avec la nomination en 1559 du capitaine Robert de Saint-Delis,huguenot, en tant que gouverneur de la ville[118].
Abbeville compte une communauté chrétienneévangélique, qui est affiliée auConseil national des évangéliques de France (CNEF)[122]. Cette communauté s'est installée en centre-ville d'Abbeville, chaussée du Bois, en 1984, se réunissant autour de l'association Assemblée biblique d'Abbeville[123], devenue l'année suivante Église protestante évangélique[124]. En 2023, elle prend le nom d'Église de la Baie de Somme[125].
Depuis septembre 2019, la communauté est animée par un couple pastoral, issu du réseau Perspectives, une union d'églises évangéliques[126],[127].
Face au manque d'espace, la communauté se sépare en 2024 de sa propriété Chaussée du bois, pour des locaux plus grands situés place du Pont des Prés[128].
La ville accueille une petite communauté musulmane, représentée par l’association Institut culturel islamique (ICI) la Paix, créée le 17 avril 2014[129]. Jusqu'en 2019, les fidèles se retrouvaient dans un local rue de la Tannerie, loué par l’association[130]. Face à l'augmentation du nombre de fidèles, le lieu de prières, devenu trop petit, n'était plus conforme aux normes de sécurité. L'association se mit donc en quête d'un nouveau local.
En octobre 2022, des opposants au projet constituèrent un collectif, mettant en avant les difficultés de stationnement dans le voisinage[131]. Saisi par le collectif, le tribunal administratif d'Amiens a relevé deux vices dans le dossier de permis de construire, dont la régularisation ne remettait pas en cause la nature du projet. Il a donc octroyé à l'association un délai de4 mois pour régulariser le dossier de permis de construire[132],[133].
Le permis de construire fut annulé par le tribunal administratif d'Amiens en juillet 2023, le nombre de places de stationnemment n'étant pas jugé suffisant. En outre, le tribunal a estimé que l'adjoint au maire qui a validé le permis de construire n'était pas habilité à le faire[134]. L'association a fait appel de la décision du tribunal, mais a été débouté en juin 2024.
Après de nouvelles recherches, l'association a trouvé un nouveau local, situé rue Ventôse, en périphérie de la ville. Celui-ci est équipé de« plusieurs salles [permettant] d’accueillir une salle de prières pour les femmes, des cours pour les enfants et pour les adultes, et une salle des ablutions pour les hommes »[135].
Le centre-ville, quant à lui, est composé principalement de commerces (Jules,Cache-Cache...) mais aussi des restaurants, des bars et des librairies, ainsi que des banques. Néanmoins, comme dans beaucoup d'autres villes de taille moyenne[147],[148], le centre-ville d'Abbeville est en déclin : ainsi, face à la concurrence du commerce en ligne et des grandes surfaces en périphérie de la ville, le plus vieux magasin du centre-ville, une librairie, a fermé ses portes au public en septembre 2024[149].Pour lutter contre la désertification du centre-ville, et le manque de diversité commerciale, la ville d'Abbeville a adhéré en septembre 2018 au programme d'investissement "Action cœur de ville"[150]. Lancé en décembre 2017 par leministère de la Cohésion des territoires, ce dispositif« vise à faciliter et à soutenir le travail des collectivités locales, à inciter les acteurs du logement et de l’urbanisme à réinvestir les centres-villes, à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville afin d’améliorer les conditions de vie dans les villes moyennes »[151]. En octobre 2021, la ville d'Abbeville avait bénéficié de3 millions d'euros d'investissement : certains commerces ont ainsi pu s'étendre en faisant l'acquisition de nouveaux locaux[152].
S'appuyant sur les préconisations d'un audit sur le commerce, l'artisanat et les services, mené en novembre 2023 à l'échelle de lacommunauté d'agglomération[153], le Conseil municipal d'Abbeville a voté le 29 mai 2024 la création d'un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat, instaurant undroit de préemption commerciale. Les banques, les pharmacies et les opticiens ne pourront plus s'installer en centre-ville[154],[155].
Lazone d'emploi d'Abbeville qui comptait, en 2010, 30300 actifs et 19 700 emplois, est principalement portée par le secteur de l'administration de la santé et du social : ainsi, le centre hospitalier et la commune d'Abbeville sont les deux plus gros employeurs de la zone[156]. Si en 2010, l'industrie occupait 3 000 salariés, soit 15% des emplois, l'économie abbevilloise est largementtertiarisée, ce secteur représentant, en 2016, 75% des emplois dansl'arrondissement[157]. La zone d'emploi d'Abbeville« est uneéconomie résidentielle, stimulée par les dépenses du tourisme et celles de retraités. Le tourisme procure 6,5% des emplois, soit 4 points de plus qu'en région »[158].
En 2021, Abbeville comptait 10 876 foyers fiscaux, sur un total de 21 200. Près de 47 % d'entre eux sont desménages composés d'une seule personne. S'y ajoute 12,8 % de ménagesmonoparentaux. Environ 39 % des foyers fiscaux sont imposés. Lerevenu annuel médian est de 19 000 euros[159].
Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département de la Somme[160],[161]
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
Le côté pittoresque du centre-ville, avec les rues bordées de maisons anciennes rayonnant vers Saint-Vulfran, n'est plus qu'un fantôme depuis la Seconde Guerre mondiale. Certaines bâtisses ont pourtant été préservés après « quelques » restaurations.
L'église Saint-Jacques, place Saint-Jacques, qui fut construite dans lestyle néo-gothique par l'architecteVictor Delefortrie. Mal entretenue, le, le conseil municipal vote sa démolition, malgré une certaine vague de contestation[170]. Ladite démolition a été achevée en mai de la même année.
Tour Maillefeu : La Tour Maillefeu est un vestige des remparts médiévaux de la ville construite en 1414. Elle est protégée en tant quemonument historique : inscription par arrêté du 24 mai 2023Inscrit MH(2023)[171].
Lemonument La Barre : Il est érigé en 1907 par souscription publique, en commémoration du martyre duchevalier de La Barre, la dernière personne exécutée pourblasphème en France. Placé près de la gare, à côté du pont sur le canal de la Somme, le monument La Barre est un point de ralliement annuel, le premier dimanche de juillet, des défenseurs de la laïcité et des libres-penseurs.
Lagare d'Abbeville de style « balnéaire régional » est bâtie autour d'une ossature de bois avec parement de brique rouge,Inscrit MH(1984).
Lesbains-douches d'Abbeville, construits en 1909-1910 par la Caisse d'épargne sur les plans des architectes Greux et Marchand. Les sculptures sont de Henri Louis Leclabart (1876–1929), auteur du monument aux morts d'Abbeville et de celui du stade Delique.Inscrit MH(2003).
Monument aux morts de laGrande Guerre,Les Patrouilleurs, sculpture due à Louis Leclabart. Réalisé en pierre de Lavoux, la sculpture représente une scène de tranchées. Le monument a été inauguré en1923 par lemaréchal Foch[174].
[…] « Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûla son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chanté, et combien de processions il avait vu passer, le chapeau sur la tête. Ce n'est pas dans leXIIIe ou dans le XIVe siècle que cette aventure est arrivée, c'est dans leXVIIIe siècle. »
Victor Hugo, dans ses récits de voyages évoque ses séjours à Abbeville.André Maurois, dansLes Silences du colonel Bramble (1918), décrit plaisamment l'esprit commerçant intact des habitants d'Abbeville dans les derniers mois de la guerre. Le même auteur fait de la ville, à l'époque du règne deLouis-Philippe, le cadre de l'un de ses premiers romans,Ni Ange ni bête.
René Caron (1896-1942), militaire français, protagoniste dumassacre d'Abbeville le. Une rue a été renommée en son honneur.
L'abbéPierre Carpentier, prêtre et figure de la résistance abbevilloise, déporté et décapité àDortmund en Allemagne en 1943. Il fut vicaire de la paroisse Saint-Gilles d'Abbeville et s'est beaucoup investi dans le scoutisme local. Le groupeScouts et Guides de France d'Abbeville porte son nom.
Gaston Dufresne (1886-1963), figure de la Résistance (membre duréseau Zéro France), président de l'office HLM (1928-1963), vice-président du conseil d'administration de laFédération nationale des sociétés coopératives d'HLM, conseiller municipal (1945-1953) et adjoint au maire (1953-1963), décoré de plusieurs distinctions récompensant son engagement citoyen et politique (notamment chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, officier de l'Instruction publique et du mérite social, médaille de la Libération, de la Résistance belge, médaille commémorative belge). En, à l'occasion du cinquantenaire de la société coopérative d'HLM cofondée par Gaston Dufresne (il a notamment lancé la construction de logements en accession à la propriété et contribua à l'implantation de 500 de ces habitations à Abbeville), Max Lejeune, maire d'Abbeville, inaugure la rue qui porte le nom de cet infatigable militant :« nous avons voulu que son nom reste à jamais gravé dans notre cité » pour maintenir le souvenir d'« un travailleur acharné qui accomplit toujours sa tache bénévolement »[176].
André Dumont (1764-1838), plusieurs fois député de la Somme sous la Révolution, fut sous-préfet d'Abbeville pendant lePremier Empire.
Pierre Février (Abbeville 21 mars 1696 - Paris 5 novembre 1760), compositeur, claveciniste et organiste.
Gilbert Mathon (né en 1941 àVitry-en-Artois), homme politique français. Conseiller municipal deBernaville de 1977 à 1983 puis d'Abbeville de 1983 à 2007 (premier adjoint de 1989 à 1995), conseiller général d'Abbeville-Nord de 1998 à 2015 etdéputé de la Somme de 2007 à 2012.
Claude Moine, plus connu sous le pseudonyme d'Eddy Mitchell (né en 1942 àParis9e), venait très souvent voir sa grand-mère maternelle, Jeanne Varlet, native d'Abbeville, dans sa maison de la chaussée d'Hocquet (proche du faubourg deRouvroy), et passait ses vacances dans la ville.
Oscar-Edmond Ris-Paquot (1835-1912), artiste-peintre et critique d'art, a vécu et est mort à Abbeville.
Robert Tyrakowski (1944-2008), footballeur et entraîneur français, joueur (1965-1974), entraîneur (1978-1982 et 1994-1998), coordinateur sportif (2005-2006) duSC Abbeville, qui a promu le club pour la première fois de son histoire enD2 en1980-1981. Le terrain d'honneur dustade Paul-Delique porte son nom.
Najat Vallaud-Belkacem, qui vécut à Abbeville (dans le quartier des Provinces) durant son enfance.
D'azur à trois bandes d'or à la bordure de gueules, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or[178].
Détails
Devise :
Fidelis (Je suis fidèle).
Support :
branche de laurier et branche de chêne nouées d'un ruban où s'inscrit la devise.
Ornements extérieurs :
croix de la Légion d'honneur. Décret du 2 juin 1948 : « Magnifique cité, victime des deux guerres mondiales, titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, a été le théâtre de violents combats en 1940, lors de la bataille de la Somme. A subi de mai 1940 à la Libération, de nombreux bombardements qui ont causé la destruction de plus du tiers de ses habitations et des pertes humaines très douloureuses. Sa population durement atteinte dans sa chair et dans ses biens, n'en a pas moins fait face avec un magnifique patriotisme aux entreprises de l'occupant. Libérée le 2 septembre 1944, après de sévères combats de rues, auxquels participèrent vaillamment ses combattants volontaires infligeant des pertes sévères à l'ennemi. En toutes circonstances s'est montrée digne d'un beau passé de gloire et de fidélité à la Patrie ». (J.O. du 3 juin 1948)[179]
Croix de guerre 1914-1918 avec palme
Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'armée du 12 août 1920 : « Par sa situation militaire a été l'objet d'attaques réitérées de l'aviation ennemie ; malgré ses souffrances et ses deuils a conservé intacte sa foi patriotique. » (J.O. du 14 août 1920)
Croix de guerre 1939-1945 avec palme attribuée en même temps que la croix de la Légion d'honneur. Les armoiries de lacommune d'Abbeville, connues par un sceau de 1290, furent modifiées par lettres patentes du roiCharles V du 19 juin 1369 qui accordait à la ville sa devise et le port sur ses armoiries du chef de France[180].
François César Louandre,Histoire ancienne et moderne d'Abbeville et de son arrondissement, 1834.
François César Louandre,Lettres et bulletins des armées de Louis XI, adressés aux officiers municipaux d'Abbeville, avec des éclaircissements et des notes, 1837.
↑Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Abbeville comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue.
↑« Un pascalisant est un catholique qui fait ses pâques. Ce mot, qu'on croyait récent, est attesté déjà au Mans en 1863, où on le trouve naturellement employé comme appartenant au langage courant » (Hilaire 1987,p. 12).
↑« Un messalisant est un catholique qui assiste régulièrement à la messe du dimanche. Ce mot, coulé dans la forme de « pascalisant » a été créé par le Centre catholique de sociologie religieuse vers 1955, sur proposition du Père Louis-Joseph Lebret, o.p. » (Hilaire 1987,p. 11).
↑63% de la population totale est représentée dans l'enquête religieuse (Hilaire 1987,p. 356).
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑En fait, les navires de mer accostent plutôt à cette époque àGrand-Laviers, mais les marchandises peuvent être amenées par de grosses barques au cœur même de la ville, comme en témoigne le faubourgdu Guindal.
↑Théodose Lefèvre,Essai sur l'église du Saint-Sépulcre d'Abbeville, Amiens, Impr. Lenoël-Hérouart,, 24 p.
↑a etbD'aprèsGermain-FrançoisPoullain de Saint-Foix,Histoire de l'Ordre du Saint-Esprit,vol. 1, Paris, Vve Duchesne,,p. 45-46 :« [Madame Ceton] (...) passa par Abbeville ; M. de Cossé commandoit un Corps de troupes campées près de cette Ville (...) Pendant la petite fête qu'il donna à Madame Ceton (...) on vint lui dire que le Capitaine Cocqueville, à la tête de trois mille hommes, marchoit à Saint-Valery-sur-Somme, & qu'il n'y avoit pas un moment à perdre s'il vouloit sauver cette Place. (...) il monte à cheval, marche vers Saint-Valery, reprend d'assaut cette Place, dont Coqueville venoit de s'emparer... ».
↑D'après F.-C. Louandre,Hist. ancienne et moderne d'Abbeville (voirinfra la bibliographie),p. 303.
↑Balthazar de Méalet de Fargues, seigneur de Cincehours, capitaine-major aurégiment de Bellebrune
↑Quartier Saint-Jacques, chaussée d'Hocquet, faubourgs des Planches et de Rouvroy
↑Micheline Agache-Lecat, « La réorganisation des paroisses urbaines d'Abbeville en 1791 »,Bulletin de la Société d'émulation d'Abbeville,,p. 220 - 233(lire en ligne).
↑« Loi concernant la division du territoire de la République et l'administration »,Bulletin des lois de la République,no 17,(lire en ligne, consulté le).
↑Olivier Bacquet, « Les futures communautés de communes restent à peaufiner »,Le Journal d'Abbeville,(lire en ligne).
↑Préfecture de la Somme, « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté d'agglomération issue de la fusion de la communauté de communes de l'Abbevillois, de la communauté de communes de la région d'Hallencourt et de la communauté de communes de la Baie de Somme Sud »,Recueil des actes administratifs,nos 2016-031,,p. 80-82(lire en ligne[PDF]).
↑Mickaël Guiho, « Coup de tonnerre à Abbeville : l'élection du Maire PS Nicolas Dumont est invalidée »,France 3 Picardie,(lire en ligne, consulté le).
↑Halima Najibi, « Abbeville : Nicolas Dumont (LREM) ne se lancera pas dans la course pour un 3e mandat aux municipales de 2020 »,France 3 Hauts-de-France,(lire en ligne, consulté le).
↑Marc Bertrand, « Municipales à Abbeville : le maire Nicolas Dumont partira avec le sentiment du devoir accompli »,France Bleu Picardie,(lire en ligne, consulté le) :« Aujourd'hui, Nicolas Dumont soutient la liste de son adjoint à la culture Aurélien Dovergne. Sera-t-il sur la liste ? "Je ne sais pas encore, mais si j'ai décidé de ne pas me représenter, ce n'est pas pour jouer un rôle de marionnettiste en coulisses" ».
↑Matthieu Herault, « Premières crispations au conseil municipal d'Abbeville »,Le Courrier picard,(lire en ligne, consulté le) :« Le maire d'Abbeville Pascal Demarthe (UDI) émargera à 4 200 euros bruts, soit 3 500 euros nets par mois. Voire 8 435 euros après écrêtement (maximum légal des indemnités perçues par un élu local en fonction) si, d'ici quelques jours, il fait adopter le régime indemnitaire maximal à la Communauté d'agglomération baie de Somme (CABS), qu'il préside ».
↑« Liste des maires de la Somme » [ODS],Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,(consulté le).
↑Alexandra Mauviel, « Les chefs de file Républicains investis à Abbeville »,Le Courrier picard,(lire en ligne, consulté le) :« Pascal Demarthe, ancien conseiller municipal socialiste (qui a choisi d'abandonner ce mandat au profit de celui de conseiller général, lorsqu'il est devenu député) et soutien d'Emmanuel Macron, n'est pas encore officiellement candidat. Il a néanmoins reçu l'investiture de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), à laquelle il est passé en juin 2018. Et ne boude pas la main tendue par Les Républicains ».
↑Matthieu Herault, « La foire aux disques fait son retour à Abbeville : Une quinzaine d'exposants. Plus de 100 000 références. La troisième édition de la foire aux disques d'Abbeville aura lieu ce dimanche 5 janvier, à l'espace culturel Saint-André »,Le Courrier picard,(lire en ligne, consulté le).
↑« L’Église protestante d’Abbeville quitte le centre-ville pour des locaux plus grands dans le quartier Saint-Gilles »,Le Courrier picard,(lire en ligne, consulté le).
↑« Mosquée de la paix »,Journal officiel des associations et fondations d’entreprise (JOAFE),no 18,(lire en ligne).
↑Yann Defacque, « Abbeville : L'association musulmane prévoit de bâtir une mosquée »,Le Journal d'Abbeville,(lire en ligne, consulté le).
↑Yann Defacque, « Projet de mosquée à Abbeville : les riverains expliquent pourquoi ils y sont opposés »,Le Journal d'Abbeville,(lire en ligne, consulté le).
↑Florian Vautier, « Abbeville : le tribunal administratif annule le permis de construire de la mosquée du chemin des Postes »,France Bleu Picardie,(lire en ligne, consulté le).
↑Yann Defacque, « La mosquée La Paix à Abbeville a déménagé dans l’ancien local des douanes »,Le Journal d'Abbeville,(lire en ligne, consulté le).
↑Romane Idres, « Face à la concurrence d'Amazon et des grandes surfaces, le plus vieux commerce d'Abbeville ferme ses portes après 150 ans d'existence »,France 3 Hauts-de-France,(lire en ligne).
↑Isabelle Boidanghein, « Le point sur Action cœur de ville à Abbeville »,La Gazette de France,(lire en ligne, consulté le).
↑Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), « Action cœur de ville », suragence-cohesion-territoires.gouv.fr,(consulté le).
↑Jeanne Daucé, « La nouvelle éco : à Abbeville, l'action Cœur de Ville redynamise le centre-ville »,France Bleu Picardie,(lire en ligne, consulté le).
↑Georges Emmanuel, Dominique Guerrini, Jean-Etienne Guerrini, Judith Förstel et Isabelle Barbedor, « Monument aux morts d'Abbeville »,patrimoine mémoriel > monuments aux morts de la Somme, Région Hauts-de-France - Inventaire général,(consulté le).
↑Claude Dubois, « Drogba au SCA », surabbsport.com,(consulté le) :« Saviez-vous que Didier DROGBA avait joué au SCA il y a quelques années ? [photo de] ».
↑Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 12
↑Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 11