Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Abbaye de Beaulieu (Ferques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuisAbbaye de Beaulieu de Ferques)
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirAbbaye de Beaulieu.

Abbaye de Beaulieu
Image de l'Abbaye de Beaulieu

OrdreChanoines réguliers de saint Augustin,Congrégation d'Arrouaise
Abbaye mèreAbbaye Saint-Nicolas d'Arrouaise
Fondation1150
FermetureGuerre de Cent Ans
FondateurEustache II, baron deFiennes
Localisation
EmplacementFerques etPas-de-Calais
PaysDrapeau de la FranceFrance
modifier 

L'abbaye de Beaulieu àFerques, village duBoulonnais, canton de Marquise, aujourd'hui duPas-de-Calais, était une abbaye de religieux (chanoines réguliers,chanoinesses régulières) suivant larègle de saint Augustin.

Historique

[modifier |modifier le code]

L'abbaye de Beaulieu fut fondée par Eustache II, baron deFiennes (1120-1187) en 1150 pour expier un homicide involontaire qu'il commit dans untournoi. AuXIXe siècle, dans l'enclos d'une métairie, les restes de l'abbaye consistent encore en une tour servant de colombier, une tourelle sans couronnement, une chapelle gothique et les arcades ogivales du cloître. Il ne reste aujourd'hui que la chapelle[1].

Le domaine de Beaulieu était connu en 863 sous le nom deBello Locus.Ferques,Ferkenes en 1135 alors paroisse est mentionnée dans une donation faite à l'abbaye d'Andres par de nobles dames deBoulogne. Le hameau d'Elinghen est le lieu nomméTotingatum in fluvio Wasconingwal adsitum, donné par Lebtrude à l'abbaye de St Benin en 808. Aitrope et sa femme Hadwide donnèrent en 1157 à l'abbaye de Beaulieu les terres bois marais et cens qu ils possédaient sur la paroisse d'Elinghem[2].

En suivant la vallée d'Elinghen on arrive aux carrières du Haut Banc et au château des Barreaux perché comme un nid d'aigle au sommet d'un rocher très escarpé puis on pénètre dans le territoire deRéty. Cette vaste commune renferme des carrières de marbre de grès et de pierres. On y trouve du charbon et du minerai[3].

Eustache le Vieux, seigneur deFiennes avait suiviGodefroid de Bouillon dans sa célèbre expédition d'Orient et avait reçu de ce prince uncalice qui passait pour être celui dont le Sauveur du monde s'était servi pour célébrer laCène la veille de sa mort avec ses disciples. Eustache prit la résolution de fonder un monastère dans l'une de ses terres afin d'y renfermer cette précieuserelique et pour satisfaire à l'obligation d'un vœu. Sa conscience était troublée depuis qu'il avait tué dans un tournoi un gentilhomme du Ponthieu. Il fit donc venir deRuisseauville des religieux de laCongrégation d'Arrouaise qu'il établit à Beaulieu au commencement duXIIe siècle.

L'abbaye de Beaulieu durant laguerre de Cent Ans fut prise et détruite le après avoir été incendiée en 1347. Les moines quittèrent définitivement ce domaine qui fut confié à un fermier, en rapport avec l'abbé commendataire des lieux. Un chapelain, sur place, fut chargé d'acquitter les fondations religieuses, en continuant de dire les messes pour les bienfaiteurs de l'abbaye et de prier pour leur âme[4].

En 1544, elle subit de nouveaux assauts des Anglais venus piller le village. Vers 1690, l'abbaye fut l'objet d'une nouvelle tentative de restauration[5].

Les ruines de l'abbaye situées versFiennes à l'extrémité du territoire deFerques inspirent encore auXIXe siècle de l'intérêt, on les trouve dans la vallée d'Elinghen. La petite rivière de Fiennes baignait les murs de cet ancien couvent y formait des étangs dont on remarque alors encore les traces et le protégeait en temps de guerre. Il ne reste plus de l'abbaye que quelques murs isolés les uns des autres et percés de cintres à ogives qui décèlent une construction duXIIIe siècle. Le lierre et les ronces croissent au milieu de ces débris d'un autre âge. Deux fermes et une maison de campagne occupent ce vieux manoir déjà décrit par Hédouin et qui mérite de fixer l'attention de la Commission. Dans l'enclos d'une métairie quelques arcades d'un cloître aux fenêtres en ogives une tourelle privée de son couronnement une tour plus élevée servant de colombier et dans la cour une chapelle gothique qui n'a échappé au marteau des démolisseurs que par son affectation à un usage rural.

Le domaine fut cultivé par une paysannerie aisée, la famille Coze, à laquelle elle fut vendue lors de l'aliénation des biens nationaux, le, non sans que la municipalité ait essayé de l'acquérir[4].

Les nefs de l’église, une partie du cloître, le logis fortifié du prieur étaient encore debout en 1878 ; un propriétaire les fit jeter bas pour se procurer des matériaux de construction. Il n'en reste aujourd'hui que la chapelle datée duXVIe siècle en mauvais état[6].

Les archives de l'abbaye

[modifier |modifier le code]

Le docteur Coze, propriétaire des ruines de l'abbaye de Beaulieu, fait en 1861 don à la bibliothèque de l'Agglomération deSt-Omer de manuscrits qu'il a probablement reçus des abbés[7]. Voici l'indication des onze pièces contenues dans le carton :

  • Bulle du papeAdrien IV, 1156 ;
  • Charte du seigneur de Ferques, 1200 ;
  • Charte d'Henri de Bournonville, 1219. Cet acte contient une donation faite à l'abbaye de Longvillers ;
  • Charte d'Ernoul comte de Guînes, en français ;
  • Quatre bulles pontificales, l'une d'Urbain IV,, une autre deJean XXI. Les deux autres dont les bulles en plomb ont disparu, sont des papes Innocent et Grégoire, c'est-à-dire selon toute vraisemblanceInnocent IV (Lyon nones de janvier an VI du pontificat,) etGrégoire X (Lyon le 4 des ides de mars an II du pontificat,) ;
  • Lettres d'Annibal,évêque de Tusculum ,cardinal et nonce de l'église romaine, ;
  • Arrêt du parlement du ;
  • Mandement de l'officialité de Reims du ;
  • Le rouleau a quatre mètres et demi de long et est composé de huit membranes de parchemin cousues bout à bout et dont sept sont écrites des deux côtés. Le titre suivant fera connaître ce que le rouleau renferme « Che sont les tenanches ke li tenant de le église de Biauliu tienent et les rentes et les droitures ke il eu doivent enquis et fait par Engerram par l'octroiancho de Diu adont abé de Biauliu en l'an de grâce M CC LXXX et VI » Il ne faut conséquemment tenir aucun compte de la cote duXVIIe siècle qui par une méprise facile à reconnaître attribue cette pancarte à un certain abbé Adon.

Ailleurs (Henri de Laplane)[8],

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Encyclopedie theologique, Volume 43. 1850lire en ligne
  2. lire en ligne
  3. lire en ligne
  4. a etbHerbert-Lamps Marie-Paul. Une «affaire» de vente de bien national en Boulonnais : l'abbaye de Beaulieu. In: Revue du Nord, tome 71, n°282-283, Juillet-décembre 1989. La Révolution française au pays de Carnot, Le Bon, Merlin de Douai, Robespierre... pp. 713-721.lire en ligne
  5. sur wikipasdecalais
  6. L'abbaye surhistopale.net
  7. lire en ligne
  8. Bulletin trimestriel de la Société académique des antiquaires de la Morinie, Volume 2. 1861.lire en ligne
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Abbaye_de_Beaulieu_(Ferques)&oldid=224069761 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp