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| Abbaye Saint-André de Lavaudieu | |||
Vue générale de l'abbaye Saint-André. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | ||
| Type | Abbatiale | ||
| Rattachement | abbaye de la Chaise-Dieu | ||
| Début de la construction | XIIe siècle | ||
| Style dominant | Roman | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||
| Département | Haute-Loire | ||
| Ville | Lavaudieu | ||
| Coordonnées | 45° 15′ 49″ nord, 3° 27′ 17″ est | ||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Haute-Loire | |||
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L'abbaye Saint-André est un ancien prieuré demoniales bénédictines qui se dresse sur le territoire de lacommune deLavaudieu, dans ledépartement de laHaute-Loire, en régionAuvergne-Rhône-Alpes. Elle dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu et de l'anciendiocèse de Saint-Flour.
Protégé totalement auxmonuments historiques, les bâtiments, possessions de la commune, se visitent.
Une première mention du site apparaît en 909, qui s'appelle alors Comps.
La terre est donnée vers 1050 par Raoul de Lugeac, seigneur de Lugeac, à l'abbaye de la Chaise-Dieu qui doit répondre au nombre important de vocations féminines. Il cherchait à créer un prieuré conventuel de moniales dans un site moins froid que le plateau du Livradois. Un monastère de religieusesbénédictines est fondé en 1057 parRobert de Turlande, fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Cette donation est confirmée par Rancon,évêque d'Auvergne, en 1050 et par le roiHenri Ier, en 1052. Cette donation est confirmée en 1066 par Raoul ou Radulphe de Lugeac, abbé de Brioude. Le lieu est connu jusqu'auXVe siècle sous le nom de Saint-André-de-Comps, avant de prendre celui deVallus Dei (Vallée de Dieu) dont Lavaudieu est la forme simplifiée. Le prieuré connaît son apogée auXIIe siècle où de nombreuses donations permettent l'érection de l'ensemble des bâtiments monastiques[1].
En 1070, Judith, fille ducomte d'AuvergneRobert II (1060-1096) et de Judith, sœur ducomte de Melgueil, se retire dans ce prieuré. Cela va entraîner des donations importantes.
En 1173,Guillaume VII le Jeune et son filsRobert,dauphin d'Auvergne, donnent la terre de Touls située dans le Cantal à condition d'y établir un prieuré.
L'église prieurale, le cloître et des bâtiments du prieuré sont réalisés auXIIe siècle. La partie la plus ancienne du cloître est celle située sur le côté ouest.
Le papeAlexandre III donne en 1176 une bulle de protection du monastère fixant les privilèges du monastère et confirmant les dons qui lui ont été faits.
Des chapelles latérales sont édifiées sur le côté nord de la nef de l'église auXIIIe siècle.
Le cycle de peintures de la nef de l'église prieurale est peint auXIVe siècle. Il représente laCrucifixion sur le mur triomphal, cinq scènes de laPassion du Christ côté nord et côté sud quatre scènes n'ayant apparemment pas de lien entre elles dont la célèbremort noire personnifiant la peste (la mort lançant ses flèches (la peste) au hasard[2]). La position haute de ce cycle de peintures vient de la présence de tribunes en bois qui ont aujourd'hui disparu. Une inscription donne la date de 1315, époque où Louise de Vissac est prieure.
AuXVIe siècle l'abbaye passe en commende pendant le règne deFrançois Ier[note 1]. À partir duconcordat de Bologne, en 1516, le roi de France se réserve le droit de nommer les abbés commendataires, qui peuvent être des laïcs. Ces abbés perçoivent les revenus de leurs abbayes et délèguent le pouvoir spirituel aux prieurs.Le monastère abandonne alors la règle bénédictine pour adopter celle des chanoinesses. Le recrutement s'effectue alors parmi la noblesse auvergnate. Les chanoinesses abandonnent le dortoir situé au-dessus du cloître et décident de vivre dans des maisons individuelles construites à l'arrière du monastère. Elles continuent à prononcer les trois vœux monastiques et pratiquent les exercices religieux en commun mais leur application s'assouplit.
La fresque du martyre desainte Ursule dans l'église est réalisée auXVIe siècle[3].
À partir de 1718, les trois dernières prieures portent le titre d'abbesse.
C'est dans ce lieu retiré que lecardinal de Rohan, exilé à laChaise-Dieu, finit par trouver refuge, après la scandaleuseaffaire du collier de la reine en 1786[1].
Les chanoinesses doivent quitter le monastère en 1791.
En 1792, l'abbaye est vendue commebien national. Elle est alors décomposée en plusieurs lots vendus à des agriculteurs qui transforment le cloître en bâtiment de ferme. Le côté ouest du cloître est modifié pour permettre lastabulation des vaches et le passage des charrettes. Le clocher est tronqué en 1793 pendant laRévolution française.
En 1896, sont découverts des fragments d'une peinture datant duXIIe siècle sur le mur est de la salle située côté sud du cloître représentant leChrist en majesté au-dessus de la Vierge entourée des apôtres. Cette salle a servi de réfectoire à un moment de l'histoire du prieuré (passe-plats avec la cuisine située à l'ouest de la salle, aujourd'hui démolie) mais la qualité de cette peinture pourrait faire penser qu'elle a été faite pour une chapelle.
Les fresques de l'église ont été découvertes en 1966-1967.
Elle sert de décor au filmLes Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse d'Olivier Dahan. Au début du film, elle est nommée « abbaye de Labaudieu ».
Subsistent l'église duXIe siècle, lecloître duXIIe siècle et unréfectoire plus tardif. Le clocher octogonal a été en partie tronqué à laRévolution. Des restaurations ont été entreprises pour mettre en valeur les restes des bâtiments conventuels inclus dans l'actuel village. Dans le cloîtreroman, de petites dimensions, mais complet, alternent colonnes simples et jumelées, surmontées de chapiteaux historiés[1].
De nombreux éléments sont protégés au titre desmonuments historiques français[4],[5] :
À partir de 1718 les prieures prennent le titre d'abbesses, que portent les trois dernières supérieures du couvent[9].
En 1077, les prieurés deCensac, de Chassignoles, dePaulhaguet et d'Entremont sont rattachés à l'abbaye. Plus tard viendront s'ajouter les prieurés deBonneval, deSaint-Didier-sur-Doulon et de Touls, ainsi que le prieuré de Sainte-Marie-de-la-Rocca enLombardie.
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