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Abbaye Saint-André de Lavaudieu

45° 15′ 49″ nord, 3° 27′ 17″ est
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Pour les articles homonymes, voirAbbaye Saint-André.

Abbaye Saint-André de Lavaudieu
Vue générale de l'abbaye Saint-André.
Vue générale de l'abbaye Saint-André.
Présentation
CulteCatholique romain
TypeAbbatiale
Rattachementabbaye de la Chaise-Dieu
Début de la constructionXIIe siècle
Style dominantRoman
ProtectionLogo monument historique Classée MH(1862)
Logo monument historique Classée MH(1932)
Logo monument historique Classée MH(1958)
Logo monument historique Classée MH(1966)
Logo monument historique Inscrite MH(1958)
Logo monument historique Inscrite MH(2001)
Géographie
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionAuvergne-Rhône-Alpes
DépartementHaute-Loire
VilleLavaudieu
Coordonnées45° 15′ 49″ nord, 3° 27′ 17″ est
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint-André de Lavaudieu
Géolocalisation sur la carte :Haute-Loire
(Voir situation sur carte : Haute-Loire)
Abbaye Saint-André de Lavaudieu
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L'abbaye Saint-André est un ancien prieuré demoniales bénédictines qui se dresse sur le territoire de lacommune deLavaudieu, dans ledépartement de laHaute-Loire, en régionAuvergne-Rhône-Alpes. Elle dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu et de l'anciendiocèse de Saint-Flour.

Protégé totalement auxmonuments historiques, les bâtiments, possessions de la commune, se visitent.

Historique

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Xe et XIe siècles

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Une première mention du site apparaît en 909, qui s'appelle alors Comps.

La terre est donnée vers 1050 par Raoul de Lugeac, seigneur de Lugeac, à l'abbaye de la Chaise-Dieu qui doit répondre au nombre important de vocations féminines. Il cherchait à créer un prieuré conventuel de moniales dans un site moins froid que le plateau du Livradois. Un monastère de religieusesbénédictines est fondé en 1057 parRobert de Turlande, fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Cette donation est confirmée par Rancon,évêque d'Auvergne, en 1050 et par le roiHenri Ier, en 1052. Cette donation est confirmée en 1066 par Raoul ou Radulphe de Lugeac, abbé de Brioude. Le lieu est connu jusqu'auXVe siècle sous le nom de Saint-André-de-Comps, avant de prendre celui deVallus Dei (Vallée de Dieu) dont Lavaudieu est la forme simplifiée. Le prieuré connaît son apogée auXIIe siècle où de nombreuses donations permettent l'érection de l'ensemble des bâtiments monastiques[1].

En 1070, Judith, fille ducomte d'AuvergneRobert II (1060-1096) et de Judith, sœur ducomte de Melgueil, se retire dans ce prieuré. Cela va entraîner des donations importantes.

XIIe et XIIIe siècles

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En 1173,Guillaume VII le Jeune et son filsRobert,dauphin d'Auvergne, donnent la terre de Touls située dans le Cantal à condition d'y établir un prieuré.

L'église prieurale, le cloître et des bâtiments du prieuré sont réalisés auXIIe siècle. La partie la plus ancienne du cloître est celle située sur le côté ouest.

Le papeAlexandre III donne en 1176 une bulle de protection du monastère fixant les privilèges du monastère et confirmant les dons qui lui ont été faits.

Des chapelles latérales sont édifiées sur le côté nord de la nef de l'église auXIIIe siècle.

XIVe et XVe siècles

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Le cycle de peintures de la nef de l'église prieurale est peint auXIVe siècle. Il représente laCrucifixion sur le mur triomphal, cinq scènes de laPassion du Christ côté nord et côté sud quatre scènes n'ayant apparemment pas de lien entre elles dont la célèbremort noire personnifiant la peste (la mort lançant ses flèches (la peste) au hasard[2]). La position haute de ce cycle de peintures vient de la présence de tribunes en bois qui ont aujourd'hui disparu. Une inscription donne la date de 1315, époque où Louise de Vissac est prieure.

XVIe et XVIIe siècles

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AuXVIe siècle l'abbaye passe en commende pendant le règne deFrançois Ier[note 1]. À partir duconcordat de Bologne, en 1516, le roi de France se réserve le droit de nommer les abbés commendataires, qui peuvent être des laïcs. Ces abbés perçoivent les revenus de leurs abbayes et délèguent le pouvoir spirituel aux prieurs.Le monastère abandonne alors la règle bénédictine pour adopter celle des chanoinesses. Le recrutement s'effectue alors parmi la noblesse auvergnate. Les chanoinesses abandonnent le dortoir situé au-dessus du cloître et décident de vivre dans des maisons individuelles construites à l'arrière du monastère. Elles continuent à prononcer les trois vœux monastiques et pratiquent les exercices religieux en commun mais leur application s'assouplit.

La fresque du martyre desainte Ursule dans l'église est réalisée auXVIe siècle[3].

XVIIIe et XIXe siècles

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À partir de 1718, les trois dernières prieures portent le titre d'abbesse.

AuXVIIIe siècle, sont aménagés des appartements pour l'abbesse au-dessus de la galerie ouest du cloître.

C'est dans ce lieu retiré que lecardinal de Rohan, exilé à laChaise-Dieu, finit par trouver refuge, après la scandaleuseaffaire du collier de la reine en 1786[1].

Les chanoinesses doivent quitter le monastère en 1791.

En 1792, l'abbaye est vendue commebien national. Elle est alors décomposée en plusieurs lots vendus à des agriculteurs qui transforment le cloître en bâtiment de ferme. Le côté ouest du cloître est modifié pour permettre lastabulation des vaches et le passage des charrettes. Le clocher est tronqué en 1793 pendant laRévolution française.

En 1896, sont découverts des fragments d'une peinture datant duXIIe siècle sur le mur est de la salle située côté sud du cloître représentant leChrist en majesté au-dessus de la Vierge entourée des apôtres. Cette salle a servi de réfectoire à un moment de l'histoire du prieuré (passe-plats avec la cuisine située à l'ouest de la salle, aujourd'hui démolie) mais la qualité de cette peinture pourrait faire penser qu'elle a été faite pour une chapelle.

XXe et XXIe siècles

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Les fresques de l'église ont été découvertes en 1966-1967.

Elle sert de décor au filmLes Rivières pourpres 2 : Les Anges de l'apocalypse d'Olivier Dahan. Au début du film, elle est nommée « abbaye de Labaudieu ».

Description

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Subsistent l'église duXIe siècle, lecloître duXIIe siècle et unréfectoire plus tardif. Le clocher octogonal a été en partie tronqué à laRévolution. Des restaurations ont été entreprises pour mettre en valeur les restes des bâtiments conventuels inclus dans l'actuel village. Dans le cloîtreroman, de petites dimensions, mais complet, alternent colonnes simples et jumelées, surmontées de chapiteaux historiés[1].

Protection aux monuments historiques

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De nombreux éléments sont protégés au titre desmonuments historiques français[4],[5] :

  • l'église abbatiale et le cloître,classés par liste en 1862 ;
  • le réfectoire orné de fresques, classé en 1932 ;
  • les ruines des bâtiments abbatiaux, une partie est classée en 1958, l'autre inscrite également en 1958 ;
  • l'ancien logis de l'abbesse, classé en 1966 ;
  • les jardins de l'abbaye, inscrits en 2001.

Prieures et abbesses

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Prieures

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  1. 1148 ? Pétronille, fille de Jeanvicomte de Murat[6].
  2. 13..-1313  : Marguerite de Cotornat (?-1313). À la suite de son décès, Hugues d'Arc, abbé de l'abbaye de la Chaise-Dieu, présent àChanteuges, charge Robert de Fargia, prieur de Montferrand, de procéder à sa place à la nomination de la nouvelle prieure. Il convoque les religieuses au chapitre ou trois d'entre elles furent chargées de choisir leur prieure. Ce sont Agnès, prieure deChassignolles ; Alde Raolfe, deVieille-Brioude ; et Raymonde deSaint-Marcel, qui désignèrent : Hélène, prieure deThoulz[7].
  3. 1313-13.. : Hélène, ancienne prieure de Thoulz, elle fit serment de fidélité devant le représentant de l'abbé de La Chaise-Dieu, le frère Durand, moine de La Chaise-Dieu, et prieur de Combs, ainsi que devant ses religieuses et Albert du Lac, prieur dePinols, le[7].
  4. 1315 : Louise de Vissac.
  5. 1518 : Antonie Loup de Beauvoir, prieure qui se démet de ses fonctions le en faveur de Pétronille de Lévis de Châteaumorand, prieure de Bonneval avec qui elle permute. Elle reste administratrice perpétuelle du couvent de Lavaudieu et nomme le Pétronille de Levis de Châteaumorand comme sa coadjutrice pour poursuivre dans le couvent la réforme et pour conférer les bénéfices[8].

Abbesses

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À partir de 1718 les prieures prennent le titre d'abbesses, que portent les trois dernières supérieures du couvent[9].

Propriétés et revenus

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En 1077, les prieurés deCensac, de Chassignoles, dePaulhaguet et d'Entremont sont rattachés à l'abbaye. Plus tard viendront s'ajouter les prieurés deBonneval, deSaint-Didier-sur-Doulon et de Touls, ainsi que le prieuré de Sainte-Marie-de-la-Rocca enLombardie.

Notes et références

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Notes

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  1. Le papeClément VI institue lacommende — du latin « commendare », confier — lui permettant de se réserver le droit de nommer les abbés. Cette pratique est due aux besoins d'argent de la papauté

Références

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  1. ab etc« La France des abbayes romanes »,Notre Histoire,no 201,‎.
  2. François de Lannoy, « Le « registre paroissial » de Givry (Saône-et-Loire), témoin des ravages de la peste noire (1348) »,Moyen Âge,no 131,‎ novembre-décembre 2022, janvier 2023,p. 85(ISSN 1276-4159).
  3. Elle serait datée de 1525-1530 :P. Vernière, « A propos d'une fresque de Lavaudieu : le martyre de Ste-Ursule »,Almanach de Brioude, Brioude,‎.
  4. « Ancienne abbaye Saint-André-de-Lavaudieu », noticeno PA00092685, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture.
  5. « Église abbatiale », noticeno PA00092687, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture.
  6. Jean-Louis Boudartchouk,« Les Murat, dits vicomtes et vicomtes », dans Hélène Débax (dir.),Vicomtes et vicomtés dans l'Occident médiéval, Toulouse, Presses universitaires du Mirail,, 337 p.(ISBN 978-2-85816-942-9,lire en ligne),p. 203-212.
  7. a etbArchives départementales de la Haute-Loire : 98 H2.(lat., parchemin), acte du.
  8. Acte passé devant les témoins Jacques Reynaud, prêtre, et Jean Bon (cf. archives départementales de la Haute-Loire : 98 H2.(lat., parchemin).
  9. Michel Pomarat, « Note historique et artistique sur l'abbaye de Lavaudieu »,Bulletin historique, scientifique, littéraire, artistique et agricole publié par la Société académique du Puy et de la Haute-Loire,‎,p. 7-22.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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