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Abbaye Notre-Dame de la Consolation de Vaise

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Abbaye de Vaise
image de l'abbaye
Vue générale de l'édifice
Données clés
Nom localNotre-Dame de la Consolation
DiocèseArchidiocèse de Lyon
PatronageNotre-Dame
Fondation1820
Début construction1820
Fin construction1864
Dissolution1904
Abbaye-mèreLa Trappe
Abbayes-fillesAbbaye de Maubec (1834)
Notre-Dame-des-Anges (1852)
San Vito (1875)
Abbaye Notre-Dame de l'Assomption (en) (1904)
CongrégationOrdre cistercien de la stricte observance
Données clés
Coordonnées45° 46′ 05″ N, 4° 47′ 50″ E
PaysDrapeau de la FranceFrance
ProvinceLyonnais
RégionAuvergne-Rhône-Alpes
DépartementRhône
CommuneLyon IX
Géolocalisation sur la carte :Lyon
(Voir situation sur carte : Lyon)
Abbaye de Vaise
Abbaye de Vaise
Géolocalisation sur la carte :métropole de Lyon
(Voir situation sur carte : métropole de Lyon)
Abbaye de Vaise
Abbaye de Vaise
Géolocalisation sur la carte :Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Abbaye de Vaise
Abbaye de Vaise

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L'abbaye de Vaise est une ancienneabbaye, située àLyon, (Rhône), dans leneuvième arrondissement, plus précisément dans l'ancienne commune deVaise. Dédiée àNotre-Dame de la Consolation, elle abritait une communauté de monialestrappistines française entre 1820 et 1834, puis entre 1837 et 1904.

Histoire

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La Révolution française et l'exil

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L'histoire des origines de l'abbaye est liée à laRévolution française. En 1790, l'Assemblée constituante prohibe les vœux religieux ; pressentant les persécutions à venir,Augustin de Lestrange fonde deux monastères en Suisse, un d'hommes (La Valsainte dans lecanton de Fribourg), puis un de femmes (àSembrancher dans lecanton du Valais). Maisl'invasion de la Suisse par la France en 1797-1798 oblige les religieux à fuir plus loin, jusqu'en Russie et en Prusse. À laRestauration, les religieux reviennent en France ; la plupart des maisons ayant été vendues et même souvent détruites, chaque groupe retournant au pays s'installe dans une nouvelle fondation[1].

La fondation à Caluire

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Le dernier groupe féminin à entrer en France, composé de onze religieuses, sous la direction de l'abbesse mère Marie du Saint-Esprit, s'installe àCaluire le. Mais cette maison ne suffit pas à l'afflux de vocations, et une nouvelle maison plus grande et plus silencieuse doit être trouvée[2].

L'arrivée à Vaise

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Une maison assez vaste se trouvait à Vaise : elle se nommait« Gorge de Loup », nom qui est resté pour désignerle quartier actuel. Elle aurait été bâtie par Jean-François Bini, marchand florentin et banquier d'expédition de Rome, entre 1515 et 1538. Elle a subi d'importants travaux de la part d'Alexandre de Rancé dit de Gleteins, chanoine et sacristain de l'église collégiale Saint-Paul, qui l'achète en 1593. Les trappistines l'achètent pour 70 000 francs. Cette somme est réunie grâce à plusieurs apports : les religieuses, ayant vendu leur maison de la petite Ridiera, en tirent 30 000 francs ; elles en empruntent 25 000, et au moins 16 000 francs proviennent de dons des habitants de Lyon[3],[4]. La maison achetée, les trappistines y font faire quelques travaux d'aménagement, et prennent possession des lieux le[5].

Le quartier deGorge de Loup au début duXXIe siècle. Les restes de l'ancien couvent sont visibles au fond, juste devant le viaduc de l'A6.

Mère Marie, âgée de soixante-huit ans et devenant aveugle, demande à être relevée de sa fonction en 1823. Mais sa demande n'est prise en compte que l'année suivante[4]. À partir de 1825[6], l'abbesse est Catherine Olivier, qualifiée par Dom Antoine de Beauregard (abbé deMelleray et chargé par le papeLéon XII d'effectuer un compte-rendu de l'état des monastères trappistes français) de« femme pieuse et sage »[3]. À vingt-cinq ans, elle avait demandé à entrer à la Trappe, avait été éconduite, était revenue à la charge, et avait fini par obtenir gain de cause ; son opiniâtreté lui avait valu le respect de l'aumônier[4]. Les religieuses, afin de se procurer un revenu, achètent des métiers à tisser ; quinze à vingt sœurs converses y travaillent, ce qui rapporte environ 1 500 francs par an à l'abbaye ; aidées par des orphelines deLa Croix-Rousse qu'elles recueillent, elles effectuent un grand nombre de travaux à domicile pour compléter ce pécule[7]. En 1828, lors de la visite de Dom Antoine, l'abbaye est florissante : elle n'a aucune dette et compte 86 sœurs (dont cinquante converses)[3].

C'est d'ailleurs dans cette abbaye que, le,Augustin de Lestrange, restaurateur de l'ordre trappiste, meurt, alors qu'il était en route pour Rome[4]. Sa pierre tombale, promise à la destruction auXXe siècle, est sauvée grâce à l'intervention des moines de l'abbaye Notre-Dame-des-Dombes, qui la font transporter àLa Trappe en 1973[8].

Le départ à Maubec

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Mais l'ambiance urbaine convient mal aux moniales, et surtout larévolte des canuts les a inquiétées[9] ; elles choisissent la périphérie de Montélimar pour s'établir à l'abbaye de Maubec en 1834[6],[10],[11].

Le retour des trappistines

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Extrait du plan topographique de la ville de Lyon en 1847. Le« Couvent de la Trappe » y apparaît en bas à gauche, au pied des pentes de la colline.

Toutefois, l'histoire de l'abbaye de Vaise ne s'arrête pas là ; en effet, dès 1837, les Lyonnais réclament le retour des religieuses, qui cèdent : un petit groupe de sœurs est envoyé cette année-là de Maubec pour restaurer la vie religieuse à Vaise[1] ; elles fondent en particulier dans le bâtiment un pensionnat accueillant des orphelines et des enfants de familles de classe moyenne, pensionnat qui perdure jusqu'en 1879. Les métiers à tisser sont démolis en 1848, durant larévolte des Voraces[12]. Ils sont remplacés par des métiers à broder. En 1855, l'abbaye compte cent deux religieuses, sous la direction de la prieure Pacifique de Spandl. Elles vivent notamment de leur jardin potager, et de la réalisation de linge liturgique pour les paroisses du diocèse[5].

En 1852, une fondation est créée : Notre-Dame-des-Anges àEspira-de-l'Agly en 1852, dont les religieuses sont chassées en 1904 par lesdécrets d'expulsion visant les religieux ; elles se réfugient alors en Espagne, àHerrera (es). En 1923, elles sont autorisées à rentrer en France et s'installent àÉchourgnac[13].

À partir de 1854, le bâtiment est reconstruit dans un style dépouillé, par tranches ; successivement sont transformés le dortoir, le vaste atelier de broderie et l'église (en 1858), le chœur des sœurs converses et l'infirmerie (1859), le réfectoire (1864). En 1875, la communauté est suffisamment importante pour fonder une abbaye fille, à San Vito près de Turin, dans lequel partent dix religieuses sous la conduite de Thérèse Astoin (ou Astain)[14].

Le départ forcé en 1904

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Plus de cent personnes habitent à l'abbaye en 1900 ; mais laloi de séparation des Églises et de l'État chasse les religieuses[15] ; le bâtiment est racheté par un distillateur qui y transforme tout[5]. Un petit groupe de moniales reste à Vaise au moins jusqu'en 1905[16].

La communauté trappiste, quant à elle, doit quitter la France et émigre au Canada, àRogersville, où se trouve déjà un monastère de trappistes, l'Abbaye Notre-Dame du Calvaire, lui-même fondé par des moines que les lois anticléricales ont chassés de l'abbaye de Bonnecombe. Vingt-trois sœurs y arrivent le et sont logées dans des conditions très précaires avant de pouvoir fonder à leur tour un monastère féminin, l'Abbaye Notre-Dame de l'Assomption (en)[17],[18].

Architecture et description

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Lors de la Restauration le dernier groupe de religieuses à entrer en France s'installe àCaluire le 13 mai 1817 puis àVaise en une propriété nommée « Gorge de Loup », bâtie de 1515 à 1538 par un marchand et banquier florentin, Jean-François Bini, et reprise en 1593 par Alexandre de Rancé, chanoine et sacristain de l'église collégiale Saint-Paul. Les trappistines l'achètent pour 70 000 francs et après quelques travaux d'aménagement, prennent possession des lieux le 18 mai 1825. Entre 1854 et 1864 le bâtiment est réaménagé avec transformation du dortoir, de l‘atelier de broderie, de l'église, du chœur des converses, de l'infirmerie puis du réfectoire en 1864[19]

Abbesses

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  • Marie du Saint-Esprit demande à être relevée de sa fonction en 1823.
  • Catherine Olivier qui lui succède n'entre en fonction qu'en 1825.
  • Pacifique de Spandl en 1855[19]
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Notes et références

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  1. a etb« Histoire de l’abbaye de Blauvac », surabbaye-blauvac.com, abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac(consulté le).
  2. G. Decourt, « Trappe de Vaise », surmuseedudiocesedelyon.com,Archidiocèse de Lyon(consulté le).
  3. ab etcAntoine de Beauregard,« Les maisons de la Réforme de La Trappe établie en France en 1828 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surabbaye-tamie.com,Abbaye Notre-Dame de Tamié,(consulté le).
  4. abc etdMariede la Trinité Kervingant,Des moniales face à la Révolution Française : parcours d'un historien,Éditions Beauchesne,, 408 p.(ISBN 9782701011820,lire en ligne),p. 350-353.
  5. ab etc« Demeure puis couvent des trappistines de Vaise », sursdx.rhonealpes.fr, Patrimoine architectural et mobilier en Rhône-Alpes(consulté le).
  6. a etb« Blauvac - 05 », surocso.org,Ordre cistercien de la stricte observance(consulté le).
  7. PierrePonsot,L'ouvrier, l'Espagne, la Bourgogne et la vie provinciale : parcours d'un historien, Casa de Velázquez,, 489 p.(ISBN 9788486839543),p. 352.
  8. Philippe Peyron, « Vaise (Rhône, Lyon 9e arrondissement) », surciteaux.org,Ordre cistercien,(consulté le).
  9. BernardDelpal, « Travail, loisir et observance chez les trappistes auXIXe siècle »,Archives de sciences sociales des religions,vol. 86,‎,p. 213-233(ISSN 1777-5825).
  10. « 05 - Blauvac », surciteaux.net,Ordre cistercien(consulté le).
  11. BernardDelpal, « Travail, loisir et observance chez les trappistes auXIXe siècle »,Archives de sciences sociales des religions,Persée,vol. 86,no 1,‎,p. 213-233(DOI 10.3406/assr.1994.1440,lire en ligne).
  12. PhilippeVigier (dir.),Maintien de l'ordre et polices : En France et en Europe au XXIXe siècle, Creaphis éditions,, 413 p.(ISBN 9782907150026),p. 64.
  13. « Notre histoire - 2 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surabbaye-echourgnac.org, Abbaye d'Échourgnac(consulté le).
  14. « 11 - Vitorchiano », surciteaux.net,Ordre cistercien(consulté le).
  15. « Impasse de la Trappe »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surruesdelyon.wysiup.net, Rues de Lyon,(consulté le).
  16. BernardDelpal,Le silence des moines : les Trappistes auXIXe siècle : France, Algérie, Syrie,Éditions Beauchesne,, 612 p.(ISBN 9782701013473,lire en ligne),p. 555.
  17. « Notre-Dame du Calvaire - Notre-Histoire », surcalvaryabbey.com,Abbaye Notre-Dame du Calvaire(consulté le).
  18. Robert Pichette, « L'héraldique cistercienne en Acadie », surpages.videotron.com, Céramique de Beauce,(consulté le).
  19. a etb« Abbaye Cistercienne : Notre-Dame de la Consolation », surgeocaching.com(consulté le).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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Caractéristiques
Abbayes et autres édifices
Personnalités
Voir aussi
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