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Laconsonne nasale vélaire voisée (parfois appeléeagma) est un son consonantique existant dans de nombreuses langues du monde. Son symbole dans l'alphabet phonétique international est[ŋ].
Il existe plusieurs variétés de cette consonne, outre le[ŋ] plein, il existe le[ŋ̊] sourd, le[ŋ̍] syllabique, le[ŋ̈] murmuré, le[ŋ̃] craqué, etc.
Voici les caractéristiques de la consonne nasale vélaire voisée :
Son mode d'articulation estocclusif, ce qui signifie qu'elle est produite en obstruant l’air du chenal vocal.
Son point d'articulation estvélaire, ce qui signifie qu'elle est articulée la partie postérieure de la langue (le dorsum) contre le palais mou (ou velum).
Sa phonation estvoisée, ce qui signifie que les cordes vocales vibrent lors de l’articulation.
C'est uneconsonne nasale, ce qui signifie que l’air peut s’échapper par le nez.
C'est uneconsonne centrale, ce qui signifie qu’elle est produite en laissant l'air passer au-dessus du milieu de la langue, plutôt que par les côtés.
Son mécanisme de courant d'air estégressif pulmonaire, ce qui signifie qu'elle est articulée en poussant l'air par les poumons et à travers le chenal vocatoire, plutôt que par la glotte ou la bouche.
Lefrançais standard ne possède pas le[ŋ], mais on le trouve bien dans lefrancitan, où le mot "pain" est prononcé[pɛŋ], au lieu de[pɛ̃] en français standard.
Il apparaît également dans certains mots. On le trouve dans l'onomatopéebing ! (/biŋg/) et dans des mots d'origine étrangère apparus ultérieurement commeparking, où il s'écritng[1]. Les Français prononcent [ŋg] ou [ŋ], contrairement aux Québécois.
L'espagnol utilise ce son dans les mots tango, ganga, rango, Inglaterra, anglosajón, inguinal, tengo, mantengo, sostengo, entretengo, inglés, engreído, angustia, ungüento, ungulado, ángulo, ingrediente, etc.
Enfinnois, le n se prononce[ŋ] lorsqu'il est accolé directement devant un cas k (ou un g suivi d'une consonne), dans les mots simples commeanka ou dans unmot composé commeonko. Devant un g (non prononcé) suivi d'une voyelle, le n se prononce[ŋ:] comme danskengät.
Engrec ancien, il fut unallophone de /n/. Leγ placé devantκ,γ,χ etξ se prononçait ainsi.
Lelatin le prononçait lorsque len se trouvait devant lec et leg ou après leg (agnus se prononçait classiquement[ˈaŋnus]).
↑CécileNarjoux et MauriceGrevisse,Le Grevisse de l'étudiant, grammaire graduelle du français: encadrés thématiques, nombreux exemples, méthode d'analyse licence, prépas, CAPES, agrégation, De Boeck supérieur,coll. « Grevisse langue française »,(ISBN978-2-8073-6698-5),p. 45-47
Les parties grisées indiquent une articulation jugée impossible. Les cases blanches vides indiquent des articulations théoriques possibles mais non encore attestées. Les cases marquées d’un astérisque (*) indiquent des sons attestés non encore représentés officiellement dans l’API. Lorsque deux symboles apparaissent dans une case, celui de gauche représente uneconsonne sourde, celui de droite uneconsonne voisée (ne s’applique pas aux clics, présentés au centre des cases en bas du tableau). Les cases séparées par des pointillés emploient normalement les mêmes symboles API de base, et ne diffèrent éventuellement que par les diacritiques appliqués pour déplacer leur articulation, par exemple la nasalen represente une dentale ou une alvéolaire. Lesaffriquéest͡s,d͡z,t͡ʃ,d͡ʒ,t͡ɕ,d͡ʑ sont parfois notées à l’aide desligaturesʦ,ʣ,ʧ,ʤ,ʨ,ʥ ne faisant plus partie de l’API (il est recommandé de les remplacer par les deux articulations, liées avec uneligature tirant – suscrite ou souscrite). Lesocclusivesinjectivessourdes, sont parfois notées à l’aide des symbolesƥ,ƭ,ƈ,ƙ,ʠ (formés sur la base de la consonne pulmonique correspondante avec une crosse ajoutée), qui ne font plus partie de l’API (il est recommandé de les remplacer par le symbole de la consonne voisée avec l'anneau diacritique de dévoisement).