En 2019, il est désigné par leconseil international des aéroports meilleur aéroport européen de l'année parmi ceux accueillant de 10 à 25 millions de passagers par an[2].
Sauf précision contraire, cette section de l'article a pour source : le dossier de la bibliothèque municipale de Lyon[3].
Affiche publiciataire des années 1980 pour le vol Air France Lyon - New-YorkAéroport de Lyon, vue de nuit (2024).Avions à l'arrêt sur le tarmac de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
La décision de construire un nouvel aéroport est prise à la fin desannées 1960[5], afin de pallier la saturation progressive de l'aéroport de Lyon-Bron. En effet, celui-ci, situé en milieu urbain, ne possédait pas de possibilité d'extension et ses pistes trop courtes étaient inadaptées à l'accueil de vols long-courrier. Par ailleurs, laChambre de commerce et d'industrie de Lyon souhaitait doter la régionRhône-Alpes d'un aéroport à la mesure de son développement et de ses ambitions internationales.
À cet effet, des études préliminaires sont entreprises dès 1965 pour rechercher un site capable d'accueillir ce futur aéroport, alors même que sa réalisation n'est pas encore décidée. L'emplacement doit répondre à plusieurs critères : la proximité des grandes villes régionales, une faible urbanisation de la zone et de bonnes caractéristiques aéronautiques. La plaine de l'est lyonnais est rapidement retenue, qui répond à tous ces critères.
Le nouvel aéroport est conçu parGuillaume Gillet, assisté des architectesChristian Drevet et Guy Tetard. Sa construction dure quatre ans et n’enregistre aucun retard ni dépassement de budget. Il est inauguré le par le président de la RépubliqueValéry Giscard d'Estaing, le préfet de région Pierre Doueil et le président de la CCI de Lyon, Fernand Blanc. Les activités de l'aéroport de Lyon-Bron y sont transférées dans la nuit du au et l'aéroport accueille ce même jour son premier vol commercial, unMercure de la compagnieAir Inter en provenance de Paris.
En 1994 est inaugurée lagare TGV. Œuvre de l'architecte et ingénieur espagnolSantiago Calatrava, son architecture audacieuse et visible plusieurs kilomètres à la ronde évoque pour certains un oiseau prenant son envol. Vue du ciel, la nouvelle configuration de l'aéroport (terminaux, parkings et gare) évoque une tête d'oiseau.
Le,Air France ouvre unhub euro-régional, véritable plateforme de correspondances aériennes. À cette occasion, les terminaux sont réorganisés.
Le, l’aéroport est renommé Lyon-Saint-Exupéry, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry, né à Lyon[N 2].
En2005, un rapport commandé par le gouvernement au groupe de travail des Conseillers au commerce extérieur (CCE) critique violemment la gestion de l'aéroport, pointant du doigt son retard de développement par rapport à d'autres aéroports européens de taille comparable, le manque de compagnies régulières et àbas prix, l'insuffisance de la desserte ferroviaire (pas de TER allant jusqu'à l'aéroport) et de la signalisation routière, des dysfonctionnements internes (notamment la livraison des bagages au terminal 2), et un manque flagrant de cohérence de la politique commerciale de la plate-forme. Les conseillers accusent très clairement le directeur de l'aéroport d'alors, remercié quelques mois plus tard[6].
Salles d'embarquement.
À la suite de ce rapport et du vote d'une nouvelle loi sur la gestion des aéroports français, la sociétéAéroports de Lyon, destinée à gérer les deux aéroports lyonnais et attirer des capitaux privés dans leur gestion est créée le[3]. La concession est cédée par la CCIL le, et la société est officiellement lancée le 9 mars. À cette occasion, la concession de l'aéroport est renouvelée jusqu'en 2047.
En2009, Aéroports de Lyon a investi 13,5 millions d'euros pour la rénovation et l'agrandissement du terminal 1. Outre le remplacement du carrelage par de la moquette, le changement des couleurs, l'amélioration de la luminosité et de la circulation au sein de l'aérogare, ainsi que l'installation de sièges supplémentaires, la capacité du terminal a été augmentée de 500 000 pour être portée à trois millions de passagers par an. De nouveaux commerces se sont en outre installés. Les travaux se sont terminés le[7].
Le, l'aéroport a pour la première fois de son histoire franchi le cap des huit millions de passagers[8].
À partir de 2013/2014, les terminaux 1 et 2 sont réhabilités et l'ensemble rouvre en 2020[10].
Le, l'aéroport devient le quatrième aéroport français à franchir le cap symbolique des dix millions de passagers[11].
En 2019, un nouveau parking aérien est construit à la place de l'ancien parking P3, pour une capacité de 1 950 places au lieu de 300. Ce nouveau bâtiment est achevé en juin 2022[12].
En, le terminal 2 est fermé pour rénovation, les compagnies y opérant étant transférées dans le terminal 1[13]. Le hub régional d'Air France est pour l'occasion relocalisé dans le satellite D, initialement dédié aux vols low-cost. La réouverture du terminal 2, prévue en[14], a bien eu lieu à cette date[15].
À son ouverture en 1975, la gestion de l'aéroport est confiée à laChambre de Commerce et d'Industrie de Lyon (CCIL), qui gère également celui deLyon-Bron. La durée de la concession est fixée à25 ans, soit jusqu'en 1990. Cette concession a été renouvelée à plusieurs reprises, la dernière fois le pour une durée de dix ans.
Le, une nouvelle loi sur la gestion des principaux aéroports français est promulguée. Parue auJournal officiel le, elle prévoit la mise en place d'un nouveau régime de gestion des aéroports : ces derniers restent dans la compétence de l'État mais leur gestion est confiée à une société d'exploitation aéroportuaire.
À ce titre, laSASUAéroports de Lyon est créée le. Le, la CCIL cède sa concession de l'aéroport à la SASU. Quatre jours plus tard, le, la société Aéroports de Lyon est officiellement lancée et la concession renouvelée pour quarante ans, jusqu'en 2047. Elle est destinée à gérer les deux aéroports lyonnais (Lyon-Bron et Lyon-Saint-Exupéry). Son capital est réparti entre l'État (60 %), la CCIL (25 %) et les trois collectivités territoriales à parts égales (5 % chacune ;Métropole de Lyon, leconseil départemental du Rhône et leconseil régional de Rhône-Alpes).
Le capital détenu par l'État pourra être progressivement cédé aux entreprises publiques ou privées à partir de2013. En octobre 2016, un décret officialise la privatisation de l'aéroport de Lyon et la vente de la participation de 60 % de l'État à un consortium composé deVinci,Predica et de laCaisse des dépôts et consignations pour535 millions d'euros[16].
Terminal 1 et son satellite (ancien Terminal 3 ouvert en 2011) dédié auxcompagnies à bas prix, notammentEasyJet, ouvert en totalité fin 2017 ;
Terminal 2 et sa jetée dédiée au hub d'Air France.
Six parkings, quatre dépose-minute et deux petites zones d'attente (avant l'aéroport et gratuites) d'une capacité totale d'environ 14 000 places. Les parkings les plus éloignés sont reliés aux terminaux par un service de navettes gratuites. Ces navettes fonctionnent 24h/24 (toutes les 10 à 15 min de 4 h 15 à 23 h 15, toutes les 20 min de 23 h 15 à 4 h 15).
D'une gare routière de seize quais le long du Terminal 1 pour les navettes parkings/loueurs, pour les lignes Cars TCL (Bus 47 - Meyzieu ZI - Aéroport St Exupéry - St-Laurent-de-Mure Maréchal Juin et Bus 48 - Genas Bornicat - Aéroport Saint-Exupéry) et ensuite pour les lignes de cars privées Blablabus, Flixbus ainsi que durant la saison hivernale pour Altigliss et BenBus. Les cars de tourisme sont autorisés uniquement dans le parking minute de la gare TGV. Les transferts des charters hivernaux du samedi et dimanche se font devant le nouveau Terminal 1 ou à côté des parkings P0/P1. Devant le Terminal 2 ne passent que les navettes parkings/loueurs.
Des parkings privés situés à proximité de l'aéroport.
Unegare TGV avec trois voies à quai, deux dans le sens sud-nord, une dans le sens nord-sud (1 666 530 passagers en) en service depuis.
Une caserne depompiers desAéroports de Lyon (unité duSSLIA) qui compte plus de cinquante soldats du feu et de nombreux véhicules d'intervention. La même brigade est chargée de surveiller l'aéroport de Lyon-Bron. Elle est indépendante duSDMIS 69.
Deux aires pour les passionnés de planespotting (Plane spotter’s field, et Belvédère pour l’aéroport), aux abords des pistes.
En voiture, par l'autorouteA432 connectée aux autoroutesA42,A46 au Nord etA43 au Sud. L'accès est payant (2,10 € en mai 2021).
L'aéroport est accessible aussi par les routes départementales RD29 venant de Genas, RD124z venant de Villette-d'Anthon, RD517e venant de Pusignan et enfin par la RD29 venant de Saint-Laurent Zone industrielle. L’accès est gratuit.
En 2015, les lignesCars du Rhône desservant l'aéroport deviennent des lignesTCL maisRhônexpress invoquant le monopole de sa concession les fait supprimer la même année. En, le tribunal administratif déboute Rhônexpress, ce qui permet l'ouverture de deux nouvelles lignes TCL (l'arrêt est situé vers le dépose-minute du terminal 1, aucun panneau n'annonçant la présence de ces bus dans l'enceinte de l'aéroport).
Le, laligne de bus 48 est mise en service entreGenas et l'aéroport, circulant de6 h 30 à21 h, avec une fréquence de 35 minutes en heures de pointe.
À l'occasion de la mise en place du réseauTCL unifié[19] (regroupement des réseauxTCL,Cars du Rhône etLibellule) sur l'ensemble du département du Rhône le, une nouvelle ligne de bus est créée afin de relier le pôle multimodal deVaulx-en-Velin La Soie à la commune deGenas et à l'aéroport[20]. Portant le numéro C200, elle circule tous les jours de4 h 50 à1 h du matin sous la forme d'un service partiel entre Genas et l'aéroport. À raison d'un bus sur deux rejoignant l'aéroport le week-end et un bus sur trois en semaine, elle offre une fréquence de 30 minutes en heure de pointe.
L'aéroport comporte sa propre gare :Lyon-Saint-Exupéry TGV. Elle est desservie par une quarantaine deTGV inOui etOuigo par jour, en provenance ou à destination de :
Lors de la saison hivernale, des navettes privées sont mises en service entre l'aéroport et les principales stations de sports d'hiver de la région par Altigliss et BenBus en trajets directs mais aussi avec Blablacar en trajets avec correspondances.
Les autocars de tourisme privés venant déposer des passagers à l'aéroport de Lyon ne peuvent le faire que dans le parking minute de la gare TGV, limité à plusieurs passages par jour et moyennant le paiement d'une redevance de passage d'environ 9,00 €.
Le graphique qui aurait dû être présenté ici ne peut pas être affiché car il utilise l'ancienne extension Graph, désactivée pour des questions de sécurité. Des indications pour créer un nouveau graphique avec la nouvelle extension Chart sont disponiblesici.
Le graphique qui aurait dû être présenté ici ne peut pas être affiché car il utilise l'ancienne extension Graph, désactivée pour des questions de sécurité. Des indications pour créer un nouveau graphique avec la nouvelle extension Chart sont disponiblesici.
La fréquentation de l'aéroport n'a cessé d'augmenter depuis son ouverture en1975, en ne traversant que peu « d'années noires » où le trafic était en recul. De nombreux caps ont été franchis : deux millions de passagers en1977, trois millions en1988, quatre en1995, cinq en1998, six en2000, sept en2007, huit en2011, neuf en2016, dix en2017 et onze millions en2018[22]. Cette croissance, entre 2015 et 2019, représente « la plus forte croissance des aéroports français »[23].
Le tableau ci-dessous récapitule l'évolution du trafic passagers et fret avionné de ces dernières années[24].
Le, un appareil appartenant à la compagnieAir Provence est victime d'un incident technique lors de son atterrissage. L'avion, unbi-turbopropulseur, qui avait décollé deRouen, est en partie détruit par l'incendie déclenché une fois l'appareil posé. Deux personnes sont blessées sur les vingt-quatre à bord.
Le, unLearjet 35A, jet privé du pilote britannique de Formule 1,David Coulthard, s'écrase sur la piste. Alors que l'appareil reliait l'aéroport de Farnborough dans la banlieue de Londres àcelui de Nice, un des réacteurs est tombé en panne, le contraignant à se poser d'urgence à Lyon-Satolas. L'atterrissage ne se passe pas comme prévu, une des ailes touche la piste et l'avion s'écrase. David Coulthard s'en sort avec quelques blessures, mais les deux pilotes du jet sont tués.
Le en début de soirée, unAirbus A321 de la compagnieAir Méditerranée sort de la piste lors de son atterrissage. L'avion, en provenance d'Agadir au Maroc et qui transportait cent quatre-vingt-un passagers, a terminé sa route hors de la piste, complètement embourbé. Le trafic a été perturbé, mais l'accident n'a fait aucun blessé[32].