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| 51e régiment d'infanterie | |
Insigne régimentaire du51e RI | |
| Création | 1685 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle | Entraînement |
| Garnison | Mourmelon-Le-Grand |
| Ancienne dénomination | Régiment de la Sarre |
| Devise | "Plus est en nous" |
| Inscriptions sur l’emblème | Arcole 1796 Eylau 1807 Bomarsund 1854 San Lorenzo 1863 Beauséjour 1915 Verdun 1917 L'Avre 1918 Tahure 1918 Stonne 1940 AFN 1952-1962 |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de laMédaille militaire |
| Décorations | Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 quatre palmes |
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Le51e régiment d'infanterie (51e RI) est unrégiment d'infanterie de l'Armée de terre françaisecréé sous la Révolution à partir durégiment de La Sarre, unrégiment français d'Ancien Régime.
(*) Officier qui devint par la suitegénéral de brigade.(**) Officier qui devint par la suitegénéral de division.

En 1756, son deuxième bataillon fut envoyé enNouvelle-France et participa ainsi à laGuerre de Sept Ans contre les armées anglaises.
Armée du Midi etArmée d'ItalieLe23 novembre le1er bataillon quitteSospel, embarque àVillefranche sur l'escadre de l'amiral Truguet, contribue à la prise d'Oneille puis revint camper entreNice et Sospel.
Le2 décembre il met en déroute un détachement ennemi venu reprendre Sospel qui avait été évacué par les troupes françaises puis il est dirigé àLa Turbie avant de prendre ses quartiers d'hiver à Nice, ou il réprime, le, une révolte.
Durant cette campagne de 1792, le2e bataillon avait stationné àGrasse avant d'être rattaché à l'armée des Alpes et dirigé surPont-Saint-Esprit puisAntibes.
Le16 décembre, lelieutenant-généralBiron prend le commandement de l'armée du Var, qui devient l'armée d'Italie en remplacement dugénéral Anselme.
Tandis que le2e bataillon du51e fut envoyé en garnison àTournon le1er bataillon rattaché à l'armée d'Italie fut envoyé àL'Escarène puis, il prend part, le12 février, aucombat de Sospel, le19 février aucombat du camp de Braous[2],[3], le28 février aucombat de Peïra-Cava contribuant largement à chasser les troupes austro sardes
Le1er mars les 2 bataillons sont réunis, avec un effectif total de 1 080 hommes, et positionnés entre Nice et Sostel. Le8 mars lechef de brigadeJean-Jacques Dortoman est nommé à la tête du51e régiment d'infanterie en remplacement deLuc Siméon Auguste Dagobert promugénéral de brigade à l'armée des Pyrénées orientales.
Le20 mai, sous les ordres ducolonel Sérurier le51e et le50e régiment d'infanterie de ligne quittentSaint-Martin, chassent l'ennemi deRorà puis reprennent, le,Isola aux Piémontais mais, le, menacé par les Piémontais et les Autrichiens, le51e, se retire surSaint-Martin.
Début juin, le51e, accompagné du3e bataillon de chasseurs à pied, attaque les avant-postes ennemis du camp des Mille-Fourches[4] défendu par 2redoutes ou il se couvre de gloire puis, avec le70e du camp de Rauss. Malgré un succès tactique, les troupes françaises durent se replier et le51e perdit dans cette affaire environ 250 hommes dont la compagnie degrenadier du2e bataillon qui fut presque entièrement détruite. Après cet échec les troupes françaises reprirent leurs anciennes positions et le51e fut dirigé au camp de Raolet situé au nord de Sospel.
Après la promotion au rang de général de brigade deJean-Jacques Dortoman, le, le51e passa sous les ordres du chef de brigadeAndré Masséna jusqu'à sa promotion le suivant. À cette date, c'est le chef de brigade Rivas qui prend le commandement.
Le8 septembre, les Piémontais lancent une attaque générale sur les lignes françaises. LelieutenantJoubert, à la tête d'un détachement de 30grenadiers du51e régiment d'infanterie de ligne, défend laredoute dela Condamine assailli par 500 Piémontais[5]. Après avoir épuisé ses munitions, il défend l'ouvrage à labaïonnette, mais les Piémontais l'ayant pulvérisé à coup de canon, la petite troupe dut se rendre après près de 5 heures de combat. Le froid et la neige qui survinrent après le combat condamnèrent les deux armées à l'inaction.
Le1er bataillon fut alors envoyé ausiège de Toulon sous les ordres deFrançois de Miollis tandis que le2e bataillon fut envoyé ausiège de Lyon et rattaché à l'armée des Alpes.
Conformément aux lois du, du, on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec lesbataillons de volontaires. Ainsi, le1er bataillon du51e régiment d'infanterieci-devant la Sarre, estamalgamé, le, avec le3e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône et le6e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône pour former la101e demi-brigade depremière formation.
Conformément aux lois du, du, le2e bataillon du51e régiment d'infanterie ci-devant la Sarre est amalgamé, le, avec le3e bataillon de volontaires du Var et le6e bataillon de volontaires du Var pour former la102e demi-brigade depremière formation.
Ainsi disparaît pour toujours le51e régiment d'infanterieci-devantla Sarre, partageant le sort de tous ces vieux régiments de l'ancienne monarchie qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement combattu contre toutes les coalitions sous le règne deLouis XIV et dans leNouveau-Monde sous les règnes deLouis XV etLouis XVI .
L'exécution de l'amalgame de deuxbataillons de volontaires et d'unbataillon de ligne de l'ancienne armée royale diteci-devant pour constituer une unité nouvelle, lademi-brigade ayant été retardée pour certains corps, un nouveau décret en date du 17 nivôse an II () prescrivit l'embrigadement immédiat.
Ainsi conformément aux lois du, du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), la51e demi-brigade de première formation est formée au camp de Casotto, le1er thermidor an II () de l'amalgame du1er bataillon du26e régiment d'infanterie (ci-devantBresse) avec le3e bataillon de volontaires des Hautes-Alpes et le5e bataillon de volontaires des Hautes-Alpes.Avec un effectif de 1 925 hommes (88 officiers et 1 837 sous-officiers et hommes de troupe), la demi-brigade compte 3 bataillons à 8 compagnies et 1 compagnie de canonniers, sous le commandement duchef de brigade Jacques Balguerie et attachée à l'armée d'Italie.
La51e demi-brigade fut placé en1re ligne; le1er bataillon pris position à lachartreuse de Casotto et les2e et3e bataillon se positionnèrent sur le mont Carnete, position qu'il tint jusqu'au21 août ou les1er et3e bataillons occupèrent Isola-Prosa etOrmea et le2e bataillon Cia-Bernardo. Le affecté à la brigade Hamel, le1er bataillon fut cantonné àIntrapa, le2e resta à Cia-Bernardo et le3e fut envoyé àPonte di Nava (it) où ils restèrent sur la défensive. Le, le51e fut désigné pour procurer dufourrage. Il revint 4 jours après avec 2 000quintaux defoin, 400 bêtes à cornes et 500moutons sans avoir été inquiété par l'ennemi et les bataillons reprirent leurs positions.
Mal chaussés, mal vêtus, accablés de service et placés dans un climat rigoureux, les 3 bataillons restèrent tranquilles dans leur cantonnements tout en ayant un grand nombre de malades si bien qu'à la fin mars l'effectif était réduit au 2/3 environ. Fin mars la51e, affectée à la brigade Miollis reçu, en mai, l'ordre d'occuper le col del Inferno et Bertolotti.
Le 30 nivôse an V (), la51e demi-brigade reçut une nouvelle dénomination, par suite d'un arrêté duDirectoire exécutif, du 18 nivôse an IV (), qui avait prescrit leremaniement complet de tous les bataillons sur pied et leur fusion en 100 demi-brigades d'infanterie de ligne et 30 d'infanterie légère.La51e demi-brigade, celle qui venait de faire les campagnes de 1794 à 1796 à l'armée d'Italie, eut au sort leno 63 desnouvelles demi-brigades.
Lanouvelle51e demi-brigade se trouva formée à l'armée des Alpes, le 11 prairial an IV (), et se composa de l'amalgame des anciennes99e,105e et199e demi-brigade de première formation, de la13e demi-brigade provisoire de première formation, de la3e compagnie de grenadiers de la14e demi-brigade et de la2e compagnie de grenadiers de la26e demi-brigade de première formation.
Le51e régiment d'infanterie de ligne est enAlgérieentre 1845 à 1850 et participe à laprise de Zaatcha et à l'expédition de Kabylie.
Le, il participe à la répression de l'insurrection parisienne lors du coup d'État deNapoléon III - Voir le récit parVictor Hugo dansHistoire d'un Crime[7]
En 1854, dans le cadre de laguerre de Crimée, il est envoyé enBaltique et contribue à laprise de Bomarsund.
Par décret du le51e régiment d'infanterie de ligne fourni 1 compagnie pour former le101e régiment d'infanterie de ligne.
Envoyé au corps d'occupation de Rome entre 1860 et 1862.
Il part ensuite auMexique entre 1862 et 1867 et participe à l'ensemble de la campagne. Son drapeau est décoré de laLégion d'honneur.
Le, le51e régiment d'infanterie de ligne fusionne avec le51e régiment d'infanterie de marche.

Lors de laréorganisation des corps d'infanterie de1887, le régiment fourni un bataillon pour former le146e régiment d'infanterie et un second bataillon pour former le148e régiment d'infanterie.
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Le51e régiment d'infanterie est l'un des trois régiments d'infanterie de la3e division d'infanterie motorisée, cette division est placée en réserve de la2e armée[10] qui doit en premier lieu protéger laligne Maginot d'une manœuvre de contournement.
Le, au matin le bataillon reçoit l'ordre d'occuper défensivement le bois duMont des Grues (2 km est deBrieulles-sur-Bar). Dans l'après-midi la2e compagnie du BCC exécute plusieurs contre-attaques locales avec les51e,67e et91e RI empêchant leur encerclement et infligeant à l'ennemi des pertes sévères.
Le. La3e Cie reçoit l'ordre d'appuyer une attaque aux abords du village d'Oches. Mais en raison de l'évolution rapide de la situation l'ordre est annulé. Les chars ne sont pas prévenus du contre-ordre et en fin d'après-midi la3e compagnie se trouve menacée d'encerclement. Par ses propres moyens elle attaque l'adversaire, sème la panique dans ses rangs, réussit à se dégager en infligeant de très lourdes pertes à l'ennemi. Au cours de ce dégagement elle laisse trois chars sur le terrain.
Le au matin le bataillon gagne la région deVerrières. En cours de journée les compagnies reçoivent des missions distinctes. La3e compagnie occupe des bois de la cote 253, tenus par une compagnie du51e RI. Une attaque générale est prévue par le commandement en fin d'après-midi. La situation se modifie et la Cie du51e RI exécute seule une contre-attaque locale et limitée. Cette action se solde par un échec, et les officiers de chars éprouvent les plus grandes difficultés à regrouper les fantassins en retraite dont tous les cadres ont été tués ou grièvement blessés. Dans l'après-midi la compagnie exécute une mission limitée ayant pour but de neutraliser un nid de mitrailleuses. L'opération est remplie mais deux chars restent sur le terrain. Dans le même temps sur ordre de la3e DCR, la2e compagnie est chargée d'opérer le nettoyage des bois de la Grange-au-Mont. La situation est mal définie, depuis le matin l'ennemi a progressé. Alors que la compagnie se trouve en colonne dans un layon ne permettant aucune manœuvre elle est déjà dans les lignes ennemies. Elle continue son avance, enfonce le dispositif de l'adversaire, pénètre profondément à l'intérieur de celui-ci, profite d'une clairière pour exécuter un mouvement tournant et par un chemin différent revient dans nos lignes, prenant à revers l'ennemi surpris auquel elle inflige des pertes considérables. Au cours de l'opération 4 chars sont détruits.
Stonne n'est en qu'un village composé d'une douzaine de fermes. Il est situé au sud de Sedan secteur ou les Allemands percent et franchisent la Meuse (le). Stonne domine la plaine de Sedan, cette position dominante donne un avantage tactique important et toute contre-attaque partant de cette position menace le flanc des panzerdivisions de Guderian qui doivent évoluer vers l'ouest. La prise du petit bourg est donc vitale aussi bien pour les allemands que pour les français. Les combats seront d'une rare violence et le village prendra le surnom de " Verdun de 40 ".
Les troupes françaises qui prendront part à la bataille en 1940 :3e division d'infanterie motorisée (DIM) du général Bertin-Bossu. Il s'agit d'une excellente division d'active dont l'équipement est pratiquement complet. Elle comprend pour les unités principales :
La3e DIM est renforcée par la3e division cuirassée (DCR) du général Brocart. Elle comprend :
Ses moyens radio et de ravitaillement en essence sont insuffisants ainsi que ses éléments de reconnaissance et le16e BCP n'a que 50 % de ses véhicules tout terrain !! Elle possède environ 130 chars sur les 160 en dotation complète.Cette division n'a néanmoins pas tous ses moyens en chars et n'a été formée qu'à partir de, son instruction est donc incomplète mais son moral reste bon.
Les forces allemandes sont :

Le51e RI est maintenu dans l'Armée d'Armistice, prenant garnison àAlbi. L'Armée d'Armistice est dissoute en novembre 1942 après l'invasion de la zone libre.
La poche deDunkerque, large d'un peu moins de 10 km, s'étend sur 20 km de côte. Dix-sept mille soldats allemands puissamment armés (19 pièces de 210 mm et 44 batteries), commandés par l'amiral Frisius, résistent depuis le, lorsque la2e division d'infanterie canadienne poursuivant la15e armée allemande enBelgique, laisse la brigade blindée tchèque du général Liska assiéger la place. Le dispositif se met en place. Les Tchèques sont appuyés par les canons du33e régiment d'artillerie britannique. Le51e régiment d'infanterie, ci-devant110e RI, constitué par le51e RI et des unités des forces françaises de l'intérieur (FFI) du Nord (bataillons "Dunkerque" et "Jean Bart"), du Lieutenant-colonel Lehagre, renforcé par des bataillons FFI du Nord, de l'Oise et duPas-de-Calais grossissent les rangs. Ces 4 500 hommes tiennent alors les deux tiers du front.
Algérie - Au cessez-le-feu du en Algérie, le51e RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le51e RI forme deux unités de la Force locale de l'ordre Algérienne, la417e UFL-UFO et la418e UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Zéria et Lentia qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du)[réf. nécessaire].
Les compagnies de forces locales ont été créées (après le cessez-le-feu) pour regrouper du personnel musulman dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens Le commandement est confié àOmar Mokdad,préfet de Saïda, secondé par le lieutenant-colonel Abdelkrim Djebaili, sous la responsabilité de l'Excecutif Provisoire Algérien il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[14],[15] :
Les inscriptions Hohenlinden - 1800, Austerlitz 1805 et Zaatcha 1849 ont disparu lors de la IIIe République.
La cravate du drapeau est décorée de laLégion d'honneur[20],[21], de laCroix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes.Il porte lafourragère aux couleurs du ruban de laMédaille militaire.
"plus est en nous"