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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?Catégorie | Sprint -relais |
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Genre | M/F |
Surface | Piste extérieure |
Apparition JO | Hommes :1912 Femmes :1928 |
Record du monde | 36 s 84 :Jamaïque (2012) |
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Record olympique | 36 s 84 :Jamaïque (2012) |
Record du monde | 40 s 82 :États-Unis (2012) |
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Record olympique | 40 s 82 :États-Unis (2012) |
Jeux olympiques | H :Canada (2024) F :États-Unis (2024) |
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Championnats du monde | H :États-Unis (2023) F :États-Unis (2023) |
Lerelais4 × 100 mètres est une épreuve d'athlétisme, courue lors de différentes compétitions internationales ou nationales et qui figure au programme desJeux olympiques.
Cette épreuve consiste en trois relais successifs par quatre athlètes qui doivent chacun parcourir 100 mètres (environ) et se transmettre untémoin (sous forme de bâton cylindrique[1]). Le coureur qui va recevoir le témoin prend son élan à l'intérieur de la zone de transmission. La transmission du témoin doit se faire dans une zone de transmission de 30 mètres. Si le passage du témoin est réalisé avant ou après cette zone, c'est une faute éliminatoire du relais.
Si, sur le continent européen, lesystème métrique a été celui presque uniquement utilisé (4 × 100 m, soit un tour de piste de 400 m), là où lesystème impérial est toujours employé (Royaume-Uni, États-Unis et Australie principalement) le relais était plutôt couru sur la distance de4 × 110yards, soit un total de 402,34 m, et ce, jusqu'à la fin des années 1960.
Paradoxalement, le premier temps reconnu comme certain, sans être cependant un record du monde officiel, date de1897, peu après la création le de laFédération tchèque d'athlétisme (ČAAU)[2]. Le de cette année, lors duVe meeting duSparta de Prague, l'équipe organisatrice (AC Sparta Praha) l'emporte sur leMACBudapest, en48 secondes 1/5. Contrairement au relais4 × 400 m, dont les origines sont nettement américaines, car il est issu du4 × 440 yards, le relais4 × 100 m est lui d'origine européenne. Les Scandinaves, notamment, imposent cette nouvelle spécialité, dans l'espoir d'y jouer un rôle important[3].
Avant laPremière Guerre mondiale, ce temps fondateur du relais sera progressivement amélioré par diverses équipes allemandes ou suédoises (comme l'AIK Stockholm), jusqu'aux demi-finales desJeux de Stockholm (1912) où cette épreuve fait son apparition olympique :
Ces deux performances ne sont pas reconnues par l'IAAF comme les premiers records du monde, malgré leur caractère officiel. Le premier record du monde du relais court officiellement reconnu est celui de l'équipe d'Allemagne, qui le même, lors de la3e semi-finale court en42 secondes3 dixièmes. L'équipe était composée d'Otto Röhr, de Max Herrmann, d'Erwin Kern et de Richard Rau. Lors de la finale, la Grande-Bretagne, bien qu'ayant à nouveau terminé deuxième, derrière les favoris et nouveaux recordmen du monde, remporte néanmoins la médaille d'or, pour une faute de passage du témoin allemand. La Suède se classe seconde en42 s 6. La médaille de bronze n'est pas attribuée, car les Américains, encore malhabiles dans la transmission du témoin, sont également déclassés.
Après ce premier essai, de même que le relais4 × 400 m, le relais4 × 100 m s'impose comme épreuve olympique classique et va rester dans le programme, d'abord masculin, puis étendu aux féminines. Les deux relais subissent peu de transformations au cours du temps. Cependant, à partir de 1926, le relayeur doit rester dans la zone de transmission du témoin, longue de 20 m. Ce n'est qu'en 1963 que le règlement est assoupli : une zone d'élan de 10 m, avant cette zone, lui permet de mieux prendre son élan.
Aux Jeux olympiques suivants, àAnvers en 1920, sur une piste de 389,80 m, les Américains atteignent la finale et remportent la médaille d'or avec leur premier record du monde, porté à42 secondes un cinquième (42 1/5), devant la France, la Suède et la Grande-Bretagne :Charlie Paddock,Jackson Scholz, Loren Murchison et Morris Kirksey deviennent champions olympiques.
Au stade de Colombes en1924, sur une piste de 500 m, dans une compétition rendue célèbre par le filmLes Chariots de feu, c'est la Grande-Bretagne qui l'emporte, avec un nouveau record du monde porté en séries à42 secondes exactement :Harold Abrahams,Walter Rangeley,Lancelot Royle etWilfred Nichol. Ce record est égalé par les Pays-Bas dans la troisième série, puis à nouveau battu dans la sixième série par les Américains, en41 s 1/5, et à41 s précises en demi-finale le lendemain (mais ce temps ne fut pas homologué, les États-Unis ayant de nouveau battu ces temps le jour suivant). Le record du monde américain sera lui de41 s (électrique) devant la Grande-Bretagne (41 s 2) et les Pays-Bas (41 s 8), le.
Ce record sera dans les faits amélioré, dans le même temps de41 s précises, mais sur4 × 110 yards (donc sur une distance légèrement supérieure) par le club deNewark A.C. en 1927. L'année suivante c'est au tour de l'Eintracht Francfort d'égaler ce temps sur4 × 100 m àHalle, tandis qu'aux Jeux olympiques d'Amsterdan, c'est au tour des Américains de conserver le titre et d'égaler ce temps avecFrank Wykoff,James Quinn,Charles Borah etHenry Russell, devant l'Allemagne (41 s 1/5), la Grande-Bretagne (41 s 4/5) et la France (42 s). Mais c'est l'Allemagne, la même année, en septembre, qui descend la première sous les41 s, en40 s 8, dans un match international contre la France (41 s 8).
En 1932, après un record allemand à40 s 6 àCassel, c'est encore une fois les Américains qui atteignent la limite symbolique des40 secondes nettes, lors des Jeux olympiques àLos Angeles. La finale est remportée par un relais composé deRobert Kiesel,Emmett Toppino,Hector Dyer et encoreFrank Wykoff, devant l'Allemagne (40 s 9) et l'Italie (41 s 2).
Pour les Jeux olympiques de Berlin, c'est évidemment àJesse Owens, en premier relayeur, que l'on doit un premier40 s en série (devant l'Italie), puis le premier moins de40 s, en39 s 8, devant la même Italie (41 s 1) et l'Allemagne (41 s 2), avec un écart de plus de dix mètres sur ses poursuivants. L'équipe est composée en plus deRalph Metcalfe, deFoy Draper et encore une foisFrank Wykoff. De cette course n'a été publiée que la photo-finish départageant les deuxième et troisième places.
Il faut ensuite attendre les Jeux de Melbourne, en 1956, soit vingt ans plus tard, pour voir ce record du monde amélioré par les Américains (39 s 5, en réalité, un39 s 60 électrique), devant l'Union soviétique (39 s 8) et l'Allemagne de l'Ouest (40 s 3) comme l'Italie, quatrième. Ce record est égalé par la République fédérale d'Allemagne àCologne deux ans après.
À Rome, en 1960, la même Allemagne de l'Ouest égale à deux reprises encore ce record du monde, avec une équipe composée deBernd Cullmann,Armin Hary,Walter Mahlendorf etMartin Lauer, devant l'URSS (40 s 1), la Grande-Bretagne (40 s 2) et l'Italie (même temps). C'est aussi la première fois que l'homme le plus rapide est placé au deuxième relais qui généralement est le plus long des quatre. Lors de cette course, les Américains, arrivés premiers, sont ensuite disqualifiés pour passage du témoin hors zone, tandis que les Britanniques avec la même erreur, ne furent pas sanctionnés par les juges.
Ce record du monde est enfin amélioré àMoscou le : lors d'un match international américano-soviétique austade Lénine, la première équipe entièrement noire, composée de Hayes Jones, Francis Budd, Charles Frazier etPaul Drayton, approche les39 secondes, en39 s 1, devant des Soviétiques également en dessous de l'ancien record, en39 s 4.
Mais un des grands moments du relais eut lieu àTokyo lors des Jeux de 1964, sur une piste une dernière fois en cendrée : une fois encore les Américains l'emportent en39 secondes (en réalité, le temps pris électroniquement donne un plus exact39 s 06), devant la Pologne et la France dans le même temps (39 s 36), enregistré à39 s 3, et la Jamaïque dont le nom apparaît la première fois (39 s 49). L'équipe est composée dePaul Drayton,Gerald Ashworth,Richard Stebbins etBob Hayes qui avait six mètres de retard au passage de témoin. Le FrançaisJocelyn Delecour s'approche de Drayton à la fin du relais et lui fait remarquer « tout ce que vous avez, c'est Hayes »[4]. Drayton réplique « that's all we need », c'est tout ce dont on a besoin. En 1988, Hayes a raconté au statisticien Richard Hymans que c'était décidément la course où il avait couru plus vite qu'en aucune autre de sa vie. « I would have run around 9.80 on today's surfaces[5] ».
Ce temps est battu par l'USC àProvo en 1967 :38 s 6 sur un4 × 110 yards. C'est une équipe mixte qui comprend aussi le JamaïcainLennox Miller. L'année suivante, aux Jeux deMexico sur une piste synthétique et en altitude, le même Miller avec son équipe nationale donne pour la première fois le record du monde à la Jamaïque, d'abord en l'égalant à38 s 6 dans la deuxième série (38 s 65 devant la France,39 s 03), puis en atteignant38 s 3 (38 s 39) le même jour en demi-finale devant l'Allemagne de l'Est (38 s 72). L'équipe est composée d'Errol Stewart,Michael Fray,Clifton Forbes et avec comme dernier relayeur Miller. Mais ces records ne tiendront qu'un jour, puisque les AméricainsCharles Greene,Melvin Pender,Ronnie Ray Smith etJim Hines portent le record du monde à38 s 2 (38 s 24), devant Cuba (38 s 40), la France (38 s 43, record d'Europe), la Jamaïque (38 s 47), la RDA (38 s 66), la RFA (38 s 76), l'Italie (39 s 22) et la Pologne (39 s 22).
Ce temps de38 s 2 ne sera qu'égalé àMunich en 1972 sur une piste également en tartan, mais en réalité ce nouveau temps sera aussi le tout premier record électronique, en38 s 19 (arrondi à38 s 2), avec une équipe composée deLarry Black,Robert Taylor,Gerald Tinker etEddie Hart, devant l'URSS (38 s 50, avec notammentJuris Silovs etValeriy Borzov) et la RFA (38 s 79).
Lors du Congrès de la IAAF àMontréal en 1976, il est décidé que désormais les courses effectuées sur desdistances impériales, à la seule exception dumille (Mile), ne permettent plus d'obtenir des records du monde. Il a été également décidé qu'à compter du1er janvier1977, seuls seront reconnus comme records ceux obtenus avec un temps mesuré électroniquement. Rétroactivement, le premier record du monde avec la nouvelle réglementation devient celui des Jeux de Munich, en38 s 19, bien que la toute première mesure automatique remonte aux Jeux deLos Angeles en 1932 (41 s 22 par l'Allemagne, temps obtenu lors de la1re série du relais ;40 s 61 puis40 s 10 par les États-Unis, arrondi en40 s 0).
Lors desJeux olympiques de 1976, le record de 1972 n'est pas battu, malgré la nouvelle piste de la sociétéMondo qui améliore nettement l'ancien Tartan. Les États-Unis remportent une nouvelle fois la compétition avec le très bon temps de38 s 33 (Harvey Glance,John Wesley Jones,Millard Hampton etSteve Riddick), devant la République démocratique allemande (Manfred Kokot,Jörg Pfeifer,Klaus-Dieter Kurrat etAlexander Thieme) (38 s 66) et l'Union soviétique (Aleksandr Aksinin,Nikolay Kolesnikov,Juris Silovs etValeriy Borzov) (38 s 78).
Ce record électronique est battu, après cinq ans, lors de laCoupe du monde àDüsseldorf, le, dans leRheinstadion : les AméricainsWilliam Collins,Steve Riddick,Cliff Wiley etSteve Williams remportent l'épreuve en38 s 03, devant la RDA38 s 57 et l'équipe des Amériques[6] en38 s 66.
Lors des Jeux olympiques de Moscou, en 1980, ce sont les Soviétiques qui l'emportent, profitant du boycott américain notamment :Vladimir Muravyov,Nikolay Sidorov,Andreï Prokofiev (un coureur de 110 m haies) etAleksandr Aksinin gagnent en38 s 26, devant laPologne,Zenon Licznerski,Leszek Dunecki,Marian Woronin etKrzysztof Zwoliński (38 s 33), et la France,Patrick Barré,Pascal Barré,Hermann Panzo etAntoine Richard (38 s 53). L'Italie, forte dePietro Mennea, ne peut présenter une équipe de relais en raison du boycott des autres athlètes italiens sous statut militaire.
Il faudra ensuite attendre lespremiers championnats du monde àHelsinki, le, pour voir un relais descendre enfin en dessous des38 secondes, grâce à une course remportée par les AméricainsEmmit King,Willie Gault,Calvin Smith etCarl Lewis :37 s 86, dans l'ancienStade olympique de 1952, devant l'Italie dePietro Mennea (38 s 37, record italien qui tiendra encore27 ans après) et l'URSS (38 s 41). Mais ce record du monde aura une brève durée : àLos Angeles lors des Jeux suivants, le relais américain, composé par deux nouveaux relayeursSam Graddy etRonald Brown mais avec les médaillés individuels Calvin Smith et Carl Lewis, dans le même ordre qu'à Helsinki, atteignent37 s 83, cette fois-ci devant la Jamaïque (38 s 62, Al Lawrence, Greg Meghoo,Don Quarrie,Ray Stewart), le Canada (38 s 70), l'Italie (38 s 87) et l'Allemagne de l'Ouest (38 s 99). La France,8e à Helsinki en38 s 98, avance à la6e place en39 s 10 à Los Angeles.
Lors des championnats du monde à Rome, en 1987, l'équipe américaine gagne, mais de justesse, sur les Soviétiques : en37 s 90,Lee McRae,Lee McNeill,Harvey Glance etCarl Lewis devancent de 12/100, l'URSS d'Aleksandr Yevgenyev,Viktor Bryzgin,Vladimir Muravyov etVladimir Krylov qui avec38 s 02 battent le record d'Europe. L'équipe classée troisième en38 s 41 est la Jamaïque, avec John Mair, Andrew Smith, Clive Wright etRay Stewart.
En 1988, les Américains n'ayant pas atteint la finale, la France obtient la médaille de bronze àSéoul, en38 s 40, derrière l'Union soviétique (Viktor Bryzgin,Vladimir Krylov,Vladimir Muravyov,Vitaliy Savin (38 s 19) et le Royaume-Uni (Elliot Bunney,John Regis,Mike McFarlane,Linford Christie (38 s 28). Le relais français est alors composé deBruno Marie-Rose,Daniel Sangouma,Gilles Quénéhervé etMax Morinière. Pourtant deux ans après, à la surprise générale, ce sont à nouveau les FrançaisMax Morinière,Daniel Sangouma,Jean-Charles Trouabal etBruno Marie-Rose qui deviennent les premiers Européens à améliorer un record du monde depuis 1932. Dans leStade Poljud deSplit, lors de 15es Championnats d'Europe, ils réussissent37 s 79 le. Les Britanniques (Darren Braithwaite,John Regis,Marcus Adam etLinford Christie) terminent deuxièmes en37 s 98. Les Italiens, troisièmes, égalent presque leur record, en38 s 39, grâce au finish deStefano Tilli.
Ce record ne durera même pas un an. Le, lors du meeting Herculis àMonaco, un meeting duGrand Prix, austade Louis-II, le « Santa Monica Track Club » (SMTC), entièrement américain et composé deMike Marsh,Leroy Burrell,Floyd Heard et toujoursCarl Lewis, égale ce record en37 s 79, battant l'Italie (39 s 06) et l'URSS (39 s 36). La France rate son relais et ne termine pas la course. Quatre jours après, àZurich, lors du Weltklasse, les mêmes relayeurs américains, sauf Floyd Heard remplacé parDennis Mitchell, portent cette fois le record du monde à37 s 67, devant la France (même relais qu'à Split),38 s 39, et la Grande-Bretagne,38 s 64.
Ce temps sera amélioré la même année 1991, aux Championnats du monde deTokyo, à37 s 50, avec cette fois-ciAndre Cason comme premier relayeur comme seul changement par rapport à Zurich. Déjà en demi-finale, le relais américain réalise un temps de37 s 75, le meilleur temps jamais réalisé en dehors d'une finale. La France est encore deuxième en37 s 87, en dessous de son précédent record du monde (et toujours avec la même équipe qu'à Split), la Grande-Bretagne en38 s 09 (Tony Jarrett,John Regis,Darren Braithwaite etLinford Christie), le Nigeria, record d'Afrique en38 s 43, l'Italie en38 s 52 et la Jamaïque en38 s 67.
Ce record du monde, pourtant exceptionnel, sera rapidement battu. Lors des Jeux olympiques deBarcelone, dans lestade Montjuic, le, avec la même équipe oùMike Marsh a repris la place d'Andre Cason, Carl Lewis franchit la ligne d'arrivée en37 s 40, après avoir couru son 100 m lancé en8 s 85, devançant le Nigeria (37 s 98) et Cuba (38 s 00). Ce record est égalé par une autre équipe américaine lors des Championnats du monde deStuttgart, stade Gottlieb-Daimler, le, en demi-finale :Jon Drummond,Andre Cason,Dennis Mitchell etLeroy Burrell, sans Carl Lewis, ne renouvèlent pas cet exploit en finale (37 s 48 tout de même). Les Britanniques, en revanche, battent de 2/100 le record d'Europe des Français en37 s 77 (Colin Jackson, Jarrett, Regis et Christie).
Lors des Championnats du monde àGöteborg en 1995, c'est le record d'Océanie qui est battu en demi-finale par les Australiens en38 s 17 (Paul Henderson,Tim Jackson,Steve Brimacombe etDamien Marsh). Mais ce sont les Canadiens qui l'emportent en finale en38 s 31 (Donovan Bailey,Robert Esmie,Glenroy Gilbert,Bruny Surin) devant l'Australie (38 s 50) et l'Italie (39 s 07).
Lors des Jeux olympiques àAtlanta, ce sont ces mêmes Canadiens, avec37 s 69, le meilleur temps réalisé par une équipe autre que celle desÉtats-Unis, qui l'emportent, dans un ordre à peine différent :Robert Esmie,Glenroy Gilbert,Bruny Surin etDonovan Bailey mettent fin à l'hégémonie américaine sans que ceux-ci soient disqualifiés. En effet,Jon Drummond,Tim HardenMike Marsh etDennis Mitchell sont assez nettement battus en38 s 05, devant les Brésiliens, troisièmes,Arnaldo da Silva,Robson da Silva,Édson Ribeiro etAndré Domingos en38 s 41.
Lors des Championnats du monde 1997 àAthènes, l'année suivante, c'est le record d'Afrique qui est battu en demi-finale par leNigeria en37 s 94[7] (Osmond Ezinwa,Olapade Adeniken,Francis Obikwelu etDavidson Ezinwa). Mais ce sont les Canadiens qui, dans la foulée de leur titre olympique, remportent la médaille d'or en37 s 86 (Robert Esmie,Glenroy Gilbert,Bruny Surin,Donovan Bailey). Les Britanniques se classent troisièmes en38 s 14.
Pendant quinze longues années, le record du monde résiste, malgré les tentatives des différents relais américains engagés en compétition :
Puis, après seize ans d'attente vaine pour un record du monde, auxJeux olympiques dePékin, la Jamaïque remporte l'or du relais et le record en37 s 10 (de 3/10e), avec une équipe composée deNesta Carter, deMichael Frater, d'Usain Bolt et d'Asafa Powell, sans même devoir composer avec la concurrence américaine,Darvis Patton ne pouvant récupérer le témoin des mains deTyson Gay en demi-finale. Les deux derniers Jamaïcains courent respectivement en8 s 94 et8 s 73 et laissent très loin l'équipe deTrinité-et-Tobago (38 s 06) et celle duJapon (38 s 15). En raison de la disqualification ultérieure et tardive de Carter, en 2015, l'équipe trinidadienne récupère l'or olympique et ce record du monde est donc annulé. Cet exploit est néanmoins baissé le lors desChampionnats du monde à Berlin, l'année suivante : l'équipe jamaïcaine, avecSteve Mullings,Michael Frater,Usain Bolt etAsafa Powell, court en37 s 31, deuxième meilleur temps mondial, record des championnats du monde. Assez loin derrière, toujoursTrinité-et-Tobago (Darrel Brown,Marc Burns,Emmanuel Callander,Richard Thompson) réalise néanmoins37 s 62, le dixième meilleur temps au monde. Le Royaume-Uni (Simeon Williamson,Tyrone Edgar,Marlon Devonish,Harry Aikines-Aryeetey) bat son meilleur temps de l'année pour accrocher le bronze, en38 s 02.
L'équipe jamaïcaine, sans Powell, confirme quelques jours après cette domination auWeltklasse de Zurich :37 s 70, tout juste, devant une équipe américaine, privée de Tyson Gay.
Le, lors duWeltklasse Zurich suivant, dans une compétition de haut niveau, les États-Unis (Kimmons, Spearmon, Gay, M. Rodgers) reprennent leur leadership en réalisant le meilleur temps de l'année en37 s 45,5e meilleur temps de tous les temps, devant la Jamaïque (Forsythe, Frater, Mullings, Blake), en37 s 76, certes privée de Bolt et de Powell.
Le, la Jamaïque, toujours menée parUsain Bolt (Nesta Carter,Michael Frater,Yohan Blake,Usain Bolt) pour la première fois en place de dernier relayeur, établit un nouveau record mondial aDaegu enCorée du Sud lors desChampionnats du monde en37 s 04. C'est le seul record du monde de ces championnats. Les trois meilleurs temps de l'histoire sont désormais jamaïcains, très proches de la limite symbolique des37 secondes. Avec1 s 16 d'écart sur le deuxième relais arrivé, les Jamaïcains pulvérisent la précédente performance qui datait de 1983 àHelsinki (0 s 51). La différence entre le gagnant et le troisième est également la plus importante de l'histoire des Championnats du monde, avec1 s 45 (auparavant c'était seulement de0 s 81, toujours en 1983). En battant en demi-finale leur récent record national et en s'approchant de ce temps en finale, la surprenante équipe du relais deSaint-Christophe-et-Niévès s'empare du bronze et de sa toute première médaille sur relais, avec unKim Collins deux fois médaillé à36 ans. LesÉtats-Unis continuent leur étrange série alternée qui consiste soit à remporter l'or du relais soit de rester sans médaille, en ne finissant pas la course à la suite d'une chute qui met également hors course leRoyaume-Uni et porte un grave préjudice àTrinité-et-Tobago, deux des favoris du podium. La France, quant à elle, en profite pour terminer2e en38 s 20, à plus de 4/10e du record de France de37 s 79, qui date désormais de21 ans, et avec donc la plus grande distance entre première équipe et deuxième de l'histoire des championnats du monde.
Pour la première compétition de la saison 2012, leRacers Track Club, composé d'une équipe jamaïcaine (Mario Forsythe,Yohan Blake,Kimmari Roach etUsain Bolt) réalise au National Stadium deKingston, sous la pluie, un temps de37 s 83 le.
En finale desJeux olympiques de Londres en 2012, l'équipe de laJamaïque pulvérise le record du monde en36 s 84. Le relais jamaïcain était composé de Nesta Carter, Michael Frater, Yohan Blake et Usain Bolt.
Le début de la saison 2017 est marqué par une finale desRelais mondiaux à Nassau aux contenus modestes, bien qu'elle soit qualificative pour les championnats du monde à Londres. Seules cinq équipes terminent la finale A, ce qui permet aussi aux trois premières équipes de la finale B de se qualifier. Les États-Unis remportent la course en38 s 43 (après38 s 22 en séries), devant deux équipes à plus de39 s, la Barbade et la Chine, tandis que le Canada et la Grande-Bretagne ne terminent pas leur finale (malgré leurs38 s 21 et38 s 32 en séries) et que la Jamaïque fait de même en séries. En avril, le Canada avecAndre De Grasse en dernier relayeur, avait obtenu mieux,38 s 15, la meilleure performance de l'année, en Floride. Puis en juin, la Grande-Bretagne remporte, avec un prometteur38 s 08, les championnats d'Europe par équipes à Villeneuve-d'Ascq, tandis que la Chine bat en juillet ses principaux adversaires, dont les Américains, les Canadiens, les Français et les Italiens, lors dumeeting Herculis 2017 en38 s 19.
Lors de la finale desChampionnats du monde 2017, qui devait être la dernière course (et donc la consécration) d'Usain Bolt, ce dernier se blesse après avoir pris le témoin et ne termine pas sa course. C'est donc l'équipe de Grande-Bretagne qui succède, après bien des déconvenues, aux six titres majeurs consécutifs du Jamaïcain, en battant lerecord d'Europe de 26/100e (record qui datait deSéville 1999) et en devançant les États-Unis de 5/100e et le Japon qui termine3e en38 s 04 et confirme sa médaille d'argent olympique. Les Britanniques renouent avec une victoire majeure qui datait des Jeux olympiques de 2004, toujours sur les États-Unis.
Laprise de marque s'effectue avant la course au sol par une simple mesure en nombre de pieds, en retrait de la position d'attente du relayeur. Pendant la course, le relayeur en attente (donc successivement le2e,3e et4e coureur) surveille l'avancée du coureur précédent et déclenche son départ au passage sur la marque.
Avant la course, donc déjà à l'entraînement, les coureurs s'entendent sur le placement de cette marque de déclenchement, sur la main gauche ou droite qui reçoit le témoin, sur la prise en main (à l'américaine ou à la française), sur le placement dans le couloir (dans la moitié côté intérieur ou côté extérieur).
Les épreuves se déroulent par équipes représentant un club et par catégorie d'âge. AuxJeux olympiques et lors des différents championnats du monde, continentaux et coupes officielles, ce sont uniquement des équipes nationales qui sont engagées. Si une équipe est composée d'athlètes de différentes nationalités, les records obtenus ne sont pas reconnus par l'IAAF. Lors de laCoupe du monde des nations d'athlétisme, les équipes présentées pour les fédérations continentales (Afrique, Europe, Océanie, etc.) sont généralement composées, notamment pour cette raison, d'une équipe nationale du continent.
Performance | Pays | Athlètes | Date | Lieu | |
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Hommes | 36 s 84 | ![]() | Michael Frater Nesta Carter Yohan Blake Usain Bolt | Londres | |
Femmes | 40 s 82 | ![]() | Tianna Madison Allyson Felix Bianca Knight Carmelita Jeter | Londres |
Continent | Hommes (au)[9] | Femmes (au)[10] | ||
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Temps | Pays | Temps | Pays | |
Afrique (records) | 37 s 65 | ![]() | 41 s 90 | ![]() |
Asie (records) | 37 s 43 | ![]() | 42 s 23 | ![]() |
Europe (records) | 37 s 36 | ![]() | 41 s 37 | ![]() |
Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes (records) | 36 s 84 (WR) | ![]() | 40 s 82 (WR) | ![]() |
Océanie (records) | 38 s 17 | ![]() | 42 s 83 | ![]() |
Amérique du Sud (records) | 37 s 72 | ![]() | 42 s 29 | ![]() |
Compétition | Hommes | Femmes | ||
---|---|---|---|---|
Temps | Nation | Temps | Nation | |
Jeux olympiques | 36 s 84 (WR) | ![]() | 40 s 82 (WR) | ![]() |
Championnats du monde | 37 s 04 | ![]() | 41 s 07 | ![]() |
|
|
Compétition | Hommes | Femmes |
---|---|---|
Jeux 1912 | ![]() | |
Jeux 1920 | ![]() | |
Jeux 1924 | ![]() | |
Jeux 1928 | ![]() | ![]() |
Jeux 1932 | ![]() | ![]() |
Jeux 1936 | ![]() | ![]() |
Jeux 1948 | ![]() | ![]() |
Jeux 1952 | ![]() | ![]() |
Jeux 1956 | ![]() | ![]() |
Jeux 1960 | ![]() | ![]() |
Jeux 1964 | ![]() | ![]() |
Jeux 1968 | ![]() | ![]() |
Jeux 1972 | ![]() | ![]() |
Jeux 1976 | ![]() | ![]() |
Jeux 1980 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1983 | ![]() | ![]() |
Jeux 1984 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1987 | ![]() | ![]() |
Jeux 1988 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1991 | ![]() | ![]() |
Jeux 1992 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1993 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1995 | ![]() | ![]() |
Jeux 1996 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1997 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 1999 | ![]() | ![]() |
Jeux 2000 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2001 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2003 | ![]() | ![]() |
Jeux 2004 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2005 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2007 | ![]() | ![]() |
Jeux 2008 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2009 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2011 | ![]() | ![]() |
Jeux 2012 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2013 | ![]() | ![]() |
Mondiaux 2015 | ![]() | ![]() |
Jeux 2016 | ![]() | ![]() |
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