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Insigne régimentaire du36e RI Insigne régimentaire du36e BI (1960 à 1962) | ||
| Création | 26 avril1776 | |
|---|---|---|
| Dissolution | 13 octobre1993 | |
| Pays | ||
| Branche | Armée de terre | |
| Type | Régiment d'infanterie | |
| Rôle | Infanterie | |
| Garnison | Caen | |
| Ancienne dénomination | Régiment d'Anjou | |
| Inscriptions sur l’emblème | Hondschoote 1793 Zurich 1799 Austerlitz 1805 Iéna 1806 La Marne 1914 Artois 1915 Verdun 1916 L'Ailette 1918 | |
| Anniversaire | Saint-Maurice | |
| Guerres | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes Guerre franco-allemande Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie | |
| Fourragères | aux couleurs du ruban de laCroix de guerre 1914-1918 | |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 trois palmes une étoile de vermeil | |
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Le36e régiment d'infanterie (36e RI) est unrégiment d'infanterie de l'Armée de terre françaisecréé sous la Révolution à partir durégiment d'Anjou sous l'Ancien Régime.
NB : Commandants ci-dessus ayant atteint le grade de général de brigade notés (*)
L'ordonnance du fait disparaître les régiments du nom de provinces, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le termeci-devant, comme « 36e régiment d'infanterie ci-devant Anjou ».
En décembre 1790, il détache son2e bataillon àBlois et en février1791, il se rend àSaint-Servan etSaint-Brieuc où il est abandonné par un grand nombre de ses officiers. C'est alors queBernadotte y entre commelieutenant.
Au mois d'août1792, le régiment est envoyé à l'armée du Rhin.
En1793, le régiment est travaillé par des intrigues, qui forceCustine à suspendre le colonel Jean Baptiste Philibert Bodin de Saint-Laurent et à le remplacer par le lieutenant-colonel Ferette. Cette affaire est l'une des causes qui conduisent legénéral en chef à l'échafaud. À la suite de ce désordre, les deux bataillons sont séparés.
Le1er bataillon est maintenu à l'armée du Rhin et il fait partie de lagarnison deCassel, tête de pont deMayence, et s'illustre dans ladéfense de la place qu'y fait legénéralMeusnier et s'illustre à la sortie exécutée dans la nuit du 10 au 11 avril1793. Placé en tête de la colonne de gauche commandée parAubert du Bayet, il déloge le poste prussien du moulin de l'Électeur, et fait l'arrière-garde pendant la retraite.
Peu de jours après, le1er bataillon passe à l'armée du Nord et se fait remarquer, en mai, à labataille de Saint-Amand, aublocus de Condé, aux combats des 7, 8 et 12 septembre aux environs d'Ypres, et à labataille de Hondschoote durant laquelle le bataillon enlève uneredoute armée de 7 canons et y fait 500prisonniers. Le bataillon se trouve encore cette année à divers engagements autour d'Orchies, et il fait ensuite partie de l'armée dePichegru chargée de reconquérir laBelgique.
Le2e bataillon, en quittant l'armée de Custine, est dirigé sur l'armée de la Moselle et se trouve le 9 juin1793 à labataille d'Arlon.
En1794, lors dupremier amalgame, la36e demi-brigade de première formation est formée avec les :
En1794 et1795 le régiment passe de l'armée du Nord à l'armée de Sambre-et-Meuse puis à l'armée de Rhin-et-Moselle.
La36e demi-brigade de deuxième formation est formée par l'amalgame des :
En1796 et1797, rattachée à l'armée de Sambre-et-Meuse, la demi-brigade participe à labataille de Neuwied.
En1799, affecté à l'armée d'Helvétie, elle participe auxbatailles d'Einsielden etde Zurich. Le 24 septembre, durant cette dernière bataille, 160 hommes de la demi-brigade, complètement nus et armés seulement de sabres et de lances, traversent laLinth à la nage face au camp autrichien de Schennis, surprend et égorge les sentinelles et les postes ennemis. Il marche ensuite sur lesredoutes, s'en empare et encloue les pièces dont elles sont armées. Cet audacieux coup de main, porte la panique dans le camp autrichien et facilite ainsi le passage de la Linth à la division deSoult[1].
Par décret du1ervendémiaireanXII (), lePremier Consul prescrit unenouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons enAllemagne, enEspagne et enPortugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le36e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec lestrois bataillons de la36e demi-brigade de deuxième formation.
En1805, pendantcampagne d'Allemagne, le régiment est affecté au4e corps de la Grande Armée et engagé à labataille d'Ulm puis le2 décembre à labataille d'Austerlitz.
En1806, durant lacampagne de Prusse, il participe, le14 octobre, à labataille d'Iéna,
En1807, lors lacampagne de Pologne, est présent le8 février à labataille d'Eylau et à labataille d'Heilsberg.
En1808, le régiment se trouve enEspagne dans le cadre de laguerre d'indépendance espagnole et se trouve à labataille de Burgos.
En1809, il combat durant labataille de La Corogne.
En1810, le régiment affecté à l'armée de Portugal, participe à latroisième invasion du Portugal et il est engagés dans labataille de Xérès, un combat près d'Astorga, à labataille de Buçaco, au combat deCoimbra.
En1811, il assiste, le, à labataille de Sabugal.
En1812, il combat à labataille des Arapiles.
Quelques éléments du régiment participent à lacampagne de Russie et sont engagés à labataille de Viazma, à labataille de Wolkowisk (en), et à labataille de Borisov[2].
En1813, le régiment se trouve à labataille de Vitoria et auxcombats devant Bayonne.
Cependant des bataillons participent à lacampagne d'Allemagne etcombattent à Kulm àPeterswalde etDresde (en)[2].
Le27 février1814, il participe à labataille d'Orthez et quelques éléments aucombat de Vic-Bigorre[2] et à labataille de Toulouse.
Après l'exil deNapoléon Ier à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale duqui réorganise les corps de l'armée française, le36e régiment prend leno 35.
À son retour de l'île d'Elbe, le,Napoléon Ier prend, le, un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus.
En1815, durant lesCent-Jours, il se trouve à l'armée du Rhin et participe à labataille de La Souffel devantStrasbourg[2].
Par ordonnance du,Louis XVIII crée leslégions départementales. LaLégion de Saône-et-Loire, qui deviendra le36e régiment d'infanterie de ligne en 1820, est créée.
En1820 uneordonnance royale deLouis XVIIIréorganise les corps de l'armée française en transformant leslégions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le36e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la légion deSaône-et-Loire.
En1823, dans le cadre de l'expédition d'Espagne, il participe à labataille du Trocadéro.
En1830, une ordonnance du créé le4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[3] ;
De1844 à1848 lerégiment se trouve enAlgérie et participe au combat contre les Beni-Mezedeck et combat de Borj-el-Karouh.
En1849, le36e RI fait partie ducorps expéditionnaire de la Méditerranée, chargé deporter secours aux républicains romains insurgés contre les prétentions papales et la domination autrichienne et se trouve ausiège de Rome.
Il quitte l'Italie et rentre en France en1852.
Par décret du le39e régiment d'infanterie fourni une compagnie pour former le102e régiment d'infanterie de ligne.
Il retourne en Algérie en1864, participe au combat deAïn-Malakoff (ceb) et revient en métropole en1869.
En1870, durant laguerre franco-allemande, sous le commandement du colonel Krien, secondé par les commandants Prouvost et Laman le régiment fait partie de la3e division dugénéral Raoult du1er corps d'armée sous le commandement dumaréchal de Mac Mahon de l'armée du Rhin.
Le, le36e régiment d'infanterie de ligne est à labataille de Frœschwiller :
« Le lendemain de la bataille, un vieux prêtre qui habitaitMortzwiller, près de Reischshoffen ; obtint du prince Hohenzollern de se rendre sur le champ de bataille pour porter secours aux blessés. Il se rendit à Frœschwiller. Dans une grange aux trois quarts détruite, il trouva plusieurs cadavres, et, parmi eux, un blessé respirant encore qui gisait dans un coin, la jambe brisée par une balle. Ce dernier demanda au prêtre de l’emporter dans une de ses voitures et lui raconta que poursuivis par ces Bavarois, plusieurs de ses camarades, à la tête desquels était le porte drapeau du régiment s’étaient réfugiés dans la grange. Ceux qui étaient valides avaient pu s’enfuir dans la nuit, mais avant de partir, dans la crainte d'être arrêté par les Allemands, l’officier avait glissé l’étoffe dans le corps du blessé, se disant que les Bavarois ne pourraient le trouver en fouillant la grange… le prêtre remit les lambeaux à un officier envoyé par legénéral Raoult qui, grièvement blessé, était soigné àReichshoffen au château du comtePaul-Louis de Leusse où ils furent cachés jusqu’à ce qu’un officier blessé le ramena en France, en rejoignant sa famille avec. L’aigle seule était tombée aux mains de Bavarois et fut ramené en France en 1946 par le Général Blanc directeur du musée de l’armée. »[Note 3]
— Wörth, le, Conquête d'un aigle français. 2. Bavarois. Régiment d'infanterie.
Les pertes de la bataille de Frœschwiller s'élèvent à 45 officiers et 960 soldats.
À partir de 1876, le36e régiment d'infanterie est définitivement fixé àCaen.1er et2e bataillons prennent leurs quartiers dans la caserne Lefèvre située dans lechâteau de Caen, et le3e bataillon dans lacaserne Hamelin.
Dès 1876-1877, un grand bâtiment est construit sur l'ancien emplacement du donjon pour héberger un bataillon et ses réservistes.
En 1901, un second bâtiment près de la Porte des Champs vient compléter ce dispositif pour une garnison renforcée d'éléments du129e régiment d'infanterie. Les bâtiments anciens du château sont conservés mais adaptés aux exigences de la garnison. Le château est désormais coupé de la ville. Ses murailles sont en partie cachées par les maisons qui l'entourent. Les Caennais en oublient même jusqu'à son existence. Mais la présence de nombreux soldats, les défilés, les parades, et surtout un service militaire au recrutement local, maintiennent le lien entre la ville et le château.
Le36e appartient à la10e brigade, à la5e division d'infanterie du3e corps d'armée.Il fait partie de la5e division d'infanterie d' à, il est incorporé ensuite dans la121e division d'infanterie jusqu'en[4].
Héros de la guerre de 1914-1918, le36e régiment d'infanterie est cependant dissous le[6]. Le129e régiment d'infanterie reste seul au château jusqu'en 1939.
Reformé en septembre 1939 comme régiment de réserve A type Nord-Est par le Centre mobilisateur d'infanterie n° 31Rouen-Le Havre-Caen-Lisieux[7]. Placé sous le commandement du lieutenant-colonel MarcelBléger (Caen 1889 - Paris 1981), il appartient avec les74e RI,119e RI,13e GRDI,43e RAD et243e RALD, à la6e division d'infanterie, rattachée à la3e armée.
En 1939, le36e régiment d'infanterie est reformé
Le36e régiment est capturé les 21-22 juin 1940 et n'est pas reformé après l'armistice.
Sous le nom de36e bataillon d'infanterie, il sera en Algérie de 1960 à 1962.
Au cessez-le-feu du en Algérie, le36e BI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale prévues aux accords d'Évian du. Le36e BI forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 494e UFL-UFO composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, a Messobket qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.
Il est régiment de réserve des forces du territoire, implanté à Caen jusqu'à sa dissolution en 1993.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[8] :


La cravate du drapeau du régiment est décorée de lacroix de guerre 1914-1918 avec trois palmescitations à l'ordre de l'armée plus unecitation à l'ordre du corps d'armée.
Le régiment a le droit au port de lafourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918[6].
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