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| 2e régiment de cuirassiers 2e régiment de cavalerie | |
insigne régimentaire du2e régiment de cuirassiers. | |
| Création | 1635 |
|---|---|
| Dissolution | 1991 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment deCuirassiers |
| Rôle | Cavalerie |
| Fait partie de | 1re Division blindée 3e division blindée 5e Division blindée |
| Ancienne dénomination | Régiment Royal cavalerie 2e régiment de cavalerie 2e régiment de cuirassiers Régiment de cuirassiers de la Reine 2e régiment de cuirassiers Régiment de cuirassiers du Dauphin 2e régiment de cuirassiers 2e régiment de marche de cuirassiers |
| Devise | Nec pluribus impar Au-dessus de tous |
| Inscriptions sur l’emblème | Marengo 1800 Austerlitz 1805 La Moskova 1812 Vauchamps 1814 l'Ourcq 1914 L'Avre 1918 Marseille 1944 Ulm 1945 |
| Anniversaire | Saint Georges |
| Batailles | Bataille de Hannut |
| Fourragères | Croix de guerre 1914-1918 Olive aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1939-1945 |
| Décorations | Croix de guerre 1939-1945 Une palme |
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Le2erégiment decuirassiers (ou2e RC) est unrégiment de cavalerie de l'Armée de terre françaisecréé sous la Révolution à partir durégiment Royal cavalerie, unrégiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de2e régiment de cavalerie avant de prendre sous lePremier Empire sa dénomination actuelle.
Parordonnance royale en date du1er janvier 1791 lerégiment Royal cavalerie prend le nom de2e régiment de cavalerie.

En1792, la France révolutionnaire déclare la guerre aux monarchies européennes. Lesarméesfrançaises se battent avec acharnement aux frontières du Nord et de l'Est, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, en Suisse, en Italie et jusqu'enÉgypte.
Devenu2e régiment de cavalerie, le, ne cesse, durant cette période, d'être sur la brèche et sert jusqu'en 1799 sur leRhin.
Le régiment fait les campagnes de 1792 à 1794 à l'armée du Rhin puis les campagnes desans IV etV à l'armée de Rhin-et-Moselle et celle de l'an VI à l'armée d'Allemagne.
Il est cité auxcombats d'Heidenheim etde Freising les et et aupassage du Rhin en1797.
Appelé dans l'ouest en1799, il fait partie l'année suivante de l'armée de réserve, suit lepremier consulen Italie et eut l'honneur de compter parmi les trois régiments qui, à labataille de Marengo, le, firent la célèbre charge qui enveloppèrent six bataillons de grenadiers autrichiens et leur firent mettre bas les armes. Son étendard porte sa première inscription : « Marengo ».
À lapaix d'Amiens, il vint occuper la garnison deVienne enDauphiné, et fut de là àRambouillet et àCaen.
Pararrêté du1er vendémiaire an XII(24 septembre 1803) le2e régiment de cuirassiers est formé du2e régiment de cavalerie et reçoit, en outre le1er escadron du25e régiment de cavalerie qui avait été dissous.
Devenu de2e régiment de cuirassiers, le18nivôseanIV (), il fait la campagne l'an XIII au corps de réserve de cavalerie, celles de l'an XIV à1808 à laGrande Armée et s'illustre durant lacampagne d'Allemagne, le2 décembre 1805 àAusterlitz puis pendant lacampagne de Prusse et de Pologne en1806-1807.
En1807, un détachement du2e cuirassiers sera un des éléments permettant la formation des1er et2e régiments provisoires de grosse cavalerie
En1809 et1810, il est rattaché à l'armée du Rhin et aucorps de réserve de l'Allemagne.
Il effectue les campagnes de1811 et1812 à l'armée d'Allemagne et aucorps d’observation de l'Elbe avec lequel il participe à lacampagne de Russie et s'illustre pendant lesbatailles d'Ostrovno etde la Moskova.
Durant la campagne de1813, il est au1er corps de réserve de cavalerie de la Grande Armée avec lequel il s'illustre enAllemagne à labataille de Leipzig le16 au 19 octobre 1813.
En1814 le régiment alors rattaché au1er corps de cavalerie et en garnison àHambourg, revient en France et est engagé durant lacampagne de France ou il se couvre de gloire le14 février 1814 à labataille de Vauchamps.
Pendant lapremière Restauration, le1er régiment de cuirassiers porte le titre deCuirassiers de la Reine etretrouve sa dénomination initiale au retour deNapoléon de l'île d'Elbe.
En1815 il est à la2e division de réserve de cavalerie. Rattaché à labrigadeDonop le2e cuirassé se fait remarquer à la funestebataille de Waterloo[3]. Le régiment compte alors 311 hommes répartis en deuxescadrons, pour 21 officiers et 290 hommes de troupes[4]. Le régiment compte quatrecompagnies, nommées 1ère, 2em, 5em et 6em.
Réduit à un peu plus d'une centaine d'officiers et de cuirassiers, le régiment quitteNeuilly-sur-Seine le et prend la route deSaumur en.
Le il est licencié comme l'ensemble des unités militaires françaises.
Parordonnances royales, des 16 juillet et 30 août 1815, quelques-uns de ses débris sont versés en dans la formation des deux régiments de cuirassiers de la garde royale et son fond est entré dans la composition durégiment de cuirassiers du Dauphin.
En, il est en garnison àRennes.
LaFrance ayant été mandatée par le concert des puissances européennes pour aider le roiFerdinand VII d'Espagne à consolider son trône, les "Cuirassiers du Dauphin" quittent leÉpinal pourBayonne.
Fin mars, rattaché aucorps de réserve de l'armée d'Espagne le régiment se trouve aux environs d'Orthez et franchit laBidassoa le. Puis c'est une promenade militaire qui, parVittoria,Burgos,Valladolid etMadrid, l'amène jusqu'àTolède à la fin de mai. C'est ensuite par Madrid,Talavera etAranjuez, le retour surBayonne.
Par ordonnance du Roi, en date du 19 février 1831, le2e régiment de cuirassiers est formé du simple renommage durégiment de cuirassiers du Dauphin, créé en 1815, cette dénomination ayant été supprimée après larévolution de Juillet 1830.
En1848, affecté à l'armée de Paris le régiment quitteVersailles le et prend partaux journées des 25 et 26 juin 1848 contre les insurgés.

Resté à l'écart des grandes campagnes extérieures de la monarchie et du2e Empire, (Algérie,Crimée,Italie,Mexique), le régiment participe en revanche à lapremière des empoignades franco-allemandes.
La guerre éclate le. Le régiment appartient alors à la division de cuirassiers dugénéral de Bonnemains, et forme brigade avec le1er régiment de cuirassiers. Il participe avec vaillance à labataille de Frœschwiller.Le Régiment y perd 6 officiers et 141 sous-officiers et hommes de troupe, ainsi que son colonel, qui tombe aux mains de l'ennemi.
La bataille perdue et l'Alsace évacuée, le régiment est dirigé parSaverne,Sarrebourg,Blamont, où le commandement reconstitue une armée destinée à dégager les forces françaisesinvesties sous Metz.
Mais la manœuvre de débordement entreprise par cette armée s'enlise àSedan.Cernée par les Allemands, elle capitule, malgré de vaines tentatives pour rompre l'encerclement, victime beaucoup plus de l'inertie et de l'irrésolution deNapoléon III que de la supériorité de l'adversaire. Après avoir stoïquement subi toute la journée le feu des canons ennemis dans l'attente de la charge, le régiment est fait prisonnier et désarmé. La résistance se poursuit encore, mais c'est finalement la disparition de l'Empire, l'armistice de Versailles et letraité de Francfort le, où la France est obligée de consentir à la cession de l'Alsace et de laLorraine.
Le pardécret dugouvernement de la Défense nationale, l'escadron des cent-gardes, est dissous. Ses éléments sont versés au2e régiment de marche de cuirassiers dont il forme le premier escadron.
Reformé le àOrange, alors que la paix n'est pas encore revenue, le régiment va vivre pendant 40 ans, comme l'ensemble de l'armée, dans l'espoir de rendre à la France les provinces perdues d'Alsace et de Lorraine.
Un détachement du régiment participe au maintien de l'ordre pendant les émeutes deVigneux et deVilleneuve-Saint-Georges dans l'Essonne en.
Casernement en 1914 :Paris à la2e brigade de cuirassiers, à la1re division de cavalerie d' à.
Le 3 août, à 1 heure du matin, le2e cuirassiers débarquait àLiart et àAubigny-les-Pothées et s'installait dans deux cantonnements, Aubigny-les-Pothées etLépron-les-Vallées.
Le 5, à 4 heures du matin, il se portait surSedan pour y cantonner en fin d'étapes.
Le 6 août lafrontière est franchie àBouillon, et le régiment cantonne au soir àCarlsbourg.
Le 8 août le régiment se met en marche pour Liège, en passant parResteigne (le 10 août), le long de laLesse (du 12 au 14 août). Le 17 août le régiment a ordre de se porter surOrbais, dans le cadre de ladéfense de Louvain, et arrive sans encombre àPerwez. Le 19 août le2e Cuir débouche deMalprouvé[5]. En infériorité numérique la1re division de cavalerie est contrainte de se retirer, le2e RC assurant l'arrière garde et prenant ses cantonnements àTongrinne.
Le 20 août lecorps de cavalerie se retire versCharleroi, mais le lendemain alors que le régiment atteintForchies-la-Marche, une canonnade se fait entendre du côté deCourcelles. Un sérieux engagement a lieu dans la région d'Orbais ou le1er cuirassiers, cantonné àPiéton, est au contact immédiat de la cavalerie ennemie.
Le 22, les divisions de cavalerie sont relevées par une brigade d'infanterie, et se reportent en arrière. Le2e cuirassiers cantonne àErquelinnes, sur lafrontière. La canonnade est intense versCharleroi etBinche; C'est labataille de Charleroi. À 20 heures, le régiment se porte, dans la partie Est deJeumont, et garde le pont de laSambre avant de repartir de Jeumont et de cantonner àCerfontaine, dans lecamp retranché de Maubeuge.
Le 24 août, une violente canonnade se fait entendre à l'est deMaubeuge. Les Armées françaises battent en retraite.
Le 25 août, tout lecorps de cavalerie se porte vers l'Armée anglaise, dans la région deLe Cateau, puis deCambrai pour permettre la retraite surNoyon de toute l'Armée anglaise.
Le 30 août, à 5 heures, la brigade se rassemble au sud d'Andechy afin de contrer une attaque allemande, venant deDamery, s'étend sur le frontAndechy-Villers-lès-Roye. L'énergique résistance des éléments à pied, le feu nourri d'une batterie adjointe à la brigade, obligent les Allemands à stopper, mais les colonnes ennemies débouchent deRoye, marchant surVillers-lès-Roye. Il faut se replier, accablés par le feu des tirailleurs. Protégés par le tir de leur batterie, les escadrons se décrochent, se portent surMarquivillers, puis,Popincourt.
Le 31 août, le rassemblement se fait au sud-est d'Estrées-Saint-Denis, avec pour mission de retarder la marche des colonnes ennemies entre la voie ferrée de l'Oise, et tenir le soir sur la ligneSaint-Martin-Longueau-Jonquières. Le lendemain il faut franchir l'Oise àPont-Sainte-Maxence, et tenir coûte que coûte le plateau de la Boissière. Les colonnes allemandes débouchent de laforêt de Compiègne, deFay, deNéry, de Mont Cernon, c'est la vague qui submerge tout.
Le 2 septembre, ils se portent surFontaine-les-Corps-Nus, pourchassant les éclaireurs ennemis et occupant ce village. Le soir, on leur donne un peu de repos, àMortefontaine. Ils y sont à peine arrivés qu'un parti de cavaliers et de fantassins ennemis les attaque. Laforêt d'Ermenonville est pleine d'ennemis, les éclaireurs de pointe, en arrivant àMoussy-le-Vieux, sont reçus à coups de fusil ; les cavaliers s'installent à la sortie est deDammartin, qu'ils tiennent jusqu'à l'arrivée d'une brigade d'infanterie.
La colonne se dirige ensuite surMitry-Mory, où elle bivouaque. Les effectifs ont fondu de plus de la moitié ; beaucoup de cavaliers du1er et du2e cuirassiers n'ont pas rejoint depuis l'affaire de Mortefontaine.
Le 4 septembre, elle reçoit l'ordre de rejoindre lecorps de cavalerie Elle cantonne le 5 àFresnes ; le 6, elle se porte dans la direction dePenchard, elle est en butte au feu de nombreuses batteries d'obusiers. La brigade marocaine vient d'enlever Penchard, en le débordant. Les cavaliers reçoivent l'ordre de fouiller ce village, ainsi que celui deNeufmontiers ; ils y trouvent quelques groupes d'Allemands qui se laissent désarmer sans résistance, ainsi qu'une ambulance où sont hospitalisés environ 250 blessés.
Le 7, enfin, la brigade provisoire rejoint àNanteuil-le-Haudoin la division, qui avait, cahin-caha, continué sa route vers le sud jusqu'àGarches, où elle avait reçu des renforts. Les Armées françaises avaient arrêté leur retraite, labataille de la Marne commençait à se transformer en victoire. Le corps de cavalerie, après s'être remis en condition, était en effet engagé depuis le matin du sur l'Ourcq la part que le régiment y prit lui valut d'ajouter sur son Étendard l'inscription « l'Ourcq » labataille de l'Ourcq conclue victorieusement.
La Division reprend la marche en avant ; elle se porte à l'attaque deBetz, que les Allemands abandonnent, puis, le 8, malgré la résistance acharnée de l'ennemi, elle progresse dans la direction deGondreville ; des reconnaissances hardies pénètrent dans les lignes allemandes ; grâce à elles, le commandement se rend compte qu'un certain flottement se manifeste dans l'offensive de l'ennemi.La division de cavalerie se portant sur la droite ennemie, est arrêtée à 2 km deCrépy-en-Valois dont un régiment de cavalerie ennemie occupe ce village.Cependant, l'ordre est donné d'enleverRosières. L'engagement dure de 15 heures à 18 heures, et le2e escadron, pied à terre, chasse deMontépilloy un escadron de hussards ennemis.Le soir, le régiment retraite par la route deRully, puis revient surMontepilloy. Enfin, laNonnette est franchie àMont-l'Evêque, et le régiment va cantonner àVer, après avoir traversé laforêt d'Ermenonville très rapidement.Le lendemain, il se porte surAvilly, où il bivouaque
Du 7 au 10, la situation n'était pas encore très nette : les Allemands n'avançaient plus, mais leur retraite n'était pas encore commencée : les tentatives des cavaliers pour percer n'avaient pas été couronnées de succès importants ; àCrépy-en-Valois, àRosières, ils s'étaient heurtés à une résistance acharnée. Cependant, le 11, les succès remportés sur tout le front déterminaient les armées allemandes à abandonner le fruit de leur offensive si rapide.
ETRAITANT vers le nord, leurs colonnes décimées et déçues, reprirent le chemin déjà parcouru avec une si grande vélocité, que les armées françaises, également épuisées, ne purent rien faire que de les suivre, et que
la cavalerie elle-même ne put jouer dans toute son ampleur le grand rôle de la poursuite qui lui incombait. Il est évident que si, dans cette « Course à la Mer », les divisions de cavalerie avaient pu franchement déborder l'aile droite ennemie, et, par un mouvement tournant, se rabattre dans la direction de l'est, coupant ainsi les forces allemandes de leurs voies ferrées, la défaite de la Marne se fut tournée en un désastre complet, dans lequel l'armée von Kluck eût laissé le plus clair de ses effectifs.
Malheureusement, ayant fourni depuis le 2 août des marches ininterrompues, dans des conditions épouvantables, la majorité des chevaux était incapable d'un effort aussi considérable. De plus, le temps jusqu'alors chaud et sec, changea brusquement ; il se rafraîchit et la pluie vint encore, si possible, aggraver les conditions déjà déplorables de l'offensive reprise.
À partir du 11 septembre, c'est lacourse à la mer. Le corps de cavalerie est sur les emplacements qu'occupait l'infanterie allemande le1er septembre. Mais laforêt de Compiègne était encore fortement occupée. Le 12, le régiment franchit l'Oise àVerberie sur un pont de bateaux. Le ravitaillement arrive mal et les villages, consciencieusement pillés par les Allemands, offrent peu de ressources ; les hommes et les chevaux restent continuellement sous la pluie.
Le 13, le régiment arrive àRosières. Son avant-garde est accueillie par une vive fusillade à laquelle ripostent les hommes du convoi rangés sur la route ; un peloton de cavalerie allemande tient le village. Un détachement de cuirassiers part à sa poursuite mais ne réussit pas à l'atteindre.
Toujours en contact, la marche en avant, très lente, reprend le 15. LaSomme est franchie àPéronne.
Le 16, le régiment sert de protection à une brigade de hussards qui doit couper àBohain la ligneSaint-Quentin -Maubeuge. L'opération réussit. Des convois ennemis sont signalés àFayet.
Le 17 la1re division de cavalerie marche surVermand sous une pluie diluvienne ; à peine la ferme Senaves est-elle dépassée qu'une vive fusillade se fait entendre versFléchin. Un détachement ennemi, arrivé en auto, a ouvert le feu sur la tête de colonne, tuant legénéral Bridoux et un officier de sonEtat-Major.
Le 18, nous cantonnons à Doingt, et nous y faisons la police ; quelques civils sont arrêtés sous l'inculpation d'intelligences avec l'ennemi.
Le 21 septembre, des reconnaissances sont envoyées àÉpehy. Le 23, un escadron est envoyé en découverte surRoisel et une forte reconnaissance se dirige surBernes. Elle reste deux jours en plein milieu des lignes ennemies et rejoint avec de grandes difficultés le 25, au travers des marais de la Somme, rapportant de précieux renseignements sur lamarche de l'ennemi qui, à l'abri de fortes arrière-gardes, remonte à toute vitesse vers le nord.
Un demi-régiment est mis pied à terre, et protège la progression d'éléments d'infanterie dans le bois deBuire. En pénétrant dans le village d'Aizecourt-le-Haut, la pointe d'avant-garde est prise sous un violent bombardement qui met le feu au village. La progression est arrêtée, le combat s'engage avec des éléments cyclistes allemands. Le soir, le Régiment se reporte surFeuillaucourt, qui est enlevé d'assaut par l'infanterie allemande le 24, après une vive résistance de notre part. La D. C. se porte alors surAlbert puisHardecourt. À l'est du village deMaricourt, elle est obligée de se replier devant les attaques de l'infanterie ennemie ; elle se défile aux vues de l'artillerie ennemie qui la prend violemment à partie, pour revenir au sud deContalmaison.
Pour tâcher d'exploiter le succès de nos armes, le corps de cavalerie reçoit l'ordre de délimiter la gauche ennemie. La1re division de cavalerie, à droite du dispositif, marche surGouzeaucourt.
Le 30, des éléments à pied du régiment prononcent une attaque contreCroisilles, et en délogent quelques cyclistes ennemis. Le soir du même jour, le2e demi-régiment reçoit l'ordre de se porter surFontaine-les-Croisilles et d'en tenir les lisières sud et est ; deux pelotons s'installent dans le village et envoient une patrouille sur Heudécourt. Elle trouve le village fortement occupé, est coupée de son peloton, et ne rentre que le 3 octobre. L'ennemi bombarde violemmentFontaine-les-Croisilles.
Le1er octobre, le Régiment se porte dans la région de Douai.
Il envoie deux reconnaissances qui se heurtent, dans un épais brouillard, à de l'infanterie ennemie ; l'une d'elles perd son officier, grièvement blessé, et la moitié de son effectif.
Le 2 octobre, le Régiment bivouaque aux environs deGivenchy-Souchez. L'ennemi attaque et enlève Givenchy, nous forçant à un repli jusqu'àGauchin-Legal. Le régiment reste en soutien de batteries jusqu'au 8 octobre.
Le 8, devenantflanc-garde à gauche de la division de cavalerie, il se porte surLa Bassée.
Le 9, la brigade reçoit l'ordre de garder les passages d'eau de La Bassée. Un escadron reste en soutien de batterie, un demi-régiment est mis pied à terre, un escadron est gardé en réserve à cheval. Le demi-régiment pied à terre surveille le marais et les débouchés du canal que l'ennemi a franchi avant la prise du service ; il est obligé de se replier devant l'avance de l'infanterie ennemie, qui occupeHantay après un violent bombardement. À1 h 15, le Régiment reçoit l'ordre de se porter sur la Rue des Trancharts. Il devient avant-garde de la division de cavalerie, et prend les avant-postes le soir. Un escadron réoccupeHantay, surveillant le pont sur le canal,Salomé et Coisin.
Le 10 octobre, la brigade se replie surFestubert. Le 11, le Régiment est en réserve de la division de cavalerie qui combat à pied sur la ligne La Quinque,Givenchy-lès-la-Bassée. Le combat traîne en longueur, l'artillerie agit d'une façon continue, des obus tombent sur les escadrons en réserve aux lisières de Festubert.
Les 13, 14, 15 et 16, le corps de cavalerie attaque et s'empare d'Estaires et deLaventie. Le Régiment assure les liaisons par des patrouilles, puis se porte surFleurbaix-Armentières, au contact des forces ennemies qui se retirent. Le 18, la situation est la suivante : le2e C. A. W. attaque direction sud-est ; sa gauche marche surMarquillies, sa droite attaque La Bassée. Le3e CAW continue sa marche vers l'est. La1re DC fait la liaison entre ces corps. Elle tient Fromelles et attaque Fournes ; puis, le 19, cède sa place en1re ligne à la3e DC.
Relevé le, le corps de cavalerie est jeté aussitôt dans la mêlée desFlandres. Le1er novembre, la1re division de cavalerie pousse par Bailleul vers le mont Kemmel, au secours des Anglais en difficulté. Le, c'est l'engagement de Werlverghen sur la « croupe de l'enfer », suivi le, de combats de part et d'autre de la Douve et d'une attaque surMessines.
D'une façon générale, une partie des effectifs, mis à pied, occupe des secteurs réputés calmes, tandis que les chevaux sont maintenus en arrière. C'est ainsi que le corps de cavalerie est poussé dans la région deVitry-le-François en février, puis dans celle de Verdun en avril. Lors de l'offensive alliée d'Artois de mai à, il reste en réserve derrière laIIe Armée au Nord-Est d'Amiens. De même, lors de l'offensive de Champagne de septembre à, il est maintenu en Artois à la disposition de laXe Armée.
De juillet à, c'est l'offensive alliée de la Somme.
Début, alors que le régiment est auHamel et àContoire, les Allemands entament un repli sur une position organisée plus en arrière, la ligne « Hîndenburg ». Le, c'est la fin de cette deuxième bataille de Picardie, ou encore bataille de L'Avre, qui permit d'arrêter la poussée Allemande surAmiens. Son héroïque comportement devait valoir au2e Cuirassiers une6e inscriptions sur son étendard « L'Avre ».
Deuxième bataille de la Marne marque la fin des offensives Allemandes et la reprise de l'initiative par les armées Alliées. La conduite héroïque du régiment pendant cette période lui valut une « citation à l'ordre de l'Armée ».
Le régiment est dissous le dans le cadre des mesures de réorganisation de l'Armée et ses éléments versés au12e régiment de cuirassiers.
Le régiment n'existe plus. Le3e groupe d'automitrailleuses reprend ses traditions[6].

Embarqué le à Oran, le2e cuirassiers, à un escadron de chars légers et à trois escadrons de chars moyensSherman M4, prend pied sur le sol de France à la Nartelle au milieu de la baie deSaint-Tropez le. L'ensemble des troupes, avait opéré dans le cadre et au profit du6e Corps d'armée américain. Le, repassant aux ordres de la1re armée française1re D.B. Le,4e Escadron en tête, le2e cuirassiers entre dansMarseille après plusieurs jours. Le il franchit leRhône, partie àVallabrègues, partie àAvignon, et se regroupe le soir àBagnols-sur-Cèze. LeViviers,La Voulte,Tournon,Annonay,Saint-Étienne. Le, le régiment participe à la libération deLyon. La prise deChalon-sur-Saône.Dijon leIs-sur-Tille. Le 13Langres est à son tour libérée après un vif combat. Le même jour, la jonction est effectuée au Nord-Est deChaumont avec la2e DB qui arrive deParis. Obliquant à droite, la1re DB s'axe alors surColmar. La poussée vers lesVosges, enlèventTravexin, mais ne peuvent en déboucher. Les autres groupements ne sont pas plus heureux. Il est alors décidé de retirer la1re DB des Vosges. Elle se regroupe, à partir du, dans la région de Vesoul, et se prépare à s'engager dans la trouée de Belfort. Reposé, recomplété, le régiment pénètre enAlsace le en longeant la frontièreSuisse et, le participe brillamment à la prise d'Altkirch et d'Illfurth. Prend part à l'occupation deMulhouse.
Des combats acharnés vont alors s'engager pour la réduction de la poche de Colmar. Ils dureront trois semaines, au milieu d'un hiver rigoureux, du au et seront marqués notamment par les combats d'Illzach, de Kingersheim et Richwiller, le2e cuirassiers, agissant alors au profit de la9e DIC. Après avoir atteint le Rhin le à Chalampé, le régiment est ramené à Mulhouse, où il stationne jusqu'au. C'est enfin, le dernier assaut le, poussé surStrasbourg, le régiment franchit le Rhin en face de Rastatt. C'est la poussée vers le Danube, avec au passage les prises deMesskirch, deKrauchenwies, deMengen, deSigmaringen. Le, le2e cuirassiers pénètre dansUlm, puis s'orientant face au Sud, entre enAutriche le par Immenstadt et Aach. Le, dans le cadre d'un remaniement du dispositif, il reprend la route de Strasbourg, repasse le Rhin à Kehl le et gagne à Rheinzabern, au sud-est deLandau, son premier cantonnement du temps de paix. Le, l’étendard du régiment, que vont enrichir les nouvelles inscriptions de Marseille et d'Ulm. Il se voit accorder le droit au port de lafourragère aux couleurs du ruban de laCroix de guerre 1914-1918 avec une olive aux couleurs du ruban de laCroix de guerre 1939-1945. La citation à l'ordre de l'Armée qui lui est décernée le.
Le régiment est transféré enBade-Wurtemberg (Allemagne) et quitte la1re Division blindée pour être rattaché à la3e division blindée. Équipé deSherman au sortir de la guerre, il reçoit ensuite desPatton M47 en 1952. De 1960 à 1969, son4e Escadron est doté de charsAMX-13SS11 et sert en outre de support au « Centre d'Entretien des Tireurs de Missiles desF.F.A ». Il est alors en garnison àReutlingen, quartier Daumale, avec le73e régiment d'artillerie blindé. Avec ce régiment et le12e régiment de cuirassiers et le24e groupe de chasseurs portés, tous deux stationnés àTübingen, il forme la5e brigade blindée (PC à Tübingen) composante de la3e division (PC à Fribourg).
En 1969, ses structures sont modifiées en prévision de son équipement enAMX-30B: 4 escadrons à 13 chars, un escadron porté, un escadron des Commandements et Services. Les A.M.X.30B arriveront au printemps 1971. En 1978, dans le cadre d'une réorganisation des Forces Françaises en Allemagne; le régiment passe de la3e Division blindée à la5e Division blindée nouvellement reconstituée.
En 1984, dans le cadre de la réorganisation de l'Armée de terre, le régiment perd le4e escadron et l'escadron porté, les trois autres escadrons étant alignés à 17 chars. En 1985 pour son350e anniversaire, le régiment reçoit de nouveaux matériels : l'AMX 30B2.
La chute dumur de Berlin le va entraîner une nouvelle refonte des Forces Françaises en Allemagne. Le régiment sera parmi les premiers à être dissous en 1991. L'étendard et les Traditions du2e régiment de cuirassiers reposent désormais au musée de la cavalerie de Saumur.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[7]
Sa cravate est décorée :
De la Croix de guerre 1939-1945 avec palme. Il porte lafourragère aux couleurs du ruban deCroix de guerre 1914-1918 avec olive aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1939-1945.
(Il n’existe pas defourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945 (vert et rouge dominant), la forme et les couleurs du ruban de celle de 1914-1918 sont maintenues (vert dominant et rouge), par contre une "olive" (vert et rouge dominant aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945) placée entre le ferret et le nœud à quatre tours permet de la différencier de celle obtenue en 1914-1918).
Reprise de l'insigne de 1945 avec casque est banderole argentée. Fabriqué par lamaison Arthus-Bertrand et homologué G 2861. Dans les dernières années, il a été réalisé par la maison Delsart avec une variante plaquée or et argent.