Le2e bataillon de volontaires nationaux de l'Ain, également appelé plus simplement2e bataillon de l'Ain, était uneunité militaire de l’armée française créé sous laRévolution française.
Le2e bataillon de volontaires de l'Ain est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le àBourg-en-Bresse.
Il est dissous le lors de sonamalgame pour former la10e demi-brigade dedeuxième formation.
Les 570 volontaires sont formés en compagnies par les commissaires du 4 au, qui sont rassemblés àBourg le et organisés en bataillon le 1er décembre. Passé en revue, il part le pour le département duJura et prend ses quartiers, le, àLons-le-Saunier[1].
Le, le bataillon est toujours à Lons-le-Saunier et début février il est àDole,où le3e bataillon de l'Ain le rejoint. Le2e quitte Dole le pour rejoindre lacitadelle de Besançon. Le le bataillon est à l'armée du Rhin, en garnison àSaverne ; fin avril, il suit l'armée aucamp de Neukirch, puis le 1er mai près deSarreguemines, àBouquenom le1er juin et le près deWissembourg. En août il part pourLandau et il suit, le, la marche de l'armée surSpire et participe à l'affaire d'Horcheim, le, en forçant l'ennemi à abandonner le village. Le il est à laprise de Worms, à laprise de Mayence le 21, et àcelui de Francfort le 23, avant d'être dirigé surLimburg, puis surWeilbourg, avec l'avant-garde dugénéral Houchard. Début décembre, il est obligé de battre en retraite surMayence, puis surFrancfort, avant de prendre ses quartiers d'hiver dans l'île Saint-Pierre à partir du[1].
En janvier les 561 présents du bataillon sont dans l'île du Rhin et y demeurent en partie jusqu'au, l'autre partie du bataillon étant envoyé entre lesforts Saint-Charles et Sainte-Élisabeth à partir du1er mars. Après avoir chassé l'ennemi deWeisenau, le bataillon se constitue, le, une compagnie de canonniers et participe à toutes les affaires qui ont lieu pendant lesiège de Mayence qui a commencé le[1].
Lors de la capitulation du, le bataillon, ainsi que l'ensemble de l'armée de Mayence, sort de la place de Mayence le et est envoyé en poste à l'armée de l'Ouest[Note 1], en passant parMetz,Orléans,Tours et arrive à Nantes le. Le bataillon entre en campagne avec la8e divisioncontre les Vendéens, et prend partaux combats de Cholet le, puis lors de la retraite des troupes vendéennes auxcombats de Beaupréau le 18,de Mortagne, puis à l'attaque d'Angers le. Il est àRennes le, se distingue lors de ladéroute de Savenay le et cantonne enfin àNantes le[1].
Rattaché alors à l'armée des Côtes de Brest, afin de combattre lachouannerie de Bretagne etde Normandie, le bataillon, qui a alors un effectif de 643 hommes, se trouve le en garnison àSaint-Malo avec ladivision Chabot. Le, il cantonne àDol-de-Bretagne, où il reçoit 125 réquisitionnaires[Note 2]. Le, il se retrouve à nouveau à Saint-Malo (au moins en partie), où il semble rester jusqu'au ; puis il stationne du au àRennes[1].
Le, alors qu'il fait partie de la1re division, il retourne à Saint-Malo et y demeure immobile tout l'hiver, détachant toutefois àSaint-Brieuc 265 hommes en janvier et 287 aux environs en mars. Les 806 hommes du bataillon sont passés en revue le à l'Armée des côtes de Brest etde Cherbourg.
Le, il est amalgamé, avec le3e bataillon de la Nièvre et le2e bataillon du62e régiment d'infanterie, pour former la126e demi-brigade depremière formation. Finalement l'amalgame ne se fera pas et la 126e demi-brigade restera vacante[2].
Le le bataillon est sous les ordres dugénéral Hoche chemine parLoudéac,Lamballe,Moncontour etSaint-Brieuc avant d'arriver àRennes à la fin du mois[2]. En juillet, il prend part auxbatailles de Josselin etde Quiberon[3]. Il laisse ensuite un détachement àJosselin, et va cantonner àBroons en août et y reste jusqu'à la fin de l'année[2], tandis que ses grenadiers se distinguent le, en résistant à 5 000 chouans àElven[Note 3],[1].
DeBroons, le bataillon est envoyé àQuimperlé, où il se trouve le, puis àQuimper, où il entre dans la composition du3e bataillon de la94e demi brigade dedeuxième formation avant d'en être extrait dès le1er octobre, par ordre de Hoche, et dirigé surStrasbourg. Il est dès son arrivée, le, incorporé dans la10e demi-brigade dedeuxième formation. Cet amalgame est dès lors définitif, même si les annales retrouvent parfois la mention du2e bataillon à la fin de l'année 1796[1].
Charles-François-Louis Marillac est né à Gap le. Soldat dans lerégiment de Languedoc en 1748, il devient lieutenant 1754, et passe dans le régiment de Fischer en 1759, avec lequel il devient capitaine 1760, et est faitchevalier de Saint-Louis en 1782, avant d'obtenir son brevet de major avec pension en 1784. Après avoir quitté l'armée il devient officier municipal àNantua et entrepositaire des tabacs. Lors de la révolution, il s'engage en tant que volontaire avec sept de ses enfants.
Il est élu lieutenant-colonel en second du 2e bataillon de l'Ain le, et en devient le commandant en chef le. Il est promu chef de brigade le, surnuméraire à la10e, puis à la89e demi-brigade, avant d'être nommé président d'un conseil de révision. Il meurt àStrasbourg le. Sur ses 7 enfants, 5 de ses fils sont tués à la guerre, dont 4 dans son bataillon.
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