| 22e bataillon de chasseurs alpins | |
Insigne du22e BCA | |
| Création | 1855 |
|---|---|
| Dissolution | 1997 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Bataillon dechasseurs alpins |
| Rôle | Infanterie |
| Ancienne dénomination | 22e bataillon de chasseurs à pied 22e groupe de chasseurs alpins |
| Devise | Nul ne crains |
| Inscriptions sur l’emblème | Voirétendard unique des chasseurs |
| Guerres | Guerre de 1870 Campagne de 1871 à l'intérieur Révolte de Mokrani Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie |
| Fourragères | aux couleurs de laMédaille militaire |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 |
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Le22e bataillon dechasseurs alpins (22e BCA) est une unité militaire française dissoute de l'infanterie alpine (chasseurs alpins) stationnée àAlbertville enSavoie.
Il a combattu pendant lespremière etdeuxième guerres mondiales. Il fut également engagé enAFN lors de laGuerre d'Algérie.
Le22e bataillon de chasseurs à pied est créé par décret impérial du en regroupant huit compagnies des différents bataillons de chasseurs qui ne sont pas engagés dans laguerre de Crimée. Le bataillon rejointLyon où il est dissout en août 1856, les compagnies retournant alors dans leurs unités d'origine[1].

En, est créé le22e bataillon de chasseurs à piedde marche qui participe à ladéfense de Paris. Les cadres du régiment partent pour l'Algérie début mai 1871. Ils répriment l'insurrection kabyle de 1871 puis regagnent lamétropole début septembre[1].
En, est formé àCherbourg un autre22e bataillon de chasseurs à pied de marche. Jusqu'en janvier 1871, il participe aux combats menés par l'Armée de la Loire. Après la fin de combats, il réprime l'insurrection deLimoges le. Il participe ensuite avec l'armée versaillaise à laSemaine sanglante face à laCommune de Paris[1].
Les deux22e bataillons fusionnent en septembre 1871 àParis puis le22e bataillon de chasseurs à pied ainsi formé rejointMorlaix. En, le bataillon quitte Morlaix pour Lyon. En 1888, une compagnie part pourChambéry et le bataillon s'entraîne au combat dans lavallée de la Tarentaise et dans leBeaufortain. Le, il devient le22e bataillon alpin de chasseurs à pied et prend garnison àAlbertville[1].
Le bataillon participe aux activités de montagne. Un détachement du bataillon occupe de 1892 à 1895 laRedoute Ruinée puis à partir de 1895 le poste d'hiver des Chapieux (commune deBourg-Saint-Maurice). Son équipe de ski remporte la première place du concours international de ski deChamonix de 1908[1].
Présent à la41e division de à, puis à la66e division jusqu'en, puis à la46e division jusqu'en[2].

Au début de la guerre, le bataillon appartient à la56e brigade de la28e division du14e corps d'armée[2]. Il est en manœuvres avec la4e batterie du1er régiment d'artillerie de montagne lorsque lamobilisation est décrétée le. Après quelques jours d'attente avant que l'Italie ne déclare saneutralité dans le conflit, le bataillon part pour l'Alsace[3], débarquant àBussang le. Le bataillon garde le front français sur lesVosges, loin des gros combats de laBataille des Frontières[4].
Le, les Allemands attaquent et chassent les chasseurs de laTête de la Behouille (près deCoinches). Le22e contre-attaque le 29 avec le13e BCA mais ils sont à nouveau chassés de leurs positions le. 300 chasseurs du22e sont tués ou blessés[4] et le bataillon est à la moitié de sa force de début août. Le est bataillon est à nouveau décimé dans une nouvelle attaque sur la tête de Behouille, sans plus de succès. Le commandant de la Boisse est tué et le bataillon ne compte plus que 400 chasseurs[5]. Pour ses attaques sur la tête de Behouille[5], le22e BCA est le premier des bataillons de chasseurscité à l'ordre de l'armée[1].
Mis en retrait du front, àFraize, le bataillon est en partie complétée par 300 réservistes[5]. Le bataillon couvre ensuite lecol du Bonhomme puis arrive àLa Croix-aux-Mines le, les Allemands s'étant repliés. En octobre, il passe à nouveau en seconde ligne àCorcieux où de nouveaux réservistes complètent les rangs[5].
Le, le22e BCA est mis à disposition de la66e DI et rejoint le secteur deWisembach où il commence laguerre de tranchées[6].
Dans ce secteur, la seule attaque d'envergure a lieu les 17 et. Les Allemands attaquent une première fois juste après l'explosition d'une mine mais sont repoussées, tout comme leurs deux attaques du lendemain. 173 cadavres allemands sont trouvés devant les tranchées françaises, contre 17 chasseurs tués et 88 blessés. Le bataillon est remplacé début par le62e BACP[6].

En 1919, le bataillon participe à l'occupation de l'Allemagne vaincue : initialement destiné à rejoindre laHaute-Silésie, il part pourFlensbourg à l'approche desplébiscites du Schleswig. Ces derniers décident du partage territorial entre larépublique de Weimar et leRoyaume du Danemark. Après le vote, le22e BCA rejointCopenhague le. En souvenir, le roiChristian X est nommé le sergent honoraire du bataillon. Il rendra visite chaque année au bataillon[1].
Revenu en France le, le22e BCA forme àNice à partir du la6edemi-brigade de chasseurs alpins (6e DBCA) avec le24e bataillon de chasseurs alpins deVillefranche-sur-Mer et le25e BCA deMenton. La6e DBCA forme, avec le3e régiment d'infanterie alpine, la57e brigade de la29e division d'infanterie[1].
Du au, le bataillon fait partie des unités chargées de l'occupation de la Ruhr[1].
Le22e BCA crée en 1931 unesection d'éclaireurs-skieurs (SES). Le bataillon est affecté de la défense des Alpes, au sein duSecteur fortifié des Alpes-Maritimes. Lors des crises européennes, comme lors de lacrise des Sudètes en 1938, il part en défense dans le secteur de l'Authion[1].
Au déclenchement de laSeconde Guerre mondiale, le22e BCA estmobilisé au sein du centre mobilisateur de l'infanterieno 152 de Nice. Il forme avec le62e et le64e BCA la26e demi-brigade de chasseurs alpins. Cette demi-brigade est directement rattaché au15e corps d'armée le et placée en réservegénérale. Le bataillon rejointCabris etSpéracèdes puisTourrettes-sur-Loup en décembre. En février 1940, il participe aux travaux pour renforcer défense deMenton[1].
La26e DBCA est affectée à la44e division d'infanterie le et le22e BCA quitte les Alpes le 12, laissant sur place sa section d'éclaireurs-skieurs. Le bataillon rejoint d'abord l'Aube puis leBas-Rhin àHochfelden le[1].
Le, le bataillon rejoint par voie ferrée lecanal de l'Oise dans la région deChalons-sur-Marne. Le, il passe sur l'Ailette jusqu'au. Le, il freine l'avancée allemande àFismes sur laVesle. Il recule le lendemain sur laMarne puis versBergères-lès-Vertus etTroyes. Le bataillon disparait quasi-complètement en forêt de Maulines le[1].
La SES du bataillon, restée dans les Alpes, protège levallon du Caïros depuis les granges de Fromagines. Bombardée par les Italiens à partir du, elle n'est pas attaquée[1].
Le bataillon stationne auMaroc en 1955-1956 puis rejoint l'Algérie jusqu'en 1964[7].

Au cessez-le-feu du en Algérie, le22e BCA met sur pied comme 91 autres régiments, les114 unités de laForce locale, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'Exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance du pays selon lesaccords d’Évian du. Le22e BCA forme la452e UFL-UFO, composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans[réf. nécessaire].
Dissous en 1964, le22e BCA est recréé en 1969 à partir du17e BCA puis finalement dissous en 1976[7]. Il est recréé en 1982 comme bataillon de réserve, ce bataillon étant dissous en 1997[réf. souhaitée].
L'insigne du bataillon porte unchamois sur uncor, indiquant la vocation alpine du bataillon. Sur les insignes fabriqué parArthus-Bertrand l'insigne présente également une montagne en arrière-plan, absente sur les insignes des fabricantsDrago etFraisse-Demey[1].
Nul ne crains
Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le22e BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. Durant lacampagne 1914-1918 celui-ci passe d'un bataillon à un autre.
En revanche, chaque bataillon possède unfanion qui lui est propre. Le fanion du22e BCA est décoré de lacroix de guerre 1914-1918, avec quatre palmes (citations à l'ordre de l'armée), une étoile d'argent (à l'ordre du corps d'armée) et deux étoiles de bronze(à l'ordre de la division)[1].
Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.
Encore un biffin, tombé dans la merde,
Encore un biffin d'emmerdé[8]!
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