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| 1re Panzerdivision | |
Emblème de la division en 1935-1940 et en 1943-1945 | |
| Création | 1935 |
|---|---|
| Dissolution | 1945 |
| Pays | |
| Allégeance | Troisième Reich |
| Branche | Wehrmacht |
| Type | division blindée |
| Composée de | Wehrkreis IX |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
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La1rePanzerdivision était unedivision blindée de laWehrmacht, de laSeconde Guerre mondiale, créée en.
Elle combat ainsien Pologne en 1939, prend part à lacampagne de l'Ouest auprintemps 1940, puis à l'invasion de l'URSS en directionde Léningrad en 1941. Elle participe ensuite à l'offensive contre Moscou et aux combats défensifs qui suivent ; elle demeure dans la région centrale dufront de l'Est (saillant deRjev) jusqu'au début de 1943, puis retourne en France reconstituer ses forces avant de gagner laGrèce à la fin duprintemps 1943, en prévention d'un éventuel débarquement allié qui n'a finalement pas lieu. À l'automne elle reprend le combat sur le front de l'Est qu'elle ne quitte ensuite plus jusqu'à la fin de la guerre.
La1. Panzer-Division est l'une des trois divisions blindées créées le, les deux autres étant respectivement la2e et la3e Panzerdivision. Son quartier général est constitué àWeimar dans leWehrkreis IX[1], à partir des éléments de la3e division de cavalerie (3. Kavallerie-Division), sous le commandement deMaximilian von Weichs[2]. L'Allemagne ayant renoncé plus tôt la même année autraité de Versailles qui lui interdisait de posséder des blindés.
L'unité se compose surtout au départ de conscrits originaires deSaxe et deThuringe. La division était initialement composée de deuxrégiments de blindés répartis en différentesbrigades, d'un régiment d'artillerie divisionnaire. La division était à l'origine équipée desPanzer I rustiques, lePanzer III n'arrivant que dans les années 1936, la division est également équipée dePanzer II qui deviennent obsolètes dès 1941.
En 1938, la division prend part à l'Anschluss et à l'occupation de larégion des Sudètes dont découlera l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie l'année suivante.
La division commence lacampagne de Pologne avec sur le papier93PzKpfw I,122PzKpfw II,26PzKpfw III,56PzKpfw IV et12 chars de commandement. La division est déployée au sein duXVIe corps d'armée, de la10e armée, qui est regroupée au sein dugroupe d'armées sud, situé enHaute-Silésie.
La1. Panzer Division traverse la frontière polonaise le à4 h 45 du matin. Elle se dirige versKielce et au4 septembre avec la10e armée elle progresse de plus de80 km en Pologne. Par la suite, la division se dirige versRadom et plus tard, elle bifurque vers le nord en se déplaçant rapidement en direction deVarsovie.
Le8 septembre 1939, le1er régiment blindé participe à la prise de Radom, après l'encerclement de troupes polonaises,60000 soldats se rendent le13 septembre. Entre le 16 et20 septembre, avec la4e division blindée elle arrête une contre-attaque polonaise le long de la rivière Bzura. Avec le double encerclement de l'armée polonaise par les divisions blindées et par l'invasion à l'est des soviétiques le17 septembre, la résistance prit fin, avec la capitulation de la dernière fraction importante de l'armée polonaise le.
Dans leplan d'offensive à l'Ouest, la1re division blindée fait partie avec les2e et10e divisions blindées duXIXe corps d'armée (Guderian). Ce corps est placé en premier échelon de laPanzergruppe von Kleist qui doit percer les fortifications de lafrontière belgo-luxembourgeoise et ensuite le front français à Sedan en traversant laMeuse le4e jour[3]. Pour des raisons de camouflage, la1re division blindée est déployée depuis le àCochem ; pendant le printemps elle s'exerce notamment aux opérations combinées (avec laLuftwaffe)) et à l'attaque de blockhaus[4].
| Panzer I | Panzer II | Pz.Befehlswagen[a] | Total blindés légers | Panzer III | Panzer IV | Total chars moyens et lourds | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Panzer-Regiment 1 | 26 | 49 | 4 | 79 | 28 | 20 | 48 | 127 |
| Panzer-Regiment 2 | 26 | 49 | 4 | 79 | 30 | 20 | 50 | 129 |
| Total pour la division | 52 | 98 | 8 | 158 | 58 | 40 | 98 | 256 |

La division traversa la région desArdennes, aidant ainsi à couper les forces alliés pénétrant en Belgique et en Hollande, de leurs bases françaises. La1re Pz.Div. devait atteindre Sedan le plus rapidement, mais elle fut bloquée par la résistance d'une soixantaine dechasseurs ardennais de l'armée belge àBodange, où elle piétina pendant une demi-journée. Le, elle récupéra son retard, pritNeufchateau et atteignitBouillon, repoussant les avant-gardes françaises sur l'autre rive de la rivièreSemois. Dans la nuit du 11 au 12, les hommes de la1re Pz-Div établirent unetête de pont sur la Semois (à Mouzaive) en suivant le repli de la3e Brigade de Spahis et traversèrent la rivière à 6 heures du matin, prenant de flanc la5e DLC qui ignorait toujours le retrait des Spahis. Les premiers éléments de la division arrivent à Sedan sur la rive nord de la Meuse dans la journée du.
Le à l'aube, Guderian donna auXIXe corps blindé ses directives: les2e et10e Panzer devraient avancer respectivement à l'est (à Donchery) et à l'ouest (à Wadelincourt) de Sedan, tandis que la1re, qui était commandée par leGeneralleutnant F. Kirschner, donnerait l'assaut principal au centre. Avec la10e Panzerdivision, elle traverse laMeuse et établit une tête de pont dans le secteur ouest deSedan, entre Glaire et Torcy, formant une poche de 2 kilomètres. Plus de 1 500 avions duIer etIIe Fliegerkorps supportaient cet assaut durant la journée. On comptera 600 bombardiers moyens, 250Stuka, 500 chasseursBf 109 et 120 chasseursMe 110, réalisant 1 215 sorties d'attaque au sol. En début de soirée, les fusiliers de la1re Panzer occupèrent à l'ouest de Sedan une tête de pont déjà large 3 km et profonde de 10 km. Aucun char n'avait cependant encore traversé le fleuve. Pourtant, la défense française s'effondra par l'arrière, l'artillerie de la55e DI se débandant et entraînant dans sa suite un grand nombre de soldats. Les timides contre-attaques françaises lancées le échouèrent, butant sur les premiers éléments blindés allemands qui avaient traversé la Meuse sur un pont artificiel à 6h20 du matin. Par la suite, la1re Pz.Div., avec l'aide de la Luftwaffe, affronta au village deLa Horgne (V.bataille de La Horgne) les hommes de la3e brigade du colonelOlivier Marc, ceux du2e régiment de Spahis algériens du colonel Burnol, et du2e régiment de Spahis marocains du colonel Geoffroy. Ceux-ci tiendront le village jusqu'au. Les Français se replieront à partir de 17 heures, laissant une quarantaine despahis tués sur le terrain[7].
Au soir du, la 1. Panzer-Division a donc pris la Horgne, ainsi que Bouvellemont etChagny, et le lendemain effectue un virage à 90°, « direction l'ouest - la mer - », et laisse dans son flanc gauche (au sud) la ville deRethel et leCanal des Ardennes lors de sa progression ; alors qu'à l'est l'Infanterie-RegimentGrossdeutschland poursuit les combats au niveau deStonne pour protéger, entre autres, les arrières de la 1. Panzer-Division. Le la division accélère encore sa progression, s'empare deDizy-le-Gros (Aisne) et traverseMontcornet prise la veille par la6. Panzer-Division, puis prendMarle et établit des têtes de pont sur le canal de l'Oise, au niveau deMoÿ-de-l'Aisne et Mezières aidée en cela par des ponts qui sont tombés intacts dans les mains des unités de pointe de la division. Toutefois ce même jour elle est contre-attaquée par la4e DCR du colonelDe Gaulle qui cherche à reprendre Montcornet, pierre angulaire sur laquelle repose l'offensive duXIX. Armeekorps, le plus rapidement possible. L'attaque précipitée de cette division qui vient d'être mise sur pied donne pour les Français un succès mitigé : des unités s'égarent ou n'arrivent pas à percer, Dizy-le-Gros est temporairement repris et ils parviennent devant Montcornet que les charsB1Bis bombardent mais doivent par la suite abandonner leur attaque pour ravitailler. L'attaque française n'inquiète ni leXIX. Armeekorps ni la 1. Panzer-Division, celle-ci devant être relayée par la10e Panzerdivision pour la protection du flanc sud. Le, la 1. Panzer-Division progresse au sud deSaint-Quentin, et traverse laSomme en direction dePéronne. Le elle s'empare de Péronne qu'elle ne dépasse que de peu. Le est une journée historique pour le XIX.Armee-Korps puisque la2e Panzerdivision atteint la mer, tandis que la 1. Panzer-Division s'empare d'Amiens sous les yeux de Guderian.Albert tombe également dans les mains de la 1. Panzer-Division qui s'est affairée à l'instar des deux autres divisions duXIX. Armeekorps à réaliser des têtes de ponts sur laSomme pour une éventuelle progression vers le sud. Après une journée où le Haut Commandement Allemand réfléchit à l'orientation de l'effort de la Wehrmacht vers le nord ou vers le sud, leXIX. Armeekorps dont fait toujours partie la 1. Panzer-Division est envoyé finalement réduire les forces alliés dans le nord.
Après labataille de Dunkerque, la1re Pz-Div fut redirigée sur le front de l'Aisne, perça à Château-Porcien le avant de foncer vers le sud de la France. La bataille de France se termina le, par un cessez-le-feu.
En, la division est envoyée en Prusse à la frontière soviétique.
À la veille de l'opération Barbarossa, la 1. Panzer-Division a 145 blindés :
La division participa à l'invasion de l'Union soviétique en combattant dans le secteur nord du front contreDunaburg sur la rivièreDaugava) et le la1re Pz.Dv., sur l'aile nord, capturaOstrov.
Le, la1re Pz-Div appartenait au 41. Armee-Korps du Gruppe Nord, qui relevait du Heeres Gruppe Nord. Celui-ci s'arrêta à la périphérie de Leningrad.
Plus tard, lors de l'opération Taifun, en, la1re Pz-Div fut transférée augroupe d'armées Centre, Heeres-Gruppe Mitte.
Elle participa à labataille de Moscou, avec la 41. Panzerkorps, dont des hommes de son1er bataillon d'infanterie motorisée arriva jusqu'aux faubourgs de la capitale soviétique.
Par la suite, la1re Panzerdivision participa aux affrontements deViazma et deRjev. Après de féroces combats pour Rjev, entre mars à, la Panzerdivision fut retirée du front et envoyée en France, de janvier à, pour se reconstituer.

En, mystifié par l'opération MincemeatHitler fait envoyer la division de France enGrèce pour assurer la défense côtière convaincu que l'opération Husky aura lieu enGrèce[8].
La division n'a pas participé au combat dans le cadre de labataille de Koursk mais en, la Pz-Div fut déplacée à nouveau sur le front de l'Est, au nord de l'Ukraine àJytomyr, où elle prit part aux contre-offensives allemandes à l'ouest deKiev.
La Panzerdivisiona alors combattu au sud-ouest deBerditchev où elle est restée jusqu'à la fin.
En, elle combattait dans la région deTcherkassy, allant versBrody, pour tenter de dégager lapoche de Hube.
Le, l'Armée rouge lança une offensive d'été dans le secteur du Groupe d'Armée du Centre, le long du front oriental. Cette offensive soviétique écrasa littéralement ce groupe d'armée et en trois semaines, elle repoussait les forces allemandes dans cette partie du front de 500 km, en direction de la Pologne.
La1re Pz-Div prit part aux tentatives de refoulement des Soviétiques. Elle participa à une contre-attaque désespérée àOleyyor où elle est parvenue à stopper l'avance de l'Armée rouge.
Cependant en septembre dans lesCarpates, le flanc méridional n'a pas tenu et la position que la division avait créée devint intenable. Elle fut alors repoussée de l'autre côté de laVistule.
En, la1re Panzerdivision fut déplacée de ses positions de long de la Vistule où elle prit part aux combats deDebrecen et deNyíregyháza, se distinguant pour ses actions.
En, la1re Pz.Dv. arrive enHongrie, dans la région deBudapest.
Le, faisant partie de la8e armée allemande sous le généralHans Kreysing, la1re Pz-Div se joint alors à des combats défensifs en Hongrie et elle est repoussée jusqu'enAutriche.
En, elle se rendit aux forces américaines, àEnns.
| Début | Fin | Grade | Nom |
|---|---|---|---|
| General der Kavallerie | Maximilian von Weichs | ||
| Generalleutnant | Rudolf Schmidt | ||
| Generalmajor | Friedrich Kirchner | ||
| Generalleutnant | Walter Krüger | ||
| 8 aout 1943 | Oberst | Oswin Grolig | |
| Oberst | Walter Soeth | ||
| Generalmajor | Richard Koll | ||
| Oberst, puisGeneralmajor | Werner Marcks | ||
| Generalleutnant | Eberhard Thunert | ||
| Oberst | Hemut Huppert |
Le la division reçoit leSchützen-Regiment 113, alors que sonPanzer-Regiment 2 part pour la16. Panzer-Division.
LaHeeres-Flakartillerie-Abteilung 299 est adjointe à la division le[9]. Le11 juillet 1943 lesSchützen-Regiment changent de noms pourPanzer-Grenadier-Regiment.
Le la division reçoit en plus leGrenadier-Bataillon 1009 (mot.).
LesPanzerdivisions de laWehrmacht | ||
|---|---|---|
| Heer | ||
| Luftwaffe | ||
| Généralité | ||