Pour le régiment appelé1er régiment de spahis jusqu'en 1921, voir1er régiment de spahis algériens.
| 1er régiment de spahis | |
Insigne régimentaire du1er régiment de spahis | |
| Création | 1914 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment despahis |
| Rôle | Cavalerie blindée |
| Fait partie de | 6e brigade légère blindée de la3e division |
| Garnison | Valence |
| Ancienne dénomination | Régiment de marche de chasseurs indigènes à cheval Régiment de marche de spahis marocains 21e régiment de spahis marocains 1er régiment de spahis marocains 1er régiment de marche de spahis marocains |
| Devise | "faire face" |
| Mascotte | La mascotte est un bélier. Du nom du créateur des spahis, il se prénomme Yousouf (ouYusuf) |
| Inscriptions sur l’emblème | La Marne 1914 Pogradec 1917 Skumbi 1917 Bofnia 1918 Uskub 1918 Danube 1918 Levant 1920-1927 Érythrée 1941 El Alamein 1942 Tunisie 1943 Paris 1944 Strasbourg 1944 AFN 1952-1962 Koweit 1990-1991 |
| Équipement | 18AMX 10 RCR (rénové), 13EBRC Jaguar, 90 véhicules blindés légersVABVBL, véhicules de reconnaissance et véhicules de transport, 110 véhicules à roues (poids lourds et légers), 1 cheval et 3 cyclomoteurs |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de la croix de la Libération Aux couleurs du ruban de laMédaille militaire avec olives aux couleurs des rubans des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 Aux couleurs du ruban T.O.E. |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 (5 palmes) Croix de guerre 1939-1945 (2 palmes) |
| modifier | |
Le1er régiment de spahis est une unité de l'armée française relevant de l'arme blindée-cavalerie (ABC). Il est héritier de tous les régiments despahis, cavaliers nord-africains de l'armée française.
Il est aujourd'hui cantonné àValence, après avoir tenu garnison àSpire, en Allemagne. Depuis 1984, il est intégré à la6e division légère blindée puis rejoint la1re brigade mécanisée. Mais celle-ci étant dissoute le, il a été alors reintégré à la6e brigade légère blindée (ex-6e division).
Il a été engagé sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures au cours des dernières années : dans laguerre du Golfe (où il est rattaché à laDivision Daguet), auKosovo, enAfghanistan, en ex-Yougoslavie, auLiban, auTchad, enCôte d'Ivoire, en République centrafricaine et au Mali.
Il est l'héritier des traditions du1er régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM) créé pendant laSeconde Guerre mondiale par lesForces françaises libres issu d'éléments du1er régiment de spahis marocains (1er RSM). Il reprend les traditions de ces deux régiments qui furentantagonistes de 1940 à 1943.
Régiment le plus décoré de l'arme blindée et de la cavalerie, il porte quatorze noms de batailles inscrits sur son étendard.
C'estJoseph Vantini, ditYusuf, qui crée le le corps des spahis dans l'armée française[1]. Ce sera également lui qui sera chargé de recruter ces nouveaux régiments[2]. Ce corps militaire va par la suite se développer et être à l'origine de nombreux faits d'armesspahis.
Dans l'organisation des régiments de spahis,Guillaume Stanislas Marey-Monge, a joué un rôle important lors de laconquête de l'Algérie. Le, il est nommélieutenant-colonel, et chargé de l'organisation des spahis réguliers et auxiliaires d'Alger[3]. Les spahis réguliers d'Alger présentent un effectif de600 cavaliers, et les auxiliaires de 350. Les premiers font un service très actif, toujours en présence de l'ennemi dans les opérations militaires et pour le maintien de la sûreté des tribus, ils acquièrent, au prix de sacrifices, une haute réputation dans l'armée, des spahis réguliers sont formés, àOran et àBône ; l'ensemble s'élève à 14escadrons.


Les escadrons de spahis marocains de l'armée française ont été créés en1914, lors de laPremière Guerre mondiale, par legénéralLyautey. Le1er régiment de spahis marocains est le régiment de cavalerie le plus décoré de l’armée française. Son étendard est le seul des emblèmes des unités de cavalerie à être décoré de la fourragère aux couleurs de lamédaille militaire[N 1].
Lerégiment de marche de spahis marocains (RMSM) participe activement à lavictoire de la Marne.
Envoyé sur le front d'Orient, il s'illustre àPogradec,Skumbi,Bofnia,Uskub et sur le Danube. Ces combats lui valent cinqcitations à l'ordre de l'armée et lafourragère aux couleurs de laMédaille militaire.
Attaque (Skopje (en macédonien Скопје)), menée par labrigade Jouinot-Gambetta, composée des1er,4e chasseurs d'Afrique et du1er régiment de spahis marocains de l'armée française, commandée par le généralFrançois Léon Jouinot-Gambetta, entre le 24 et le.
Renommé21e régiment de spahis marocains en1921, il prend part auxopérations de pacification auLevant de 1920 à 1927. Il y mérite trois nouvelles citations à l'ordre de l'armée et la fourragère de laCroix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs. En 1929 il devient le1er Régiment de Spahis Marocains (1er RSM).

Le, alors que laSeconde Guerre mondiale est en cours, le capitainePaul Jourdier qui commande le1er Escadron du1er RSM décide de continuer le combat contre l'Allemagne et de rejoindre les Britanniques enPalestine. À l'occasion d'une manœuvre au sud duLiban, il réussit à entraîner avec lui une petite moitié de son escadron[10]. Le régiment a commémoré le 30 juin 2020 le80e anniversaire de ce geste fondateur sur le lieu même où il fut accompli[11]. Renforcé par quelques isolés qui ont passé eux aussi la frontière entre le Liban et laPalestine, puis par des engagés deLondres, l'escadron reprend le combat en Érythrée où il chargera encore à cheval àUmbrega sous les ordres du capitaine Paul Jourdier.

Le,Paul Jourdier, officier de cavalerie français de laFrance libre, engage le combat avec sonescadron despahis contre des unités italiennes, àUmbrega (actuelSoudan). Il va s'agir de la dernière charge au sabre de la cavalerie française et du premier succès terrestre desForces françaises libres[12].
Il revient ensuite enSyrie pour combattre sur camions avec la1re Brigade Légère Française Libre contre les forces restées fidèles aumaréchal Pétain.
D'autres escadrons sont créés et forment ensemble un puis deux groupes de reconnaissance de corps d'armée (GRCA) commandés par Jourdier etRobert de Kersauson de Pennendreff.
Renforcé par lacompagnie de chars de la France Libre, le2e groupe équipé d'automitrailleuses et de canons portés, constitue laFree French Flying Column ou Colonne volante qui participe à labataille d'El Alamein puis à la poursuite jusqu'enTunisie, initialement au sein de la8e Armée britannique, puis, en 1943, au sein de la Force L dugénéral Leclerc.
Le, les deux groupes ont été réunifiés au sein du1er Régiment de Marche de Spahis Marocains (1er RMSM) placé sous les ordres deJean Rémy.
Devenu régiment de reconnaissance de la2e Division Blindée, le1er RMSM combat en France et en Allemagne, subissant de lourdes pertes en tête des différents groupements.
Quant au1er RSM originel[N 2], après avoir combattu à cheval en Syrie, il est motorisé auMaroc en 1943 et participe aux combats deRoyan en 1945. Il est finalement dissout et fusionné avec le8e régiment de dragons.
Entre 1944 et 1945, au sein de la2e DB, le1er RMSM perd184 tués dont 12,5 % de Maghrébins[13].

Un escadron du RMSM est envoyé enIndochine d'octobre 1945 jusqu'à, au sein dugroupement de marche de la2e division blindée. Dans le même temps, le régiment[Lequel ?], va à partir de l'après-guerre, être renommé plusieurs fois et connaître de multiples garnisons. À partir de 1947, il est dénommé1er régiment de spahis marocains durant sa présence au Maroc. À l'indépendance de ce pays, il devient en 19561er régiment de spahis puis en 1958 lors de son arrivée en Algérie,21e régiment de spahis pour éviter toute confusion avec le1er régiment de spahis algériens.
Après l'indépendance de l'Algérie, c'est sous cette même dénomination, qu'il s'installe en 1961 àSpire enAllemagne de l'Ouest où il intègre les Forces françaises en Allemagne, comme régiment de reconnaissance du2e CA. Enfin depuis 1965, après la dissolution du1er régiment de spahis algériens, il est de nouveau et définitivement nommé1er régiment de spahis (1er RS).
En 1984, il quitte l'Allemagne et lesFFA pour intégrer la6e division légère blindée et vient s'installer àValence. Depuis le début des années 2000, il mène des missions d’intervention, d’assistance, d’aide aux populations, de sécurité intérieure, de souveraineté, d’interposition. Sur AMX 10 RCR àDjibouti puis enAfghanistan. Sur véhicule blindé léger (VBL) auLiban et en unité proterre dans les départements et territoires d’outre-mer (Guyane). Le régiment a participé à la plupart des opérations extérieures,Centrafrique,Gabon,Golfe Persique,ex-Yougoslavie,Tchad,Liban,Djibouti,Kosovo,Bosnie,Afghanistan,Côte d’Ivoire,Sénégal,Mali.

En 2009, le régiment quitte la6e brigade légère blindée pour rejoindre la1re brigade mécanisée. Le, avec la dissolution de la1re brigade mécanisée, il rejoint et retrouve la6e brigade légère blindée.
Le maintien actuel dans l'ordre de bataille de l'armée française du1er régiment de spahis, serait dû à une phrase tenue par legénéral de Gaulle à la fin de la guerre d'Algérie, lorsque s'est posé le problème du sort des régiments de l'Armée d'Afrique et de leur dissolution. Ce dernier aurait eu à propos du1er spahis et de son éventuelle disparition, cette remarque :« on ne dissout pas un compagnon de la Libération »[réf. nécessaire].
À partir de 2022, nouvel équipement prévu duVéhicule blindé multi-rôles[14]. Suivi en 2025, du programmeSCORPION[15] devrait atteindre une première capacité d'infovalorisation et de combat collaboratif, lesVéhicules blindés multi-rôles Griffon ayant commencé à remplacer lesVAB quadragénaires en 2019 et la moitié des Griffon commandés devant avoir été livrés[16].

Le régiment est subordonné à la6e brigade légère blindée de la3e division. La6e BLB, également appelée « brigade des coups durs et des identités fortes ».
Dans le cadre du nouveau format opérationnel de l'Armée de terre « Au contact ». Le1er Spahis a constitué un nouvelescadron au cours de l'année 2017. À partir de cette date, il est structuré autour de :

Début mai 2024, mise en service de l'Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) « Jaguar ». Le1er régiment de Valence a déjà reçu cinq autres chars de ce type. Leur parc de 32 Jaguar au total devrait être au complet d'ici trois ans[17].
Ayant au, leColonel Christophe Maurin, comme chef de corps[18].
Comme le veut la tradition[19], chaque char est baptisé. Le premier a été nomméLieutenant-Colonel Marey-Monge, en hommage au premier chef de corps des Spahis. Sous son autorité, les cavaliers algériens au service de laFrance ont été regroupés en 1834[20]. Le Colonel Christophe Maurin, qui commande aujourd'hui le1er régiment des Spahis, détaille le choix du nom du deuxième Jaguar,Ville de Valence : C'est plus rare. Nous sommes attachés àValence, nous y sommes bien, parce que c'est une belle région, mais aussi parce que nous« sommes bien accueillis par les Valentinois ». Il ajoute :« Et rappeler aux Spahis que nous ne vivons pas seuls, mais bien au milieu de nos compatriotes »[21].
Le régiment est en garnison au quartier Baquet àValence, une ville au bord duRhône, à une heure au sud deLyon[22].
Le régiment a participé à la plupart des opérations extérieures(opex) depuis ces 25 dernières années :Centrafrique, Gabon,Golfe persique, Guyane,ex-Yougoslavie, Tchad,Liban, Djibouti,Kosovo,Bosnie,Afghanistan,Côte d’Ivoire, Sénégal,Mali[23],[24].
L'instruction dispensée aux engagés volontaires initiaux (EVI) de l'armée de Terre a été uniformisée : les centres de formation initiale des militaires du rang (CFIM) ont été créés pour assurer la formation générale initiale (FGI) de l'ensemble des EVI de l'armée de Terre[25].
Chaque année, il assure la formation générale initiale (FGI) de 750 engagés volontaires, ainsi que la formation générale élémentaire (FGE) de 120 à 150 caporaux. Ces formations sont majoritairement réalisées au profit des :
D’une culture d’arme fortement marquée « troupes de marine », leCFIM-4e RIMa (CFIM6e BLB àFréjus) se fait force, dans chacune de ses formations, d’instiller l’esprit de camaraderie et la richesse apportée par le travail interarmes, particulièrement marqués au sein de la « brigade des coups durs et des identités fortes »[26].

Le drapeau du1er RMSM porte à la fin de la guerre, brodées en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions[27] :


De par sa filiation, le1er Spahis est détenteur de l'étendard du1er spahis marocains. Brodées en lettres d'or, il porte dans ses plis plusieurs inscriptions[N 3].
Si l'ensemble des régiments de l'Arme Blindée Cavalerie portent aujourd'hui, par tradition, la couleur et les attributs argentés propres à l'arme montée de l'Ancien Régime (boutons et par extension insigne de béret). À l'inverse, l'or était, historiquement, la couleur réservée aux attributs vestimentaires des autres militaires et plus spécifiquement des troupes à pied. Le1er spahis à la particularité de porter ces mêmes attributs en or. Cette exception trouve son origine avec les premiers régiments de spahis algériens dont le recrutement était constitué de cavaliers indigènes. Pour ces derniers, l'or était un métal plus précieux que l'argent et par conséquent le symbole d'un rang social important lié au prestige propre au statut militaire. Ainsi, Pour assurer un recrutement permanent de ces cavaliers, il fut décidé d'accorder aux régiments de cavalerie non européens, l'or et non l'argent. Par extension cette règle fut étendue aux régiments de spahis marocains[réf. nécessaire].
L'insigne est composé de l'Étoile Chérifienne et de laCroix de Lorraine. L'étoile et la croix reposent sur un fond degueules : l'étoile rappelle l'origine marocaine du régiment, la croix sa filiation avec le1er RMSM et son engagement au sein desforces françaises libres.
L'insigne porté en 1978 a été homologué sous le numéro G1084 le, il portait également l'inscription « Lyautey Cavalerie » sur les pourtours horizontaux de l'étoile. L'insigne actuel a été homologué sous le numéro G4478 le, il ne comporte plus cette inscription.
La définition héraldique est la suivante : « Étoile chérifienne d'or recouverte sur champs de gueules brochée d'une croix de Lorraine d'argent ». Ainsi, l'emblème de ce régiment permet de mettre en avant de multiples origines ethniques et religieuses, formant un seul et même corps.
Soldat français, je m'engage à servir mon pays. En toutes circonstances, je me conduis avec honneur, courage et dignité.
33 Compagnons de la Libérations ont servi sous le calot rouge des spahis. En présence de leurs familles, le régiment a inauguré en juin 2021 un monument[30] à leur mémoire au sein du quartier Baquet, organisé une exposition[31] à la médiathèque Latour-Maubourg de Valence et publié un ouvrage[N 6] qui retrace leurs parcours.
Sa cravate est décorée :
Les militaires du régiment portent lafourragère aux couleurs de laMédaille militaire, avec olivesCroix de guerre 1914-1918,Croix de guerre 1939-1945, la fourragère aux couleurs de laCroix de guerre des TOE et la fourragère aux couleurs de la Croix de l'Ordre de la Libération depuis le.
Nous étions au fond de l’Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs
Quand, sous un soleil magnifique
Retentissait ce cri vainqueur :
En avant ! En avant ! En avant
C’est nous les Africains
Qui revenons de loin
Venant de nos pays
Pour sauver la Patrie
Nous avons tout quitté
Parents, gourbis, foyers,
Et nous gardons au cœur
Une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier,
Le beau drapeau de notre France entière,
Et si quelqu’un venait à y toucher,
Nous serions là pour mourir à ses pieds.
Battez tambours, à nos amours
Pour le Pays, pour la Patrie,
Mourir au loin, c’est nous les Africains.
Pour le salut de notre Empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours.
En avant ! En avant ! En avant !
De tous les horizons de France
Groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance
Qui, par nous se fera demain
En avant ! En avant ! En avant !
Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis
Le cœur joyeux et l’âme fière
D’avoir libéré le Pays
En criant, en chantant, en avant !
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