Pour les articles homonymes, voirHussard (homonymie).
| 1er régiment de hussards parachutistes | |
Insigne régimentaire du1er régiment de hussards parachutistes | |
| Création | 1720 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment dehussards parachutistes |
| Rôle |
|
| Fait partie de | 11e brigade parachutiste de la3e division |
| Garnison | Tarbes |
| Surnom | "Bercheny Houzards" |
| Couleurs | Rouge et bleu |
| Devise | "Omnia si perdas, famam servare memento" ("Si tu as tout perdu, souviens-toi qu’il te reste l'honneur") |
| Inscriptions sur l’emblème | Valmy 1792 Jemappes 1792 Castiglione 1796 Eylau 1807 Sébastopol 1855 La Mortagne 1914 La Serre 1918 AFN 1952-1962 |
| Anniversaire | Saint Michel Saint Georges |
| Équipement |
|
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie Guerre d'Indochine Guerre du Golfe |
| Batailles | 1914 -Bataille de la trouée de Charmes |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 une étoile de vermeil Croix de guerre 1939-1945 une palme Croix de la Valeur militaire deux palmes et deux étoiles |
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Le1er régiment dehussards parachutistes (ou1er RHP) est uneunité de cavalerie blindée de l'armée française,descendante directe durégiment de Berchény houzard, unrégiment de cavalerie français d'Ancien Régime créé en 1720.
Il est aujourd’hui le régiment de cavalerie de la brigade parachutiste française (11èmeBP). À ce titre, il contribue à l’échelon national d’urgence des troupes aéroportées, constamment en alerte pour intervenir avec la Force de réaction rapide (QRF TAP). Il apporte notamment à la manœuvre parachutiste ses qualités tactiques de vitesse, de recueil élémentaire de renseignement et de combat antichars.
Il a participé à tous les grands engagements militaires français depuis sa création, se distinguant tout particulièrement pendant lesguerres de la Révolution et de l'Empire, mais aussi plus récemment pendant la Guerre d’Algérie, en Afghanistan ou au Mali.
Fort d’une identité affirmée, il cultive ses traditions à la fois hussardes et parachutistes, et nombre de ses anciens membres se réunissent au sein de son Amicale régimentaire très active.
Il est basé à Tarbes, dans le département des Hautes-Pyrénées.
Le 1er régiment de hussards parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d'un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs.
Unique régiment blindé de la11e brigade parachutiste, il en constitue l’avant-garde et lui confère sa puissance de feu et sa mobilité tout en la renseignant en amont de son engagement.
Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toute autre voie militaire, ce qui lui donne la capacité d’entrer en premier, au côté des autres unités de la brigade parachutiste, sur des théâtres d’opérations à première vue tenus par l’ennemi. À ce titre, il est régulièrement sollicité et intervient partout où le besoin de frapper vite et fort se fait sentir.
Sa double spécialisation, cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Comme le disait le généralBertrand de Montaudouïn : « Le 1er hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier. » Les récents engagements des hussards parachutistes ont tous été l’occasion de démontrer la véracité de cette affirmation.
Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le1er régiment de hussards.
Le1er régiment de hussards a fait les campagnes de 1792 et 1793 à l’armée du Nord ; 1794 à l’armée des Alpes. Ce régiment figurait avec honneur à labataille de Jemmapes, le.
Campagnes de l’an IV à l’an VII à l’armée d’Italie ; an VIII à l’armée de réserve ; an IX aux armées de réserve et desGrisons. Faits d’armes :bataille de Roveredo, le.
Il a fait les campagnes des ans XIV et 1806 au6e corps de laGrande Armée ; 1807 au corps de cavalerie légère de réserve ; 1808 au4e corps de cavalerie de la Grande Armée ; 1809 à l’armée d’Espagne ; 1810 et 1811 aux armées d’Espagne et dePortugal ; 1812 aux armées d’Espagne, de Portugal et deCatalogne ; 1813 aux armées d’Espagne, de Catalogne, de Portugal, au3e corps de cavalerie de la Grande Armée et au corps d'observation de l’armée d’Italie ; 1814 à l’armée d’Italie ; 1815 à la6e division de réserve de cavalerie.


NapoléonIer résumera ainsi cette période :« ce régiment n'a cessé de combattre soit en totalité, soit en partie. Il a été renouvelé presque jusqu'à cinq ou six fois, mais une vérité digne d'être affirmée par les Généraux, c'est qu'officiers, sous-officiers et hussards ont tous fait leur devoir. De 1792 à 1801, il a assisté à 37 batailles, 168 combats, 1310 affaires et fait pendant le même temps 26 300 prisonniers, pris 40 drapeaux, 303 bouches à feu. »[4].
Lors de la campagne de Belgique le régiment est composé de troisescadrons pour un total de 471 hommes, le régiment fait partie de l'aile droite commandée par le maréchalGrouchy[5].
Sous la Restauration, le1er régiment de hussards prendra successivement les noms de hussards du Roi, hussards du Jura, puis de Chartres.
Durant l'expédition d'Espagne de 1823, le1er hussards rattaché au1er corps de l'armée d'Espagne se distingue lors descombats d'Astorga etde Puerto de Mirabete les et.

En1831, le régiment participe à lacampagne de Belgique.
En1854, le régiment participe à laguerre de Crimée, où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir dusiège de Sébastopol est inscrit sur son étendard.
En1858, le1er régiment de hussards prend pour la première fois garnison àTarbes.
Le 1er escadron du 1er régiment de hussards, sous le commandement du capitaine Stockly, participe à l'expédition en Syrie[6]
Entre1870 et1871, le régiment subit de très lourdes pertes au cours de laguerre franco-prussienne.
En1870, à labataille de Sedan, le régiment va connaître l'heure la plus importante de son histoire, sous les ordres du colonel de Baufremont.
Il est un des rares régiments à revêtir le nouvel uniforme de hussard de la réforme de 1868, à savoir une tunique et un dolman bleu ciel à 6 brandebourgs blancs.
Intégré à la division dugénéral Margueritte, aux côtés des1er,3e,4e chasseurs d'Afrique où il forme brigade sous le commandement du général Tallard, aux côtés du6e chasseur à cheval, il est engagé à la bataille de Sedan.
Soumis le, à proximité du plateau deFloing, à des bombardements, il y connaît des pertes sensibles sous le feu de 7 puis de 26 batteries de campagne desXIe etVe corps allemands à partir de 8 heures du matin. Lors du repli de la division, qui s'effectue après l'échec de la charge du3e chasseurs d'Afrique, le régiment subit un nouveau bombardement en se repliant au travers du bois de Garenne, où est tué le général Tallard, fauché par un obus. Le régiment prend alors position aux sorties du bois, aux côtés des restes du3e chasseurs d'Afrique, du1er chasseur d'Afrique et du6e chasseur à cheval, sous les ordres du général Marguerite, qui transfère le commandement de la brigade du général Tallard au colonel commandant le1er hussards.
À deux heures de l'après-midi, après avoir de nouveau souffert des tirs de l'artillerie allemande, le régiment est engagé dans une charge en échelon contre la22e division du général Sckopp, duXIe corps allemand qui se dirige vers les prairies qui dominent laMeuse pour y consolider l'encerclement de l'armée de Mac Mahon. Avant même le départ de la charge, le lieutenant-colonel de Gantès, adjoint du colonel de Baufremont, est mortellement blessé, la jambe emportée par un obus. Il est remplacé par le commandant Bissaut, qui reçoit l'ordre de mener la charge avec le2e escadron, qui doit être suivi des quatre escadrons du régiment. Charge qui va s'effectuer sous le tir de près de 60 pièces de campagne Krupp. Dès le début de la charge, le cheval du colonel de Baufremont est tué, et celui-ci, bien que contusionné, parvient à se remettre en selle sur une monture d'un cavalier qui vient d'être fauché par un éclat d'obus. Le colonel de Baufremont voit de nouveau son cheval tué sous lui quelques instants plus tard. En quelques minutes, le1er hussards se voit réduit à 150 hommes.
Quatre officiers perdent la vie : le lieutenant-colonel de Gantés, le capitaine Albaret, commandant le5e escadron, le capitaine de Bullet, capitaine en second, et le sous-lieutenant de Saint-Georges. Sept officiers sont blessés : le capitaine de Pressac, qui commande le3e escadron, le capitaine de Tussac, atteint de deux balles, ainsi que les lieutenants de Mulheneim, Button, de Senneville et le sous-lieutenant de Chaleon. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perd 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.

En1871, ilest affecté enAlgérie, où il participe aux opérations d'assainissement de laKabylie.
Il rentre en France en1882, où il mène pendant trente ans la vie de garnison.
À la veille de la Première Guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.
Le 1er hussards s’est lancé dans la Grande Guerre comme régiment de cavalerie à cheval du16e corps d’armée. Si la tournure de la guerre va obliger les hussards à s’initier au combat d’infanterie en passant par les tranchées, ils la termineront comme ils l’ont commencé : à cheval. Au cours des différentes opérations auxquelles ils participeront, ils perdront 70 hussards et auront 280 blessés.
Voici parmi tant d’autres, quelques faits remarquables du régiment.
De sa garnison de Béziers, le 1er hussards se rend sur les avants postes allemands en Lorraine. Sa mission : éclairer et couvrir les colonnes d’infanterie. Cette première partie de campagne sera pénible pour les hussards car l’ennemi manœuvre sur son propre terrain et profite des nombreux bois pour tendre des embuscades. Dès août 1914 près de Lunéville (Lorraine) : le 1er hussards combat sans un instant de répit pendant 14 jours pour repousser l’offensive allemande qui envahit la Lorraine. Le 28 aout, le 1er hussards déborde au prix de lourdes pertes, le village de La Mortagne où l’ennemi se retranchait. Leur confiance inébranlable en la victoire a contribué à briser l’offensive Allemande et à libérer la Lorraine.
Cette bataille sera inscrite sur l’étendard du régiment.
Le 1er hussards va devoir s’adapter au nouveau type de combat en s’initiant au combat d’infanterie dès la fin 1914. En juin 1915, il est désigné pour occuper le fortin de Beauséjour, tout juste enlevé aux Allemands. Une mission éprouvante dans des conditions de vie difficiles dans les tranchées. Le régiment quittera ce fort le 25 août pour prendre part à l’offensive de Champagne. Il laissera après trois mois à Beauséjour, 14 tués et 73 blessés. Il sera félicité pour son moral élevé et ses remarquables qualités d’endurance et d’enthousiasme durant la guerre des tranchées.
Le régiment prend part à la bataille de Verdun. Affecté au service de circulation sur la Voie Sacrée, il est chargé du ravitaillement jusqu’aux lignes et aux liaisons entre les PC.
En septembre, un détachement du 1er et du3e escadrons tiennent la tranchée de Boureilles en Argonne, tandis qu’un autre du2e et4e escadron tient celle de la Demi-Lune au nord des Islettes.
En mars, les hussards font face à de nombreux assauts. Ils en repoussent trois successifs, d’une violence rare, les 17 et 18 mars, avant d’en mettre un autre en échec le 24. Cependant, le 30, un bombardement d’obus de 105 et 150 mm, accompagné de tirs d’interdictions, détruit en partie le poste tenu par les hussards, qui sont ensuite assaillis par une quinzaine d’Allemands les accablant de grenades. Malgré la situation, les hussards parviennent à repousser l’ennemi mais doivent se replier vers une autre tranchée. Les assaillants se heurtent au4e escadron qui les refoule à l’arme blanche. Quelques instants après, les boyaux furent débarrassés des attaquants. Plusieurs hussards furent cependant tués lors de cette attaque.
Les difficultés des combats sont aggravées par la fatigue des missions successives et le manque de ravitaillement. Les Allemands se retirent tout en poursuivant des tirs de barrage à la mitrailleuse. Les pelotons, remontés sur leurs chevaux, sont alors employés à éclairer la marche des régiments d’infanterie. Lors de missions de reconnaissance, plusieurs hussards et chevaux perdent la vie. Leur mission va rapidement évoluer. Ils doivent se lancer à la poursuite de l’ennemi en pleine retraite et le harceler jusqu’à La Serre.
En octobre, le régiment participe à l’assaut et à la prise de Couvron, tenu par l’artillerie et les mitrailleuses ennemies. Face au succès de l’assaut, les rescapés ennemis ne peuvent que se replier sur La Serre. C’est le2e escadron qui se distingue particulièrement lors de cet assaut.
En effet, afin de permettre à deux régiments d’infanterie de déboucher, un peloton du2e escadron charge une position tenue par des mitrailleurs. Tous les chevaux sont tués, tous les cavaliers blessés, mais l’ennemi se retire, laissant six mitrailleuses et la voie livre.
Cette action fut récompensée par une citation à l’ordre de la division avec attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent.
La Serre sera inscrite sur l’étendard du régiment.
Alors que l’Armistice est annoncé pour 11 heures le 11 novembre, le général commandant la32e division ordonne au3e escadron de forcer le pas et de prendre aux Allemands le village de Cul-des-Sarts.
À 10h20 les premiers hussards pénètrent les maisons et à 10h50 les derniers postes allemands sont enlevés à la baïonnette. À 11h, l’armistice interrompt ce combat qui valut au3e escadron une citation à l’ordre de l’armée.
La veille, le70e et dernier mort du 1er hussards tombera.
1935 : le régiment change et modernise ses équipements. Il se motorise en partie, notamment avec une section de motocyclistes. Néanmoins, le1er hussards reste l'un des derniers régiments à cheval de l'armée française, il est stationné à Angers.
Le1er régiment de hussards forme la1re brigade de cavalerie (1re BC) avec le8e régiment de chasseurs à cheval. La1re BC fait partie de la1re division de cavalerie lorsqu'enfévrier 1940 les divisions de cavalerie sont transformées en divisions légères de cavalerie (DLC). La1re BC n'est alors plus endivisionnée et dépend désormais directement de la2e armée[7]. En cas d'intervention en Belgique, la1re BC doit participer à lamanœuvre retardatrice en Ardenne en s'alignant sur laVierre, en liaison entre la5e DLC à gauche et la2e DLC à droite[8].
Le le régiment pénètre ainsi enBelgique puis couvre la retraite, en mai et en juin, au prix de lourdes pertes. Il combat auMont-Dieu où 400 hussards stoppent pendant 3 jours l'avancée de 5 bataillons allemands. L'armistice contraint le régiment à déposer les armes. Son tribut a encore été lourd : 190 tués, blessés ou disparus.
Dissous après l'armistice, il est recréé par la Résistance en 1945, sous l'appellation de régiment de reconnaissance de la25e division.

En 1946, la25e division devient25e division aéroportée et le1er hussards devient, à la suite d'une inspection duMaréchal de Lattre de Tassigny, le1er régiment de hussards parachutistes. En, le régiment est envoyé enAlgérie à Constantine (Quartier Gallifet). À cette époque, il est commandé par le colonel De Gastines, gendre du maréchalLouis Franchet d'Espèrey).
À partir de 1948, un de ses escadrons combat enIndochine.
Revenu à Auch en 1949, le régiment est intégré en 1951 à la25e DIAP.
En 1956, il participe aux opérations du Rif Marocain puis d'Algérie.Le, il est intégré à la25e DP.
Le le régiment quitte l'Algérie et débarque deux jours plus tard àMarseille, s'installe provisoirement le14 juillet au camp deMourmelon. Le30 août, le1er RHP part àSedan au quartier Fabert. Le6 novembre, le régiment retrouveTarbes et le quartier Larrey. Il est alors articulé en 3 escadrons de reconnaissance sur jeeps et un escadron d'instruction.

Depuis 1978, il a été présent sur tous les théâtres d’opérations majeurs de l’armée française :
Le régiment, quels que soient ses outils, s’est toujours adapté.
La devise du régiment a été pendant un certain temps :« Aultre ne veult » mais la devise ducomte de Bercheny, fondateur du régiment :« Omnia si perdas, famam servare memento. » sera finalement reprise.
La devise actuelle du régiment signifie enlatin :« Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il te reste l'honneur » ou« Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver. »
Dessiné en 1935, l'insigne du1er RHP représente, posées sur un brevet parachutiste, les armes ducomte Ladislas de Bercheny.
Description héraldique :« Parti, au un degueules à la croix pattée d'argent, cantonnée de quatre croisettes de même, au deux d'azur à la licorne d'argent hissante d'une couronne tréflée d'or, posée sur deux montagnes en figure de cœurs entrelacés d'argent et mouvantes de la pointe à l'écu. »
La signification du brevet parachutiste :« Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l'étoile te guide, les lauriers te rappellent la gloire des anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes, mais la mort te guette, elle est représentée par le noir entre les suspentes ».
Le1er RHP possède son propre béret. Contrairement au béret des parachutistes (le « béret rouge ») portant l'insigne des parachutistes de métropole, celui du1er RHP est porté sur une hongroise étant le signe distinctif deshussards qui symbolise les rangées de brandebourgs en fil blanc disposées sur ledolman et lapelisse de l'uniforme des hussards de l'Ancien Régime.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[9],[10] :
Le drapeau du régiment est décoré de lacroix de guerre 1914-1918 avec étoile de vermeil, et de lacroix de guerre 1939-1945 avec une palme. Il est également décoré de la croix de la Valeur militaire avec deux palmes et une étoile d'argent. Les deux palmes reçues pour son action en Afghanistan ont donné droit au régiment au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur militaire[11].
Sur la mélodie du chant révolutionnaire polonaisLa Varsovienne :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Briser ses liens, massacrer ses ennemis,
Il est des gars endurcis à la peine
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, bonnes gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et rampant seuls dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la peur, ni la haine,
Voyez, ce sont les hussards de Bercheny.
Autour de nous, attendant l'esclavage,
Les libéraux se vautrent dans leur veulerie.
Pour eux la paix, mais pour nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons-nous fiers de nos anciens d'Algérie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est Para de Bercheny Cavalerie.
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Prêts au combat pour repousser ses ennemis,
Il faut des gars endurcis à la peine,
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, braves gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et progressant dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la mort, ni la haine,
Voyez ce sont les hussards de Bercheny.
Autour de nous la bataille fait rage,
Si certains tombent sous les coups de l'ennemi,
Pour eux la paix et à nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons nous fiers de nos anciens de Hongrie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est para de Bercheny Cavalerie
Gyenge violának
Letörött az ága
Az én bánatomnak
Nincs vigasztalása
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes rózsám
Isten veled
Nagy Bercsényi Miklós
Sirdogál magában
Elfogyott szegénynek
Minden katonája
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes hazám
Isten veled
Dienne guen vi o la nack
Les teureute aze aga
Aze éne bana tome nack
Nintche vigas ta la cha
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche ro jame
Ichtene velaide
Nadie Bertchényi Micloche
Chir do gal ma gabane
Elfodiote se guénie neck
Mine daine cato naya
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche hazame
Ichtene velaide
Giroflée frêle
A cassé sa branche
Ma tristesse
Reste sans consolation
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère amie,
Adieu, Adieu !
Nicolas de Bercheny, le Grand,
Pleure en lui-même
Il a perdu, le pauvre,
Tous ses soldats
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère patrie,
Adieu, Adieu !



(*) Officier devenu par la suite général de brigade.
(**) Officier devenu par la suite général de division.
(***) Officier devenu par la suite général de corps d'armée.
(****) Officier devenu par la suite général d'armée.


Européen avant l'heure, le régiment de Bercheny a conservé un recrutement franco-hongrois tout au long duXVIIIe siècle. Ses hussards sont notamment recrutés parmi des soldats immigrés hongrois, allemands, belges et polonais. Le régiment entretient toujours le souvenir de ses origines, et il est jumelé avec le bataillon « Bercheny » de l'armée hongroise.
En 1806, la réputation du régiment était si importante queNapoléonIer en personne demanda que l'honneur de remplacer lacavalerie de la Garde impériale, absente pendant labataille d'Iéna, soit confié au1er hussards. C'est un détachement du1er RHP qui s'est posé le premier aux Émirats arabes unis, au sein des troupes françaises envoyées dans le golfe au cours de laguerre du Golfe.
Le1er RHP possède une fanfare : celle-ci est l'ambassadrice du régiment, et a acquis depuis des années une solide réputation nationale et internationale[réf. nécessaire]. Peloton de combat du régiment à part entière, la fanfare mène de front des activités musicales aussi nombreuses que diversifiées et une instruction militaire poussée. Composé d'une trentaine d'exécutants, la fanfare de Bercheny assure de nombreux déplacements tant en France qu'à l'étranger, et a eu ainsi l'occasion de se produire devant les plus hautes personnalités civiles et militaires. La fanfare du1er RHP est fréquemment projetée au cours des opérations extérieures du régiment (Balkans, Moyen-Orient, Afrique, etc.).
Seul régiment de l'arme blindée et cavalerie de la11e brigade parachutiste. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.
La11e brigade parachutiste (11e BP) étant surnommée "brigade de l'urgence" en raison de sa capacité de projection par aérolargage, le1er RHP, régiment de l'Arme Blindée Cavalerie (ABC), est considéré comme "l'échelon blindé d'urgence" de l'Armée de terre.
Bercheny Houzards est un régiment à forte identité parachutiste. C'est d'abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et volontaire. Il a pour vocation première l'intervention en premier échelon, dans un cadre généralement interarmes, au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l'esprit d'initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d'interventions à caractère humanitaire. Les soldats du1er RHP se doivent d'allier la vivacité, l'ouverture d'esprit et l'intelligence de situation des hussards aux vertus de rusticité, de courage et de rigueur des parachutistes.
Seul régiment blindé apte à s'engager d'urgence par la3e dimension, le1er hussards procède au profit de la brigade parachutiste à toutes les missions d'un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs... Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement.
Sur le plan opérationnel, le1er régiment de hussards parachutistes est rattaché à la11e brigade parachutiste de la3e division.
Son commandement territorial est la zone Terre Sud (ZT sud), dont l'état-major est situé à Marseille.
Le 1er RHP est composé de :

Le1er RHP a principalement pour missions :

En 1977, un monument avec une plaque à la mémoire des combats de a été érigé et inauguré au Mont-Dieu par les autorités civiles et militaires de Sedan en présence du lieutenant-colonel Gouttenoire chef de corps du1er RHP de Tarbes, du maire du Mont-Dieu, monsieur Faucheron et des membres de l'amicale des anciens officiers, sous-officiens et soldats du1er régiment de hussards à cheval en 1940 (amicale aujourd'hui dissoute faute de participants). Ce monument en pierre de granit gris est visible de la route dans le virage à droite avant l'entrée dans la commune. Lors de la dernière assemblée générale, portant sur la dissolution de l'amicale des anciens le à Tarbes, au quartier Larrey, sous la présidence du général (CR) de Torquat de la Coulerie président d'honneur, et en présence des derniers membres, il a été décidé que les fonds de l'amicale seraient remis au maire du Mont-Dieu. Le monument est inscrit au domaine public départemental duconseil général des Ardennes, conjointement entretenu par la commune du Mont-Dieu et pour le dépôt régulier d'une gerbe aux fêtes commémoratives.
Le au quartier Larrey (lieu d'implantation du1er RHP àTarbes) s'est déroulé l'inauguration dumonument du souvenir du1er régiment de hussards parachutistes, « mémorial destiné à honorer les hommes et les femmes du régiment qui servent leur pays et qui sont prêts à tout donner, et à ne jamais oublier ceux qui sont morts en service, dont les noms sont recensés sur les plaques de marbre du monument ». Le dévoilement du monument s'est fait sous la présidence de l'ancien chef de corps du régiment et actuel président du Comité deLa Flamme sous l'Arc de Triomphe, legénéral Combette. Symboliquement, ce sont deux cavaliers en tenue empire et deux parachutistes équipés pour un saut qui eurent l'honneur de dévoiler ce monument avant que ne soit allumée la flamme du souvenir.
Le lieu d'implantation du monument se veut particulièrement accessible et visible de jour comme de nuit, au milieu de la zone vie des escadrons de combat. Lecolonel de Lapresle, alors chef de corps du1er RHP et instigateur de la construction du monument l'a qualifié ainsi : « Espace solennel mais ouvert devant lequel chacun passe dans la journée, ce monument a vocation à rappeler aux hussards parachutistes leurs devoirs de chaque instant ». Sur le fronton de cet édifice est inscrit « hussard parachutiste souviens toi ». La première plaque demarbre, sur la face gauche du monument reprend la devise régimentaire. Les autres plaques reportent, par continent et dans lachronologie des engagements, les noms des hussards parachutistes morts au combat ou en service commandé. En façade, sur les deux piliers centraux, s'affichent les deux saint patrons du régiment,Saint Georges (patron des cavaliers) etSaint Michel (patron des parachutistes) qui veillent sur le1er RHP.
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