23 janvier : la proposition deBill Vander Zalm pour sauver l'Accord du lac Meech est rendue publique. Elle suggère que le Canada ait "12 sociétés distinctes" (les 10 provinces et les 2 territoires). Bien qu'Ottawa se dise prêt à négocier, legouvernement du Québec la rejette d'emblée[2].
30 janvier : la ville deSault-Sainte-Marie enOntario adopte une résolution se déclarant unilingue anglaise. Elle veut ainsi protester contre la loi 178 au Québec[3].
11 mars : à la suite de l'adoption d'une résolution de la municipalité d'Oka d'agrandir le terrain de golf aux dépens de la pinède deKanesatake, lesMohawks de l'endroit occupent le boisé en question et bloquent deux chemins menant à la ville. C'est le prélude à lacrise d'Oka[8].
21 mars :Frank McKenna duNouveau-Brunswick fait connaître une proposition visant à amender l'Accord du lac Meech pour qu'il soit plus acceptable aux provinces anglophones. L'un des amendements propose l'obligation pour Ottawa de protéger la dualité linguistique dans chacune des provinces[12].
22 mars : malgré les réserves du Québec,Ottawa décide de créer un comité présidé par le ministreJean Charest dans le but d'étudier la proposition McKenna[13].
11 avril : le jugeDenys Dionne s'excuse finalement des propos qui avaient soulevé un tollé général enjanvier 1989. Il avait alors déclaré: "Toute règle est faite, comme une femme, pour être violée"[16].
1er mai : les policiers du Québec et de l'État deNew York interviennent dans la réserve d'Akwesasne à la suite de l'assassinat de deuxMohawks. Ces crimes sont liés à l'établissement controversé d'un casino dans la réserve[19].
3 au8 juin : uneconférence de la dernière chance se tient à Ottawa. Les premiers ministres parviennent à une entente pour sauver l'Accord du lac Meech. La notion desociété distincte est préservée mais les provinces anglophones parviennent à faire endosser par le Québec certains amendements de la proposition McKenna[28].
12 juin : auManitoba, la tentative deGary Filmon de faire ratifier l'accord est bloquée par le député autochtoneElijah Harper, qui déplore que les autochtones du Canada n'aient pas été consultés[28].
29 juin :Robert Bourassa etJacques Parizeau s'entendent pour créer une commission parlementaire chargée de consulter les intervenants sur l'avenir constitutionnel et politique du Québec[31].
11 juillet : lesMohawks bloquent toujours le chemin d'Oka. Le raid effectué par laSQ pour les en déloger est un échec complet. Le caporal Marcel Lemay est tué pendant l'affrontement. Les Mohawks deKahnawake bloquent lepont Mercier pour appuyer les revendications desWarriors deKanesatake[32].
12 août : la violence éclate àChâteauguay où 400 manifestants affrontent les policiers de laSQ et de laGRC. Ceux-ci utilisent des gaz irritants pour les disperser[37].
1er novembre :Keith Spicer est nommé à la tête d'une commission fédérale chargée de sonder les Canadiens sur la façon dont ils voient l'avenir du pays[48].
7 décembre : le ministre de la Santé,Marc-Yvan Côté, fait connaître sa réforme qui impose des frais aux bien nantis et met en place unticket modérateur pour inciter les gens à ne plus se présenter aux urgences sans raison suffisante. Ottawa s'oppose à la réforme Côté[50].
↑Bruno Bisson, Marie-Claude Lortie et Jean-Paul Charbonneau, « Oka: c'est fini. Les Warriors se rendent dans la confusion la plus totale »,La Presse,, A-1, A-2